Potterverse

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Resume

Fanfiction d'Harry Potter écrite en 2024

Suite de Harry Dursley.

L’histoire d’Harry Dursley s’est terminé, mais une interrogation m’obsède : Qu’y a-t-il de l’autre côté du voile ? Cette dernière aventure permettra d’y répondre.

Depuis que j’ai découvert Underverse , je voulais écrire une histoire similaire, mais pour l’univers de Harry Potter. C’est-à-dire une histoire où les fanfic d’Harry Potter serait des univers parallèles. Une histoire où les archétypes d’Harry Potter les plus courant devrait se réunir pour vaincre un ennemi commun qui menacerait l’ensemble des mondes. Je ne peux pas en dire plus pour ne pas spoiler.

Le problème c’est que je suis lent et qu’entre le moment où j’ai eu cette idée et sa réalisation le multivers est devenu à la mode et on en a bouffé à toutes les sauces au point d’en faire une indigestion. C’est dommage que mon histoire arrive dans ce contexte mais d’un autre côté je ne crois pas avoir lu beaucoup de multivers Harry Potter donc ça reste quand même orignal (enfin j’espère car depuis que j’ai commencé à écrire je lis beaucoup moins de fanfic)

Le dernier bar après la fin du monde

Ah, ça brûle ! C’est horrible putain !

— Ah, c’est encore toi. Qu’est-ce que je te sers ? Prononça une voix grave à laquelle Harry ne prêta aucune attention, tant il était désorienté.

L’instant d’avant, il hurlait de douleur dans le brasier qu’il avait lui-même déclenché (comment Lupin a-t-il pu croire qu’il était assez malin pour aller à Serpentard) et juste après, il se sentait parfaitement bien.

Mieux que bien. En fait, il ne s’était jamais senti aussi bien de sa vie. Toute douleur avait disparu de son corps. C’était un peu comme s’il était dans un bon bain chaud, mais sans la sensation de chaleur. Il se rendit, alors précipitamment compte qu’il était tout nue et posa ses mains en hâte devant son aine. Puis il regarda autour de lui pour trouver quelque chose pour se couvrir et poussa aussitôt un cri d’horreur, avant de tomber à la renverse. Ou plutôt de se retourner dans une position allongée étant donné l’absence de sol. Il se tenait au milieu d’un vide infini. Tout autour de lui était remplis de ténèbres. Mais pas les ténèbres oppressantes auxquelles on était confronté la nuit. C’est plutôt comme si son environnement était constitué d’un de ses fonds noirs qui était parfois utilisé comme arrière-plan dans certains niveaux de Mario Bros. Ce n’est pas qu’il ne pouvait rien voir. Au contraire, il avait l’impression de voir comme en plein jour. C’est juste qu’il n’y avait rien à voir.

Oubliant toute pudeur il essaya avec panique d’utiliser ses mains pour se relever ou se raccrocher à quelque chose. Mais il ne rencontra que du vide. Certes, il n’avait pas l’impression de tomber, mais cette étrangeté ne faisait que rajouter à sa panique. Il en avait plus qu’assez des bizarreries des sorciers. Il voulait juste retourner chez son père et sa mère adoptive et vivre une vie normale loin de tous ses sadiques et de leur magie qui n’apporte que mort et désolation.

— Si tu ne commandes pas, je vais être obligé de te demander de partir. Déclama avec lenteur la voix la plus grave qu’il n’ait jamais entendue.

Harry se retourna précipitamment (c’est ce qu’il voulait faire et sans qu’il ne comprenne comment son corps sembla obéir), puis hoqueta de terreur. Derrière un antique bar en bois, parsemé de trace d’usure lié au temps, un squelette avec un nœud papillon et un haut-de-forme essuyait tranquillement un verre avec un vieux chiffon en loque.

— Je, je, vous, vous. Balbutia Harry

— Qu’est-ce qu’il y a ? C’est le haut-de-forme qui ne va pas ? Je me disais aussi que ça faisait trop habillé. Dit-il avant de le faire disparaître dans un claquement de doigts.

— Heu, je, vous avez des vêtements ? Finis par dire Harry en essayant de nouveau de cacher ce qu’il pouvait avec ses mains.

— Oui bien sûr. C’est un établissement sérieux ici. Dit-il en désignant du doigt son nœud papillon.

— Non, mais oui, je veux dire : est-ce que vous pourriez me donner des vêtements ?

— Tu as déjà oublié ? Décidément, les humains ont une mémoire de poisson rouge. Tu es le seul à pouvoir modifier la perception que tu as de toi-même.

— Quoi !?

Il poussa un soupir et expliqua lentement en accentuant chaque syllabe (comme s’il tentait d’expliquer à un enfant en bas âge comment lacer ses chaussures) :

— Ferme les yeux et imagine que tu as des habits sur toi.

N’ayant pas de meilleures idées (et rien de mieux à faire), Harry obéit. En rouvrant les yeux, il constata qu’il portait un Jean, un t-shirt et ses vielles basket.

— C’est mieux merci. On est où ici ? Demanda Harry.

— Je ne sais pas. Sans doute nulle part. Répondit le squelette.

— Comment suis-je arrivé ici ?

— Si tu tiens tant à faire la conversation, il va falloir que tu commandes. Je suis content que tu m’aies ramené un autre client, mais ce n’est pas une raison pour consommer à l’œil.

— Un autre client ?

— C’est vrai que je me suis peut-être emballé trop vite. Il n’a pas l’air d’avoir l’âge de boire. Continua l’étrange Barman.

Harry observa mieux son environnement et remarqua au loin une sorte de bébé immonde. C’était la chose la plus ignoble qu’il ait jamais vue. Fasciné, il avança dans sa direction. Ou plutôt il pensa à avancer et mystérieusement, il eut l’impression de s’en rapprocher. Mais il dut s’arrêter à mi-chemin. L’aura qui se dégageait de la créature lui donna vite des haut-le-cœur. Il s’éloigna précipitamment avec une intime conviction. Il connaissait cette chose.

Les derniers mois, lui revinrent alors en mémoire, telle un flash. Il était prisonnier dans le noir. Pas comme ici. Là, c’était de vrai ténèbres épais comme le brouillard écossais (pourquoi n’avait-il pas plutôt construit Poudlard dans le sud). Il vit son corps bouger à sa place et commettre des atrocités qui lui donneraient des cauchemars jusqu’à la fin de sa vie.

Cependant le pire, c’était la haine intense qu’il ressentait en permanence. Il ne savait pas qu’il était possible de haïr au point d’en avoir mal. Mais c’est ce qu’il ressentait en permanence et pour tout le monde. Il ne désirait qu’une seule chose leur faire du mal. À quelques moments, il reconnaissait un visage familier et la douleur disparaissait quelques secondes. Néanmoins, très vite, il ressentait une intense fatigue puis il sombrait de nouveau dans les ténèbres.

Jusqu’au jour où la haine tenta de se diriger vers sa mère. Il ne pouvait pas la détester. Mais il était tellement faible et confus. Il s’est alors souvenu que Dumbledore lui avait dit qu’il ne pouvait être détruit que par du venin de basilic ou du Feudeymon. Il ne se souvenait plus de ce qu’était cette chose dont parlait Dumbledore à ce moment-là. En fait, il n’était plus certain de savoir qui était Dumbledore ou même qui il était lui-même. Cependant, une certitude l’habitait : il devait détruire cette chose. C’était le seul moyen pour que les cauchemars s’arrêtent et qu’il puisse enfin dormir en paix.

Il commença l’incantation. Personne ne lui avait jamais enseigné ce sort, mais dans ses mauvais rêves, il le lançait si souvent qu’il était sûr de réussir. Sans être vraiment sûr de la raison, il s’excusa. Après tout ce dont il se souvenait, c’était d’une douleur intense. Mais infime comparé à celle des derniers mois.

Puis il avait oublié, jusqu’à ce qu’il ressente ce qui émanait de ce bébé monstrueux. Il ne savait pas pourquoi, mais il était sûr qu’elle appartenait à la chose qui l’avait possédé durant les derniers mois. Maintenant, il savait que le souvenir du journal lui avait dit la vérité : Tom Jedusor n’existait plus. Cela faisait bien longtemps que Voldemort n’avait plus rien d’humain.

— Alors qu’est-ce que je te sers ? Redemanda le squelette.

— heu et bien. Un Whisky pur feu si vous avez.

— Comme d’habitude donc.

Le squelette arrêta de frotter le verre et sortit de sous son bar une bouteille couverte de poussière contenant un liquide noirâtre nauséabond que le squelette versa dans un verre en bois à demi ébréché. Lorsque la créature le lui tendit, Harry faillit le lâcher. Le verre était glacé. Cependant, il se retint juste à temps.

Harry n’avait jamais touché à l’alcool et ignorait totalement à quoi ressemblait du whisky pur feu. Il savait juste que c’était la boisson que son père adoptif prenait lorsqu’il avait un problème à l’usine. Toutefois, il était sûr que ça ne ressemblait pas à cela. Il se boucha néanmoins le nez et décida d’en prendre une gorgée. Après tout, il était déjà mort (maintenant il s’en souvenait) et il ne trouverait jamais de meilleure raison occasion que sa propre mort pour boire. Harry se fit la réflexion que d’une certaine manière, il était parfaitement logique de trouver un bar dans l’au-delà et se demandait pourquoi aucune religion n’y avait pensé avant.

Il prit une profonde inspiration et se força à avaler le liquide immonde avant d’immédiatement tout recracher sur le squelette qui avait préventivement ouvert un parapluie.

— Comme d’habitude, je dois te rappeler qu’être mon seul client régulier ne te donne pas le droit d’autant négliger les règles élémentaires de savoir vivre. Dit le squelette en rangeant le parapluie.

Ce truc était complètement pourri pensa Harry. Il avait l’impression d’avoir avalé un cadavre. Entre deux toussotements, Harry demanda :

— Régulier ?

— Oui. Ça m’a surpris aussi la première fois. D’habitude, les gens ne reviennent pas. Pourtant, je fais beaucoup d’effort vestimentaire. Dit-il en serrant son noueux papillon dont il semblait très fier.

— Je n’ai pas de souvenir d’être déjà venu ici.

— Comme d’habitude. C’est peut-être pour ça que personne ne revient. Les humains ont une mémoire trop mauvaise pour se souvenir de l’endroit. Il faudrait que je fasse des cartes de visites. Réfléchis le squelette à haute voix.

— Je ne suis pas sûr que ce soit ça le fond du problème. Et d’habitude, ils vont où après ?

— Je ne sais pas. Ils se contentent juste de disparaître, lorsqu’ils sont prêts. Toi en revanche, tu utilises les trois reliques que tu as eues la générosité d’offrir à cette charmante créature pour retourner de l’autre côté du voile.

Harry se força à regarder l’horrible bébé, et parvint à distinguer qu’elle tenait dans ses doigts difformes une baguette. En regardant plus précisément elle vit qu’elle était enroulée dans sa cape d’invisibilité. Mais surtout qu’un de ses doigts était orné de la bague qu’il avait été cherchée avec Dumbledore lors de cette journée fatidique.

Il eut alors la confirmation que ses cauchemars étaient réels. Il avait été possédé par Voldemort et obligé de commettre des atrocités. Il n’était plus question pour lui de retourner vivre chez les Dursley et de prendre la succession de Vernon à l’usine de perceuse, car elle n’existait probablement plus. Il y a aussi le fait qu’il était mort, mais si le squelette était vrai, ce n’était pas un obstacle insurmontable.

Il repensa, alors à son dernier souvenir avant sa mort : Pétunia Dursley, sa mère adoptive lui adressant un regard rempli d’amour. Comment malgré tout cela avait-elle pu lui adresser autre chose que de la haine ? Lui-même se détestait maintenant qu’il se souvenait de tout. Tout était entièrement de sa faute. Il le savait pourtant que la magie était mauvaise. Même s’ils n’avaient jamais osé aborder la question frontalement par peur de vexer les Dursley, il savait parfaitement ce qu’ils pensaient de la magie et des sorciers (comme lui, rajouta son traître de cerveaux). Mais justement, malgré sa tare, il l’aimait.

À un bref moment, il avait pensé que ses parents se trompaient et que la magie était merveilleuse. Il commençait même à se dire qu’il ne pourrait plus vivre en reniant ses pouvoirs. Même s’il continuait à les aimer, il avait commencé à développer un peu de rancœur vis-à-vis de leur intolérance. Puis Voldemort avait tué ses deux meilleurs amis. Pour la deuxième fois, le cœur d’Harry s’était brisé et il avait commis la plus grande erreur de sa vie : il décida d’apprendre la magie noire. Ce n’était pas totalement de sa faute, cela dit. Après la mort de son frère Dudley, il s’était également senti très mal, mais à l’époque, il avait été entouré et avait pu faire son deuil. Là, il était seul et avait dû faire face à l’hostilité de la société sorcière persuadée qu’il était l’héritier de Serpentard.

Dumbledore ne lui avait jamais clairement exprimé ce qui s’était passé, mais Harry était sûr d’une chose : quelque chose s’était alors brisé en lui et Voldemort avait pu utiliser leur lien pour tenter de le posséder. Comme il l’avait fait avec Ginny. Et finalement lors de leur quête pour détruire le dernier Horcruxe, le seigneur noir avait réussi. Voldemort avait dû enchanter la bague pour que quoiqu’onques la voie ressente le besoin de la porter. Dès qu’il eut fini d’enfiler la bague, il ressentit une intense douleur qui ne le quittât plus. Après cela, tout était confus, mais il savait que Voldemort l’avait possédé et avait ravagé le monde. Il était sur le point de conquérir le monde (ou plutôt de le détruire) et de lui imposer son règne de terreur pour l’éternité lorsqu’il croisa le regard de sa mère. Une poussée d’amour l’envahie alors et repoussa Voldemort. Il eut alors la conscience d’esprit de lancer un Feudeymon sur lui et la bague. Détruisant ainsi le dernier Horcruxe et le corps qu’il possédait.

Alors comment se faisait-il que la bague, sa cape et la baguette de Dumbledore soient encore en la possession de Voldemort ? Il se souvenait encore nettement que lui était arrivé sans rien. Si la mort disait vrai (Harry supposait que le squelette était la mort), alors ce n’étaient pas des objets ordinaires. Ses souvenirs de sa possession étaient flous, mais en se concentrant, il se rappela que Voldemort les portait en permanence. Il n’y avait rien de surprenant à ce qu’il garde sa nouvelle baguette et son dernier Horcruxe en permanence sur lui. Mais pour la cape, c’était plus surprenant. Harry cru même se rappeler qu’il dormait avec et était tellement terrifié qu’on lui la vole, qu’il avait tué sur-le-champ un Mangemort qui l’avait effleuré par mégarde.

Il devait les récupérer. Non seulement, c’était son seul espoir de revernir parmi les vivants, mais en plus, il ne pouvait pas laisser un tel pouvoir entre les mains de cette chose. Si la mort n’est pas la fin alors, Voldemort pourrait les utiliser pour revenir encore plus puissant que la dernière fois. Malgré son dégoût, il s’approcha lentement de la créature. Ou plutôt il glissa (il n’arrivait toujours pas à se faire au fonctionnement de ce lieu).

Au fur et à mesure qu’il s’approchait le sentiment de dégoût devint plus profond. Il ne voulait qu’une seule chose : fuir en courant. Lorsqu’il fut à quelques centimètres de la chose, il sentit son cœur battre fort et il commença à entendre un battement sourd et régulier extrêmement oppressant. Son instinct lui hurlait de faire demi-tour. Pourquoi diable ne l’avait-il pas écouté jour-là ?

La mort s’est surcotée

Il était enfin suffisamment proche pour atteindre les 3 reliques. Le plus discrètement possible, il saisit le bout de la baguette et tira dessus. La créature étant trop faible pour opposer la moindre résistance, Harry s’en empara sans la moindre difficulté. Il tenta d’appliquer la même stratégie pour récupérer la cape d’invisibilité. Il saisit un bout de la cape qui pendouillait à côté de la chose puis tira de toutes ses forces. Mais cette fois, le bébé maléfique sembla remarquer quelque chose. Il cessa de crier et de gesticuler. Harry déglutit, mais rien ne se passa.

Il ne lui resta plus qu’à récupérer la bague. Seulement, cette fois-ci, il serait obligé de toucher cette monstruosité. Cette idée le dégoûtait profondément, mais il n’avait pas le choix. Il ferma les yeux et approcha doucement sa main, jusqu’à entrer en contact avec une peau. Ses yeux le brûlèrent et il fut forcé de les ouvrir et de contempler deux énormes yeux rouge sang qui le fixait.

Il déglutit et avant qu’il ne pût comprendre ce qui se passait, il fut violemment repoussé et la cape et la baguette volèrent dans la direction de la créature qui les saisit. Immédiatement, ils se mirent à luire et 6 ombres s’échappèrent du néant pour venir fusionner avec le bébé qui se mit à grandir pour devenir un séduisant jeune homme qu’Harry ne connaissait que trop bien. Devant lui se tenait le jeune Tom Jedusor alias Lord Voldemort.

Voldemort poussa un énorme cri de soulagement suivi d’un rire qui fit se ressaisir Harry. Comme le lui avait appris le squelette, Il ferma les yeux et pensa très fort qu’il avait sa baguette entre les mains. Dès qu’il ressentit la sensation de chaleur dans sa baguette, il ne perdit pas de temps et lança le sort le plus puissant qu’il connaissait :

— Endoloris ! Hurla-t-il.

Mais rien ne se passa. Harry recommença puis tenta d’utiliser presque tous les sort qu’il connaissait, mais sa baguette resta inerte. Tom Jedusor se tourna alors vers lui.

— C’est inutile très cher. Nos âmes ne sont plus reliées à nos noyaux magiques. Cette baguette n’est qu’une illusion produite par ton esprit.

— La tienne aussi dans ce cas. Lui rétorqua Harry avec hargne en cherchant un moyen de se battre.

— On dirait que tu n’as pas été très attentif durant le temps que nous avons passé à faire des recherches sur le voile que ses ignorants ont abandonné au ministère en pensant qu’un vulgaire Feudeymon pourrait le détruire. Ses reliques n’appartiennent pas au monde des hommes et ne puisent pas leur magie dans le noyau du sorcier qui les utilise. Mais ne t’inquiète pas. Je ne compte pas te faire du mal. Tout au contraire, je veux te récompenser. Commenta Tom sur un ton docte.

— Me récompenser ? Tu te fous de moi. Hurla Harry

— J’ai conscience qu’après tout ce qu’il s’est passé, il te faudra du temps pour me faire confiance, mais le temps est désormais la seule ressource dont nous disposons en abondance. Tu m’as permis de réaliser mon plus grand rêve : vaincre la mort. En retour, je souhaite réaliser le tient. Lui expliqua Tom avec un ton apaisant.

Il leva alors la baguette de sureau et commença à effectuer des gestes de baguette compliqués, accompagnée d’une étrange psalmodie. Harry ne le savait pas, mais il s’agissait d’une variante de l’araméen. Harry regarda impuissant les ténèbres changer autour de lui. L’espace autrefois vide se remplissait d’une brume fantomatique qui prit peu à peu la forme d’une multitude de portails reliés par des fils tellement fin qu’Harry doutait de leur existence. Puis la brume pris une autre forme. Une forme plus troublante : une infinité d’être au trait semblable au sien qui pénétrait dans les portails et en sortait.

Voldemort cessa alors sa litanie et décréta avec extase.

— Malgré tout ce que j’ai lu des anciennes légendes, je ne voulais même pas croire qu’il existait une vie après la mort. Mais tout est vrai. Tu m’as sauvé de ma folie et ouvert de nouveaux horizons. Les reliques permettent vraiment à leur maître de revenir dans le monde des vivants au moment de leurs morts.

— Si c’est vrai alors qu’est-ce que tu attends ? Tu n’as plus besoin de moi. Demanda Harry

— Tu as parfaitement raison. Cependant Lords Voldemort, c’est se montrer reconnaissant. Tu n’es pas le premier sorcier à rassembler les 3 reliques. Mais le premier à survivre à l’Avada. Le premier à être mort plusieurs fois. Est-ce que tu comprends ce que cela signifie ?

— Que je suis malchanceux ? Répondit Harry sur un ton sarcastique.

Voldemort éclata d’un rire franc. Pas un rire froid et cruelle qui d’ordinaire défigurait son visage. Un vrai rire, qui ne fit que le rendre encore plus séduisant. C’était subtil, mais Harry avait l’impression qu’il était très différent du monstre sanguinaire qu’il connaissait. Néanmoins, Harry repoussa cette impression. Il savait qu’il n’y avait rien d’humain dans cette chose. Si elle se montrait séduisante, cela voulait forcément dire que malgré ses grandes déclarations, elle avait besoin de lui. Voldemort n’aimait rien ni personne et ne faisait jamais preuve de générosité sans raison. Il fallait à tout prix qu’il découvre ce que Voldemort voulait et qu’il trouve un moyen de l’empêcher de se servir de lui. La mort avait dit que les âmes s’évanouissaient dans le néant lorsqu’elles étaient prêtes. En ce qui concernait Harry, pour leurs deux âmes, il était plus que temps.

Voldemort cessa abruptement de rire. Il reprit alors avec une passion décuplée :

— C’est tout le contraire. Tu es l’être le plus chanceux de l’univers. Ne comprends-tu donc pas ce qui se déroule sous tes yeux ? Tu peux choisir de revenir à cette nuit de Hallowwen créant ainsi un univers où deux maîtres de la mort et deux copie des reliques existe en même temps. Un paradoxe aussi violent ne peut avoir qu’une issue : la création d’un nouvel univers dont tu seras libre de changer de l’histoire. Une nouvelle timeline. Une chose bien au-delà de tout ce que la magie des sorciers permet. Les toi passé l’avait compris. Ou pas, mais peu importe. Volontairement ou non, ils sont revenus et ont créé une multitude de timeline dans leur quête de ce que tout être digne de ce nom devrait rechercher : l’excellence. Un être capable de me vaincre ne peut être qu’exceptionnel et constater la médiocrité de notre monde. Je voulais leur faire payer leur médiocrité en les faisant s’agenouiller devant moi. Je voulais éliminer toutes ses souillures pour ne garder que les quelques êtres exceptionnels et ensembles reconstruire un monde digne de nous. Mais sans que je me doute de rien, tu t’attelais à un projet bien plus grand : effacer jusqu’à la trace de ses larves en les métamorphosant en papillons. Lui expliqua Tom avec excitation.

— Qu’est-ce que tu racontes espèce de taré ?

Tom reprit sombrement :

— Jeune élus, tu me déçois énormément. Tu sembles être la version dégénérée de toi-même. Je vais donc faire simple : Nous pouvons changer le cours du temps pour créer un monde meilleur. Un monde sans guerres et sans souffrance. Un monde où les abrutit s’instruisent et où les faibles ne craignent pas le fort. Seul, tu n’arrivas à rien. Mais ensemble nous pourrions créer un tel monde.

— Et régner dessus, je suppose ? Demanda Harry sur un ton faussement innocent.

— Dans un monde idéal les plus aptes serait nécessairement appelé à diriger leur semblable, vers la grandeur. Voudrais-tu vraiment qu’on laisse le pouvoir à de minables comme Fudge ?

Cette fois, ce fut à Harry de rigoler. Mais c’était un rire forcé.

— Je suis rassuré de savoir que t’es toujours un vrai enculé. Ton plan, tu peux te le mettre bien profond. Jamais je ne coopérerais avec toi, même si c’était le seul moyen de sauver l’humanité.

— Si tu t’entêtes dans ce genre de réaction puéril, je vais devoir t’abandonner ici et m’engager seul sur le chemin de la grandeur. Le menaça insidieusement Tom.

— Je te connais Tom. Si tu le pouvais, tu l’aurais déjà fait. La vérité, c’est que tu es coincé ici avec moi pour l’éternité.

Le beau visage du jeune Jedusor se déforma par un rictus cruel. Pour la première fois, Harry revoyait dans ses traits ceux du Voldemort qu’il connaissait.

— Moi aussi, je te connais. Et je sais exactement comment punir ton insolence. Peut-être apprendras-tu enfin à ne pas douter des pouvoirs du grand Lord Voldemort.

Une intense magie irradia de Lord Voldemort et un des portails se mit à briller puis bien que toujours constituée de brume sembla acquérir une sorte de solidité. Voldemort tourna alors sa baguette contre lui et Harry se sentit comme aspiré. Il essaya de lutter, mais parvint à peine à ralentir sa chute. Il fallait qu’il trouve quelque chose pour retourner la situation. Il ne pouvait pas laisser ce monstre libre avec un tel pouvoir. Et quoi qu’il y ait de l’autre côté du portail, il savait que ce ne serait pas agréable pour lui. Mais sa tête était vide.

— Espèce de malappris. Tu ne comptais quand même pas partir sans payer. Déclara avec colère une voix à la gravité surnaturelle.

Tout d’un coup, sa main fut saisie par ce qui semblait être un glaçon. Et se mit à dégager une intense odeur de pourri. Mais ce qui retient son attention fut les cris d’horreur de Voldemort.

— Aaaaaah ! Qu’est-ce que c’est cette chose. Aaaaaaaaaaaaah ! Non n’approche pas.

Aussitôt, il cessa d’être attiré vers le portail et pu tourner le regard à la recherche de ce qui se passait. À ses côtés, se trouvait la mort qui l’avait saisi par le bras pour l’empêcher de s’échapper. Mais sa colère avait été remplacée par une intense perplexité.

— C’est à moi que vous parlez ? Mes prix ne sont pas si élevés ! Recevoir de telles plaintes, alors que depuis des millénaires, je ne réclame qu'une misérable obole en échange de mes services. Pourquoi tous les humains croit-il que la mort devrait être gratuite ? Qu’il est loin les temps d’autrefois où les humains prenaient soin d’emporter avec eux leur plus grande richesse. Les jeunes générations sont vraiment mal élevées.

Mais Voldemort ne sembla même pas entendre le monologue du squelette et continua à hurler.

— Recule Monstre ! Non n’approche pas !

Paniqué, il se mit à lancer des sorts sur le squelette qui le traversèrent sans lui infliger le moindre dégât. La mort continua à avancer jusqu’à ce qu’un des sorts de Voldemort touche accidentellement le bord du portail. Une explosion de magie se produisit alors qui les entraîna tous les deux.

oOoOoOo

Note de l’auteur : l’idée de la mort qui sert des verres dans un bar est pompée du Webtoon : Castor-Phénix. Je vous conseille de le lire, il est juste hilarant. Et en plus, c’est français.

Bienvenu à la maison

— huuuuummmmmpf !

Harry se réveilla en sursaut prêt à affronter Voldemort. Tellement rapidement que la tête se mit à lui tourner.

Il ne fit que quelque pas, mais il se sentit tellement bizarre qu’il faillit tomber. Il n’avait jamais ressenti ça. Son corps semblait moins agile, plus tassé que d’habitude. Et pourquoi le sol semblait aussi proche ? Et qu’est-ce qu’il avait chaud. Attends comment ça, le sol est proche ? Il regarda autour de lui. Il se tenait au milieu du jardin du 4 Privet drive, lors de ce qui ressemblait au début d’une chaude journée d’été.

Il s’approcha de la vielle voiture de Vernon garée devant l’allée et incrédule, il la toucha pour s’assurer que tout ceci était bien réel. Le métal encore froid en cette matinée le fit frissonner. Non seulement, elle était bien réelle, mais en plus la carrosserie ne portait plus les traces de la conduite ‘sportive’ de Vernon. Elle semblait de nouveau neuve. Il voulut réfléchir davantage à ce curieux phénomène lorsque depuis la maison, il entendit la voix de Pétunia appelant Dudley pour le petit-déjeuner.

Aussitôt, toutes ses questions disparurent de son esprit et il se précipita aussi vite qu’il le put à l’intérieur de la maison. Le cauchemar était terminé et il rentrait à la maison.

oOoOoOo

Il ouvrit précipitamment la porte et s’engouffra dans le vestibule de la maison des Dursley. Il passa en trombe devant le placard sous l’escalier et immédiatement, son cœur fit un bond dans sa poitrine. Devant lui se tenait son frère adoptif : Dudley Dursley. Il était plus gros et petit que dans ses souvenirs, mais bien vivant. Immédiatement, il se précipita sur lui et le serra dans ses bras de toutes ses forces.

Il fut alors si violemment repoussé contre le mur que sa tête tapa contra la plainte de l’escalier. Il resta désorienté pendant quelques secondes, alors que Dudley hurlez de manière ridicule :

— Papa, l’anormalité m’a touché.

Aussitôt rouge de colère, Vernon déboula depuis le salon adjacent et lui mit une violente claque. Totalement pris par surprise Harry ne put s’empêcher de valdinguer à l’autre bout de la pièce et de s’écraser contre un horrible vase offert par la tante marge qui vola en mile morceau sous l’impact (ne l’avait-il pas déjà cassé en jouant au foot). Il tenta de se relever en faisant attention de ne pas se couper, lorsqu’il reçut un violent coup de pied dans les côtes. La douleur était telle qu’il ne put faire autre chose que de rouler par terre sans se soucier des éclats de céramique qui déchirait sa peau.

— Comment es-tu sorti de ton placard espèce de monstruosité ? Je vais te faire passer l’envie de faire des bizarreries dans cette maison.

Il commença à lentement enlever sa ceinture. Harry fut horrifié. Ce n’était pas possible, c’était un cauchemar. Ça ne pouvait pas être vrai. Jamais son père ne serait capable de lui faire du mal. Il vit avec soulagement Pétunia arriver. Mais au lieu de venir le sauver de la fureur de Vernon, elle se précipita vers Dudley pour l’examiner :

— Qu’est qu’il t’a fait mon chéri ? Est-ce que tu as mal ?

— Non maman.

— Tu te sens bizarre ?

— Euh, oui un peu. Je pourrais avoir un cookie pour aller mieux. Quémanda Dudley d’une voix stupide.

— Bien sur mon chéri. Viens dans la cuisine. Répondit telle d’une voie mièvre.

— Non ! Apporte-le-moi. Je veux regarder papa corrigé le monstre. Ordonna t’il, sur un ton impérieux que Pétunia n’aurait jamais toléré.

Puis il reporta son regard sur Harry et se mit à saliver en voyant que Vernon avait enfin réussi à enlever sa ceinture malgré ses tremblements de rage et ses doigts boudinés. Lui aussi était plus gros que dans les souvenirs d’Harry (mais c’est vrai qu’il avait beaucoup maigri après l’assassinat de Dudley par Voldemort).

— Tu vas recevoir ce que tu mérites le monstre. Hurla Vernon en levant sa ceinture pour le frapper

— Monstre ! C’est vous les monstres. Cria Harry en levant sa main et en rassemblant sa magie.

Bien qu’il ne quittait jamais sa baguette magique, Voldemort aimait prouver à ses Mangemort qu’il n’en avait pas besoin pour écraser n’importe quelle adversaire. Harry espérait qu’après des mois de possession par Voldemort, il avait acquis suffisaient de puissance magique et de réflexe pour se débarrasser de ses insultes à la mémoire de ses proches. Ses choses n’étaient pas ses parents, mais une illusion envoyée par Voldemort pour le faire souffrir. Harry l’avait compris, en voyant Dudley arborer un air si semblable à celui des Mangemort attendant que leur maître les autorise à torturer un prisonnier. Mais ils comprendraient bientôt qu’il n’avait rien à voir avec leur victime habituelle (enfin ça, c’est ce que Harry espérait).

Juste, avant que la boucle de ceinture ne s’abatte sur son dos Vernon fut violemment repoussé et s’écrasa contre le mur qui se fissura sous le coup de l’impact. Vernon s’effondra inconscient, alors que du sang s’écoulait de sa tête.

Dudley courut se mettre à l’abri en courant comme un goret, sans se soucier de porter secours à son père ou d’abandonner sa mère dont le visage venait de perdre toutes ses couleurs. Elle resta ainsi, immobile pendant quelque seconde avant de se précipiter avec panique au chevet de son mari. Harry ne s’attendait pas à cela. Déjà, il ne pensait pas être capable d’une magie sans baguette aussi puissante, mais surtout, il s’était attendu à ce que Voldemort cesse ce simulacre. Il tenta de se relever pour mieux réfléchir, mais une violente décharge de douleur le bloqua dans son geste. Le coup de pied de Vernon devait lui avoir cassé quelque chose. Avec difficulté, il se rappela une routine de soin que Voldemort récitait après chaque bataille, lorsqu’il le possédait. Sous le regard maintenant terrifié de Pétunia, il récita du mieux qu’il le pu la longue psalmodie en latin.

Il fut sur le point d’abandonner en se disant qu’il devait mal le faire lorsqu’il sentit sa magie se déployer. Après quelques secondes, il put se relever sans douleur. Maintenant qu’il était calme et en bonne santé, il examina la pièce à la recherche d’un indice. Pendant ce temps, sa mère adoptive se déplaçait lentement vers l’escalier. Elle espérait sans doute ainsi atteindre le téléphone. Il allait l’interroger pour essayer d’en savoir plus, mais son regard fut attiré par un mouvement en provenance du placard. Ça avait été si furtif qu’il se demandait s’il n’avait pas rêvé, mais à travers les fentes d’aérations de la porte du placard, il lui semblait avoir vu des yeux verts, très semblable à ceux de Dobby qui l’observait depuis l’obscurité. Mais ils avaient détalé dès qu’il s’était mis à regarder dans cette direction.

Sans faire attention aux protestations de Pétunia, il se précipita vers le placard et tenta de l’ouvrir. Cependant, la porte résista en émettant un claquement métallique qui rappelait à Harry les geôles du ministère où Voldemort enfermait ses opposants. Elle était fermée de l’extérieur par un verrou et plusieurs cadenas qui était totalement inexistant dans son souvenir. Pris d’un mauvais pressentiment, il les fit rapidement sauter à l’aide d’une nouvelle démonstration de magie sans baguette qui le fit se sentir faible. Cela lui fit comprendre qu’il ne pourrait pas continuer à ce rythme-là. Il allait falloir qu’il retrouve rapidement sa baguette ou qu’il renonce à autant utiliser la magie.

Il ouvrit le placard puis eut un violent mouvement de recul tant, l’odeur était insupportable. À l’intérieur, se trouvait un petit garçon décharné et vêtu de loque. Et l’odeur pestilentielle du seau à côté de lui prouvait qu’il y était depuis un moment. L’enfant le regarda avec de petits yeux verts apeurés.

Et maintenant ?

Un monstre !

C’est ce que pensa le jeune Harry lorsque dans un grincement sinistre, son placard s’ouvrit brusquement, dévoilant une copie quasi parfaite de lui-même. S’il avait observé plus attentivement, il aurait remarqué de subtiles différences, comme le fait qu’il était beaucoup moins maigre, plus musclé, un peu plus grand, bref en bien meilleure santé. Cependant, tout ce qu’il remarqua fut les yeux remplis de colère de son double virer au rouge, lorsqu’il posa son regard sur lui.

Par un réflexe acquis lors de ses précédentes confrontations avec Vernon, Harry tenta de se recroqueviller davantage dans son placard, mais il fut bloqué par le mur du fond. Tout d’un coup, Harry ressentit une impression de malaise. L’air semblait avoir changé de consistance et Pétunia poussa un cri horrifié. Puis il l'entendit courir se mettre à l’abri à l’étage. Malgré la chaleur suffocante qui régnait dans le placard en ce jour de canicule, Harry se mit à grelotter. Il savait que c’était impossible, mais il était persuadé que c’était à cause de l’inconnu. Il se dégageait de lui une sorte d’aura meurtrière.

Sans dire un mot, l’inconnu l’attrapa par le bras et le tira de force vers l’extérieur. Harry se laissa faire sachant que résister ne menait qu’à plus d’ennui. Une fois en pleine lumière l’inconnue l’examina. Harry baissa les yeux et reteint ses questions le temps que son double décide de ce qu’il allait lui faire subir. Sans le vouloir, il tourna la tête et vit son oncle étalé contre le mur à moitié défonce. C’était donc ça cette secousse qui l’avait convaincu de regarder à travers les persiennes de la porte du placard, au risque d’attirer sur lui l’attention de son oncle déjà alerté par ce qu’il pensait être le dernier mensonge de Dudley. Néanmoins, maintenant, il comprenait que Dudley avait probablement crié parce que l’inconnue s’en était pris à lui et non pour lui attirer des ennuis.

— Il survivra. Dit laconiquement l’autre Harry, alors qu’il observait avec satisfaction le sang qui perlait lentement de la tête de Vernon.

Il semble avoir dit ça pour me rassurer pensa Harry, mais il ne considérait pas ça comme une perspective rassurante. Il trouva le courage de relever les yeux et à son tour, il observa son double. Dans la lumière du jour, l’autre semblait beaucoup moins effrayant et faisait visiblement de grand effort pour se calmer. Ses yeux étaient maintenant d’un vert semblable au sien (bien qu’il pût encore y voir des traces de rouge).

Harry se mit à réfléchir et à émettre des hypothèses. Était-il possible qu’il ait un frère jumeau ? Qu’il ait une autre famille que les Dursley ? Une famille prête à l’accueillir comme elle semblait avoir accueilli son frère jumeau ? Ou en tout cas à le nourrir correctement et à lui payer des vêtements à sa taille, s’il en jugeait à l’allure de son jumeau. Non, ça n’avait pas de sens se dit Harry. Si d’autres membres de sa famille prêts à l’accueillir avaient existé, les Dursley se seraient empressées de se débarrasser de lui. Ils seraient venus lui rendre visite pour savoir comment le traitaient les Dursley. Il s’était pourtant promis de ne plus se faire de faux espoir. Mais l’autre Harry n’était pas un faux espoir. Il était bien réel et semblait suffisamment fort pour le protéger de l’oncle Vernon. Et il était venu pour lui (quelle autre raison pouvait-il avoir d’être venu jusqu’ici).

En se demandant comment il avait pu vaincre Vernon, la réponse lui vient immédiatement à l’esprit : son jumeau aussi avait des pouvoirs, mais lui les maîtrisait. Harry ressentit alors un élan de rage et de jalousie. Malgré tous ses essais, il n’avait jamais pu reproduire volontairement les phénomènes bizarres qui se produisaient autour de lui. A peine parvenait-il à ouvrir la porte de son placard pour aller voler de la nourriture la nuit, lorsqu’il était vraiment affamé. Mais cette jalousie fut bien vite remplacée par un fol espoir : son jumeau pourrait lui apprendre et alors plus personne ne le maltraitera. Il était vraiment spécial et il allait bientôt pouvoir le prouver à tous ceux qu’il l’avait méprisé.

Suite à ses bonnes résolutions, Harry resta silencieux et observa en attendant la suite. Finalement, une fois que le rouge disparut totalement de ses yeux, l’autre ordonna :

— Prends tes affaires, on s’en va.

Ses mots remplir de joie le cœur d’Harry. Il se dépêcha de fourrer dans son sac d’école les quelques jouets qu’il avait réussi à voler à Dudley et ses livres d’école avant de se retourner avec impatience vers l’autre.

— Tu n’as rien d’autre ?

Harry nia de la tête. Il le prit avec douceur par la main et le mena vers l’extérieur.

oOoOoOo

— Quel âge on a ? S’exclama Harry sous la surprise en regardant son reflet dans la vitre du train qui les mènerait vers Londres. Il semblait beaucoup plus jeune que dans son souvenir.

Le petit Harry lui répondit avec un visage perplexe.

— Quel âge as-tu ? Redemanda Harry Dursley.

— 9 ans ? Lui répondit son jeune double d’une petite voix en baissant les yeux.

Donc il avait retrouvé le corps de ses 9 ans. C’est pour ça qu’il se sentait aussi bizarre. Dans un autre contexte, apprendre qu’il avait rajeuni de plus de 5 ans l’aurait choqué, mais en une heure, il venait de se suicider, de ressusciter et de peut-être tuer une version diabolique de son père adoptif. En effet, il n’était pas totalement convaincu que Vernon allait se remettre de sa blessure à la tête. Néanmoins, il avait prétendu le contraire pour éviter que le gosse ne panique (sauf qu’en fait lui aussi était un gosse maintenant). De toute façon, il ne pouvait rien faire pour Vernon et chaque minute passée en sa présence augmentait le risque qu’il perde le contrôle de ses émotions et achève son oncle.

Non, il ne fallait pas qu’il pense à ce qui s’était passé. S’il le faisait, il risquait de se poser des questions sur sa propre version de Vernon et ce n’était pas le moment. Sans réfléchir, il avait fui cet enfer en emportant cette version misérable de lui-même. Il ne s’était rendu compte que bien après qu’il avait oublié de prendre de l’argent et qu’il n’avait pas la moindre idée de ce qu’il allait faire.

À ce moment, il avait senti le poids de la responsabilité qu’il venait de prendre. Maintenant cet enfant qu’il n’arrivait pas assimiler comme un autre lui-même (et il valait mieux pour sa santé mentale) dépendait de lui. Cette fois, il ne pouvait pas se tromper. En y réfléchissant bien, c’était le cas depuis qu’il était entré dans le monde sorcier, mais la main bien trop maigre qui le serrait comme s’il avait peur qu’il s’évanouisse, lui semblait bien plus concrète que les millions de vies qui dépendaient de lui dans le passé. Merde il n’avait que 15 ans et il pensait déjà comme un daron.

Bon en premiers lieux, il me faut de l’argent, un endroit sûr où passer la nuit, de la nourriture et une baguette. Ensuite, j’aurais tout le temps de réfléchir à la situation, pensa Harry. Ainsi tout en marchant, il mit au point un plan d’action et la première étape était de gagner Londres. Il n’avait pas le moindre sou en poche pour s’y rendre, mais ce n’était qu’un détail.

L’enfant le suivit sans rien dire jusqu’à la gare. Cette attitude l’inquiétait un peu. À sa place, il aurait eu mille questions. Comment allait-il gérer un enfant battu ? Comment allait-il gérer un enfant toute cour ? Est-ce qu’il était bien la bonne personne pour s’occuper de lui ? Est-ce que c’était vraiment une bonne idée de le prendre avec lui ? Encore une fois, il repoussa ses interrogations à plus tard. Une fois qu’il serait en sécurité, qu’il aurait compris ce qu’il foutait dans ce monde et ce qu’était devenue Voldemort, il serait toujours temps de l’abandonner au poste de police le plus proche.

Une fois devant le guichet, il fixa le fonctionnaire des yeux et demanda en tendant un papier ramassé par terre :

— Deux billets pour Londres, s’il vous plaît ?

Grace au peu de magie de l’esprit qu’il avait appris grâce au cours de Snape et de Voldemort (encore aujourd’hui, il ne sait pas lesquelles deux étaient le plus désagréable), il put embrouiller suffisamment la caissière pour qu’elle lui tende un billet sans poser davantage de question.

Il passa le portique automatique pour attendre le train. Son double ne disait toujours rien, mais il sembla soulager de cet arrêt. Harry n’avait pas fait attention à lui, mais il avait apparemment eu du mal à suivre son rythme. Et il était blanc comme un linge. Il fit immédiatement le lien avec sa maigreur à faire peur qui se devinait malgré des vêtements bien trop grands pour lui. Il se demanda, alors depuis combien de temps, il n’avait pas mangé et se fustigea de ne pas y avoir pensé plus tôt. Il regarda autour de lui et trouve un distributeur où l’on pouvait acheter des sandwiches sous vide dégueulasse et quelques friandises.

— Tu as faim ?

— Non, ça va. Répondit son double, d’une petite voie en regardant partout sauf dans la direction du distributeur.

Après une courte hésitation, Harry Dursley déclara :

— D’accord, mais pendant qu’on a le temps, je vais en prendre pour lorsque tu auras faim. Tu veux quoi ?

Son double lui lança un regard méfiant et la bave commença à parler de sa bouche. Du doigt, il désigna un sandwich au jambon tout simple. Harry se concentra pour le faire tomber du distributeur et rajouta une barre de chocolat qu’il tendit au garçon. À sa grande surprissent, il se rendit compte qu’il était épuisé et suait à grosse goutte. Il savait que la magie sans baguette était un art exigeant dont bien des sorciers adultes étaient incapables. Mais eux n’avaient pas été possédés par un seigneur des ténèbres bien déterminé à ne reculer devant rien pour augmenter la puissance magique de leur hôte. Harry Dursley était persuadé que ça n’aurait pas dû l’épuiser autant. D’ailleurs il avait l’impression qu’utiliser la magie lui avait demandé moins d’effort chez les Dursley. Il renonça à penser à cette énigme pour l’instant et donna ce maigre repas à son double. Lui sa faim pouvait attendre. Le regard rayonnant qu’il lui adressa le convainquit qu’il avait pris la bonne décision.

Finalement, le train arriva et après s’être remis de son choc en voyant son reflet dans la vitre, il s’installa dans un compartiment vide du train. Ne sachant pas quoi dire à son double et surtout ne sachant pas si c’était vraiment une bonne idée de lui parler tant qu’il n’aurait pas les idées plus claires, Harry Dursley regarda le paysage, puis sans le vouloir s’endormit. Sa dernière penser avant de fermer les yeux était qu’il était étrange qu’il soit aussi fatigué.

Deux heures plus tard, il fut réveillé par des sifflements et des bruits de klaxons. Il vit que le train était arrivé à son terminus : Londres. Ne sachant pas combien de temps, il avait dormi et depuis combien de temps le train était arrivé, il se leva rapidement, effrayé à l’idée que le train reparte. Tellement rapidement qu’il ne remarqua pas que son double avait profité de son sommeil pour se blottir contre lui.

oOoOoOo

Note de l’auteur : ce Harry est fortement inspiré de celui de la fanfic Sourire . Mais, considérez le comme l’archétype de toutes les fic ou Harry est maltraité sévèrement par les Dursley puis sauvé par un autre personnage (en général Snape ou Black) qui va l’aider à se rétablir.

Cela dit, je ne sais pas si je vous conseille de la lire. Non seulement, car elle n’est pas terminée et ne le sera probablement jamais, mais surtout, car au début, elle décrit des violences extrêmes contre le jeune Harry qui ont failli m’en faire arrêter la lecture.

Chemin de traverse

Harry Potter ressentait une rage sourde.

Une fois descendu du train, son jumeau lui avait fait plusieurs fois le tour de Londres. Visiblement, il était perdu et cherchait un lieu précis. Au début, il avait trouvé ça génial. C’est la première fois qu’il voyageait et tout l’émerveillait. Mais maintenant il commençait à être épuisé et à suer à grosse goutte. Et en plus, il devait porter ce stupide chapeau que son double avait volé dans une friperie (la vendeuse lui avait donné, mais il n’était pas naïf et savait qu’il avait utilisé ses pouvoirs sur elle). À chaque fois qu’il essaya de l’enlever pour avoir moins chaud son double lui ordonnait sèchement de le remettre. De quoi est-ce qu’il avait peur ? S’il avait dû mourir d’une insolation, ça aurait eu lieu depuis longtemps vu le nombre d’heures qu’il avait dû passer en plein soleil sans protection à s’occuper des plantes de Pétunia. Et en même temps le voir se soucier de lui, lui réchauffait le cœur. Mais il n’avait pas besoin qu’on s’occupe de lui. Il n’était plus un bébé. Il faisait ce qu’il voulait et il n’avait aucune raison de lui obéir. Malgré tout, il garda le chapeau.

Au bout d’une interminable déambulation qui lui sembla infiniment long, son double s’arrêtât visiblement satisfait et l’emmena de force à l’intérieur d’un bar miteux.

Quoi !? C’est ça qu’il cherchait depuis tout à l’heure : Un bar ! Se scandalisa Harry Potter en pensée, avant de s’inquiéter que malgré son âge, ils se mettent à boire comme Vernon. Quand Vernon buvait, il changeait du tout au tout. Lorsqu’il était chanceux, il était presque gentil et se mettait à pleurer en disant qu’il regrettait et que tout était de la faute de Pétunia. Mais la plupart du temps, il devenait plus violent que jamais. Harry détestait l’alcool et savait que quoi qu’il arrive, il n’en boirait jamais.

Une fois à l’intérieur, son double, afficha un air perdu et s’approcha timidement du bar en regarda partout, autour de lui. Au bout d’un moment, le patron le remarqua et lui demanda :

— Et bien mon petit qu’est-ce que tu fais ici ? Tu sais, ce n’est pas un lieu pour les enfants.

Il plissa les yeux, comme s’il était sur le point de pleurer

— J’ai perdu ma maman. On est venu pour acheter les affaires d’école de ma grande sœur, mais je les ai perdus.

— Calme-toi mon grand. On va la retrouver ta maman. Elle doit être sur le chemin de traverse. On va faire le tour de l’allée ensemble et si on ne la voit pas, je demanderai à la milice de nous aider. Comment tu t’appelles ?

— Nott.

Le barman recula brusquement et lui lança un regard mauvais.

— Je t’ouvre le passage et après débrouille-toi tout seul sale … Bref suis-moi.

Le Barman, les emmena vers l’arrière-boutique. Harry Potter les suivit à reculons. Il n’aimait pas l’idée de se retrouver seul dans l’arrière-boutique avec un homme qui visiblement les détestait. Surtout que durant l’échange, il avait observé le bar et ses occupants et ça ne semblait pas être ce que son oncle Vernon appelait un endroit recommandable. Les clients étaient tous plus bizarres les uns que les autres. Il aurait même juré que l’un des clients mangeait de la viande crue.

Mais son double lui souriait, alors il se força à les suivre. Il espérait qu’il savait ce qu’il faisait. Le barman sortit un bâton en bois de son veston et tapa plusieurs pierres et le mur disparu comme par magie. Ce qu’il vit lui fit comprendre quelque chose qui le mit en rage : Des centaines voir des milliers de personnes avait également des pouvoirs et en plus, ils semblaient tous bien plus puissants que lui. Non seulement, il n’avait rien d’exceptionnel, mais en plus, il était encore le plus faible.

Il attrapa la main de son double et la serra le plus possible, terrorisé à l’idée qu’il l’abandonne dans cet endroit étrange dont il ne connaissait rien.

oOoOoOoOo

— Est-ce que monsieur Potter a sa clé ? Demanda le gobelin.

Harry Dursley arrêta de secouer sa main. C’est que malgré sa maigreur, ce petit avait de la poigne. L’enfant était visiblement effrayé, mais comme depuis le début de ce voyage, il était resté muet. Harry Dursley ne savait pas comment il devait interpréter ce comportement si différent du sien. Même s’il avait tenté de le cacher au Dursley, lui avait été émerveillé par sa première visite sur le chemin de traverse. Qu’il ait peur en entrant dans Gringotts et en voyant les gobelins ça, il pouvait le comprendre, mais qu’est-ce qu’il lui avait fait si peur tout le long de leur traversé du chemin de traverse ? Et pourquoi est-ce qu’il ne lui disait rien ? À sa place, il aurait eu mille questions. Jusqu’à présent, il n’avait pas réagi à son mutisme, car au fond ça l’arrangeait bien, mais maintenant, il se demandait si sou double n’était pas plus abîmé qu’il ne le pensait.

Mais encore une fois, il chassa ses pensées parasites de son esprit et se concentra sur leur priorité actuelle : se procurer de l’argent.

— Je suis désolé, mais on l’a perdu. Qu’elle est la procédure pour en refaire une nouvelle ? Expliqua Harry Dursley

— Ce sera extrêmement long et douloureux. Et sachez que si nous découvrons que vous avez tenté d’usurper l’identité d’un de nos clients, nous serons sans pitié. Personne n’a jamais réussi à tromper les gobelins et à survivre suffisamment longtemps pour s'en vanter. Êtes-vous sûr de vouloir vous engager dans cette voie jeune gens ?

— Nous ne sommes pas des voleurs ! S’exclama-t-il sans réfléchir avant de se rappeler de ses actes de ce matin et de se faire la réflexion qu’il était un très mauvais exemple pour le gamin. Puis il rajouta :

— Qu’est-ce que vous entendez par long et douloureux ?

— Désolé, mais je ne suis pas habilité à vous donner davantage d’information sur nos processus de contrôle d’identité. Répondit le gobelin avec mépris.

Harry Dursley réfléchit, mais qu’elle que soit le bout par lequel il prenait le problème, il en concluait qu’il avait absolument besoin d’argent. La seule alternative serait de foncer directement à Poudlard pour demander de l’aide à Dumbledore, mais il trouvait cette solution trop risquée. Comment être sûr que Dumbledore croirait son histoire abracadabrantesque. Lui-même n’était pas sûr d’y croire. Le risque était grand qu’il ne voit en lui qu’un mage noir qui venait d’enlever l’élu (en blessant gravement ses tuteurs moldu au passage). Mais ce serait peut-être une meilleure solution pour son double. En apprenant comment les Dursley l’avaient traité, Harry Dursley n’avait aucun doute que Dumbledore mettrait tout en œuvre pour lui trouver une famille aimante et lui offrir les soins psychologiques dont il semblait avoir besoin. Finalement, Harry Dursley déclara au gobelin :

— D’accord, je vais faire vos tests. Qu’est-ce que je dois faire ?

Cette réponse sembla surprendre le gobelin qui se leva et se pencha vers lui avec un air menaçant.

— Vous avez conscience jeune homme que ce n’est pas un jeu ? Déclara le gobelin en montrant explicitement ses dents.

— Bien sûr. Affirma Harry Dursley sans l’ombre d’une hésitation.

— Fort bien. Suivez-moi.

Le gobelin les mena jusqu’à une petite pièce ressemblant à une infirmerie où au bout d’une vingtaine de minutes d’attente, un gobelin vint lui faire une prise de sang. Puis un autre arriva avec un objet en argent bizarre et lui demanda de jeter un sort dessus. Il s’évanouit presque en lui jetant un Wingardium-léviosa sans baguette qui échoua à soulever l’objet de ne serait qu’un millimètre. Néanmoins, le gobelin sembla satisfait (Il aurait même juré que le gobelin était impressionné, mais c’était très dur de juger des émotions des gobelins). Durant tout ce temps son double était resté silencieux dans un coin.

Finalement, ils furent déplacés dans une salle d’attente dépourvue de toute décoration où ils durent attendre deux heures avant qu’un gobelin ne leur apporte une clé dorée qui était encore chaude.

— Votre identité a été certifiée Monsieur Potter. Nous avons désactivé votre ancienne clé. Si un mécréant tentait de se présenter avec au guichet de Gringotts en pensant tromper, ainsi nos systèmes de sécurité, il serait immédiatement arrêté pour interrogatoire.

oOoOoOo

— Woh ! S’exclama le petit Harry en voyant la montage d’or qui s’étalait devant lui

— C’est tout. Il en manque là ? Où est le reste ? S’exclama son double. Le petit Harry ne cacha pas son incrédulité face à cette réaction.

— Insinuez-vous que nous détournerions l’argent de nos clients jeunes homme ? Répondit le Gobelin d’une voie dangereuse.

— Non, c’est … ? Pardonnez-moi, mais dans mes souvenirs, il y en avait beaucoup plus et je ne me souviens pas avoir effectué des retraits. Expliqua son double d’une voix hésitante.

Le gobelin se calma et lui expliqua :

— Effectivement, c’est la première fois que nous avons l’honneur de recevoir votre visite chère client. Cependant, en votre absence, votre tuteur est venu régulièrement ponctionner d’importante somme pour faire face à vos dépenses d’éducations.

Le petit Harry eut du mal à se retenir d’hurler. Pendant tout ce temps, Vernon le volait. Comment avait-il osé prétendre qu’il était un fardeau pour sa famille ?

— Mon tuteur ! C’est impossible. Jamais les Dursley ne seraient venus à Gringotts. S’exclama son double.

— Qui sont les Dursley ? Demanda le Gobelin.

— Et bien mes parents, enfin mes tuteurs. Expliqua son double

— Je ne connais aucune famille sorcière de ce nom.

— Ce sont des moldus.

— Ah, je comprends. Sachez que dans la loi sorcière les moldu n’ont aucune existence légale et ne peuvent être le tuteur d’un sorcier. Depuis l’emprisonnement de votre parrain, légalement Albus Dumbledore est votre seul tuteure reconnus. Ainsi que celui de beaucoup d’autres orphelins de guerre. Bien entendu nous somme conscient qu’il n’occupe cette fonction que de manière symbolique. Néanmoins, à notre plus grand agacement, nous ne pouvons, nous opposer à ses demandes de retrait sur les comptes de ses pupilles. Si vous pensez avoir été abusé, alors notre service juridique est à votre service. Expliqua le gobelin.

— Moyennant finance bien entendu. Répondit avec un sarcasme visible son double.

Son double réfléchit quelques secondes avant de rajouter :

— Merci de votre proposition, mais bien que je reconnaisse l’extraordinaire qualité de vos services, je doute qu’ils soient de taille face à Albus Dumbledore. Je ne vais pas prendre le risque de vider davantage mon coffre, pour une entreprise aussi hasardeuse. Pourriez-vous juste l’empêcher d’y avoir de nouveaux accès ?

— Normalement, je devrais vous renvoyer vers notre service juridique, mais je pense devoir vous annoncer que malgré votre statut d’unique héritier de la famille Potter, en l’absence d’un procès en bonne est dû forme, cela est peu probable. Comme beaucoup de riches familles de la lumière, dans le but de soutenir l’effort de guerre, avant de mourir, votre père a signé à Albus Dumbledore une procuration sur le compte de la famille Potter. En dépit du bon sens, après la guerre toutes nos tentatives pour faire révoquer celles qui portaient sur les comptes des familles décimées par la guerre ont toutes été rejetés par le Magenmagot.

— Le Magenmagot dont Dumbledore assure la présidence. Commenta cyniquement son double.

— Gringotts ne peut tenir des propos aussi subversifs sans risquer de se voir condamner pour diffamation par le Magenmagot. Répondit Le gobelin en effectuant une courbette.

Harry Dursley s’adressa alors à son double :

— Dès qu’on le pourra, on reviendra pour tout vider. En attendant, prends tout ce que tu peux.

Le petit Harry s’empressa de lui obéir. Après ce qu’il venait d’entendre, il était hors de lui et avait besoin de faire quelque chose. Il était en colère contre ce Dumbledore qui avait osé le dépouiller, contre les Dursley qui lui avaient visiblement menti sur les causes de la mort de ses parents.

Mais par-dessus tout il était en colère contre son soi-disant jumeau. Bien qu’il semblât vouloir défendre ses intérêts, le petit Harry avait bien noté que d’après l’ignoble créature, les Potter n’avait qu’un seul héritier. Et ça ne pouvait qu’être que lui. Qui que soit son mystérieux guide, il s’agissait visiblement d’un voleur qui avait utilisé ses pouvoirs pour adopter son apparence. Il commençait à y voir plus clair. Il n’était pas venu pour lui (comme si quelqu’un pouvait vraiment s’intéresser à lui), mais parce que pour une raison ou une autre, il avait besoin de sa présence pour tromper les tests d’identité de ses orgueilleuses créatures. Quoi de mieux pour accéder au contenu d’un coffre que de se faire accompagner par son propriétaire légitime ? S’il s’était montré gentil avec lui, s’était uniquement pour obtenir sa confiance. Mais il n’avait jamais été dupe se mentit Harry à lui-même.

De manière bien visible, le petit Harry débarrassa son sac à dos de ses livres d’école puis le rempli de pièce d’or. Afin de faire de la place, il hésita à se débarrasser également des jouets qu’il avait volés à Dudley, mais ne put se résoudre à jeter ses précieux trophées des rares fois où il avait pu prendre le dessus sur ses salopards. Contrairement à ses livres, il ne pourrait pas les racheter.

Discrètement, il mit quelques galions dans sa poche. Pour une fois, il était heureux que ses vêtements soient trop grands pour lui. Pendant toute l’opération, Harry Potter regarda le voleur examiner les meubles qui se trouvaient au fond du coffre en restant à l’affût d’un mauvais coup de sa part. Tout d’un coup, le voleur sembla éprouver une vive surprise et se précipita sur une tringle dont il détache une cape qu’il examina sous toutes les coutures. Puis sans crier gare, il se précipita vers lui. Il se releva brusquement en espérant qu’il ne l’avait pas vu tenter de subtiliser SON or.

Mais le voleur se contenta de lui tendre la cape en lui murmura de manière à ce que le gobelin ne puisse les entendre :

— Tiens garde là. C’est une cape d’invisibilité. C’est un objet extrêmement rare et précieux qui appartenait à mon père. Enfin ton père. Elle se transmet dans la famille Potter depuis des générations et maintenant, elle est à toi. Garde là tout le temps sur toi. Au moindre signe de danger mets là et va te cacher dans un coin sans poser de question. Prends aussi la clé du coffre au cas où on serait séparé.

D’abord sceptique, le petit Harry fut stupéfait de voir sa main disparaître, lorsqu’il la recouvrit avec le fin tissu. Il ne savait plus quoi penser de l’inconnu.

La nuit

Harry Dursley regarda la petite chambre miteuse d’un hôtel de passe de l’Allée des Embrumes qu’il avait loué. Ce n’était pas terrible, mais tant qu’il payerait d’avance le propriétaire de l’hôtel ne poserait pas de question sur son âge ou sur son identité. Puis il leva sa baguette et commença à psalmodier les rares sorts de protection qu’il avait appris durant ses bien trop courtes années à Poudlard. Il essaya également de réciter certains sorts de Voldemort, mais abandonna au bout de la 5iéme tentative. Même si Voldemort avait utilisé son corps pour les lancer, ses sorts étaient bien trop complexes pour qu’il puisse les reproduire simplement en ayant observé le mage noire les lancer une dizaine de fois. Surtout qu’à l’époque, il était à peine conscient.

D’ailleurs pour la première fois depuis sa résurrection, l’étrangeté d’avoir des souvenirs de moment qu’il n’avait pas vécu le frappa de plein fouet. Des souvenirs où il prenait du plaisir à torturer des inconnus. Des souvenirs où il se voyait tuer les parents de ceux avec qui il avait passé presque deux années à Poudlard. Il faillit s’évanouir.

Harry se sentait de plus en plus faible. Sans doute parce qu’il n’avait pas mangé de la journée et abusé de la magie sans baguette.

Heureusement, maintenant, il avait récupéré sa bonne vielle baguette en houx et à plume de phenics. Ça n’avait pas été facile. Olivanders avait d’abord catégoriquement refusé de vendre une baguette à un mineur non accompagné d’un adulte. Surtout à un mineur qui ne semblait pas avoir l’âge légal minimum. Il avait dû sortir et demander à son double de lui prêter sa cape d’invisibilité. À sa grande incompréhension, son double avait semblé hésité. Mais il lui avait finalement tendu la précieuse relique, dont il s’était recouvert puis avait patienté jusqu’à ce qu’un client rentre.

Heureusement, il n’avait pas eu longtemps à attendre. En cette période bon nombre de parents parcourait le chemin de traverse pour acheter les fournitures solaires de leur enfant. Toujours recouvert de la cape, il se faufila derrière le premier client qui entra et pendant qu’Olivander était distrait par ce dernier, se faufila vers le coin reculé de l’arrière-boutique d’où il se souvenait qu’Olivander avait tiré la seule baguette du magasin qui lui convenait. Même s’il savait que c’était impossible dès qu’il eut la baguette en main, il lui sembla que sa baguette l’avait reconnu. En partant, il prit le risque de glisser 20 galions sur le comptoir en paiement pour la baguette.

Maintenant, qu’il avait de l’argent, il n’avait plus aucune justification pour continuer de voler. Bien sûr, il ne s’agissait pas vraiment de son argent, mais de toute manière, il comptait bien léguer sa baguette à son double lorsqu’il quitterait ce monde, alors il ne profitait pas vraiment de lui.

Il n’avait rien à voir avec le Dumbledore de ce monde. Penser à lui le mettait mal à l’aise, mais maintenant qu’il était dans une relative sécurité, il n’allait plus pouvoir reporter ses questions à plus tard. Même s’il n’avait pas de plan précis, il avait toujours implicitement compté demander de l’aide à Dumbledore. Cependant après ce qu’il avait appris, il ne pouvait plus lui faire confiance. Il se pourrait bien que cette version de Dumbledore soit aussi mauvaise que les Dursley de ce monde.

C’était inquiétant, mais en même temps un soulagement. Jamais le Dumbledore de son monde ne se serait abaissé à voler des enfants dont il avait la responsabilité. Et d’ailleurs, il ne l’avait pas fait dans son monde. À ses yeux, cela prouvait que les habitants de ce monde n’avaient rien à voir avec ses proches. Ses parents n’avaient aucun point commun avec ses êtres infâmes capable d’être aussi cruelle que des mangemort. Malgré tous leurs défauts (et leur haine bien compréhensible de la magie), ses parents l’aimaient sincèrement et jamais il ne lui aurait fait subir ça. Dans sa petite enfance, sa mère l’avait apparemment maltraité, mais c’était juste parce qu’elle avait du mal à faire face à tous les bouleversements qui étaient intervenus dans sa vie (comme l’assassinat de quasiment toute sa famille en moins d’un an). Une fois qu’elle avait eu le temps de se remettre, elle l’avait aimé et lui avait bien vite tout oublié. Harry Dursley se répéta cela plusieurs fois dans sa tête afin d’en être tout à fait persuadé.

Puis il dit à son double que la pièce était sûre et qu’il pouvait retirer sa cape d ‘invisibilité. Harry Dursley lui avait ordonné de la porter dès qu’il avait compris que le seul endroit où il pouvait espérer trouver un hôtel qui accepterait de leur louer une chambre sans poser de question serait forcément dans l’Allée des Embrumes. Harry Dursley se doutait que porter la cape de manière prolongée en cette chaude journée d’été serait très inconfortable, mais sa première et seul visite de l’allée l’avait convaincu que c’était une nécessité. En fait, il aurait bien aimé lui aussi s’y cacher. Cet endroit sinistre lui rappelait de très mauvais souvenir. Il avait encore du mal à se dire que tout ça étaient réel, mais ça ne rendait pas la situation moins dérangeante.

Il regarda son double s’asseoir en silence sur le lit et tester les ressorts avec une satisfaction visible. Ce n’était pas le grand luxe, mais Harry Dursley n’avait pas de mal à imaginer que c’était bien plus confortable que son ancien placard et bien que sinistre, l’endroit était propre. Il métamorphosa quelques bibelots décoratifs en une table et une chaise. McGonagall n’aurait certainement pas été ravi du résultat plus qu’approximatif, malgré tout, il y vida la nourriture qu’il avait achetée sur le chemin de traverse.

Son plan initial était de se gaver de sucreries et de malbouffe bien grasse pour se remettre de cette journée éprouvante et profiter de l’absence d’adulte pour lui dire de manger équilibré. Cependant, son double avait choisi ce moment pour prendre sa première initiative en glissant d’autorité dans son sac des produits un peu plus sain. Mais il n’allait pas laisser ce triste sire lui gâcher la soirée. Que dark-Harry (c’est comme ça qu’il avait fini par surnommer le gamin dans sa tête, vue que ce monde semblait peuplé de double maléfique et d’une version de lui-même assez démoniaque pour aimer les légumes), le veuille ou non, ce soir, il allait le gaver de force de chocolat et il ne s’arrêterait pas tant qu’il n’aurait pas vu un sourire. Il aurait tout le temps de penser à un plan ou de se demander s’il reverrait un jour ses parents, lorsqu’il aurait profité d’une bonne nuit de sommeil. Pour une nuit, il voulait faire comme si tout allait bien. Comme si tout était comme avant. Pour le moment, il était vivant et il comptait bien en profiter.

oOoOoOoOo

Cette soirée ne s’était pas déroulé comme Harry Dursley l’avait prévu. Malgré toutes ses tentatives, Dark-Harry était resté crispé et méfiant. Le seul moment où il avait eu un semblant d’émotion est quand il avait failli mettre le feu à la pièce en tenant de réchauffer le pop-corn qu’il avait acheté avec sa baguette.

Mais cet essai malheureux avait donné une idée à Dark-Harry qui lui avait demandé s’il pouvait recommencer de manière plus maîtrisée. Il avait alors pu constater qu’il était extrêmement doué pour la cuisine. Dans cette petite pièce dénuée de tout équipement, il avait réussi à leur cuisiner (avec ce que Dark–Harry l’avait forcé à acheter) un plat qu’Harry Dursley trouvait digne d’un restaurant.

— Huumm ! Qu’est-ce que c’est bon. Dit Harry Dursley pour la énième fois (il le disait à chaque bouché)

— Merci. Répondit timidement Dark–Harry. En remuant de manière maladroite sa fourchette dans la large portion qu’Harry Dursley lui avait servie. Malgré sa maigreur inquiétante, l’enfant n’avait presque rien mangé. Harry Dursley prit sur lui de s’assurer qu’il mange correctement :

— Allez, mange.

— Je n’ai pas faim.

— Et bien force-toi. Tu es maigre comme un clou. Je ne sais pas ce qui te tracasse, mais il faut que tu manges. Et puis il ne faut pas gaspiller quelque chose d’aussi délicieux.

Le petit Dark–Harry se résigna à avaler tout ce qui se trouvait dans son assiette avec une lenteur affligeante. Harry Dursley se dit que finalement, il n’était pas un aussi mauvais tuteur. Pour détendre l’atmosphère, Il entreprit de lui raconter certaines blagues sorcières qu’il tenait de Zabini (repenser à son ami lui fit un pincement au cœur). Il était persuadé que la soirée se passait bien et qu’il allait atteindre son objectif sans même avoir entamé ça resserve de chocogrenouille, jusqu’à ce que le petit Dark–Harry lâche brusquement son assiette et se précipite jusqu’aux toilettes pour violemment vomir ce qu’il venait d’avaler.

Harry Dursley se précipita à son chevet, mais en le voyant arriver Dark–Harry eut un violent mouvement de recul qui entraîna le dépôt d’une partie des vomissures sur ses vêtements. En voyant cela Dark-Harry redoubla de terreur et se recula dans un coin de la petite salle de bain.

— Tout va bien, je ne vais pas te faire de mal. Dit Harry Dursley d’une voix rassurant. Puis il se mit à genoux sur le sol pour être à sa hauteur et apparaître moins menacent. Pour lui prouver que ce n’était pas grave (et faire disparaître l’odeur), il sortit sa baguette magique et fit disparaître le problème de ses vêtements.

— C’est mieux comme ça ? Est-ce que tu as mal quelque part ? Tu as de la fièvre ? Demanda Harry en approchant lentement la main de son front pour ne pas l’effrayer.

— Non. J’ai juste trop mangé. Répondit celui-ci d’une petite voix.

Le visage d’Harry Dursley se décomposa.

— T’aurais pu me dire que t’avais plus faim. Pourquoi tu t’es forcé comme ça aussi ? Le vilipenda Harry Dursley, avec toute la mauvaise foi d’un adolescent. Non mais c’est vrai pensa Harry. Comment il pouvait deviner qu’il avait un appétit d’oiseau. Ou qu’il se forcerait à manger au point de se faire vomir. Son double ne répondit rien et se contentât de l’observer l’un des murs de la salle de bain en se repliant davantage dans le coin à côté de la cuvette (Harry Dursley voulait vraiment qu’il s’éloigne, car il doutait que la propriétaire de l’hôtel face le ménage régulièrement).

Il prit une serviette prés de levier, fit couler de l’eau chaude et commença à nettoyer tout doucement le visage de Dark-Harry. Au bout d’un moment, il lui dit :

— Écoute je suis désolé. Je ne savais pas. La prochaine fois, je te laisserai manger comme tu veux. Du moment que t’es rassasié, c’est l’essentiel.

Le garçon se laissa faire puis Harry Dursley passa une main dans ses cheveux.

— Voilà, tu es tout propre.

— Pourquoi vous faite ça ? Demanda le jeune Dark-Harry en le regardant fixement.

— Euh… ben… je ne sais pas. Ça aurait été plus vite avec la magie, mais….

— Non, pourquoi vous faite tout ça ? Devant l’air interrogatif d’Harry Dursley, il précisa :

— Pourquoi est-ce que vous vous occupez de moi ? Vous avez votre or maintenant, vous pouvez partir.

— L’or ? De quoi tu parles ? Quand je t’ai vu chez les Dursley, j’ai juste pas réfléchi et je t’ai embarqué avec moi et maintenant, j’essaie de faire au mieux. C’est tout. Répondit Harry Dursley en étant encore plus confus qu’avant.

— Je ne veux pas de votre pitié. Allez-vous-en et laissez-moi tranquille. J’ai besoin de personne.

— On a tous besoin des autres. Même le puissant Albus Dumbledore. Franchement, tu penses vraiment que je pourrais survivre tout seul ? Si tu n’avais pas été là, je serais mort de faim. Ou j’aurais foutu le feu en essayant de griller les marshmallows. Hum des marshmallows grillés. Rajouta Harry Dursley en sur-jouant la gourmandise. Puis il reprit :

— Ça ne te dirait pas de sortir de là et de m’en faire griller un paquet ? Si t’es sage, je te laisserai peut-être en manger un ou deux. Enfin, si tu veux en manger, tu pourras. Ce n’est pas une obligation, c’est juste si tu en as envie. Tentât maladroitement d’expliquer Harry Dursley en ne sachant pas vraiment comment s’exprimer pour que l’enfant ne le comprenne pas de travers.

Pour toute réponse, Dark-Harry sortit lentement de sa cachette à quatre pattes ? Harry Dursley se força à rester le plus immobile possible, mais à chacun de ses mouvements Dark-Harry lui lançait de petit regard craintif. Finalement une fois qu’il fut complètement dégagé et qu’il constata qu’Harry Dursley n’en profitait pas pour l’attaquer, il se rassura.

Harry Dursley se leva à son tour et passa une main dans ses cheveux et après l’avoir forcé à se laver les mains l’entraîna vers le salon où comme promis, ils se gavèrent de marshmallow grillé. Enfin, surtout, Harry Dursley, mais Dark-Harry avaient semblé beaucoup apprécier la soirée et les sucreries (même si comme d’habitude, il resta silencieux).

Puis Harry Dursley décréta qu’il était l’heure d’aller se coucher et commença à se mettre en pyjama (il avait pris soin d’acheter des vêtements sorciers à leurs tailles durant l’après-midi). Habitué à la vie dans les dortoirs de Poudlard, Harry Dursley n’avait pas hésité avant de commencer à se mettre en caleçon devant son double, mais celui-ci éprouva un malaise visible et demanda timidement :

— Je peux aller me changer dans la salle de bain ?

— Oui bien sûr. Répondit Harry Dursley dans un haussement d’épaule indifférent.

Puis lorsque l’enfant referma pudiquement la porte de l’autre pièce derrière lui, Harry Dursley se fit la remarque que c’était la première fois que le gamin lui demandait quelque chose.

Harry Dursley s’endormit dans un des deux petits lits de la pièce avec un sourire en pensant que l’enfant commençait enfin à lui faire un peu confiance. Finalement s’occuper d’un enfant ce n’était pas si compliqué. Il suffisait d’avoir en permanence quelques excuses et une boite de marshmallows prête pour la prochaine fois qu’on allait merder.

oOoOoOoOo

La femme refusa d’obéir et se mit à le supplier pour qu’il épargne son fils. Son visage se remplit de haine et de colère, il leva sa baguette et lança un doloris qu’il maintint jusqu’à ce qu’elle meure d’une crise cardiaque ou d’un anévrisme au cerveau. Cette mort était plus longue, mais dorénavant, il était prêt à le prendre pour faire comprendre à toutes les Lily Potter du monde ce qu’il en coûtait de s’opposer à lui. Puis il s’avança vers le jeune homme de 20 ans qui avait refusé de rentrer à son service. La terreur et la douleur qu’il lut dans ses yeux l’ennuyèrent. De toute façon il avait déjà que trop perdu de temps avec cette insupportable matrone. D’un geste négligent Harry Dursley incanta le sort mortel, puis il se réveilla en sursaut en poussant des halètements.

Il n’était pas dans une ville ravagée par les flammes, mais dans la chambre d’hôtel du chemin de traverse. Harry Dursley se toucha le corps paniqué pour constater qu’il avait toujours le contrôle puis il se calma enfin. Ce cauchemar avait été si réaliste. Il entendait encore ses victimes murmurer doucement leurs suppliques dans sa tête. Et le fait d’être couvert de sueur ne l’aidait pas à oublier la fournaise démoniaque qu’il venait de retraverser. Silencieusement, pour ne pas réveiller son double, il se leva et alla s’essuyer avec une des serviettes de la salle de bain. Cela le calma. Mais il entendait toujours les suppliques. Dark-Harry, cria-t-il en pensée lorsqu’il comprit que ses murmures suppliants étaient réels.

Il courut plus qu’il ne marcha dans le salon, la baguette à la main (il ne s’était pas résolu à se séparer de sa baguette même pour aller dormir). Il constata alors que tout était calme. Sauf que Dark-Harry se tordait de douleur dans son sommeil et suppliait doucement qu’un agresseur invisible l’épargner. Un rapide sort de diagnostique (le seul qu’il connaissait) lui apprit que l’enfant n’avait rien. En-tout-cas physiquement.

Pendant un instant, Harry Dursley se dit qu’il serait très simple de retourner se coucher en prétendant n’avoir rien remarqué. Que de toute façon s’ils étaient un minimum semblable, Dark-Harry n’apprécierait pas son intervention. Puis il s’avança doucement du lit de son double et secoua doucement son épaule avec sa main. Immédiatement Dark Harry ouvrit les yeux, s’éloigna de lui autant que lui permettait la faible largeur de sa couche et le regarda avec les yeux paniqués d’un lapin prit dans les phares d’une voiture.

— Chut ! Tout va bien. Tu as fait un cauchemar. Déclara le plus doucement possible Harry Durlsey en levant les mains.

— Pardon, je le ferais plus…

— Tout va bien. Je ne suis pas en colère. Et tu ne m’as pas réveillée. Moi aussi, j’ai un sommeil agité. Dit Harry Dursley en s’assaillant sur le lit et en ouvrant les bras pour qu’il s’y réfugie.

Dark Harry se détendit, mais ne comprit pas l’invitation explicite qui lui était faite, alors Harry Dursley s’avança vers lui et le prit dans ses bras et lui murmura des mots apaisant. Pendant quelques dizaines de secondes (où Harry Dursley se sentit très idiot) Dark-Harry resta extrêmement tendu. Même s’il ne le repoussa pas, ni ne tenta de s’enfuir comme il l’avait craint, il resta immobile et droit. Puis il lui rendit avec hésitation l’étreinte, comme s’il ne savait pas comment faire.

— Ça va mieux ?

— Oui. Dit-il doucement.

— Tu veux me parler de ton cauchemar ?

Il nia de la tête en lui lançant un regard effrayé.

— D’accord. Je ne vais pas t’y forcer. Le rassura immédiatement Harry Dursley.

Après quelques minutes à rester collé l’un à l’autre, Harry Dursley rompit l’étreinte et se leva en poussant un bâillement.

— Allez, il faut dormir maintenant. Puis prit d’une soudaine inspiration en pensant à sa mère adoptive, il proposa :

— Tu veux dormir avec moi ?

Il nia de la tête. Harry Dursley n’en montra rien, mais il préférait cela. Depuis qu’il avait été possédé, il tenait à son espace vital. Il fit signe à son double de se rallonger et quand il se fut exécuté tentât de la border comme sa mère adoptive l’avait fait si souvent pour lui et se rallongea à son tour. Alors qu’il s’apprêtait à se rendormit une question perça l’obscurité :

— Qu’est-ce que vous allez faire de moi ?

Une excellente question, pensa-t-il. Mais auquel il n’était pas sûr d’avoir la réponse lui-même. Ce qu’il fallait, c’était lui trouver des parents adoptifs. Et sans doute une bonne thérapie (ce ne serait sans doute pas du luxe pour lui aussi). Mais à qui pourrait-il faire suffisamment confiance dans ce monde corrompu pour leur confier Dark-harry ? Sans compter qu’il y avait toujours le problème de Voldemort et des Horcruxes. Dans ce moment de confusion, qui sépare l’état d’éveil et de sommeil, il répondit dans un état semi-conscient :

— Quoi qu’il arrive, tu restes avec moi.

oOoOoOoOo

Note de l’auteur : Sachez que j’autorise les parents à venir m’étrangler dans mon sommeil, pour avoir écrits que c’est simple d’élever un enfant.

En vrais on sait tous que les enfants sont des engeances du diable envoyé sur terre pour nous punir d’avoir autant forniqué (et nous empêcher de recommencer). Mais il faut bien qu’on mente un peu aux enfants, sur ce qu’ils nous font subir, si on veut qu’ils nous croient lorsqu’on leur dit qu’on les aime. Et puis comme ça quand ils seront grands, ils tomberont dans le piège à leur tour et on pourra bien se marrer en les voyant se dépatouiller avec leurs monstres tout mignons.

Attaque sur l’Allée des Embrumes

Le lendemain Harry Dursley fut réveillé par des cris en provenance de la chambre d’en face. Pensant d’abord que quelqu’un était attaqué, il se leva prestement en sortant sa baguette puis il rougit en comprenant que ce n’était définitivement pas des cris de douleur. Il termina de se réveiller en se frottant le dos (visiblement, les matelas de cet hôtel n’étaient pas faits pour que l’on dorme dessus). D’un regard, il vit Dark Harry assis sur son propre lit, le regarder fixement en silence depuis un moment si on en jugeait par son regard ennuyé et le fait qu’il était intégralement habillé et prêt à partir. Apparemment, lui n’avait pas trouvé le matelas trop inconfortable.

Harry Dursley jeta un Tempus et vit qu’il était déjà 11h00. Et pourtant, il était presque aussi fatigué que la veille. Il avait vraiment un problème. Peut-être le contrecoup de sa possession. Peut-être que c’était comme sortir d’un long coma et qu’il lui fallait un temps de réadaptation. Il priait pour que ça ne soit que cela, mais quelque chose au fond de lui en doutait.

Pour se redonner de l’énergie, il ouvrit une tablette de chocolat et en croqua un morceau goulûment.

— Tu en veux ? Proposa-t-il à Dark-Harry.

Dark-Harry nia de la tête. Harry Dursley continua plus délicatement de manger la tablette et rajouta à l’attention de son double :

— Tu as mangé quelque chose, au moins ?

Il hocha la tête en signe d’assentiment pendant que la femme dans la chambre d’à côté poussa un cri perçant qui lui vrilla les tympans.

Exaspéré, il lâcha sa tablette de chocolat et commença à ramasser ses affaires.

— Viens on s’en va.

— On va où ?

Harry Dursley prit cette simple question comme un coup au ventre, mais fit appel à l’occlumancie pour ne rien laisser paraître de son trouble et répondit simplement :

— N’importe où sauf ici. Répondit Harry. Dans un endroit calme où je pourrais m’entendre penser, rajouta-t-il après un énième gémissement de plaisir qui cette fois venait de l’autre chambre en face de la leur.

Une fois qu’il se fut assuré que Dark-Harry était bien recouvert de la cape d’invisibilité et que l’on ne pouvait pas voir son visage sous le large chapeau qu’il portait, il ouvrit la porte et sortit. Dans une vengeance bien puérile, avant de partir, il sortit sa baguette et commença à incanter un sort que George Weasley avait utilisé contre lui lorsqu’il croyait qu’il voulait s’en prendre à sa sœur (ce qui était le cas, mais pas de la manière qu’il pensait). Cependant, il s’arrêta brusquement, lorsqu’une lame fut collée contre sa gorge.

— Pas bougé. Murmura une voix fluette.

Sans même y réfléchir, il laissa s’échapper de lui une vague de magie corrompue par le seigneur des ténèbres, qui dans un bruit terrible, repoussa son agresseur et détruisit une bonne partie de l’étage. Les bruits de jouissances disparurent et un silence de mort envahit la pièce désormais remplie de débris et de poussière. Il regarda alors autour de lui à l’affût d’autre agresseur et d’un signe de vie de Dark-Harry (il craignait d’avoir par mégarde fait du mal à son protégé). Mais il fut rassuré lorsqu’il sentit une main invisible serrer la sienne jusqu’à lui faire mal.

— Teignous !

Il se retourna et vit sortir de ce qui restait de l’appartement de ses horripilants voisins, une femme à moitié nue. Elle se précipita en direction de ce qui ressemblait à une version miniature de son ami Théodore Nott. L’enfant ne devait pas avoir plus de 5 ans et à ses pieds gisait un couteau qui prouvait sans l’ombre d’un doute qu’il s’agissait là de son agresseur.

Harry Dursley poussa un soupir et dit à son double :

— Attend moi là.

Puis sous le regard d’homme et de femme dénudé qui sortait hagard de leur chambre, il rejoignit la femme, qui tentait tant bien que mal d’arrêter le sang de couler de la tête de son fils en criant de toutes ses forces que l’on appelle un médicomage.

— Poussez-vous, je vais le soigner.

Sans attendre sa réponse, il posa sa baguette sur sa blessure et commença à incanter sa routine de soin. Aussitôt, la blessure se referma.

Mais au lieu de la reconnaissance à laquelle il s’attendait, il vit de la terreur dans le regard de sa mère. Réfléchissant à ce qui pouvait l’effrayer à ce point, il finit par dire :

— Oui, bon, je sais de quoi ça doit avoir l’air, mais c’est lui qui m’a attaqué en premier avec son couteau. J’ai juste agi par réflexe. Je ne lui veux pas de mal, je le jure.

Le garçon ouvrit alors les yeux et en le voyant saisi son couteau et le pointa de nouveau dans sa direction. Harry Dursley, qui avait connu bien pire, ne flancha pas et dit juste :

— Là vous voyez

— Teignous lâche ce couteau. Ordonna-t-elle à son fils en lui donnant une violente tape sur la main. Puis elle s’agenouilla et dit dans sa direction :

— Mon seigneur veuillez pardonner à mon fils, je vous en supplie, je ne sais pas ce qui lui a pris. Il ne devrait même pas être là. Et toi, excuse-toi.

À contrecœur, le garçonnet s’agenouilla à côté de sa mère, mais au lieu de supplique se contenta de lui adresser un regard noir.

— Hein ! Je ne suis pas un seigneur. S’exclama Harry Dursley.

Mais sous son regard stupéfait tous les occupant de l’étage s’agenouillèrent en tremblant de peur.

— Si, c’est votre souhait, nous ne révélerons pas votre présence en ses lieux mon seigneur, nous vous le jurons. Mais laissez-nous en vie, je vous en supplie. Continua la femme.

— Relevez-vous. Demanda-t-il mal à l’aise. Et vous foutez-moi le camp ordonna-t-il avec colère aux spectateurs qui se dépêchèrent d’obéir.

La femme se releva avec prudence, mais son fils ne se fit pas prier. Apparemment, il n'avait pas du tout apprécié de devoir s’agenouiller devant son agresseur et sauveur.

— Il a déjà le doux caractère des Nott. Commenta Harry Dursley à haute voix en pensant avec nostalgie à son amie à l’enfance difficile. Apparemment, dans cette réalité, sa mère avait décidé de tromper son mari plutôt que de se suicider. Ou alors elle avait divorcé pensa-t-il en voyant la pauvreté apparente de la mère et la maigreur de l’enfant.

En-tout-cas, sa remarque fit paniquer la femme encore plus. L’enfant repris alors son couteau et dit d’une voix aigüe :

— Touche pas à maman.

D’un geste négligent de la main, Harry Dursley changea l’horripilant couteau en un bouquet de fleurs, qu’il saisit :

— Pour moi merci, il ne fallait pas. Puisque c’est demandé si gentiment, j’accepte tes excuses. Maintenant dites-moi, pourquoi vous m’avez appelé seigneur ? Et pourquoi est-ce qu’il m’a attaqué ? Demanda-t-il à la femme.

— Pardonnez-moi je n’aurais pas du…

— Arrêtez, je ne vais rien vous faire. Juste répondait à ma question.

— Menteur. Il a voulu utiliser magie pour faire bobo maman, comme Joe. Balbutia le gamin.

— Qui est Joe ? Ne put s’empêcher de demander Harry Dursley.

— Tais-toi petit imbécile. Joe est mon ancien mac, mon seigneur.

Harry ne comprenait pas ce qu’un ordinateur venait faire ici, mais ne demanda plus d’explications. Il commençait à en avoir marre de l’endroit et entendait qu’en bas une foule de curieux commençait à s’amasser.

— Bon écoutez, je n’ai rien à voir avec vos histoires. Moi, je suis nul en informatique et de toute façon, je préfère Windows. Reparo !

Aussitôt, les morceaux de l’étage commencèrent à se réarranger. Il cria alors en direction de la femme et de son fils :

— Ne dites à personne que vous m’avez vue ici. Ordonna sèchement Harry Dursley.

Puis il disparut sous la cape d’invisibilité de son double. Celui-ci l’accueillit en lui jetant un regard d’admiration auquel il ne fit pas attention. Ils étaient si petits qu’ils tenaient aisément à deux dessous, mais il devait se concentrer pour pouvoir se faufiler sans se faire repérer dans les escaliers réparés où commençait à affluer des sorciers en robe d’aurore. Une fois, dehors, il se mêla aux passants et écouta les murmures.

— T’as bu combien de verre ce matin ?

— Je te jure, il m’a lancé tellement de doloris que je reconnaîtrai sa signature magie entre mille.

— À qui tu vas faire croire que tu es encore sobre après 10h00, sacrées Jeannot ?

— J’en suis sûr, c’était du Fourchelang.

— Il faut quitter le pays

— Germaine vite ouvre la boutique, on va faire fortune

— déguisé en enfant.

— il ressemblait à Potter, vous ne trouvez pas ?

— Ce salop de Dumbledore va bientôt recevoir ce qu’il mérite

— Vous allez voir les sangs de bourbe ce qu’on va vous faire lorsqu’il nous aura rendu le pouvoir, hurla un mendiant à l’odeur immonde juste à côté de lui.

Dégoutté, il s’enfuit. Apparemment, la routine de soin de Voldemort n’était pas en latin. Il partit le plus vite possible en direction du chemin de traverse. Il ne savait toujours pas où il allait, mais il savait qu’il était hors de question de passer une nuit de plus dans l’Allée des Embrumes.

Attaque sur le chemin de traverse

Une fois arrivé sur le chemin de traverse, il s’était assis sur un banc et avait enfin pris quelques minutes pour souffler et enfin réfléchir à la suite des événements. À côté de lui, il vit son double retirer sa cape d’invisibilité. Son premier réflexe avait été de lui ordonner de la remettre, mais le soleil cuisant l’en dissuada. Il faisait chaud sous la cape d’invisibilité et il n’y avait pas de grand risque sur le chemin de traverse. Malgré tout d’un geste de sa baguette, il fit sortir son chapeau de son sac et lui enfonça sur le crâne en prenant grand soin de cacher sa cicatrice.

Dark-Harry réagit à son attention avec un regard de colère qu’Harry trouva totalement adorable. Il savait que le garçon détestait qu’on lui enserre la tête avec quoi que ce soit (en partie, parce que lui-même n’en avait jamais été un grand amateur). Cependant le souvenir de son premier jour sur le chemin de traverse il y a maintenant plus de 3 ans était trop vivace dans son esprit pour qu’il cède. Et de toute manière son double n’essaya pas de protester. Ça par contre, c’était très différent de lui-même. À son âge, lui, il aurait tempêté pendant des heures jusqu’à ce que Pétunia abandonne. Sans doute qu’il avait encore peur de lui. Après tout à ses yeux, même s’il l’avait sauvé des Dursley, il ne devait être qu’un garçon bizarre qui lui ressemblait et agissait avec lui comme un grand frère alors qu’ils avaient le même âge. Enfin sauvé des Dursley. C’était l’une des nombreuses choses auxquelles il devait réfléchir tranquillement. Il chercha un moyen d’occuper Dark-harry pour qu’il puisse être tranquille un moment, lorsqu’il vit à quelques mètres une aire de jeux probablement destinée à occuper les enfants pendant que leurs parents faisaient leurs courses sur le chemin de traverse.

De son doigt, Harry Dursley le pointa et lui dit :

— Va jouer avec les autres. Je reste là pour te surveiller. Ne dis ton nom à personne. Mens si on te le demande.

Dark-Harry lui lança un regard indéchiffrable, puis commença à s’éloigner lentement sans enthousiasme particulier. En le voyant tenté de se débarrasser de son chapeau, Harry Dursley rajouta en tentant d’imiter le ton à moitié-sévère que Pétunia prenait en pareille circonstance :

— Et surtout garde se putain de chapeau vissé sur ta tête ou je te l’accroche un sort de glu perpétuelle.

Immédiatement, Dark-Harry le renfonça sur sa tête. Après coup Harry Dursley se dit que le gamin risquait de croire que sa menace était sérieuse. Mais il s’en désintéressa. Il avait d’autres préoccupations en tête comme à qui le confier pour être sûr qu’il soit bien traité et qu’on ne le renvoie pas chez les Dursley. Normalement, il se serait contenté d’aller voir Dumbledore et de tout lui expliquer. Aucun doute que son Dumbledore aurait remué ciel et terre pour lui trouver un lieu convenable. Mais le Dumbledore de ce monde semblait bien différent. Pouvait-il vraiment lui faire confiance ? Plus grave encore, pouvait-il s’offrir le luxe de ne pas lui faire confiance ?

C’est que les Dursley n’étaient pas son seul problème. Et encore moins le seul de Dark-Harry. Il y avait aussi Voldemort. Il ignorait ce qu’était devenu son Voldemort, mais le plus probable lui semblait qu’il soit tombé avec lui dans le portail et qu’il soit ici quelque part avec les 3 reliques. S’il avait raison, alors il ne tarderait pas à plonger ce monde dans le chaos, comme il l’avait fait avec le sien. Il ne pouvait pas prendre le risque, il devait prévenir Dumbledore du danger. D’ailleurs, il aurait dû commencer par ça.

Machinalement, il jeta un regard à Dark-harry. À sa grande surprise, il ne jouait pas avec les autres, mais c’était mis en retrait dans un coin du parc. Peut-être était-il trop vieux pour ça. Il ne se souvenait plus d’à quel âge, il avait arrêté de jouer au parc de Little Whinging. À la place Dark-harry se retournait fréquemment dans sa direction comme pour s’assurer qu’il n’était pas parti.

À un moment, un enfant qui semblait avoir aux alentours de 8 ans s’approcha de lui (sans doute pour lui proposer de jouer avec lui). Harry Dursley les regarda interagir avec intérêt, mais au bout de quelques minutes, l’enfant inconnue parti en lui tirant la langue et en lui faisant un signe très malpoli. Harry du se retenir pour ne pas aller engueuler le petit sorcier. Il doutait que son double toujours si poli et timides avec lui ait fait quoi que ce soit pour mériter un telle traitement. Cependant, il fallait à tout prix qu’il évite de se faire remarquer, alors il se força au calme.

Mais cet intermède n’avait pas été inutile, car elle lui fit penser à la cape d’invisibilité dans la poche de Dark-Harry. Sa présence voulait dire qu’un double des reliques de la mort se trouvait dans ce monde. Peut-être qu’au lieu de contacter Dumbledore, il pourrait réunir les 3 reliques et ainsi combattre Voldemort sur un pied d’égalité et régler le problème lui-même (sans mettre qui que ce soit en danger y compris son double). Le souci, c’est que contrairement à Voldemort, il ignorait tout de leurs pouvoirs ou de la manière de s’en servir. Il eut beau se triturer la tête, à chaque fois qu’il pensait avoir un plan, il arrivait à la même conclusion : il manquait d’information pour prendre une décision. Il lui fallait à tout prix plus d’information, sur Dumbledore, sur les reliques, sur ce monde… Maintenant, il savait où il devait aller.

— Hey, Harry vient, on s’en va. Appela-t-il en agitant la main.

Le garçon s’empressa de le rejoindre avec un soulagement évident. Harry Dursley ne nota ni son sourire satisfait et encore moins qu’au moment où il partait, le garçon avec qui Dark-Harry s’était disputé tomba de façon très peu naturelle du toboggan et se cassa une jambe.

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Dark-Harry se balada émerveillé dans les rayons de la gigantesque librairie de Fleury et Bott. Depuis aussi, longtemps qu’il s’en souvenait les livres avaient été ses seuls amis. Enfin, quand il arrivait à s’en procurer. Au début, il les empruntait à la bibliothèque, mais comme Dudley et sa bande s’amusaient régulièrement à déchirer ou à jeter ses affaires dans la boue (en l’accusant d’avoir fait ça tout seul et bien sûr tout le monde le croyait), il avait rapidement été interdit d’emprunt.

Il devait donc se contenter de les consulter sur place lorsque les Dursley lui laissaient du temps libre ou les voler discrètement. Enfin, ce n’était pas vraiment du vol puisque faute de place dans son placard, il était obligé de les ramener à la bibliothèque une fois qu’il avait fini de les lires.

Même ça ce gros porc de Duldey avait essayé de lui prendre. Il avait hâte de mieux maîtriser ses pouvoirs et là, il verrait.

C’est alors que deux gamins extrêmement turbulents le sortir de ses pensées en le bousculant. Ils sortirent un rapide ‘pardon’ avant de reprendre leur course et de disparaître en direction de la sortie. Dark-Harry avait à peine eu le temps de se remettre du choc et de noter la rousseur de leurs cheveux, qu’il vit une femme avec des cheveux similaires passer devant lui en regardant partout d’un regard inquiet.

Il réfléchit à les dénoncer juste pour les embêter, mais à la place pestât en s’éloignant. Il ne supportait pas l’agitation et les bruits brusques qui le faisaient toujours sursauter de peur (pour ça, aussi, il devait remercier les Dursley). Et encore moins lorsqu’elle provenait d’enfant chouchouté par leur parent qui ne connaissait même pas leur chance. Comme il détestait tous ses morveux braillards qui se plaignaient sans cesse de leur père, de leur mère, des jouets qu’on ne leur avait pas achetés, de la viande qu’on les forçait à avaler. Et manque de pot, la librairie en était remplie.

Mais maintenant lui aussi avait quelqu’un. Et pas n’importe qui, pensat-il en fixant le mystérieux sorcier qui avait pris son apparence et feuilletait tranquillement des livres d’histoires quelques rayons plus loin. Lui est bien plus fort que ses moins-que-rien. Il avait entendu ce que les gens disaient dans cette allée sordide. Il avait vu comment il avait repoussé son agresseur et presque détruit un bâtiment d’un simple geste alors que lui-même était terrifié. Il les avait vu s’agenouiller devant lui, lorsqu’il l’avait reconnu.

C’était un être exceptionnel et il le voulait lui, pensa Dark-Harry en sentant une chaleur qu’il s’était interdit de ressentir à nouveau l’envahir. S’il le lui demandait peut-être qu’il lui apprendrait. Peut-être qu’il lui donnerait un bâton magique. De toute façon, même s’il ne le voulait pas, il apprendrait.

Puis quelqu’un enfonça la porte de la librairie avec un visage paniqué et cria en lançant des regards fous partout autour de lui :

— Le seigneur des ténèbres ! On l’a vue dans l’allée des Embrumes.

« Oui bon, ça, on savait » pensa Dark-Harry avec un sourire. Puis un bruit d’explosion suivit d’une violente secousse le fit tomber lui et une bonne partie des livres par terre.

« En fait non, je ne sais pas grand-chose ». Pensa t’il.

Mais il n’eut pas le temps de pousser davantage ses réflexions qu’il dut rouler dans un coin pour ne pas se faire piétiner par une foule paniquée de familles qui se bousculait pour atteindre la sortie avec leurs enfants. Il pensa avec ironie aux paroles que son double avait prononcée en arrivant et en voyant la date sur un journal (dont Dark-Harry avait été choqué de voir que les photos en couverture bougeaient) :

— Je ne savais pas qu’on était aussi proche que la rentrée, mais c’est plutôt une bonne nouvelle. Avec tout ce monde, on passera inaperçu.

oOoOoOoOo

Dark-Harry était terrorisé. Une fumée dense provenant d’un gigantesque incendie obstruait sa vision, et partout, les gens criaient et se bousculait. Au début, il n’avait pas eu peur. Dès le début de la panique dans la librairie, son sosie s’était précipité sur lui baguette au poing, utilisant sa magie pour se frayer un chemin parmi la foule en panique.

Il l’avait rapidement rejoint et l’avait d’autorité serrée contre lui en lui demandant s’il n’avait rien. Contrairement à la nuit dernière, il accepta presque immédiatement l’étreinte (par réflexe, quand on le touchait, il avait toujours un mouvement de recul et un frisson de peur). D’habitude, il détestait tout contact intime. À chaque fois, il ne pouvait s’empêcher de paniquer et de repenser à ce que l’oncle Vernon lui faisait après certaines de ses disputes avec Pétunia. Mais avec lui, c’était différent.

La nuit dernière, il avait dû faire un énorme effort pour ne pas s’enfuir, en courant lorsque son double avait eu l’envie subite de le tripoter en pleine nuit. Il n’avait vraiment pas envie que ça recommence, mais il ne voulait pas prendre le risque de fâcher la seule personne qui semblait s’intéresser à lui. Puis les minutes étaient passées et il comprit que tout ce qu’il voulait, c’était le réconforter. Personne n’avait jamais fait l’effort de le réconforter après un cauchemar.

Une fois qu’il eut rassuré son sosie d’un hochement de tête rapide sur son état, il le recouvrit avec la cape d’invisibilité et le tira par la main jusqu’à l’extérieur. Ça aussi, c’était nouveau, pour lui. Personne ne l’avait jamais pris par la main pour s’assurer de ne pas le perdre (la simple idée de Pétunia paniquant à l’idée de son absence lui semblait risible). Pour la première fois de sa vie, il se sentait en sécurité.

Ainsi, il n’eut pas peur. Même lorsque des bruits d’explosion retentirent au loin et que les premières flammes devinrent visibles derrière les bâtiments les plus bas. Quand en dépit du bon sens son sosie, l’entraîna à contresens de la foule vers la source de l’attaque, il se contenta de serrer sa main le plus possible. Quand les premiers bruits de combat et les cris de douleur étaient devenus reconnaissables par-dessus les cris de la foule, il se mit à se répéter en boucle que son sosie devait savoir ce qu’il faisait. Qu’il avait un plan pour les sortir de là. Il était juste plus intelligent et puissant que ses cafards qui courraient comme des poulets sans tête et lui devait se montrer fort et surtout ne pas le gêner en se mettant à pleurer. Contrairement à ce que prétendaient les Dursley et il n’était pas un chouineur incapable de la moindre reconnaissance. Lorsqu’il vit un premier corps inanimé le long de la rue bordée de pavé, là il commença à avoir peur.

Cependant, son sosie continua sa course de manière inflexible et même redoubla de vitesse, maintenant qu’il n’était plus ralenti par la foule fuyant en sens inverse. Alors Dark-Harry cacha sa peur et tenta de suivre le rythme effréné qui lui imposait son… Son quoi d’ailleurs ? Il ne savait pas vraiment ce qu’il était pour son sosie. En fait, il n’était rien pour lui. Il ne savait même pas à quoi il ressemblait sans son déguisement (probablement à un vieux mage très puissant et très vieux avec une longue barbe blanche pensait Dark-Harry). Qu’est-ce qui lui avait pris ? Son sosie l’avait dit lui-même : il n’avait pas réfléchi lorsqu’il l’avait emmenée avec lui. Lorsqu’il le ferait, son sosie se rendrait compte qu’il n’était qu’une source d’ennui et l’abandonnerait. Il serait alors seul dans cet endroit horrible. Malgré ses bonnes résolutions, il se mit à pleurer. Et ses pleurs redoublèrent lorsqu’il se rendit compte que c’était sûrement la bêtise de trop qui convaincrait son sosie qu’il ne méritait pas d’être avec lui.

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Harry Dursley regardait partout, autour de lui, tous ses sens aux aguets, tentant de faire abstraction des cadavres de plus en plus nombreux qui parsemaient son chemin, concentrant son attention pour ne pas tomber sur les pavés déchaussés du chemin de traverse.

En temps normal, jamais il n’aurait foncé au-devant du danger. Mais même s’il avait essayé de le nier, depuis qu’il avait reçu sa lettre de Poudlard les temps normaux étaient révolus. Trop de personnes étaient mortes à cause de lui et de sa lâcheté. Il ne laisserait pas Voldemort continué à tuer des innocents par sa faute. Cette fois, il assumerait son destin et lui ferait face.

Malgré ses bonnes résolutions, chaque pas était plus difficile que le précédent. Plus il s’approchait de la source de tout ce chaos plus sa peur s’amplifiait. Seule la réminiscence de souvenir des massacres passait qu’il savait ne pas être les siens, mais qui imprégnait sa rétine l’en empêchait. Au bout d’un moment qu’il ne saurait identifier, ses souvenirs se confondirent avec la réalité et il oublia qu’il n’était plus une marionnette impuissante réduite à devoir contempler les horreurs dont il était responsable.

Jusqu’à ce qu’en franchisant un énième voile de fumée en courant un sort violet ne manque de le percuter. Il reprit alors immédiatement contact avec la réalité et observa trois sorciers avec l’uniforme de la brigade magique combattre un autre sorcier massif en robe de mangemort. Il s’approcha, alors bien déterminé à porter assistance aux sorciers du ministère clairement en difficulté, mais avant qu’il ne puisse lancer le moindre sort l’un des brigadiers se mit entre lui et le mangemort et le poussa violemment :

— Reste pas là. Fous le camp. On ne les retiendra pas très longtemps.

D’abord sonnés par ce comportement, Harry Dursley se rappela alors qu’il avait l’apparence d’un garçon de 9 ans. S’il restait ici, il ne ferait que les gêner en les obligeant à se mettre en danger pour le protéger. C’est alors qu’il pensa à utiliser la cape d’invisibilité et qu’il se rendit compte qu’il avait un gros problème. La forte pression sur sa main avait disparu. Son cœur tomba violemment dans la poitrine. Il avait perdu Dark-Harry.

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Dark-Harry ne savait pas vraiment ce qu’il s’était passé. Entre la fumée, ses larmes, les incendies et les cries tout était devenue flous dans son esprit. À un moment, il était tombé par terre en trébuchant sur le cadavre d’une jeune femme et son genou s’était mis à saigner, mais il ne se souvint pas si c’était avant ou après avoir lâché la main de son sosie. En-tout-cas, il avait continué d’avancer sans se retourner. Sans même faire attention à lui. Les Dursley avaient peut-être raison en fin de compte : il ne méritait pas que quelqu’un s’intéresse à lui.

— Et bien tant pis, je suis mieux tout seul de toute manière. Cria Dark-Harry en négligeant totalement d’être discret.

Il ne savait pas ce qui lui avait pris d’espérer. D’espérer quoi d’ailleurs ? Il était Harry Potter et contrairement aux autres vermisseaux de son âge, il n’avait besoin de personne. Son sosie l’avait aidé, mais sur le long terme, il n’aurait fait que le ralentir et le ramollir. Or, il devait être le plus fort possible s’il voulait pouvoir s’en sortir dans ce monde pourri.

Il sécha les dernières traces de ses larmes et se massa la tête pour tenter de faire disparaître un début de mal de tête, lorsqu’il entendit le cri d’un jeune enfant étouffé par la fumée âcre qui emplissait de plus en plus l’atmosphère répondre à son invective :

— Il y a quelqu’un ? Au secours, venez m’aider.

L’incendie d’abord modeste ne faisait que s’étendre et menaçait d’avaler l’intégralité du chemin de traverse. Dark-Harry se dit qu’il devait arrêter ses gamineries et fuir le plus loin possible de se cauchemar.

Sans l’once d’un remords, il commença à courir dans le sens inverse d’où provenait la voix (il ignorait où aller pour trouver un endroit sûr, mais visiblement pas par-là), lorsqu’une autre voix répondit à la première :

— Harry, c'est toi ? Reste où tu es, je viens te chercher.

— Ici, venez vite s’il vous plaît. Répondit l’autre voix.

Pris d’un fol espoir, il fit demi-tour et se précipita en direction, de la source des voix, en remarquant à peine que son mal de tête ne faisait que s’accroître et que sa cicatrice avait commencé à saigner.

oOoOoOoOo

— Fred, George ? Hurla Harry pour se faire entendre malgré sa déception en constatant que ce n’était pas Dark-Harry

— On se connaît ? Demandèrent les jumeaux de manière parfaitement synchrone. Cela ne faisait pas une minute qu’ils les avaient retrouvés et déjà, leur petit numéro l’agaçait. Malgré leurs excuses et le cadeau de la carte des maraudeurs, Harry Dursley ne leur avait jamais vraiment pardonné d’avoir été les initiateurs involontaires du harcèlement dont il avait été victime durant sa première année à Poudlard.

— Qu’est-ce que vous faites ici au lieu de fuir ? Jouer les Gryffondor stupide ne ferait que gêner les secoure. Leur reprocha Harry Dursley en feignant d’ignorer que cette critique serait très appropriée pour son comportement récent.

— Maman, elle est coincée sous les débris, va chercher tes parents, il faut l’aider. Pleura George en désignant une femme rousse qui devait être la matriarche du clan Weasley qui était coincé avec un homme avec une longue barbe noire des ruines du magasin de farce et attrape Pirouette et Badin.

— Wingardium Léviosa. Cria Harry Dursley et l’amoncellement de débris enflammé de plusieurs tonnes qui retenait leur mère se soulevèrent avec légèreté, comme s’il s’agissait d’une simple plume balayé par une tornade.

Une fois remis de la stupéfaction qu’un enfant plus jeune qu’eux soit capable d’une telle magie (et possède une baguette alors qu’eux devaient initialement acheter la leur à la fin de la journée), Fred et George se précipitèrent pour dégager leur mère et l’inconnu encore inconscient des débris.

— Maman réveil toi, je t’en prie. On sera gentil, on te le jure.

— On est désolé d’avoir désobéi et que t’es dû venir nous chercher.

Harry rompit alors le sort et se précipita vers eux avec sa routine de soin sur le bout des lèvres, puis se souvint au dernier moment de la réaction qu’elle avait suscitée dans l’Allée des Embrumes.

— Reculez, je vais la soigner. Pendant ce temps aller chercher mon… Mon frère jumeau. Il s’appelle Harry.

— On n’abandonne pas maman.

Harry laissa alors s’échapper sa magie en une vague de colère.

— Pour une fois dans votre vie, faite ce qu’on vous demande. Puis plus doux, il rajouta :

— Vous ne pouvez rien pour elle ici et plus vite, j’aurais retrouvé Harry plus vite, on pourra se casser et lui trouver un médicomage.

Les jumeaux modèles réduits se lancèrent dans une de leurs conversations silencieuses et finalement se retirèrent en criant Harry. Harry pu alors tranquillement se concentrèrent sur sa routine de soin, mais avant même qu’il commença la psalmodie, une petite main invisible saisie timidement la sienne.

— Harry ! S’exclama Harry Dursley en étreignant ce qui semblait être du vide à tout observateur extérieur. Puis en sentant à travers la cape, son double trembler de toutes ses forces, il continua :

— Je suis désolé, tu as dû être terrifié. Dès que je les aurais soignés, on foutra le camp d’ici.

Mais encore une fois, il n’eut pas le temps de commencer le sort que les jumeaux apeurés se précipitèrent vers eux et tentèrent de le traîner de force loin d’ici, lui et sa mère, lorsqu’un rire cruel qu’il ne connaissait que trop bien perça la brume. Il n’eut que le temps d’invoquer son bouclier le plus puissant (encore un sort qu’il tenait de Voldemort) avant que l’enfer ne commence à se déchaîner. Les deux magies se heurtèrent brutalement dans une gigantesque explosion, mais par miracle son bouclier tint bon.

Dans le nuage de poussière qui recouvrit la scène suite à l’impact entre leur deux magie, Harry distingua très clairement les yeux rouges de Lord Voldemort avançait calmement dans sa direction escortée par une dizaine de mangemort.

— Eh bien, on dirait qu’il y a encore des retardataires. Lesquelles d’entre vous est assez fou pour oser me défier.

— Mon seigneur il n’y a que des enfants ici. On devrait les achever rapidement et s’enfuir avant l’arrivée des…

Mais le souffle du mangemort se coupa soudainement et il mit ses mains à la gorge.

— J’apprécie tes conseils Nott, mais Lord Voldemort est lasse de tes injonctions à la prudence. Mon plan pour pénétrer Gringotts à peut-être échouer, mais je sens que la cape est tout proche. Il est hors de question d’abandonner si près du but. Est-ce que s’est compris ?

À cause du manque d’oxygène et de la pression exercé sur sa trachée le mangemort répondit avec difficulté :

— Oui…maitre… pardo...moi.

Voldemort relâcha alors la pression et retourna son attention sur les enfants terrorisés qui lui faisait face. Il remarqua que curieusement les deux enfants plus âgés se tenaient en retrait et essayait de réveiller une femme plantureuse pendant que le plus jeune le menaçait de sa baguette avec un air de défis et de haine sur le visage qui parvenait presque à masquer sa peur. Sa position de combat était impeccable, mais aux yeux du lord noir cela ne fit que renforcer le coter ubuesque de la situation :

— Ha ha ! Mais c’est qu’il me menace. Si jeune et déjà si présomptueux. Vos parents, ne vous ont-ils pas appris à vous incliner devant vos supérieurs ? Qui êtes-vous pour oser me défier ?

— Des rouquins, dans des habits de seconde main. Ce sont certainement des Weasley. Répondit un autre mangemort.

— Intéressant. Cette baleine doit donc être la fameuse Molly Weasley. Tes frères m’ont beaucoup parlé de toi avant de mourir. Il est tant que tu ailles les rejoindre Molly. Monologua Voldemort en pointant sa baguette en direction de la vieille femme qui au soulagement des jumeaux commença à rependre conscience.

Mais le jeune garçon se plaça entre elle et sa baguette et osa le menacer :

— C’est moi ton adversaire.

Les mangemorts derrière Voldemort lancèrent un rire gras.

— La plaisanterie n’est plus drôle gamin. Écarte-toi et incline-toi devant moi et peut-être t’épargnerais-je par respect pour ton courage.

Harry Dursley ne bougea pas.

— Macnair. Occupe-toi de cet idiot. Dit Voldemort en commençant à avancer sans plus se soucier de lui.

Macnair avança dans sa direction sans même sortir sa baguette avec un sourire d’anticipation. Harry eut alors des flashs de ses accomplissements dans son monde d’origine. Sous le règne de Voldemort, Macnair été rapidement devenue le premier bourreau de Voldemort. Celui à qui il confiait les prisonniers les plus résistant ou ceux qu’il voulait voir briser et complétement soumis à sa volonté

— Pestis Incendium. Hurla Harry, lorsqu’il fut assez proche. Dans un réflexe surhumain, digne des combattants d’élite qu’étaient les mangemort, Macnair parvint à sortir sa baguette et à incanter précipitamment un sort de bouclier, mais il fut balayé par le déferlement de flammes démoniaques qui échappèrent de la baguette de Harry. Harry contempla d’un regard froid et dépourvue du moindre remords, Macnair se faire dévorer par les flammes d’une longue agonie silencieuse. Tout d’un coup c’était comme si une bulle de silencio venait d’être jeté autour d’eux.

Voldemort accorda à peine un regard à la disparition d’un de ses plus fidèles mangemorts, avant de faire disparaître le Feudeymon d’un geste négligeant de sa baguette et de reporter son attention sur Harry Dursley. Puis tout d’un coup son visage se figea, comme prit d’une illumination :

— Ainsi donc ce n’est pas la présence de la cape qui m’a attiré jusqu’ici. Donne-moi la baguette de sureau et je t’épargnerai toi et les tiens.

— Tom, je pensais avoir été clair hier : jamais je ne collaborerai avec toi. Va-t’en. Je ne suis pas sûr d’être assez fort pour te vaincre, mais je le suis certainement pour te résister jusqu’à ce que les aurores et Dumbledore ne débarquent. Tenta de bluffer Harry en comprenant la méprise de Voldemort.

Harry Dursley lâcha la main de dark-Harry. Puis Voldemort et lui commencèrent à se tourner l’un autour de l’autre formant un cercle parfait sous le regard perplexe des mangemorts et des Weasley qui n’osèrent pas intervenir.

— Intéressant. Tu as donc rencontré cet être pathétique qui prétendait être moi. J’aurais tant de questions à te poser avant de te tuer. Mais tu as raison, mon temps est limité. Dis-moi juste qui tu es.

C’est à ce moment-là qu’une vingtaine d’aurores débarquèrent. La dizaine de mangemort escortant Voldemort engagea immédiatement le combat afin de protéger leur maître.

— Apparemment, ton temps est encore plus limité que tu le pensais. Le nargua Harry.

Voldemort leva alors sa main droite et Harry remarqua pour la première fois la bague noire qui ornait son annulaire lorsqu’elle se mit à luire d’une lumière verte éclatante. Une centaine de cadavres convergèrent des rues adjacentes ou des maisons écroulées et attaquèrent alors les aurores depuis toutes les directions. Avant qu’il ne se fasse faucher par un incendio lancer par l’un des aurores, Harry Dursley cru reconnaître le membre de la brigade magique qui lui avait ordonné de fuir.

— Ou en étions-nous ? Ah oui ! Tu vas me dire tout ce que je veux savoir dans l’espoir de survivre quelques minutes de plus. QUI ES-TU ? Et que sais-tu des reliques de la mort ? Ordonna Voldemort d’une voix froide.

— Ton double ne t’a donc pas parlé de moi ? Je suis vexée. D’ailleurs où est-il ? A-t-il peur de m’affronter de nouveau ?

— Ma patience à ses limites. Parle ou meurs.

Pour toute réponse, Harry enleva le bandeau qui recouvrait sa cicatrice.

— HARRY POTTER. Hurla Voldemort dans un cri de rage qui fit cesser tous les combats et se retourner tous les combattant vers eux.

— AVADA KEDAVRA. Hurlèrent alors Harry et Voldemort de manière parfaitement synchrone.

Deux jets de lumière verte jaillirent des deux baguettes. Les deux traits lumineux se heurtèrent en pleine course et, tout à coup, la baguette de Harry se mit à vibrer comme si elle avait été parcourue d'un courant électrique. Sa main y était collée. Même s'il l'avait voulu, il aurait été incapable de la lâcher.

Un étroit faisceau lumineux d'une intense couleur or reliait à présent les deux baguettes magiques. Harry, stupéfait, suivit des yeux le rayon de lumière et vit que la baguette de Voldemort tremblait et vibrait avec la même intensité entre ses longs doigts crispés. Puis à sa surprise la plus totale, il sentit ses pieds se soulever du sol. Voldemort et lui s'élevèrent en même temps dans les airs, leurs baguettes toujours reliées par ce fil de lumière dorée et tremblante. Ils s'envolèrent lentement au-dessus de l’allée. Les Mangemorts se mirent à crier, demandant à Voldemort ce qu'ils devaient faire pendant que les aurores se remirent de leur stupéfaction et profitèrent de ce temps de répit pour se débarrasser des Inferi et évacuer les Weasley.

Le fil d'or qui unissait Harry et Voldemort se morcela soudain. Leurs baguettes restèrent liées l'une à l'autre, mais des milliers d'autres traits de lumière furent projetés dans les airs, dessinant une multitude d'arcs entrecroisés au-dessus de leurs têtes. Bientôt, Harry et Voldemort se retrouvèrent enfermés sous un dôme d'or, semblable à une immense toile d'araignée lumineuse, au-delà duquel les Mangemorts resserraient leur cercle, tels des chacals, leurs cris étrangement assourdis...

– Ne faites rien ! S'écria Voldemort d'une voix perçante.

Harry voyait ses yeux rouges s'écarquiller de stupéfaction devant ce phénomène. Il le vit s'efforcer de rompre le fil de lumière qui reliait toujours les deux baguettes magiques, mais Harry serra sa baguette de plus en plus fort, des deux mains à la fois, et le fil d'or resta intact.

– Ne faites rien tant que je ne vous en aurai pas donné l'ordre ! Cria Voldemort à ses fidèles.

Alors, un son magnifique et surnaturel s'éleva dans les airs... Il émanait de chaque fil de la toile lumineuse qui vibrait autour d'eux. C'était un son que Harry reconnut aussitôt, bien qu'il ne l'eût entendu qu'une seule fois dans sa vie... Le chant du Phénix...

Pour Harry, ce chant était celui de l'espoir... Le plus beau son qu’il n’ait jamais entendu... Il eut l'impression que le chant ne résonnait pas seulement autour de lui, mais en lui... et qu'il le reliait à son Dumbledore, comme si un ami lui parlait à l'oreille… Ne brise pas le lien.

« Je sais, répondit Harry comme s'il s'adressait à la musique, je sais que je ne dois pas le briser... » Mais à peine avait-il eu cette pensée qu'il lui devint de plus en plus difficile d'y parvenir. Sa baguette se mit à vibrer avec plus de force que jamais... et le rayon lumineux qui l'unissait à Voldemort se transforma lui aussi... On aurait dit que de grosses perles de lumière glissaient dans les deux sens le long du fil d'or. Harry sentit sa baguette trépider entre ses mains tandis que les perles avançaient lentement dans sa direction... Peu à peu, les perles ne glissèrent plus que dans un seul sens, de Voldemort vers lui, et sa baguette se mit à trembler avec fureur...

À mesure que la plus proche des perles de lumière avançait vers lui, il sentait le bois de sa baguette magique devenir si brûlant qu'il eut peur de la voir s'enflammer. Plus la perle se rapprochait, plus la baguette vibrait entre ses mains. Il avait la certitude qu'elle ne résisterait pas à son contact, qu'elle volerait en éclats sous ses doigts si jamais la perle la touchait...

Le regard fixe, animé d'une lueur furieuse, il se concentra de toutes les forces de son esprit pour renvoyer la perle vers Voldemort, tandis que le chant du Phénix continuait de résonner à ses oreilles... Alors, lentement, très lentement, les perles de lumière s'immobilisèrent dans un frémissement puis, tout aussi lentement, commencèrent à glisser dans l'autre sens... à présent, c'était la baguette de Voldemort qui vibrait avec une incroyable intensité... Voldemort, qui sembla abasourdi, presque apeuré, en voyant l'une des perles de lumière trembloter à quelques centimètres de sa baguette magique...

Harry ne comprenait pas pourquoi il agissait ainsi, il ne savait pas à quoi cela pourrait bien aboutir... mais il se concentrait comme jamais il ne s'était concentré pour forcer cette perle à retourner dans la baguette de son ennemi... Toujours avec la même lenteur... elle avança peu à peu le long du fil d'or... trembla pendant un moment, puis toucha enfin la baguette...

Aussitôt, la baguette magique de Voldemort émit des hurlements de douleur... Un instant plus tard — Les yeux rouges du Seigneur des Ténèbres s'écarquillèrent devant cette vision —, une épaisse fumée s’éleva de sa baguette. Une tête se dessina... puis un torse, des bras… et enfin le fantôme avec un uniforme de la brigade magique apparut. Puis des cris de douleur se firent entendre et progressivement d’autre fantôme sortirent de la baguette de Voldemort apparut et d’autre fantôme.

Harry éprouva une telle stupéfaction qu'il aurait pu en lâcher sa baguette mais, instinctivement, ses mains la serrèrent plus fort que jamais et le fil d'or resta intact tandis que les fantômes commencèrent à s’adresser à lui.

– Tiens bon, gamin. Dumbledore et l’ordre sont en route, dit-il.

Sa voix était distante, comme répercutée par un écho. Harry regarda Voldemort... Ses yeux rouges grands ouverts exprimaient l'ahurissement... Il paraissait aussi abasourdi que Harry lui-même...

– Ne lâche surtout pas ! s'écria-t-elle.

– Ne le laisse pas te vaincre ! Ne lâche pas !

L’encouragèrent les fantômes de plus en plus nombreux des sorciers et même de quelque gobelin que Voldemort avait tué lors de cette attaque sur le chemin de traverse.

Harry entendit alors les faibles cris de frayeur des Mangemorts qui tournaient autour du dôme doré avant de transplaner subitement. Il poussa un soupir De soulagement. Il n'aurait pas pu tenir sa baguette beaucoup plus longtemps. Il la leva brutalement, de toutes ses forces, et le fil d'or se brisa. Le dôme de lumière s'évanouit aussitôt, le chant du Phénix s'interrompit — mais les silhouettes fantomatiques des victimes de Voldemort étaient toujours présentes et entouraient leur assassin, mais furent incapables de l’empêcher de suivre ses mangemort dans sa fuite.

Harry se retrouva alors seul encerclé par une cinquantaine de sorciers certains en habit civil d’autre en uniforme d’aurore qui avait toujours leur baguette levée dans sa direction attendant visiblement que quelqu’un se remette suffisamment de sa stupéfaction pour reprendre l’initiative.

C’est alors que s’avança une vielle homme avec une barbe blanche et des robes violette qui irradiait de pouvoir. Un des aurores l’interpella :

— Dumbledore, je vous jure, c’était vous savez qui en personne.

— Je vous crois Dawlish.

Puis il se tourna Vers Harry et adopta un air qui parut faussement bienveillant à Harry Dursley et dit :

— Et bien Harry. Je crois que tu as eu une journée mouvementée. Que dirais-tu de venir me la raconter autour d’une bonne tasse de chocolat chaud ? Baisse ta baguette. Tu es en sécurité maintenant.

Il tenta de se persuader que sa mauvaise impression était peut-être due à une méfiance excessive. Après tout, rien dans l’attitude du directeur ne paraissait menaçante ou ne le différenciait du vieux sage qu’il connaissait. Et il avait sans doute une excellente raison pour justifier de s’être servis dans son coffre. Enfin celui de Dark-Harry. Et quand bien même il ne pouvait pas être assez horrible pour renvoyer Dark-Harry chez les Dursley une fois qu’il lui aurait raconté la manière dont il le traitait. Mais surtout, il aurait été tellement agréable de s’en remettre à lui comme avant.

Cependant la main invisible qui avait immédiatement serré la sienne une fois le combat terminé lui rappela qu’il ne pouvait se laisser aller à de telle risque.

— Voldemort est à la recherche des reliques et il ne tardera pas à comprendre que vous possédez la baguette. Vous êtes sa prochaine cible. Dit-il au directeur en lançant discrètement un sort de glu perpétuelle sur la main de Dark-Harry, afin de s’assurer qu’il ne le lâcherait pas. Puis en priant pour que ça marche, il plia les genoux et lança le sort que Voldemort utilisait quasi quotidiennement pour se déplacer.

Devant les regards stupéfaits de tous les sorciers présents, il s’envola. Certains lui lancèrent des sorts pour tenter de l’arrêter, mais il était déjà trop haut dans le ciel. Puis il accéléra violemment et disparu. Ils tentèrent de le poursuivre en balai, mais il ne restait plus dans les cieux que la marque des ténèbres qui éclairait les ruines du chemin de traverse de sa sinistre lumière verte.

Se mettre au vert

Harry Dursley ne put s’empêcher de pousser un hurlement de joie. Cela faisait tellement longtemps qu’il n’avait pas touché à un balai, qu’il avait oublié à quel point il adorait voler. Lorsqu’il filait dans les cieux à toute vitesse tous ses soucis s’envolait pour être uniquement remplacé par l’impression de vitesse. Et dieu sait qu’il n’avait pas envie de penser en ce moment. Certes, il avait encore survécu, mais les horreurs qu’il venait de voir sur le chemin de traverse se rajouteraient à la longue liste d’images traumatisante qui peuplait son sommeil. Mais il était vivant, et même le froid intense qu’il commençait à éprouver ne parvenait pas à entacher l’intense sensation de vie que le vol lui faisait ressentir.

Cependant, il ne pouvait voler indéfiniment en ligne droite totalement au hasard. Il lui fallait une destination. Et accessoirement réfléchir à ce qui venait de se passer et à ce que sa rencontre avec Voldemort lui avait appris. C’est là qu’il se rendit compte qu’il avait une fois de plus totalement oublié Dark-Harry. Il ne s’était même pas assuré qu’il n’était pas blessé (à sa décharge déjà qu’en temps normal, il était plutôt discret, mais avec la cape d’invisibilité, il était… invisible)

Il se posa en catastrophe dans un champ, et libéra son double de sa poigne magiquement renforcé. Aussitôt, celui-ci s’éloigna de lui pour aller vomir dans un coin. Une fois son estomac vidé, il se mit à trembler. Remplis de culpabilité, Harry Dursley s’approcha de lui.

— Ça va ?

Pour toute réponse, il reçut un regard furieux que n’aurait pas renié Voldemort, mais continua à trembler de tout son long. Harry remarqua alors que son visage était maculé de trace de larmes. Il s’approcha alors de lui pour le prendre dans ses bras, mais Dark-Harry le repoussa.

— Oui bon, question stupide. Je suis désolé que tu aies été confronté à tout ça. Je ne pensais pas que Voldemort attaquerait le chemin de traverse. Je savais qu’il y avait des chances pour qu’il soit de retour, mais j’aurais cru qu’il se ferait discret le temps de réunir plus d’adeptes. Je pensais que le chemin de traverse était un endroit sûr. Enfin aussi sûr que possible quand on s’appelle Harry Potter.

— Je ne suis pas un bébé.

— Mais non, tu n’es pas un bébé. T’as même été très courageux.

Dark-Harry exigea alors :

— Alors dite moi la vérité ! C’était qui ses types ? Pourquoi vous vous faites passer pour moi ? Pourquoi il est devenu fou furieux lorsque vous lui avez montré ma cicatrice ? Pourquoi…

— Holà du calme. C’était des mangemorts, les serviteurs de Voldemort.

— C’est qui Voldemort ?

— Mam...Pétunia ne t’a jamais dit comment tes parents sont morts ? Dit Harry Dursley avec surprise

Il répondit sur un air ironique :

— Elle m’a dit qu’ils étaient morts dans un accident de la route parce qu’ils étaient complètement saouls.

— Quoi, mais c’est n’importe quoi. James et Lily Potter étaient des salops, mais ce n’était pas des drogués. S’exclama Harry Dursley. Pus, il se rappela que ce n’était pas son monde et qu’en fait, il ne savait rien des parents de Dark-Harry.

Sans qu’il ne comprenne pourquoi une larme perla des yeux de Dark-Harry, mais il l’essuya vite et demanda :

— C’est quoi le rapport avec ses malades ? Pourquoi ils m’en veulent ? Demanda Dark-Harry bien déterminé à obtenir des réponses à ses questions pour une fois.

Après un temps d’hésitation, Harry Dursley finit par répondre :

— Tes parents ont été tués par Voldemort, alors qu’ils tentaient de te protéger. Ce n’était pas des drogués, mais des héros de guerre qui se sont battu pendant des années pour protégés les autres, puis se sont sacrifié sans hésiter pour leur fils. Ils t’aimaient de tout leur cœur, tu sais.

Dark-Harry marqua un temps d’arrêt visiblement ému, mais repris :

— Pourquoi tu as dit que c’étaient des salops alors ?

— Je n’aurais pas dû dire ça. En fait je n’en sais rien de comment étaient tes parents. C’est juste qu’ils n’étaient pas parfaits. Répondit évasivement Harry Dursley en posant une main sur son épaule pour le réconforter. Harry Dursley constata alors qu’il était trempé et frigorifié. Il était tellement pris par le plaisir de vol qu’il n’avait pas pensé au fait que son double ne pouvait pas se sécher par magie lorsqu’il traversait un nuage.

— Merde, excuse-moi. S’exclama Harry Dursley en générant un vent chaud qui le sécherait et le réchaufferait rapidement d’un geste de sa baguette. Heureusement qu’ils étaient en août ou le gamin aurait déjà attrapé la crève.

— C’est mieux comme ça ? Lui demanda Harry Dursley tout en luttant contre un léger malaise. À cause de l’euphorie provoquée par le vol, il ne l’avait pas remarqué, mais lors du combat il avait beaucoup trop tiré sur ses faibles réserves magiques.

— Oui merci. Dit-il en lui adressant un sourire gêné.

— Est-ce que tu as des blessures ? Ou faim ? Ou…

— Ça va, je n’ai rien. Je ne suis pas en sucre. Répondit Dark-Harry d’un air faussement agacé.

— Mais c’est que c’est un grand garçon, ça. Répondit-il Harry Dursley avec un sourire moqueur

— Arrête de te moquer de moi. Exigea Dark-Harry avec colère.

— Mais oui mon grand garçon. C’est que c’est un grand garçon. Mais oui, mais oui. Dit Harry Dursley avec une voix mièvre normalement réservé au bébé en se préparant à courir pour échapper à la vengeance de son sosie. Mais celui-ci se contenta d’exiger d’une voix froide :

— Arrête !

— Désolé. Je voulais juste rigoler. Dit Harry Dursley d’une voix penaude en voyant que sa moquerie n’avait pas suscité la réaction espérée.

— Hilarant. Commentât Dark-Harry d’une voix froide d’où perçait la colère.

— Tu n’aurais pas croisé Snape des fois ? Dit-il sur un ton humoristique.

Devant le regard interrogatif de l’enfant, il rajouta :

— C’est un professeur de Poudlard vraiment… Enfin, c’est compliqué. Se reprit-il juste à temps pour éviter de le vexer une nouvelle fois.

— C’est quoi encore ça Poudlard ? Et arrête de noyer le poisson. Est-ce que vous allez me dire ce qui se passe ?

— Tu peux me tutoyer, tu sais. Ça me fait bizarre d’être traité comme un vieux monsieur. Je n’ai même pas 14 ans. Merde, c’est vrai que j’ai l’apparence d’un gosse.

— Tu n’as que 14 ans ! S’exclama Dark-Harry.

— Presque 15. Dit Harry Dursley presque vexé

Dark-Harry lui répondit par un haussement de sourcil très Snapsien, plus qu’équivoque sur ce qu’il pensait de sa réponse.

— Si tu t’avises ne serais que d’insinuer de me traiter de bébé, je te prive de chamallow jusqu’à la fin des temps. Plaisanta-t-il. Voyant que Dark-Harry ne lui répondait pas, il enchaîna :

— Écoute si je ne t’ai rien dit, ce n'est pas pour faire de la rétention d’informations, c’est juste que s’est compliqué et que je n’ai pas toutes les réponses. Ce que je sais, c’est qu’il y a 10 ans, Voldemort était à la tête d’un armé de mangemort et de créature démoniaque. Et il faisait régner la terreur dans le monde sorcier. C’était une époque si terrible qu’encore aujourd’hui la plupart des sorciers ont peur de prononcer son nom. Tes parents et d’autres sorciers se sont réunis dans une organisation paramilitaire dirigée par Dumbledore pour l’empêcher de prendre le contrôle du gouvernement sorcier et d’appliquer sa politique raciste envers les née-moldu comme ta mère. Cependant, malgré leurs efforts et les pouvoir incroyables de Dumbledore, ils étaient en train de perdre jusqu’à ce qu’une prophétie annonçant la naissance d’un enfant capable de le vaincre ne soit faite. Je te passe les détails, mais Voldemort décida que cet enfant, c’était toi et décida de tout faire pour te tuer avant que tu ne puisses le menacer. Et en même temps, il comptait t’utiliser comme sacrifice dans un rituel de magie noire qui le rendrait immortel. Tes parents se sont alors cachés, mais grâce à la trahison d’un de leurs amis les plus proches, Voldemort les a retrouvés. Ils auraient pu s’enfuir, mais même s’ils savaient qu’ils n’avaient aucune chance, ils ont décidé de rester pour tenter de te protéger. Voldemort les a tués et a ensuite retourné sa baguette contre toi, mais en se sacrifiant ta mère a invoqué une ancienne magie basée sur l’amour qui a perturbé son rituel noir et a eu pour conséquence que le sort de mort a été dévié sur lui. Depuis, il a été réduit à moins qu’un fantôme, alors que toi, tu t’en es tiré avec une cicatrice en forme d’éclair. Ensuite privé de son leader son armée s’est dispersé et toi tu es devenu célèbre. Les sorciers pensent que si le sort a été dévié, c’est parce que tu as quelque chose de spécial et ils te prennent pour une sorte de messie. C’est pour ça que j’ai tant insisté pour que tu portes ce chapeau lorsque l’on était dans le monde sorcier. S’ils avaient vu ta cicatrice, ils t’auraient reconnu et on aurait eu des ennuis. Enfin quoi qu’avec moi éviter les ennuis est un objectif un peu trop ambitieux. Cédric disait que j’étais un vrai chat noir. Se remémora-t-il avec nostalgie en espérant que le préfet des Poufsouffle avait pu survivre dans son monde.

Dark-Harry lui absorbait avec difficulté le flow d’information. C’était beaucoup trop d’un coup. Petit à petit, une voix venue des tréfonds de son âme lui susurra que Pétunia avait raison et qu’il attirait le malheur. Que c’était de sa faute, si ses parents étaient morts et que son protecteur avait dû faire face au mage noir. D’ailleurs, un terrible soupçon lui vint, qu’il ne put s’empêcher de verbaliser les larmes aux yeux :

— Si vous vous occupez de moi, c’est juste parce que vous voulez m’utiliser pour vaincre ce Voldemort. En fait, vous n'en avez rien à faire de moi et dès que vous aurez trouvé un moyen de le vaincre, vous vous débarrasserez de moi.

— Non bien sûr que non. C’est même tout le contraire. Si je n’avais pas besoin de m’occuper de toi ou de te protéger, ce serait beaucoup plus simple pour moi. D’ailleurs, j’ai fait une connerie en t’embarquant avec moi, comme ça. Répondit Harry Dursley sur un ton rassurant en remontant sa main sur son épaule, mais cette réponse ne fit que bouleverser davantage Dark-Harry. Mais il se retint de pleurer. Il en avait marre de chialer toutes les deux minutes pour rien.

Comprenant sa gaffe, Harry Dursley bafouilla en tentant de l’obliger à le regarder dans les yeux :

— Non mais ce n’est pas ce que je voulais dire. Ce que je voulais dire, c’est que…

— Que je suis un boulet qui vous gêne. Ça va ce n’est pas grave, j’ai l’habitude. Répondit Dark-Harry.

— Si c’est grave et tu n’es pas un boulet.

— C’est gentil, mais ce n’est pas la peine de me mentir.

— Bon d’accord t’es un boulet, mais je suis content de t’avoir avec moi. T’es vraiment génial comme gamin. Et je ne dis pas ça parce que je suis narcissique. Moi à ta place, je me serais hurlé dessus tellement je m’occupe de toi n’importe comment. Si j’ai dit que je regrettais de t’avoir pris avec moi, c’est juste parce que ça te met en danger. Si j’avais réfléchi deux secondes, je t’aurais confié à un adulte et tu n’aurais pas eu à vivre… Tout ça. Merde, je t’ai quand même emmené dans un bordel. Si ma mère l’apprend, elle va me passer un de ses savons.

— C’est quoi un bordel ? Demanda Dark-Harry pour changer de sujet et cacher son émotion.

— Heu… Hé ben… T'es sûr que tu n’as pas une question plus simple ? Genre qu’elle est le sens de la vie ou pourquoi les magasins ouverts 24h/24 ont-ils des serrures ? Répondit Harry Dursley.

— Je veux rester avec toi. Dit-il si faiblement qu’Harry Dursley n’était pas sûr de l’avoir entendu. Ce dernier lui ébouriffa les cheveux et lui prit la main.

— Tu es prêt. Il est temps de repartir.

Voyant son air dégoutté, Harry Dursley demanda stupéfait :

— Tu n’aimes pas voler !!!?

— Qui serait assez fou pour aimer ça ?

— Qui serait assez fou pour ne pas aimer ça ? Quand on vole, on se sent tellement libre. Tous nos soucis disparaissent.

— Moi, j’avais surtout l’impression d’être ballotté dans tous les sens et sur le point de tomber en permanence

— Tu ne pouvais pas tomber, je t’avais magiquement attaché à moi. Bon d’accord, les loopings ce n'était peut-être pas l’idée du siècle. Je te jure que cette fois, je volerais plus calmement.

En voyant son air de condamné à mort résigné à son sort, Harry Dursley rajouta en les recouvrant tous les deux de la cape d’invisibilité.

— On va juste voler jusqu’à la gare la plus proche et après, on prendra le bus.

Pour la première fois, Dark-Harry lui sourit de toutes ses dents et lui demanda :

— On va où ce coup-ci ?

— Ça, c’est la question à cent mille galions. J’y ai beaucoup réfléchi et je pense que le mieux c’est d’aller chez les Lovegood. Ils sont complètement fous, mais c’est l’une des rares familles sorcière qui ne soit ni avec Dumbledore, ni avec Voldemort. Et il y a une faible chance pour qu’ils aient des informations sur les reliques de la mort. Cerise sur le gâteau, ils habitent dans un coin paumé en pleine cambrousse où personne n’ira nous chercher.

oOoOoOoOo

Harry Dursley avait oublié de préciser un point négatif sur les Lovegood : ils habitent dans un coin paumé en pleine cambrousse que personne n’arrive à trouver.

S’il se souvenait bien de la descente chez eux qu’avait effectués Voldemort (par dépit, lorsqu’il n’avait pas eu de meilleures pistes pour trouver des informations sur les reliques), ils habitent dans le Devon près d’un petit village moldu situé près d’Exeter et d’une rivière qui s’appelle Ober (ou un truc comme ça). Il pensait que ce serait suffisant. Bordel ça devrait être facile à repérer une grande tour noire sur une colline au milieu de nulle part.

Cependant après les deux heures de voyage en bus nécessaire pour atteindre la gare de Loutry Ste Chaspoule (et un arrêt dans une forêt pour déjeuner d’un sandwich acheté dans un magasin sur la route qui avait semblé ravir Dark-Harry), ils avaient passé ce qui lui semblait des heures à tourner en rond dans la campagne aux alentours sans trouver trace d’une maison magique. Pourtant, Harry Dursley sentait la présence diffuse d’une importante magie. Une magie qui lui semblait vaguement familière.

Comme à son habitude et contrairement à la plupart des enfants, Dark-Harry le suivait sans se plaindre, et même semblait ravis de ce voyage. Durant l’interminable voyage en bus Harry Dursley avait d’ailleurs trouvé très distrayant de le voir, le nez collé à la vitre commenter tout ce qu’il voyait avec enthousiasme (entre deux crises d’angoisse sur le fait de le déranger qui lui avait fait maudire les Dursley de ce monde). Pour lui par contre ce voyage ressemblait de plus en plus à un calvaire. Les combats de ce matin, puis sa séance de vol lui avaient fait oublier son étrange fatigue, mais elle s’était rapidement accru durant le voyage et bien qu’il n’était même pas 16h00, il ne rêvait que d’aller se coucher. Il avait même dû lutter à plusieurs reprises pour ne pas s’évanouir (et cette fois, il n’avait fait aucune magie). Il avait d’abord pensé qu’il n’avait pas assez mangé, mais ses problèmes n’avaient fait qu’empirer après leur pause-déjeuner.

Il continua néanmoins à marcher jusqu’à croiser un garçon roux de son âge (de l’âge qu’il avait actuellement, c’est-à-dire 9 ans) qui se tenait au milieu d’un champ en s’entraînant à frapper un ennemi invisible avec une batte de baseball aux dimensions démesurées. Normalement, il l’aurait ignoré, mais il avait besoin de demander son chemin et la batte lui faisait penser à une batte de Quidditch extrêmement usé. Il s’assura que Dark-Harry portait son chapeau et que sa propre cicatrice était masquée par son bandeau puis franchit la haie qui séparait le chemin du champ et le héla en disant :

— Salut.

Le garçon se retourna alarmé et dit :

— Attention !

Il n’eut que le temps de se coucher par terre en entraînant Dark-Harry, avant qu’un cognard ne fonce à toute vitesse à l’endroit où il se tenait il y a quelques secondes puis se dirige vers le garçon roux qui le renvoya vers l’horizon d’un puisant coup de batte.

— C’était quoi ça ? Demanda Dark-Harry apeuré.

Avant qu’Harry Dursley ne puissent lui répondre le garçon roux demanda avec peur :

— Ne me dites pas que vous êtes des moldu ?

— C’est quoi un moldu ? Demanda immédiatement Dark-Harry

— Oh non, non, non ! Maman va me tuer. S’exclama le garçon roux.

— Mon frère te fait marcher. On est des sorciers. Je m’appelle Harry et toi ? Demanda Harry Dursley en s’avançant la main tendue.

— Moi, c’est Ron. Fit celui-ci soulager en la lui serrant. Ça vous dit de jouer au Quidditch avec moi ?

— T’as des balais ? Demanda Harry Dursley avec enthousiasme en oubliant subitement sa fatigue ou les raisons de sa venue. Le Quidditch lui manquait tellement.

— Non, mais j’ai un cognard et un souafle et on pourrait dire qu’on marque un point si on fait passer le souafle entre ses deux branches, dit-il en désignant un arbre situé le long du pré.

— Désolé, mais on ne peut pas rester, on doit aller chez les Lovegood. Tu sais où ils habitent ?

Ron nia de la tête.

— Non, je ne sais pas. Mais je suis sûr que papa, lui, il sait. Mais il est parti au travail, alors que c’est son jour de repos parce que des cinglés jurent avoir vu Vous-savez qui dans l’Allée des Embrumes ce matin.

— Oui, c’est vraiment n’importe quoi. Dit Harry Dursley avec gène. Et ta mère elle saurait peut-être ?

— Sans doute, mais ce matin, elle est partie acheter les fournitures scolaires de mes grands frères en nous laissant avec tante Muriel. Soi-disant qu’on n’est pas assez grand pour aller tout seul et que sans papa elle peut pas tous nous surveiller. Mais je suis plus un bébé. Dit-il avec une rancune visible

— Elle devrait être rentrée depuis le temps. Dit Harry en espérant qu’elle n’avait pas été présente au chemin de traverse au moment de l’attaque.

— Je ne sais pas. Quelle heure il est ?

— Tempus. Dit machinalement Harry Dursley en sortant sa baguette et l’heure apparue dans un écran de fumée. Cependant, ce simple sort suffit à lui faire ressentir un accès de faiblesse. Cela l’inquiéta tant qu’il en oublia de regarder l’heure qui s’affichait. Heureusement, aucun des deux autres enfants ne sembla remarquer qu’il avait un problème.

— Woh ! T’as déjà une baguette ? Dit tu me la prêtes ? Demanda Ron avec excitation.

— Non. Répondit fermement Harry Dursley sans réfléchir.

— Mais maman elle dit toujours qu’on doit partager nos affaires.

— Oui, mais c’est ma baguette.

— S’il te plaît, je te jure, je te la rends juste après.

— Tu ne sais même pas t’en servir de toute façon.

— Si je sais.

— Non, tu ne sais pas.

— Si.

— Non.

— Si.

— Non.

— Arrête ses idioties et montre à cette idiote qui est le plus fort. Le stoppa Dark-Harry avec un sourire mauvais en direction de Ron.

Cette déclaration jeta un froid, puis Harry Dursley dit d’une voie hésitante :

— Bon d’accord, je te la prête, mais pas longtemps. Et tu fais gaffe.

— Waouh vraiment. Répondit Ron avec excitation sans plus se soucier de la menace du frère jumeau de son nouvel ami.

Ron se saisit de la baguette et tenta de faire sortir des étincelles en la balançant dans tous les sens, jusqu’à ce qu’une explosion le propulse par terre.

— He, doucement, ce n’est pas un jouet. Cria Harry Dursley en faisant par réflexe revenir sa baguette entre ses mains d’un seul geste (cette énième usage de la magie sans baguette le fit chanceler)

— Cool ! Cria Ron en se relevant d’un bon. Tu m’apprends !

— Ça m’étonnerait que tu puisses apprendre. Sans vouloir te vexer, je ne pense pas que tu aies assez de puissance pour faire de la magie sans baguette.

— Oh d’accord, qui c’est qui t’as appris tout ça ? Mes parents et mes frères, ils refusent de m’apprendre quoi que ce soit. Ils disent que je suis trop petit. Dit Ron déçus.

— Il faut qu’on s’en aille. On doit être chez les Lovegood avant ce soir. Dit Harry pour changer de sujet.

— Venez chez moi. Vous pourrez utiliser la cheminée de mes parents.

Harry n’hésita que quelques secondes. C’était un risque de se rendre chez des inconnues, mais pour une raison qu’il ignorait le garçon lui inspirait confiance et de toute façon, il était trop épuisé pour continuer comme ça. C’était dangereux. S’il rencontrait un ennemi Harry Dursley doutait de plus en plus de pouvoir les défendre.

— Oui, ce serait génial.

Il aida Ron a rangé le cognard, puis ils le suivirent tout en parlant avec animation de Quidditch. Même s’il était beaucoup plus jeune que lui, Harry Dursley se rendit compte qu’il appréciait beaucoup l’autre garçon et se demandait comment ça se faisait qu’il n’était pas devenu ami à Poudlard. Sans doute avait-il fait partie de la masse de fanboy, puis d’harceleur qu’il s’était fait un devoir d’ignorer. Dans tous les cas, ça lui faisait du bien de rire et de parler de chose futile. Il tenta à plusieurs reprises d’intégrer Dark-Harry à la conversation, mais celui-ci, se montra renfrogné et se contenta de les suivre silencieusement en jetant des regards noirs à Ron qu’Harry Dursley ne comprenait pas. Cette réaction l’inquiétait un peu, mais il se dit qu’il devait juste être fatigué et éprouver par les événements récents. Cela le rassura un peu, car il se mit à penser que son étrange fatigue était peut-être dû au fait que son corps d’enfant n’était pas capable de supporter autant d’effort que le corps d’ado auquel il était habitué (sans compter la magie qu’il utilisait un peu trop abondamment). En-tout-cas, il se contenta de le laisser bouder en espérant qu’une bonne nuit de sommeil le ramènerait à de meilleurs sentiments.

Après 15 minutes de marche, ils arrivèrent devant la maison la plus bizarre qu’Harry n’avait jamais vue. On aurait dit une vaste porcherie qui aurait été agrandie au fil du temps. Haute de plusieurs étages, la maison paraissait si bancale qu'elle ne semblait tenir que par magie (ce qui était probablement le cas, songea Harry). Quatre ou cinq cheminées se dressaient sur le toit rouge et un écriteau tordu, planté près de l'entrée, portait le nom de la maison : « Le Terrier. » Des bottes entassées en désordre et un vieux chaudron rouillé encadraient la porte. Quelques gros poulets bien gras picoraient dans la cour.

— Ce n'est pas très luxueux, dit Ron.

— C’est un euphémisme. Commenta sur un ton sarcastique Dark-Harry en lançant un regard de pure jalousie à Ron

— Comparé, à là où on a dormi hier soir, c’est un château. Offrit charitablement Harry Dursley, en ramenant d’autorité son double près de lui avant de lui lancer un regard le défiant de rajouter un mot. Harry Dursley commençait à revoir son jugement et se disait qu’il devrait avoir une conversation désagréable avec lui avant la fin de la journée.

Cependant, ce dernier baissa les yeux avec un air extrêmement triste et redevint mutique, ce qui fit se sentir mal Harry Dursley. Il laissa Ron passé devant et pendant ce temps pour réconforter Dark-Harry, il lui passa la main dans les cheveux puis lui prit fermement la main pour l’entraîner à l’intérieur à la suite de Ron qui criait qu’il était rentré.

— Ron, tu ne devineras jamais ce qui s’est passé sur le chemin de travers, on a rencontré… Toi ! S’exclamèrent les jumeaux Fred et George en le fixant avec de grands yeux après avoir déboulé avec excitation devant eux suite à l’arrivée tonitruante de Ron. Mais ils se figèrent avec de grands yeux en remarquant ses invités.

— Encore vous !? Vous me poursuivez ou quoi ? Qu’est-ce que vous faites ici ? S’exclama alors Harry Dursley

— Vous vous connaissez ? Demanda Ron visiblement perdu.

— Mais c’est… c’est… Balbutièrent Fred et George.

— C’est qui ? Demanda une petite fille qu’Harry reconnu à peine comme étant Ginny.

— Oh non, ça ne va pas recommencer !? Se plaignit Harry Dursley avec désolation. Alors pour la énième fois. Oui, je suis Harry Potter, oui, j’ai une cicatrice, non, vous ne pouvez pas la voir et j’ai déjà montré ma grosse baguette à Ron… Ce n’est pas ce que je voulais dire. Rajouta-t-il juste après. (Note de l’auteur : c’est une référence à une blague du tome 2 chapitre 3 de Harry Dursley)

— Tu es Harry Potter !? S’exclama Ron.

— Menteur. Harry Potter est…Commença Ginny.

— Oui, je sais, il est beaucoup plus beau et musclé. Tu devrais sortir avec lui d’ailleurs. Le coupa Harry Dursley résigné.

— Non, je voulais dire qu’il n’a pas de frère jumeau. Et les garçons, c’est trop dégueu, moi, je n’aurais jamais d’amoureux. Répondit la petite Ginny avec innocence.

— Excellente remarque. Je ne suis pas Harry Potter et on va s’en aller.

— Attends, on s’en fiche de qui tu es. Tu nous as sauvé la vie. Laisse-nous au moins te remercier. Le retinrent les jumeaux.

— C’est quoi cette histoire ? Demanda Ron

— Tu aurais vu ça, Ron, le seigneur des ténèbres, c’est ramené avec une troupe de mangemort et lui il les a défiés tout seul pour qu’on puisse s’enfuir. En un seul sort, il a pulvérisé un mangemort et après, il a commencé à un duel avec le seigneur des ténèbres en personne. Il y a eu des éclairs, ils sont se sont envolé…

— Cool. S’exclama Ron en affichant une adoration manifeste pour son nouvel ami.

— Ce n’était pas cool, c’était terrifiant. Il n’y a rien de cool à tuer quelqu’un ou à risquer sa vie contre un psychopathe mégalomane. Le contredit Harry Dursley.

— C’est vrai, c’était horrible. Déclara Fred

— Je n’ai jamais eu aussi peur de ma vie. Compléta George.

— Mais sans toi, maman serait morte. On a une dette envers toi. Déclarèrent-ils en cœur.

— Vous ne me devez rien, s’il a attaqué le chemin de traverse et que vous vous êtes retrouvé en danger, c’est à cause de moi.

Avant que quiconque ne puisse répondre, Molly et Arthur Weasley transplanérent au milieu du salon.

— Ron. On t’a cherché partout. Mais où tu étais passé bon sang? S’exclama immédiatement Molly en se précipitant sur son ainé.

— Ben, j’étais parti jouer…

— On s’en fiche regarde qui il a ramené. S’exclama le jeune Fred, en désignant Harry Dursley qui tentait de s’enfuir discrètement en traînant son double famélique à sa suite.

Immédiatement, le regard des deux adultes se tournèrent vers lui. Leur réaction fut si rapide qu’avant que quiconque ait pu comprendre ce qui se passait les enfants c’était retrouvé poussé de force derrière Molly Weasley qui faisait barrage de son corps et pointait sa baguette sur Harry Dursley avec un regard de haine pendant qu’Arthur Weasley tentait de séparer Dark-Harry de son protecteur ce qui avait déclenché le cri effrayé de celui-ci qui sortirent subitement Harry Dursley de son état catatonique.

— Lâchez-le, immédiatement. Ordonna Harry Dursley en sortant sa baguette et en faisant crépiter sa magie. S’il ne s’était pas senti aussi mal, il l’aurait immédiatement dégagé avec un répulso, mais il avait peur de ne pas être capable de produite un sort suffisamment puissant (et encore moins de s’en sortir si un combat s’ensuivait).

Arthur Weasley le lâcha et sortit à son tour sa baguette et se mit à côté de sa femme dans une formation parfaitement optimisée pour le combat en duo qui trahissait l’habitude qu’ils avaient prise durant la dernière guerre de combattre ensemble.

— N’aie pas peur Harry, c’est fini. Il ne te fera plus de mal. On va te ramener chez les Dursley. Déclara Arthur Weasley d’une voix rassurante en direction de Dark-Harry.

— Pour ça, il faudra me passer sur le corps. Menaça Harry Dursley pendant qu’il commençait à perdre le contrôle de sa magie qui fracassa les vitres et divers petits objets décoratifs (il se rendit alors compte que contrairement à ce qu’il pensait ses réserves magiques étaient à un niveau élevé et n’était donc pas responsable de son sentiment de faiblesse).

— Mais qu’est-ce qui vous prend ? C’est Harry Potter… Tentèrent les jumeaux.

— Ce n’est pas Harry Potter, mais un imposteur. Après la bataille Dumbledore a été chez ses tuteurs et à découvert qu’un mage noir les avait attaqués et avait enlevé le vrai Harry Potter.

— La vérité est le meilleur des mensonges. Commenta Harry Dursley d’un ton sarcastique en pensant à l’un des mantras que Voldemort répétait lors de ses nombreuses phases de monologue à sa gloire que personne d’autre qu’Harry n’écoutait vraiment.

— Les enfants, dès qu’on vous le dira courez-vous réfugiez chez tante Muriel en utilisant la cheminée.

— Mais il nous a sauvé la vie. Objectèrent les jumeaux solidaires de Ron qui tentait d’échapper à l’emprise de ses parents pour défendre son nouvel ami.

— Pour une fois dans votre vie, obéissez. Leur cria Molly Weasley.

— Mais pourquoi tout le monde nous dit ça ? Demandèrent les jumeaux.

— Parce qu’on vous connaît. Répondirent en même temps Arthur Weasley et Harry Dursley.

— Écoutez, je ne sais ce que vous a raconté Dumbledore, mais je ne vous veux aucun mal. Laissez-nous partir. Rajout Harry Dursley.

— Papa laisse le s’en aller. C’est moi qui ai insisté pour qu’il vienne. Supplia Ron, les larmes aux yeux dans l’indifférence de ses parents qui n’avait d’yeux que pour leur ennemi.

— Libère ce pauvre enfant. Il ne te sert à rien. Répliqua Molly Weasley sans baisser sa baguette d’un pouce.

— Pour que vous le renvoyiez chez les Dursley. Hors de question. Est-ce que Dumbledore vous a dit comment il le traitait ? Est-ce qu’il s’en est seulement inquiété en presque 10 ans ? À non suis-je bête, il était trop occupé à s’emparer de sa fortune.

— N’espère pas t’en tirer avec quelque mensonge mage noir. Libère-le et après, on te laissera partir. Contra Molly.

— Mais vous êtes aveugle ou quoi ? Vous ne voyez pas qu’il n’a pas envie de vous suivre.

— Dumbledore ...

Mais Harry Durlsey n’écouta pas la suite, car Dark-Harry choisi ce moment pour lui murmurer à l’oreille :

— Même s’il nous laissait partir, il nous poursuivrait. Le seul moyen de s’en sortir, c’est de tous les tuer.

— Je ne tuerais personne. Cria Harry Dursley

— Pourtant, ça ne t’a pas dérangé ce matin. Lui reprocha Dark-Harry

— C’était de la légitime défense.

— Et là, c’est quoi à ton avis ? C’est eux ou nous.

— Hum ! Hum ! Dite, vous le dites si on vous gêne ? Déclara Arthur Weasley en baissant sa baguette.

— Arthur !

— Molly regarde les. Et puis il t’a sauvé la vie et il aurait eu mille occasions de faire du mal aux enfants. Je suis sûr que tout ça n’est qu’un malentendu. Je vais appeler Dumbledore et on va éclaircir tout ça.

Harry Dursley se laissa presque tenté de baisser sa baguette à son tour, mais rétorqua :

— Désolé monsieur Weasley, mais je ne fais pas confiance à Dumbledore.

— Que proposes-tu, alors jeune homme ? Vous ne pouvez pas fuir éternellement. Annonça Arthur Weasley d’une voix calme.

Harry se posait la question depuis ce matin, mais il n’avait toujours pas la réponse. Il tenta de réfléchir intensément pour trouver une solution qui n’impliquerait pas un affrontement potentiellement mortel dans le salon des Weasley. Cependant l’urgence du moment n’était pas propice à la réflexion. Et il était de plus en plus fatigué. En cas de duel, il doutait de plus en plus de pouvoir ne serait-ce que retarder suffisamment la matriarche des Weasley pour permettre à Dark-Harry de s’enfuir (Contrairement à son mari, elle continuait à le maintenir fermement en joue). Surtout qu’il se souvenait que Voldemort en personne avait loué ses capacités au combat lorsque Lucius Malfoy les avait rabaissés après que Petter les …

— Mais oui Croutard ! Ginny ton rat où est-il ? Demanda subitement Harry Dursley comme prit d’une illumination.

— Quel rat je n’ai pas de rat.

— Qu’est-ce, tu veux à Croutard? Demanda Ron.

— Mais oui, c’est vrai Ginny n’en héritera qu’après ta mort.

— Quoi ? Firent tous les Weasley présents alors qu’Arthur Weasley relevait sa baguette.

— Croutard, est un animagus et un ancien mangemort du nom de Peter Petigrow.

— Tu es complètement fou. Petigrow est mort. Contra Arthur Weasley.

— C’est ce qu’il fait croire à tout le monde, mais Sirius Black est innocent et c’est lui qui devrait avoir la garde d’Harry.

— Même si c’était vrai après avoir passé presque dix ans à Azkaban, il n’est probablement plus en état de s’occuper d’un enfant. Je ne sais pas pourquoi tu inventes un tel mensonge, mais...

— Je ne mens pas.

Simplement, d’un geste de la main, il lança un accio qui attira Croutard jusque dans sa main, alors qu’il était apparemment en train de tenter de s’enfuir par une des fenêtres ouvertes. Il essaya immédiatement de le mordre, mais Harry Dursley le maintenait fermement.

— Petter, je t’aime bien, mais si tu ne redeviens pas immédiatement humain, je te lance des doloris jusqu’à ce que tu en meures. Menaça Harry Dursley en faisant douloureusement crépiter sa magie entre ses mains en signe d’avertissement.

Le rat se figea alors puis gonfla de volume jusqu’à ce qu’Harry ne puisse plus le tenir dans sa main et doivent le jeter au sol.

Une tête sortit du sol, puis des bras poussèrent, et des jambes… Un instant plus tard, un homme se tenait debout à l'endroit où Croutard était tombé. L'homme, recroquevillé sur lui-même, se tordait les mains.

La respiration saccadée, il regarda autour de lui. Harry vit ses yeux se tourner brièvement vers la porte, puis changer à nouveau de direction.

— Bonjour, Peter, dit Harry Durlsey, comme s'il était tout naturel de voir un rat se transformer en un petit sorcier au crâne dégarni.

— Harry comme je suis... Commença Petter d’une voix mielleuse à son encontre, avant de se faire interrompre.

— Arrête, je n’ai pas la patience pour tes mensonges.

Il se retourna alors vers les Weasley qui contemplaient avec horreur, le mangemort qui avait partagé leur intimité depuis des années.

— Vous n’allez pas croire les élucubrations de ce mage noir. Supplia Petter. Je me suis juste transformé afin de me cacher de Sirius Black et des autres mangemorts encore en liberté. Puis j’ai passé tellement de temps sous ma forme animagus que j’ai oublié qui j’étais vraiment. Je ne suis pas un mangemort. Dumbledore, lui-même à affirmer que ce n’était pas moi, mais Sirius Black le gardien du secret. Pourquoi aurait-il menti ? Pourquoi m’aurait-il couvert si c’était moi qui avais livré les Potter à Dumbledore ? Et si j’étais, un mangemort pourquoi je ne l’aurais-je pas rejoint lorsqu’il est revenu. Plaida Petter

— Parce que tu n’as jamais eu aucune envie de servir Voldemort. Comme bien d’autres, tu as rejoint ses rangs que parce que tu n’avais pas d’autre choix pour survivre et tu n’as aucune envie de revenir à son service. Quant à Dumbledore, il n’est pas omniscient et pour une raison que je ne comprends pas mes… les parent de Harry se méfiait de Dumbledore et lui ont caché qu’il t’avait choisi à la place de Black comme gardien du secret. Expliqua Harry Dursley à en se frottant la tête pour faire partir le mal de crâne intense qui commençait à poindre.

— Moi tromper Dumbledore. C’est insensé, Arthur, Molly, vous me connaissez. Comment pouvez-vous imaginer que je vous aurais trahis ? Supplia Petter en se rapprochant des Weasley

— Tiens-toi loin de mes enfants vermine ! Siffla Molly Weasley en tournant sa baguette contre le mangemort

— N’ai-je pas été un bon rat ? Implora Petter en direction de Ron en désespoir de cause.

Mais avant que celui-ci ne puisse répondre. Harry Dursley tomba à genoux. Il sentit divers personne s’agiter autour de lui et Dark-Harry s’approcher de lui en déversant diverses paroles incompréhensibles. Il tenta de se relever et de lui dire qu’il ‘n’avait rien de grave, mais il se mit subitement à cracher du sang et sentait qu’il était sur le point de s’évanouir. Il se mit sur le dos et vit apparaître le visage inquiet d’Arthur Weasley :

— Je vous en supplie ne laisser pas Dumbledore le renvoyer chez les Dursley. Protégez-le…. Dumbledore. Réussit-il à lui murmurer avant de sombrer dans l’inconscience.

Famille d’accueil

Il se trouvait dans une grande salle blanche remplie de vide semblable à une cathédrale qui aurait dû être un endroit grandiose si les murs n’avaient pas été envahis de ronce noire qui semblait se répandre telles des fissures. De toute évidence, il n’était jamais venu ici et pourtant l’endroit lui semblait familier. Il se demanda vaguement comment il avait atterri ici, mais cette pensée fut chassée par la sensation subite que quelque chose n’allait pas. Il se retourna et Dark-Harry tomba nez à nez avec un jeune homme d’une trentaine d’années à la peau pâle et au trait aristocratique. Celui-ci aurait été extrêmement séduisant si ses yeux n’avaient pas été injectés de sang.

En temps normal Dark-Harry aurait fui l’homme ou a défauts aurait tout fait pour qu’il ne le remarque pas, car il savait qu’il n’y avait rien d’autre à attendre des adultes que des questions gênantes, des regards mauvais ou des injonctions contradictoires ou des remontrances pour il ne savait quel détail sans importance qui n’était pas de son fait comme la saleté de ses vêtements trop grands et plein de trou. Mais là, il se sentait étrangement confiant. Il se sentait comme totalement maître des lieux et quelque chose lui hurlait que l’homme n’aurait pas dû être ici et qu’il devait le chasser.

— Qui êtes-vous ?

Mais l’homme l’ignora, trop occupé qu’il était à caresser tout doucement une chose dans le creux de ses bras.

— Voilà une chose que je ne m’attendais pas à trouver en ses lieux. Je ne sais pas encore si je suis en colère que tu me l’aies volé ou reconnaissant de l’avoir protégé. Si tu tiens à la vie, laisse-moi profiter de ses retrouvailles le temps que je tranche entre ses deux options.

En temps normal, ses menaces l’auraient fait reculer, mais pour une curieuse raison, il était persuadé que l’homme ne pourrait rien lui faire, alors il s’avança pour tenter de voir ce qu’il tenait. Mais il était trop petit. Aussitôt qu’il eut cette pensée, il s’envola. Une fois remis de sa surprise, il regarda la chose et ses yeux le brûlèrent de douleur. Blotti dans les bras de l’homme, se tenait un nourrisson monstrueux. C’était la chose le bébé le plus moche qu’il n’ait jamais vu. Sa peau était recouverte d’écaille blanchâtre, son corps squelettique semblait dépourvu de toute rondeur et son nez se résumait à deux fentes qui achevaient de lui donner un air reptilien. Harry hurla d’une terreur telle qu’il n’en avait jamais ressenti. Plus grande même que celle qu’il avait ressentie lors de sa première nuit, dans le placard persuadé que chaque ombre qui bougeait cachait un monstre qui allait bientôt le dévorer. La créature sembla alors le remarquer et planta ses immenses yeux rouges dans les siens. Au moment où leurs regards se croisèrent sa cicatrice explosa douleur et il se réveilla en sursaut couvert de sueur et la bouche remplit du goût du sang. Par un réflexe durement acquis chez les Dursley, il s’était mordu la langue plutôt que de hurler suite à ce cauchemar.

Il regarda autour de lui complètement perdu. Il était dans un vaste espace totalement inconnu bien loin de son placard. Son premier réflexe fut d’appeler son sosie à l’aide, mais il se rendit alors compte qu’il ne connaissait même pas son nom.

Durant les deux jours qu’ils avaient passés ensemble, il avait pourvu au moindre de ses envies sans même qu’il le demande. Parfois même à certaines qu’il ne savait pas désirer (ou qu’il refusait de s’avouer). Comme s’il lisait dans ses pensées. Étant donné les vastes pouvoirs dont son sosie disposait ce n’était pas une éventualité à exclure, mais pour une raison qui lui échappait, il ne pensait pas que son sosie lui aurait fait ça.

Il ressentit alors une énorme tristesse en se rendant compte qu’une fois de plus, il devrait affronter ses angoisses tout seul. Le plus silencieusement possible (précaution inutile étant donné les ronflements provenant de Ron), il sortit du lit que le père de Ron avait métamorphosé d’un coup de baguette magique à partir d’un des hideux poster orange des Canons de Chudley qui ornaient les murs de la petite chambre qu’il devait maintenant partager avec le rouquin. Celui-ci n’avait pas semblé ravi de devoir partager sa chambre avec lui. Et bien que les lieux représentaient un progrès certain par rapport à son placard, lui non plus.

Pas parce qu’il avait détesté le rouquin dès le premier regard, ni même parce qu’il craignait le moment, où loin du regard des adultes, Ron s’en prendrait à lui. Les Dursley ne lui avaient appris que 4 choses : faire la cuisine, passer la tondeuse, nettoyer n’importe quelle tache ou saleté dans une maison et que les gens comme lui n’avait rien d’autre à attendre que de la violence du monde extérieur. En-dehors des membres d’une même famille la vie était une vaste compétition pour le pouvoir où les faibles comme lui ne pouvait que se résigner à accepter leur sort en priant qu’un miracle ne renverse le rapport de force. Il était donc persuadé que tôt ou tard Ron s’en prendrait à lui pour se venger qu’il ait envahi son espace personnel, pour lui refiler ses corvées ou tout simplement pour se défouler (cette dernière était la raison principale pour laquelle ses harceleuses, menées par Dudley, s’en prenaient à lui).

Non, la vraie raison est qu’il aurait voulu être avec son sosie. Dark-Harry ne comprenait pas pourquoi il réagissait comme ça avec lui. Il savait qu’il ne devait compter sur personne (d’autant plus sur une personne qu’il connaissait depuis aussi peu longtemps). Il savait qu’il finirait probablement le cœur brisé une fois de plus. Mais il ne pouvait pas s’en empêcher. Peut-être lui avait-il jeté un sort pour le manipuler. Si c’était le cas, il avait sacrément bien réussi son envoûtement, car cette conclusion pourtant parfaitement logique lui paraissait invraisemblable.

En continuant à penser à ce qui était arrivé après que son sosie se soit évanoui, il se rapprocha de la fenêtre puis appuya sa cicatrice contre le verre froid de la vitre pour tenter d’en apaiser la douleur. Il était sûr que son sosie aurait réglé le problème avec sa cicatrice d’un simple sort. Puis il l’aurait pris dans ses bras pour le consoler de son cauchemar et serait resté à ses côtés jusqu’à ce qu’il se rendorme.

Mais il était inutile de regretter ce qui n’arriverait jamais. Malgré ses suppliques (et celle du directeur de Poudlard) les Weasley avaient refusé qu’il suive son sosie lorsqu’il l’avait livré à ce Dumbledore en disant que c’était pour son bien, car il ne pouvait pas le soigner (qu’elle blague, ce sont des sorciers oui ou non). Il était donc maintenant prisonnier de cette étrange famille, alors que son double était entre les mains de ce Dumbledore et lui faisait subir, il ne savait quoi. Il devrait donc affronter seul cette étrange douleur en espérant qu’elle parte tout seul et que ce n’était pas grave. Les quelques gouttes de sang qui continuaient à s’échapper sporadiquement de sa cicatrice l’angoissaient, mais il était habitué à vivre dans la peur et quelles que soient les difficultés, il était déterminé à survivre pour obtenir un jour le moyen de se venger de tous ceux qui lui avaient fait du mal.

Pour se calmer, il regarda la campagne anglaise à travers les carreaux de fenêtre magiquement enchantée pour ne pas s’ouvrir. La première chose qu’il avait faite dès que les Weasley avaient eu le dos tourné était de vérifier ses potentiels issus et cachettes et avait alors pu constater que contrairement à ce qu’il prétendait, il était bien prisonnier.

Un prisonnier bien traité cela dit. Il devait reconnaître que les Weasley avait tout fait pour le mettre à l’aise. Cependant, il ne savait pas comment répondre à leurs attentions et encore moins aux tentatives de Molly Weasley de le materner. Devait-il se laisser faire pour ne pas risquer de lui déplaire ou la repousser sous peine pour ne pas s’attirer la jalousie des autres enfants Weasley. Ses derniers n’ont pour le moment pas semblé agressif, mais il savait que cela ne durerait pas. Maintenant, qu’il était seul dans ce lieu inconnu, il devait se montrer particulièrement prudent et avait donc appliqué au maximum tout son entraînement pour paraître invisible et était resté au maximum silencieux les yeux baissés en ne répondant le plus succinctement et neutrement possible à l’avalanche de questions dont il avait été victime.

Malheureusement, cela n’avait pas suffi et semblait avoir au contraire augmenté leur curiosité à son encontre. Et cela ne s’était pas arrangé quand deux autres grands frère de Ron : Charlie et Percy étaient revenus au Terrier (apparemment il était parti chez des amis du nom des Tonks) et que leurs petits frères s’étaient précipité pour leur expliquer les événements avec beaucoup d’excitation (et de mensonge de la part des jumeaux).

Il avait cru qu’il serait enfin tranquille lorsque les parents leur avaient ordonné de le laisser tranquille et de passer à table, mais même s’il avait fait semblant de se désintéresser de lui, le repas s’était passé dans un bruit et un chahutage constant qui le faisait sursauter toutes les 5 minutes.

Bref, il avait été mal à l’aise et sur les nerfs toute la soirée et la journée du lendemain ne s’annonçait pas meilleur. La seule chose qui lui redonnait de l’espoir, c’est que son sosie serait sans doute guéri et qu’il ferait tout pour venir le libérer. Du moi c’est ce qu’il l’espérait. Peut-être penserait-il qu’il était plus en sécurité chez les Weasley. Peut-être croirait-il qu’il l’avait abandonné en ne le voyant pas à son chevet. Ou peut-être en aurait-il tout simplement marre de lui et déciderait de l’abandonner. Non, il avait été très clair là-dessus et l’homme, ou plutôt l’ado, semblait sincère.

Par nécessité Harry avait développé très jeune une capacité à lire les émotions des autres. Il ne savait pas toujours comment, mais il arrivait presque toujours à savoir lorsque Dudley lui mentait pour l’attirer dans un piège ou si Vernon était en colère lorsqu’il rentrait du travail. Cela ne suffisait pas toujours à lui éviter les coups, mais cette capacité lui avait sauvé la mise à de nombreuses reprises. La plupart du temps, cette capacité était inefficace sur son double. Lors de leur première rencontre lorsqu’il avait plongé dans ses yeux pour tenter de savoir ce qu’il allait lui faire, il n’avait vu qu’une barrière de flamme infranchissable. Mais à certains moments (en général, lorsqu’il était seul tous les deux), ses défenses se baissaient et Dark-Harry avait ressenti qu’il ne lui mentait pas.

Il retira sa tête du carreau et regarda l’heure sur une pendule. Il était presque 6 heures du matin et le soleil n’allait pas tarder à se lever. Sa cicatrice ne lui faisait plus mal, mais il n’avait pas envie de retourner se coucher. Il décida de quitter discrètement sa chambre et d’aller explorer la grande maison. L’endroit était fascinant. Chaque recoin, chaque objet semblait littéralement déborder de magie. Que ce soient les bruits de la goule du grenier qu’il entendait parfois, l’horloge qui indiquait en permanence la position ou l’état de santé des membres de la famille, l’agencement des pièces qui défiait les lois de la physique, les photos qui bougeaient, les armoires plus grandes à l’intérieur qu’à l’extérieur, les étagères remplient de fiole de potion au nom étrange tout criait qu’il était rentré dans un autre monde où l’absurde et le bizarre étaient la norme. Un monde merveilleux auquel les Dursley n’auraient jamais accès et dont il ne laisserait personne le priver (pas même ce Dumbledore)

Mais s’il était honnête avec lui-même, ce qui le fascinait le plus c’étaient les multiples traces d’une vie de famille idyllique telle que la vantaient les émissions télé idiotes devant lesquelles les Dursley s’abrutissaient toute la journée et dont le son lui parvenait à travers les murs de son placard. En effet, chaque pièce était remplie des photos des enfants et de leurs parents souriant, de dessin, de jouet abandonné çà et là, de marque de leur croissance. Bref de tout un désordre qui trahissait une vie qu’Harry n’aurait jamais pu pouvoir exister en vrai depuis le placard poussiéreux de la demeure aseptisé des Dursley. Autrefois, il avait rêvé de faire partie d’une famille comme celle-ci. Mais il savait que c’était impossible et se résigna.

Afin de se changer les idées et s’attirer les bonnes faveurs de ses hôtes, il décida de préparer le petit-déjeuner. Il était d’autant plus motivé qu’il était persuadé qu’encore une fois, il le laisserait manger avec eux. Même s’il était mal à l’aise en leur présence, il appréciait qu’il fasse l’effort de l’admettre à leur table, alors qu’il n’était qu’un intrus et qu’ils auraient très bien pu comme les Dursley lui demander de manger rapidement quelques restes dans un coin (sans compter qu’il était devenu rapidement accro au concept de trois repas par jour).

Au bout de deux heures, une délicieuse odeur s’échappait de la cuisine.

— Qu’est-ce que tu fais ? Descends tout de suite, c’est dangereux. Lui ordonna la voix paniquée de Molly Weasley dans son dos. Son cœur battit à 100 à l’heure et il descendit précipitamment de la chaise sur laquelle il était monté pour pouvoir atteindre la cuisinière. Il baissa les yeux et marmonna :

— Je faisais des crêpes.

Sans perdre une minute Molly Weasley éteignit le feu en dessous de la poêle d’un coup de baguette magique

— Ça ne va pas la tête ! Tu aurais pu mettre le feu. Ou te blesser. Le réprimanda Molly Weasley. Elle avait beau être encore en pantoufle et en robe de chambre, il se dégageait d’elle une impression d’autorité incontestable.

Il y a longtemps lorsque tante Pétunia lui reprochait sans raison d’être stupide, maladroit et d’être un danger pour sa famille, Dark-Harry s’insurgeait. Encore aujourd’hui, il aurait eu envie de dire qu’il préparait le petit-déjeuner ainsi tous les jours depuis des années et qu’il n’y avait aucun risque. Mais il savait que cela ne ferait qu’empirer les choses, alors il se contentât d’attendre le coup en serrant les dents.

— Oh, je te préviens n’espère pas m’amadouer. J’ai eu 7 enfants qui ont essayé avant toi. C’est grave ce que tu as fait. Ta tante ne t’a donc pas appris à ne pas jouer avec le feu ?

Dark-Harry fut abasourdi par cette demande, mais n’en montra rien et se contenta de nier de la tête en silence. Molly, elle ne cacha pas sa surprise. Son premier réflexe aurait été de le traiter de menteur, mais son mutisme et la manière obsessionnelle qu’il avait de fixer le sol, la mettait mal à l’aise. Quoi qu’elle en dise, elle n’avait jamais vraiment résisté aux airs de chien battu de ses enfants (à part celui des jumeaux qui en avaient vraiment trop abusé).

— Et bien elle aurait dû. Imagine que tu es fait un faux mouvement. Tu serais tombé et la poêle se serait renversée sur toi.

— Désolé madame. Je ferais plus attention à ne rien abîmer la prochaine fois. Répondit Harry qui pensait que le problème était qu’elle avait eu peur pour son mobilier.

— La prochaine fois ? Quelle prochaine fois ? Écoute-moi bien, tu ne touches à rien dans cette cuisine sans mon autorisation et la supervisons d’un adulte ou de Percy.

— Oui madame. Répondit-il avant de continuer à s’enfoncer dans son silence.

— Ce n’est pas si grave et appelle-moi Molly, d’accord. Promets-moi juste de ne pas recommencer.

— Oui madame Molly.

Elle sourit en entendant sa réponse, mais ne releva pas, à la place, elle examina son travail :

— Merlin, mais tu as fait la cuisine pour un régiment.

Il s’était contenté de faire pour chacun des Weasley, le repas que Vernon et Dudley ingurgitait chaque dimanche matin, mais restait stoïque en se demandant quand elle se déciderait enfin à le punir, qu’il puisse passer à autre chose.

— Ça a l’air délicieux, mais il ne fallait pas. Tu es notre invité. D’ailleurs comment ça se fait que tu ne dors pas. Ce sont les ronflements de Ron qui te gène ?

— Non, non. Répondit précipitamment Harry par peur d’envenimer les choses avec Ron.

— Tu es sûr qu’il n’y a aucun problème avec Ron. On peut te mettre ailleurs si tu veux. Demanda Molly méfiante.

— Non, je n'avais juste pas envie de dormir. J’ai l’habitude de me lever tôt et de préparer le petit-déjeuner pour mes cousins.

— Vraiment !? C’est très gentil mon poussin. Mais la prochaine fois attend que je sois levé pour faire quoi que ce soit. Et si tu as faim, tu peux prendre un biscuit ou un fruit dans le placard de la cuisine. Ou un verre de lait. Mais ne touche plus à la cuisinière d’accord.

— D’accord Madame… Molly.

oOoOoOoOo

Après cette réponse gênée, Molly l’envoya jouer dans le salon, pendant qu’elle se mettait au travail. Ou plutôt qu’elle inspectait d’un œil critique celui de l’étrange garçon. D’une certaine manière, elle trouva agréable de ne pas avoir à faire la cuisine ce jour-là. En fait le gamin en avait fait assez pour qu’elle puisse se passer de faire le petit-déjeuner et le goûter pendant deux jours. Et en plus, elle découvrit qu’il en avait profité pour faire la vaisselle et nettoyer une partie de la cuisine, si bien que pour la première fois depuis des années, elle se trouva désœuvrée.

Ce constat bien loin de la soulager ne fit que l’inquiéter davantage. Quel genre d’enfant d’à peine 10 ans se levait en pleine nuit pour faire le ménage ?

Bien sûr, même si elle soutenait la décision de son mari de garder temporairement l’enfant loin de Dumbledore, elle ne croyait pas les insinuations de ce mystérieux sorcier qui avait tenté de se faire passer pour Harry Potter. À la place, elle se demanda ce que le mystérieux sorcier noir lui avait fait subir durant les plus de 24 heures où il avait été à sa merci.

Elle frissonna, rien qu’en pensant à cette aura si proche de celle de Voldemort qu’elle avait ressenti lorsqu’il avait perdu le contrôle de sa magie. Quoi qu’il dise ou fasse, il ne pouvait être qu’une menace. Qu’il soit contre Voldemort ne voulait pas dire qu’il était dans leurs camps.

Il restait tout de même le fait indéniable qu’il lui avait sauvé la vie sur le chemin de traverse. À elle et à deux de ses enfants. Elle avait donc une dette envers lui. Mais elle ferait en sorte de la payer sans que ses enfants ne soient de nouveau mis en sa présence.

Elle décida de mettre à profit ce temps libre inespéré pour se rapprocher de l’enfant. À sa grande surprise, elle le trouva dans le salon en train de lire un manuel scolaire bien trop avancé pour son âge. Ou plutôt le nez collé à la page en train de tenter de le déchiffrer. Elle sourit en se disant qu’il était mignon ainsi et qu’il lui faisait penser à Percy. Elle savait qu’elle ne devrait pas avoir de chouchou, mais elle ne pouvait s’empêcher d’avoir une préférence pour son troisième si curieux, si calme, si studieux (surtout en comparaison des jumeaux).

Elle s’approcha de lui dans son dos afin de voir par-dessus son épaule quel passage il lisait, mais il se braqua immédiatement et referma précipitamment le livre avant qu’elle ne puisse voir quoi que ce soit, comme s’il avait fait quelque chose de mal. Malgré ce mauvais départ, elle tenta d’engager la conversation en ignorant son instinct forgé par des années à s’occuper des jumeaux qui lui intimait d’examiner se livre sous toutes les coutures pour comprendre quel mauvais coup il préparait. Cependant, il persista à lui répondre par des sourires crispés et des phrases monosyllabiques, ce qui finit à la longue par la mettre terriblement, mal à l’aise. C’est donc avec un certain soulagement qu’elle accueillit Ginny qui venait de se réveiller pour lui proposer un moment privilégié entre filles avant la tempête qui suivrait le réveil des garçons

Le reste de la journée se passa sans accroc notable. Le repas fut tout aussi animé que la veille et si ses enfants furent tout d’abord déçus de ne pas trouver leur petit-déjeuner habituel, ils couvrirent Harry déloge dès les premiers bouchés. Même son mari, qui avait prévu de se contenter d’avaler un café en coupe-vent avant de se rendre au ministère (puis à Poudlard pour s’assurer que Dumbledore s’était bien assuré qu’il n’y avait pas de problème avec les Dursley avant d’y renvoyer Harry et d'assister à une première réunion de l’ordre ressusciter au sujet du retour de Voldemort), s’arrêta quelques minutes pour engloutir quelques crêpes. Molly se serait vexé si elle n’avait pas elle-même été occupée à engloutir plus que sa part de crêpe.

Puis comme d’habitude durant la matinée, ses enfants s’éparpillèrent dans la maison pour faire leurs corvées ou jouer à divers jeux en petit groupe. Ron et Ginny d’un côté, les jumeaux de l’autre et Percy l’aidant à surveiller en peu le tout. Tout sauf Harry qui restât tout seul dans un coin pour reprendre sa tentative de lecture, remarqua Molly avec un temps de retard. Cette fois, elle prit soin de s’avancer bruyamment devant lui pour ne pas le surprendre et lui demander :

— Pourquoi tu ne vas pas t’amuser dehors avec les autres. Je suis sûr que Ron adorerait avoir un compagnon de son âge pour jouer avec lui.

— Il a Ginny.

— C’est ce que je me tue à lui répéter, mais ne lui répète surtout pas. Dit-elle, avant de lui confier avec un air de conspiratrice :

— Il a raison de dire qu’une petite sœur ce n’est pas pareil. Je suis sûr que vous entendrez très bien. D’ailleurs, ensemble, vous seriez assez nombreux pour aller jouer au Quidditch. Lui proposa-t-il en espérant que la tentation serait plus forte que la timidité maladive, dont il faisait preuve depuis son arrivée chez eux ?

— Le Quidditch, c’est ce sport où on vole sur des balais représentés sur les posters de la chambre de Ron ? Demanda Harry en palissant à l’idée de quitter de nouveau le sol avec juste un morceau de bois pour l’empêcher de tomber.

Comprenant qu’elle ne parviendrait pas à ses fins par ce biais, elle changea d’angle :

— Tu veux que je t’aide à lire ?

— Non, c'est bon madame.

— Molly, voyons.

— Madame Molly, s’empressa-t-il de corriger avec une petite peur.

— C’est bon, je ne suis pas en colère. Enlève juste le ‘madame’. Je suis trop jeune pour ça. Et je n’accepte aucune objection. Tant qu’aucun de mes fils n’a d’enfant, je peux encore vivre dans le déni. Après tout, il faut bien qu’il y ait des avantages à ce que mes fils soient tous des aventuriers plus attirés par l’autre bout du monde que par les charmes d’en vie de familles.

Comme d’habitude, l’enfant sembla ne pas réagir à sa boutade et se contenta de baisser les yeux, puis de reprendre sa lecture mal à l’aise.

— Pourquoi tu te penches autant sur tes livres.

— J’ai une mauvaise vue.

— Comment ça ? Tes lunettes ne sont plus adaptées. C’est quand la dernière fois que tu as vu un occumage ?

Seul un silence gêné lui répondit.

— Ou l’équivalent chez les moldus.

— Je ne sais pas ce que c’est. Répondit-il avec une gêne évidente.

— Le médico… le docteur qui t’a examiné les yeux.

— Je n’en ai jamais vu.

— Bien sûr que si. Sinon comment tu aurais eu tes lunettes. Tu ne te souviens pas d’un homme ou d’une femme en blouse blanche qui t’ait fait lire des lettres des plus en plus petites. Dit moly d’un air désespéré

— Il y a l’infirmière scolaire il y a 4 ans. Après Tante Pétunia a été convoqué par ma maîtresse et le soir elle m’a donnée ses lunettes, en me disant d’y faire attention ou je serais puni.

Cette réponse choqua Molly. Cela dut se voir, car l’enfant la regarda de nouveau d’un air inquiet.

— Ça va, tout va bien. Va jouer dehors ou va aider les jumeaux à degnomer le jardin. Lui demanda t’elle sans penser au fait qu’il s’agissait d’une punition pour leur petite escapade d’hier qui avait failli tourner au tragique. Cependant, cette fois, il ne se fit pas prier. Avant qu’il ne s'en aille, elle remarqua pour la première fois que ses lunettes étaient légèrement abîmées :

— Reparo ! Dit-elle machinalement.

Incrédule, il s’arrêta pour examiner ses verres.

— C'est mieux comme ça.

— Merci Ma… Molly. Répondit-il avec un sourire avant de partir comme s’il avait le diable aux trousses.

Elle passa le reste de la matinée à vaquer à ses occupations en tentant de se persuader que c’était peut-être normal pour des moldus. Ou que l’enfant ne se souvenait juste plus avoir été régulièrement chez l’équivalent moldu d’un occlumage. L’invective de sa tante par contre n’éveilla chez elle aucune méfiance tant elle était habituée à devoir faire preuve d’autorité pour empêcher son armée de lions déchaînés de détruire la maison. Même si elle n’avait pas été à l’école en même temps que James Potter, durant son bref passage dans l’ordre elle en avait entendu de belle sur sa scolarité et cela ne l’aurait pas étonné que son fils soit un vrai casse-cou. Même si cette interprétation collait mal avec la manière dont l’enfant se comportait depuis son arrivée.

Puis midi arriva et à son grand regret Arthur ne revint même pas déjeuner alors qu’on était dimanche. Elle pria pour que ce ne soit pas mauvais signe, pour que Voldemort n’ait pas lancé une autre attaque et que son mari ne se soit pas retrouvé au milieu. Ses enfants encore inconscients du danger malgré leur mésaventure d’hier, mangeaient aussi bruyamment que d’habitude (quoiqu’avec moins d’appétit après le copieux petit déjeuner qu’Harry leur avait préparé). Cette ambiance joyeuse aida Molly à se débarrasser de ses soucis.

De plus, elle remarqua que même s’il interagissait peu avec les autres et que Ron lui envoyait des regards noirs, le petit Harry semblait plus et s’être rapproché des jumeaux. Cela conforta Molly dans son opinion que l’enfant était juste secoué (voire traumatisé), par les événements qu’il avait vécus aux mains de ce mage noir (et dont il n’avait toujours pas la moindre idée de la nature). Cela ne pouvait pas être autre chose. Dumbledore n’aurait jamais laissé autre chose se produire. N’est-ce pas ?

Cependant, une fois sortit de table au lieu de suivre les jumeaux, dans il ne savait qu’elle bêtise ou de tenter de se rabibocher avec Ron (qui avait probablement encore été victime d’une des farces des jumeaux auxquels Harry avait dû participer), il resta près d’elle comme pour lui parler. Elle s’attendait au moment aussi inévitable que redouté (qu’elle avait néanmoins momentanément oublié) où il lui demanderait où étaient ses parents adoptifs et quand est-ce qu’il pourrait les revoir. C’est donc avec surprise qu’elle accueillit sa vraie question :

— Est-ce que je pourrais aller voir l’autre Harry ? Est-ce qu’il va bien ?

oOoOoOoOo

Molly Weasley ne savait pas comment elle s’était laissé convaincre de quitter l’abri des puissantes protections du Terrier. Le ruisseau n’était pas loin certes, mais à cet endroit les protections étaient bien moins puissantes. Elle se rassura en se disant que Voldemort n’avait aucun moyen de savoir que sa Némésis se trouvait ici et aucune autre raison de s’en prendre à ce coin perdu de campagne anglaise. La communauté magique qui vivait au sein du village n’était pas si nombreuse et répartit sur une vaste étendue. De toute façon d’après la conversation qu’il avait eue en urgence avec Dumbledore hier, Voldemort allait probablement se montrer discret dans les jours qui viennent afin de regagner des forces.

Et puis c’était sans doute l’une des dernières occasions qu’il aurait de s’amuser avant que la guerre ne reprenne. Et puis ses enfants avaient raison de se plaindre que même avec les sorts de climatisation, il faisait ‘chaud à en crever’ au Terrier. Néanmoins, elle avait tenu à les accompagner et se tenait sur le qui-vive, prêt à en découdre un sort offensif sur le bout des lèvres et sa baguette fermement serrée contre elle.

C’est donc dans un vacarme épouvantable qui aurait fait fuir le plus cruel des mangemorts qu’ils marchèrent en groupe vers le ruisseau près du terrier où ils avaient l’habitude de se baigner avec sous le bras toute sorte d’objet de plages. Au bout d’à peine 10 minutes, ils arrivèrent en vue de la petite clairière bordée d’un ruisseau avec un promontoire qui leur servait de plongeoir. L’endroit était magnifique, l’eau rafraîchissante et le soleil brillait de mille feux. Autant dire que ses terreurs ne tenir que le temps que le temps qu’elle les badigeonne de potion solaire avant de se jeter à l’eau. Tous sauf une.

Une fois de plus, Harry se tenait à l’écart encore tout habiller à regarder d’un air envieux les autres jouer dans la rivière peu profonde.

— Aller vient, elle est bonne. Le héla Ginny.

— À moins que tu aies peur. Rajouta Ron pour le provoquer.

— Je n’ai pas peur. Laissez-moi tranquille ou…

Mais avant qu’il n’ait pu finir sa menace quelqu’un le poussa dans le dos et il but la tasse. Il se mit à bouger frénétiquement dans tous les sens pour trouver de l’air, mais ne parvint qu’à avaler encore plus de cette eau dégoûtante. Puis quelque chose le souleva du sol et il se mit à l’éviter. La sensation était similaire à celle qu’il avait ressentie durant ses moments de terreur ou son sosie l’avait entraîné dans sa fuite aérienne. Ainsi, il crut qu’en fois de plus il était revenu le sauver, mais constata bien vite qu’il ne s’agissait que de Molly Weasley qui avait utilisé sa magie pour le ramener sur la berge.

Dès qu’il fut en sécurité, elle se mit à hurler sur Fred (à moins qu’il ne s’agisse de George) qui était apparemment celui qui l’avait poussé. Finalement, ça n’avait peut-être pas été une bonne idée de tenter de se rapprocher des jumeaux pour nuire à Ron, lorsqu’il avait compris que leur reconnaissance envers son double s’étendait à lui-même. Rétrospectivement, il savait qu’il aurait mieux fait de faire la paix avec Ron (qui ne demandait que ça), mais il ne supportait pas la manière qu’il avait eue de s’accaparer les bonnes grâces de son double. Il l’avait même convaincu d’utiliser sa baguette (alors que lui-même n’avait jamais eu cet honneur). Le pire étant qu’il ne semblait pas conscient de sa chance et n’arrêtait pas de se plaindre de son « horrible famille »

— Pourquoi tu ne nous as pas dit que tu ne savais pas nager ? L’apostropha l’autre jumeau qui n’avait dû qu’à un pile ou face chance de ne pas subir les foudres de la matriarche du clan Weasley.

Il se retient à grande peine de répondre : « Parce que je n’y ai pas pensé imbécile » ou « si vous n’étiez pas deux idiots imbus de vous-même, je n’aurais pas eu besoin de vous le dire », à la place, il marmonna un pitoyable :

— Je ne sais pas.

Puis il se remit à grelottant de froid en silence malgré la chaleur d’août. Ses vêtements étaient trempés et l’eau du ruisseau lui semblait glacée.

Finalement, les cris de Molly cessèrent et elle se dirigea vers lui. Puis il passait de temps avec elle, plus il avait envie de l’apprécier. Elle ressemblait à la mère qu’il aurait rêvé d’avoir dans une autre vie. Cependant, tout en lui hurlait de rester méfiant. Même s’il devait admettre que les enfants Weasley ne ressemblaient en rien à Dudley et qu’il croyait de moins en moins que Ron l’attaquerait sans raison, tôt ou tard sa présence créerait des tensions et des jalousies (ça avait déjà commencé). Et bien entendue elle prendrait le parti de ses enfants contre le sien.

— Mon chéri, je suis désolé pour ses deux idiots, enlève tes vêtements, je vais les mettre à laver. J’en ai de rechange qui devrait t’aller à peu près et une serviette dans mon sac.

— Non merci mad… Molly. Je suis sec. Malgré ses multiples demandes, Harry n’arrivait pas à s’habituer à être aussi familier avec un adulte et ses vieux réflexes prenaient le dessus lorsqu’il était nerveux. Et même s’il n’en montrait rien, sa demande avait déclenché un début de panique chez lui.

— Voyons. Inutile de jouer les machos. Tu vas attraper froid si ça continue.

— Non, ça va, je vous assure. Assure-t-il d’un ton qu’il voulait neutre en tentant de s’empêcher de tremper.

— Ça suffit. Je te préviens lorsqu’il s’agit de la santé, je n’ai aucune patience.

— Non, c’est bon, je vais rentrer. Dit-il en se levant et en commençant à se diriger vers le terrier.

Mais avant qu’il ne puisse s’éloigner elle lança un sort et il sentit son t-shirt disparaître dévoilant aux yeux de tous son dos recouvert de cicatrice et son torse d’une maigreur affolante qui était d’habitude caché par des vêtements bien trop grands pour lui. Les bruits de jeux cessèrent alors immédiatement et pour la première fois depuis la naissance des jumeaux, le silence se fit dans la famille Weasley. Tous le regardèrent, les yeux remplis de pitié.

Sans attendre, il se mit à courir en direction du Terrier, les yeux au bord des larmes. Il n’avait jamais laissé personne voir ses cicatrices. Comment cette truie osait-elle l’humilier ainsi ?

oOoOoOoOo

Il se leva et se rendit compte à sa grande surprise qu’il était de retour dans cette petite chambre d’hôtel où il avait passé une nuit avec son double. Pour une raison qu’il trouvait mystérieuse, l’endroit n’avait pas semblé plaire à son double qui avait même été jusqu’à la qualifier de bordel, alors que de son point de vue, la chambre était très bien rangée (en même temps, il n’y avait quasiment pas de meuble en dehors du lit). En-tout-cas, lui y avait passé la meilleure soirée de sa vie et il ne fut donc pas surpris de sentir un sentiment de bien-être et de sécurité qui lui était peu familier l’envahir. Il respirait un grand coup et se mit à sourire.

Il vit alors la porte de la salle de bain s’ouvrir et un jeune homme en sortir. Pendant un temps, il crut que son sosie était de retour, mais il ne s’agissait pas d’un trentenaire au trait aristocratique et aux yeux injectés de sang, qui lui semblait vaguement familier. Néanmoins, il ne parvenait pas à se souvenir d’où il l’avait rencontré.

— Je vois que l’endroit te plaît. Curieux, j’ai l’impression de reconnaître cette chambre d’hôtel miteuse.

— Qui êtes-vous ?

— Tu devrais plutôt me demander ce que je pourrais faire pour toi ?

— Pourquoi feriez-vous quoi que ce soit pour moi ?

— Une question sensée. Tu es moins idiot que je le craignais. Cependant, tu sembles ignorer ta propre valeur.

— Je n’ai aucune valeur.

— Ce n’est que mensonge que t’ont raconté tes moldus.

— Qu’est-ce que vous savez de moi ?

Il s’approcha alors dangereusement de lui et dit d’une voie qui monta en intensité au fur et à mesure de son discours.

— Qu’on t’a volé la place qui te revenait de droit. Tu es Harry Potter, l’héritier d’une famille de sang pur des plus influentes, le possesseur d’une fortune des plus respectables, une célébrité connue de tous et de partout pour des actes qui ne sont pas les siens, mais par-dessus tout un sorcier au potentiel magique illimité s’il disposait du bon enseignement. Je pourrais t’apprendre et te mener sur le chemin de la grandeur. Crois en moi et tu obtiendras le pouvoir que tu as toujours convoité. Tiens-toi à mes côtés et ensemble nous nous vengerons de ce monde qui ne nous a toujours valu que du mal.

— Non. Maintenant, partez.

Ce simple refus mit soudant l'homme en colère et son visage perdit subitement toute grâce et toute séduction.

— Quoi !? Serais-tu fou ? Pourquoi rejeter si désinvoltement ce que je te propose ? Ne comprends-tu donc pas qu’il s’agit ton unique chance d’obtenir ce que tu as toujours désiré ?

Mais avant qu’il puisse continuer à l’invectiver, Harry se réveilla en sursaut. Il toussa violemment. Il se tata et une fois de plus constat qu’il était trempé. Oubliant son songe, il regarda avec colère Ron qui se tenait devant lui un verre d’eau vide à la main.

— Désolé, mais tu criais et tu ne voulais pas te réveiller. Je ne savais pas quoi faire. Lui avoua Ron penauds en lui adressant cet insupportable regard de pitié.

Sans prendre la peine de répondre il quitta la chambre ou il s’était sans le vouloir endormi après être revenue en larme du ruisseau. L’autre essaya de l’arrêter pour lui parler, mais il l’ignora. Il ne voulait pas leur parler ou avoir à affronter leur regard de pitié. Il vit alors à travers le ciel étoilé à travers les vitres du salon des Weasley. Il avait apparemment dormi tout l’après-midi et n’avait maintenant plus sommeil. Il commença à regretter de ne pas avoir accepté l’offre que Voldemort lui avait fait dans son sommeil. Il disait Voldemort, car même s’il avait esquivé la question de son identité, il avait compris qui était la source de son rêve. Son sosie l’avait prévenue qu’il avait une connexion via sa cicatrice avec le mage noir et elle brûlait depuis son réveil.

Comment pouvait-il être assez naïf pour croire qu’il lui obéirait, se demanda Harry. Outre le fait qu’il avait tué ses parents et voulait manifestement en faire de même avec lui (du moins jusqu’à récemment), Harry savait que le pouvoir ne se donnait pas : il se prenait. Tout ce qu’il pouvait lui donner était une laisse plus confortable que l’ancienne. Et il en avait marre que tout le monde le prenne pour un chien. Un jour, il deviendrait puissant et tout le monde le craindrait, Voldemort comprit, il en faisait le serment. Mais il y a arrivé seul, sans l’aide de personne et ainsi, il serait le seul à se tenir au sommet.

Cependant, les derniers jours avaient ressuscité certain de ses rêves auquel il avait pensé avoir renoncé depuis longtemps et le sentiment de solitude l’écrasa. Bien que son expérience d’un ersatz de famille soit récente, il ne voulait plus être tout seul. Mais il ne pouvait plus rester avec les Weasley. Pas après ce qui s’était passé à la rivière. En même temps, il était bloqué chez eux.

Puisqu’il allait devoir leur faire face d’une manière ou d’une autre, il décida d’aller vers la chambre des adultes afin de demander des nouvelles de son sosie. La dernière fois qu’il avait demandé des nouvelles, Molly avait été évasive et dit qu’ils en reparleront après le retour de son mari. Avec de la chance, il était rétabli.

Mais quand il arriva prés de leur chambre, il entendit une voix d’homme murmurer son nom. Le plus silencieusement, il colla son oreille contre leur porte.

— Tu crois vraiment que Dumbledore était au courant ? Demanda la voix de Molly Weasley.

— Je ne sais plus Molly. Qu’est-ce qui est le plus invraisemblable. Qu’il ait laissé faire ses violences ou que ses moldu ai pu déjouer la surveillance qu’il a mis en place avant de l’abandonner chez eux ? Dans tous les cas, les Dursley ont forcément des complices sorciers. Il est trop tard pour reculer désormais. J’ai utilisé mes relations pour qu’une enquête soit lancée. Et une fois que se sera rendu publiques même les tentatives d’obstructions de Dumbledore ne pourront plus l’arrêter.

— Qu’est-ce que l’on va faire de lui en attendant ?

— Le garder avec nous bien sûr. Répondit Arthur Weasley.

— Je ne suis pas sûr que ce soit une bonne idée. Il n’est pas heureux avec nous.

— Il est juste perturbé par tout ce qu’il a vécu. On le serait à moins à sa place. Avec du temps et beaucoup de soin, je suis sûr qu’il ira mieux.

— Justement, je ne pense pas que l’on soit les mieux placés pour lui prodiguer ses soins. On a déjà beaucoup d’enfants et je ne peux pas me permettre de lui accorder l’attention dont il a besoin. Et je n'ai pas la moindre idée de comment m’occuper de cette enfant. Il est si… Je sais que ce n’est pas de sa faute, mais…

— Tu t’en occupes très bien Molly. C’est juste qu’il lui faut un temps d’adaptation. Et puis c’est temporaire. Dès que l’on aura fait libérer son parrain, il demandera probablement sa garde.

— Tu crois vraiment qu’après toutes ces années, il sera en état de s’occuper d’un enfant ? Et cela en supposant que tu parviennes à le faire libérer.

— Sans doute pas tout de suite, mais avec un peu de temps.

— Du temps, c’est justement ce qui nous manque. Imagine ce qui va arriver lorsque la presse apprendra où il se trouve. Le Terrier sera assailli de journaliste et de sorcier fanatisé pensant qu’il va les sauver. Et je n’ose même pas imaginer ce qui se passera lorsque Vous-Savez-Qui le saura. On ne pourra pas le protéger, Arthur. Pas sans l’aide de Dumbledore en tout cas.

Arthur Weasley ne répondit que par un long silence. Comprenant sa gêne Molly décida de changer de sujet.

— Comment va l’autre Harry ? Ou quelque que soit la manière dont on doit l’appeler. La seule chose qu’il a osé me demander, c’est s’il allait bien et je commence à me demander si on a bien fait de le confier à Dumbledore.

— Mal. Les médicomages ne comprennent pas ce qu’il a et Dumbledore refuse de le transférer à saint-mangouste. Tous les sorts de diagnostique indiquent qu’il est en parfaite santé, mais il ne sort pas de son coma et sa respiration se fait de plus en plus lente. Ça rend le Dr Housser complètement dingue. Pour la première fois, il n’a pas la moindre idée de ce qu’il a. Si les potions de vitalité continuent à n’avoir aucun effet, il craint qu’ils ne survivent pas plus de deux jours.

— Pauvre petit. Comment est-ce qu’on va lui annoncer ça ?

— Je ne sais pas Molly. Pour l’instant, ne lui disons rien. Inutile de le perturber davantage.

Retenant ses larmes Harry remonta dans la chambre de Ron. Celui-ci tenta de lui parler, mais il l’ignora et se coucha dans son lit en se recouvrant la tête de couvertures. Au bout d’un moment, Ron finit par abandonner et l’ignora.

Il put enfin essayer de se rendormir, mais durant toute la nuit le sommeil le fuit. Il n’était plus du tout fatigué et tous ses sens était en alerte et concentré sur le fait de chercher une solution. Mais la seule qu’il voyait nécessite qu’il se calme enfin. Pourquoi fallait-il que tous ceux qui l’aimaient s'en aillent. Pétunia avait peut-être raison. Peut-être qu’il y avait un problème avec lui et qu’il apportait le malheur sur ses proches.

Au bout de plusieurs heures, après que les ronflements de Ron aient envahi la pièce. Il repoussa les draps et se mit à arpenter le salon des Weasley à la recherche d’une solution. Au bout d’un moment voulant prendre l’air, il tenta de faire un tour dans le jardin, mais la porte refusa ferment de s’ouvrir. Il tenta de se rabattre sur une des fenêtres ouverte pour laisser l’air frais, rafraîchir la veille battisse surchauffée par le soleil d’août, mais une barrière magique l’empêcha de traverser. Il se rappela alors qu’en plus d’être impuissant, il était prisonnier. De rage, il donna un coup-de-poing au mur et ne réussit qu’à se faire davantage mal.

Vaincu, il s’assit dans un sofa et c’est à ce moment précis où il avait abandonné l’idée de dormir qu’il finit par tomber dans les bras de Morphée sans s’en rendre compte.

oOoOoOo

Il était encore une fois dans la chambre d’hôtel. Avant même de se retourner et de voir ses yeux rouges, il sut qu’il était là. Sauf que cette fois, le jeune homme avait laissé la place à un sorcier au trait reptilien bien plus semblables à celle du sorcier qui avait mis le chemin de traverse à feu et à sang.

— Ainsi, donc tu as réfléchi à mon offre.

— Oui, je ferais ce que vous voudrez. Tout ce que je veux en échange, c’est que vous m’aidiez à le sauver

— Sais-tu au moins qui il est ? Ou plutôt ce qu’il est ?

— Je m’en fiche. Je ne veux pas qu’il meure. Dites-moi ce qu’il a. Exigea Dark-Harry en rassemblant tout son courage.

— Je n’en sais rien. Ou plutôt j’ai peur de le deviner. Il est un autre toi, mort dans un univers lointain et réincarné ici à l’aide d’une magie qui dépasse la magie noire la plus sombre. Mon double a eu les mêmes symptômes que lui avant de disparaître en poussière. Leur présence en ce temps et en ce lieu est une violation des règles les plus fondamentales de l’existence et ils sont destinés à disparaître. Ni toi ni moi, ni pouvons rien. C’est déjà un miracle que ce pitoyable gamin ait pu survivre aussi longtemps, alors que même mon double n’a pas tenu plus de quelques heures.

— Alors vous n’avez rien à m’offrir. Je me débrouillerai tout seul. Répondit Dark-Harry en assimilant l’information.

— En es-tu sûr ? Lui est condamné, mais pas toi. Ensemble, nous pourrions faire de grandes choses. Nous pourrions repousser les limites de la magie.

Voldemort bougea sa main et devant lui apparut une femme aux cheveux roux qui le regardait d’un air tendre accompagné d’un homme aux cheveux auburn en désordre.

— Maman ? Papa ?

— Oui, ensemble, nous pourrions les ramener. Dit Voldemort alors que les illusions disparaissaient au moment où Dark-Harry se précipitait vers eux pour les enlacer.

— C’est vous qui les avez tués. Et maintenant vous essayer de me faire croire que vous voulez les ramener. Allez-vous faire foutre.

— Ah, ah, ah ! Sache que je d’habitude, je ne tolère pas l’insolence. Mais tu es spécial.

— En quoi ? Vous pensez que je suis le seul assez misérable pour croire à vos fausses promesses.

— Au contraire, il est exceptionnel que je rencontre quelqu’un ne succombant pas à mes charmes. Je pense que tu surestimes grandement les capacités intellectuelles de la plupart des cancrelats qui foulent cette terre. Nous nous ressemblons, tu sais. Nous avons tous les deux était victimes de ses misérables, juste assez intelligent pour comprendre qu’elle menace, nous représentions et pour tenter sans succès de nous ramener à leur niveau. C’est ça que tes moldus ont vu chez toi et qu’ils ont essayé de briser. Ce que j’ai essayé de briser. Mais lorsque j’ai combattu ton double l’autre jour, j’ai compris mon erreur. Ton potentiel est immense et mon seul espoir n’est pas de le combattre, mais de l’aider à se développer. Laisse-moi me tenir à tes côtés et tu pourras leur montreras à tous à quel point tu leur es infiniment supérieur.

L’offre était tentante, mais il serait toujours temps d’y réfléchir plus tard. Pour l’instant, il ne voulait qu’une seule chose :

— Si vraiment vous êtes de mon côté, alors donnez-moi un moyen d’aller à Poudlard.

Dark-Harry observa Voldemort hésiter en silence.

— Bien, mais une fois sur place, tu devras faire quelque chose pour moi en échange. Trois fois rien, tu verras. Rajouta-t-il en voyant Dark-Harry commencer à protester.

Trahison

Harry Dursley émergea d’un sommeil de plomb. Il tenta de se lever, mais son corps refusait de lui obéir. Il regarda autour de lui et se surprit à trouver l’endroit extrêmement familier et reposant. Il fouilla dans sa mémoire mais sa tête lui semblait fait de coton. Puis il croisa deux yeux bleus étincelants, derrière des lunettes en demi-lune qui semblait fouillé au plus profond de son âme. Il sentit alors ses boucliers se faire violemment attaquer et se concentra de toutes ses forces pour repousser l’attaque.

Dumbledore se retira alors de son esprit et s’exclama :

— On peut dire que tu ne m’as pas facilité la tâche.

— Oh vous m’en voyez désolé. Répondit sarcastiquement Harry Dursley, en parvenant enfin à reconnaître l’infirmerie de Poudlard. Il tenta une nouvelle fois de se lever et compris qu’il était attaché à son lit. Pendant ce temps Dumbledore continua à monologuer sans faire attention ni à ses tentatives d’évasions ni à son trouble apparent.

— Tu seras heureux d’apprendre que ton petit stratagème a parfaitement fonctionné. Cette histoire abracadabrantesque de rat transformé en Peter Pettigrow qui a comme par hasard profité de l’émoi suscité par ton évanouissement pour s’enfuir a définitivement convaincu les Weasley d’accueillir chez eux le vrai Harry aussi longtemps que nécessaire.

— Je n’ai pas menti, Petter était vraiment…Dumbledore lui imposa le silence magiquement d’un simple geste d’où irradiait toutes sa puissance

— Choisir de confier l’enfant au clan Weasley était un choix extrêmement... audacieux. Moi-même je n‘aurais pas cru qu’ils me trahiraient aussi facilement. Mais, je suppose que tu n’avais pas beaucoup d’autre option. Après tout il n’y a pas beaucoup de famille sorcière à la fois capable de le protéger de mon influence et suffisamment intègre pour ne pas profiter de lui.

— J’ignorais que les Weasley avaient autant de pouvoir. Dit-il en portant la main à sa tempe et en retenant une envie de vomir. Malgré ce qui semblait avoir été une longue sieste il se sentait sur le point de s’évanouir.

— Jouer les innocents ne t’attirera pas mes faveurs. Leur rivalité avec les Malfoy est bien connue et prouve à tous qu’ils ne sont pas aussi démunis que leur revers de fortune le laisserait à penser. Inutile d’essayer de me faire croire que c’est une coïncidence si tu as abandonné l’enfant au seul membre des 28 sacrées susceptible de t’aider.

— Vous êtes paranoïaques. La plupart des gens naviguent à vue et même lorsqu’il y a un plan en général au bout de 5 minute il faut le foutre à la poubelle. Le monde n’est qu’une succession de coïncidence mal branlé, pas un combat entre joueur d’échec.

— Et toi bien naïf, si tu as vraiment défié Voldemort sans même le début d’un plan. Ton inconscience aurait pu causer sa mort et celle de nombreux innocent. D’ailleurs pour autant que je sache il est peut-être déjà condamné par ta faute.

— Par ma faute ? C’est vous qui l’avez abandonné chez ses montres.

Voyant que ses accusations ne suscitèrent aucune réaction chez le vieux sage, il rajoutât outragé :

— Vous saviez.

Pour toute réponse le directeur tenta de nouveau de pénétrer ses défenses mentales.

— Je savais que le traitement de ses tuteurs n’était pas idéal, mais rien qui ne mette sa vie en danger et c’est le principal. Sois sûr que si j’avais eu la moindre inquiétude pour sa santé j’aurais agis immédiatement.

— Mais qu’est ce qui ne tourne pas rond chez vous ? Il l’enfermait dans un placard, il l’affamait et le frappait. Comment avez-vous pu laisser faire ça sans vous poser de question? S’offusqua Harry Dursley.

Le directeur explosa alors, criant presque, sa magie maintenant hors de contrôle l’empêchant de respirer correctement.

— Qui te dit que je ne m’en pose pas continuellement ? Cela fait maintenant des années que mes nuits sont peuplées d’insomnie à force de me demander s’il n’y aurait pas un meilleur choix, pour lui et les nombreux autres sacrifices que la paix a exigés. Des années que Fumseck, me refuse son affection. Mais, je me réveille chaque jour avec la certitude de devoir continuer. Je ne suis pas le monstre froid que tu sembles croire. Visiblement tu ne sais rien ni de moi ni des horreurs de la guerre ou tu comprendrais que chacune des décisions difficiles que j’ai dû prendre me hanteront jusqu’à la fin de mes jours, mais que cette souffrance n’ait rien en comparaison des malheurs qui frapperont le monde si personne n’assume de faire ce qui est nécessaire pour barrer la route à Lord Voldemort

— Je suis désolé. Mais si vous aviez vu la manière dont il le traitait. Même en connaissant la prophétie, je ne vois pas ce qui peut justifier de le laisser à leur merci.

— Avant de satisfaire ta curiosité, je crains que tu ne doives satisfaire la mienne. Qui est tu et d’où viens-tu ? J’ai quelques hypothèses, mais tu comprendras mon besoin de les confirmer avant de confier mes secrets à un sorcier aussi étrange. Même s’il semble déjà connaître les plus importants.

Harry Dursley hésita quelque instant avant de lui dire la vérité. Mais malgré tout ce qu’il avait découvert ce Dumbledore ressemblait trop au sien pour qu’il ne lui fasse pas confiance. Et de toute manière il était à sa merci.

— Je suis Harry Potter. Quant à savoir d’où je viens je ne le sais pas moi-même. D’un univers parallèle je présume. Tout ce que je sais c’est que mon monde je suis mort. Je … Je me suis suicidé pour emporter Voldemort. C’était horrible. Tous ses horcruxes étaient détruits, mais il me possédait et il avait les reliques de la mort. Tellement de sang, de mort, de cri…

— Harry respire. Concentre-toi sur ma respiration. Lui conseilla Dumbledore d’un regard inquiet en lui lançant des sorts d’allégresse.

Après quelque instant Harry Dursley se calma et Dumbledore demanda avec avidité :

— Tu es mort donc. Et ensuite ? Tu t’es retrouvé dans notre monde ? Comme ça ? Sans explication ?

— Non. Pas immédiatement. Maintenant, ça ressemble à un rêve et je ne suis plus vraiment sûr de ce qui s’est passé. Moi et Voldemort on a été de l’autre côté. Ou dans un endroit entre les deux. Je ne me souviens plus. Tout ce dont je me souviens c’est que tout était froid et sombre. Et pourtant je me sentais bien. Comme si l’endroit était clair et chaleureux. Je n’ai pas bien compris ce qui s’est passé. Au début il n’était qu’une sorte de bébé immonde endormis. Mais il avait encore les reliques. J’ai essayé de les lui reprendre, mais dès que je me suis approché de lui il s’est réveillé et il est redevenu entier. Et ensuite, je ne suis plus sûr. Je crois que j’ai essayé de le combattre et qu’il a fait un monologue dont je ne me souviens plus. Il fait tout le temps ça vous savez. Il le sait pourtant qu’à chaque fois je fais semblant d’écouter en cherchant une issue.

— L’arrogance de Tom est sa plus grande faiblesse.

— Mon Dumbledore aurait sans doute dit que sa plus grande faiblesse s’était son incapacité à aimer.

— Un être extrêmement sage, si je puis me permettre cet excès d’orgueil par procuration.

— Oui. Il me manque. J’aimerais tellement qu’il soit là.

— Si je puis me permettre quels âges avais-tu lorsque… Au moment de votre mort.

— 14 ans.

Le visage du vieux sorcier s’affaissa soudaine

— Presque 15. Et vous aussi vous étiez mort.

— À mon âge, ce n’est pas une grande tragédie. Mais reprenons. Que s’est-il passé ensuite ?

— Ensuite il a utilisé les reliques pour ouvrir un portail. Il disait que les reliques avaient le pouvoir de changer l’univers parce que j’étais mort plusieurs fois. Puis comme j’ai refusé de l’aider dans ses projets mégalos, Il a décidé de me donner une leçon et a voulu me faire traverser de force l’un des portails. Puis je ne sais plus très bien pourquoi il a paniqué et a perdu le contrôle et on a traversé le portail tous les deux. Et je me suis réveillé chez les Dursley dans le corps de mes 10 ans. Vous connaissez la suite de l’histoire

— Les éléments essentiels en tout cas. Approuva Dumbledore.

Après quelque instant de silence où le directeur semblait réfléchir à ce qu’il venait d’apprendre, Harry Dursley demanda :

— Vous me croyez ?

— Oui. Bien qu’invraisemblable ton histoire l’est beaucoup moins que les récents événements ou les résultats des tests que Pomfresh et moi avons pratiqué sur toi afin de déterminer la cause de ton malaise.

Après un instant Harry demanda inquiet :

— Qu’est-ce que j’ai ?

— Au grand désespoir des médicomages qui se sont succédé à ton chevet j’ai le plaisir de t’informer que d’après nos examens tu es en parfaite santé. Et malgré tout au cours des dernières heures la vie te quittait peu à peu sans qu’aucun de nos traitements ne parvienne à ne serait-ce que ralentir la chute de tes constantes vitales. Puis sans raison apparente il y a quelque heure les alarme ont sonné nous apprenant que tu t’étais brusquement rétablis. A nos yeux ton affliction est tout aussi mystérieuse que ta guérison et j’ai dû déployer toutes mon ingéniosité pour te soustraite à la curiosité de Pomfresh et du Dr Housser. J’espérais d’ailleurs que tu pourrais m’en apprendre plus.

— Non je n’ai pas la moindre idée de ce que j’ai. De toute façon c’est fini. Je vais mieux maintenant. Dit-il en regardant d’un œil critique sa peau extrêmement pâle

— J’imagine qu’il n’y a pas de bon moyen de te l’annoncer, alors je vais être franc : je pense que tu vas mourir

— Encore ? Heureusement on s’en remet vite. Tenta-t-il de plaisanter pour masquer la peur qui lui vrillait lui vrillait maintenant l’estomac.

— Pour être honnête, je ne te le souhaite. Repousser la mort n’est pas sans prix. Jusqu’à ton miraculeux rétablissement, j’étais d’ailleurs persuader que c’était elle qui exigeait son dû. Mais surtout tu risques de ne pas revenir seul.

— Voldemort ?

— Oui. Si ce n’est pas toi qui as aidé Voldemort à faire main basse sur la pierre de résurrection et à l’utiliser pour ressusciter, alors il n’y a qu’un seul autre coupable possible. Et je préférais éviter d’imaginer les dégâts que deux Voldemort immortelle pourrait causer.

— Je ne sais pas si je dois vous remercier pour votre franchise ou vous mettre mon poing dans la figure. Maintenant dites-moi pourquoi vous avez laissé mon double pourrir chez les Dursley ? Si je vais mourir il y a peu de chance que je le répète à quelqu’un.

— Si je comprends bien dans ton monde cela n’a pas été le cas ?

— Si, mais dans mon monde les Dursley m’ont aimé et traité comme leur propre fils. Et ne changez pas de sujet.

— Je ne change pas de sujet. J’espérais juste que mon double ait trouvé une alternative efficace. Ou à défauts que ceux que tu m’as laissé entrevoir de ton histoire confirme la nécessité de mon choix.

— Il ne retournera pas chez eux.

— Je crains que ce ne soit nécessaire. Et tu n’as de toute manière plus les moyens de t’opposer à moi.

Harry essaya de protester mais un accès de faiblesse le força à se rallonger (ce qui ne fit que renforcer la colère d’Harry). Dumbledore enchaîna comme si de rien n’était :

— Que sais-tu de ce qui s’est passé la nuit d’Halloween. Ou plutôt que s’est-il passé dans ton monde

Harry n’eut pas besoin qu’il précise de quelle nuit il parlait :

— Voldemort a essayé de créer un nouvel horcruxe, mais cela à échouer à cause d’un sort de protection créer par le sacrifice de ma mère. L’Avada sensé me tuer et arracher une partie de son âme qui deviendrait son nouvel horcruxe a rebondi sur lui et …

Harry Dursley eu alors un flash-back de ce moment 3 ans plus tôt dans le cimetière. Il revit nettement Voldemort : ‘J’ai alors senti mon âme se faire arracher’

— Une mystérieuse connexion s’est établi entre moi et Voldemort. Dit simplement Harry en ayant peur de comprendre ce qu’il s’était réellement passé ce jour-là.

— Si en le sacrifiant tu pouvais mettre un terme à la guerre. Peut-être même avant qu’elle ne commence. Que ferait tu ?

Il comprit à ce moment-là que son intuition était la bonne et interprétât d’une toute autre manière la prophétie. Est-ce que son Dumbledore avait su ? Probablement se dit-il en repensant à son air attristé, lorsqu’il avait mentionné sa promesse de le ‘libéré’ de sa liaison avec Voldemort lorsque tous les horcruxes auront été détruits.

— Vous l’avez élevé comme un porc à destination de l’abattoir. Peu importe son bien être vu que de toute façon il est destiné à mourir. Lui reprocha-t-il à la fois au Dumbledore qui se trouvait en face de lui et au souvenir qu’il avait du sien.

— Nous le sommes tous, à des dates différentes certes mais la sentence est universelle. Cependant contrairement à Voldemort, je ne considère pas que l’éphémérité de nos malheurs et de nos joies leurs retirent toute importances. Si j’ai bien compris tu as éprouvé au plus profond de ta chair la puissance maléfique de Lord Voldemort. Comment peux-tu ne serait qu’imaginer qu’un simple bébé puisse y résister ?

— L’amour de ma mère

— Sa mère est morte et Lord Voldemort toujours vivant. Pour maintenir la protection que sa mère lui a léguée par son sacrifice et ainsi lui donner une chance de ne pas connaître le même sort que toi, il est nécessaire qu’il vive dans le foyer de son seul parent encore en vie. Tout éloignement affaiblirait la protection et le mettrait en danger. Et maintenant qu’à cause de tes actions Lord Voldemort est de retour plus puissant que jamais, il est encore plus nécessaire qu’avant qu’il y retourne. Combien de temps nous reste-t-il à ton avis avant qu’il ne se rende compte de la situation et ne tente de l’exploiter ? À moins que tu nous aides à le vaincre. Où se trouvaient les horcruxes dans ton monde ?

— C’est le seul chose qui vous intéresse ? Vaincre Voldemort. Vous vous en fichez de lui.

— Je pensais qu’il était clair que je ne m’en fiche pas. Et c’est justement pour ça que je ferais tout ce qui est en mon pouvoir pour le vaincre. La seule question c’est : es-tu dans mon camp ou dans celui de Voldemort ?

— Je suis un poufsouffle, une fois donnée, je ne retire pas ma loyauté. Je suis dans le camp de mon double.

— Tu es mourant. Nous n’avons pas le temps pour ce genre de subtilité.

— Au contraire c’est parce que je suis mourant que je dois m’assurer que quelqu’un défendra ses intérêts après ma disparition.

— L’aider ne rachètera pas les horreurs que tu as commises sous l’influence de Tom.

Harry Dursley profondément choqué par cette dernière tirade pris quelque seconde pour vérifier ses boucliers occlumantiques et se calmer, mais Dumbledore rajouta

— Je n’ai pas besoin d’user de légimancie. Tu me ressembles, plus que tu ne veux l’admettre et plus que je le souhaiterai. Moi aussi quand j’étais jeune, j’étais prêt à tout sacrifier pour ce que j’estimais juste. Mais à force de trop perdre, j’ai fini par comprendre qu’il est illusoire de viser le plus grand bien et que je devais me contenter de choisir le moins mauvais.

— Peut-être devriez-vous laisser la main à quelqu’un de moins usé par la guerre. Proposa-t-il avec hostilité.

— Au risque de te surprendre je pense que tu as raison. Il n’est pas bon pour un seul homme de concentrer autant de pouvoir. Surtout un homme comme moi. Et je serais plus qu’heureux de trouver quelqu’un sur qui décharger mon fardeau. Hélas je crains de n’avoir trouvé personne à qui il serait avisé, de ne serait-ce que le partager.

— Un grand homme m’a dit un jour que : La seule manière que les hommes ont d’accomplir des choses exceptionnelles est de travailler ensembles. Vu votre bilan je pense que le problème n’est pas que les autres sorciers sont moins compètent mais que vous ne voyez pas vos propres défauts

— De toute évidence l’opinion d’un idéaliste qui n’a jamais eu à exercer la réalité du pouvoir. En vérité les personnes à la fois méritante et désireuse d’exercer d’obtenir une quelconque responsabilité sur le destine de leur communauté sont bien rares.

— Cet homme c’était vous. Peut-être cette différence de point de vue et de manière de faire a-t-elle un rapport avec le fait que les Dursley de mon monde ont fini par me traiter correctement.

— Pure hypothèse démentit par le fait que ton Dumbledore ne semblait pas avoir non plus partagé ses secrets. Mais je préférais que tu m’indiques pourquoi tu as précisé : ‘Finis’.

Avec hésitation Harry Dursley répondit :

— Je n’en ai pu souvenir, mais je sais que lorsque j’étais tout petit au début mes parents adoptifs m’ont traité aussi mal que les Dursley de ce monde. J’ai bien compris pourquoi vous avez dû l’y laisser, mais rien ne vous oblige à le regarder passivement se faire torturer.

— J’ai essayé de leur parler au début, mais je ne pouvais guère tenter plus sans prendre le risque de briser le lien tenu qui les unissait. Même si elle a tout fait pour le nier, Pétunia conserve encore un reste d’affection pour sa sœur et son enfant. Sans cela le sort n’aurait pas marché. Et puis malgré les rapports de plus en plus alarmant, je me suis laissé happer par d’autre problème.

— Vous avez une occasion de corriger vos erreurs. Il ne retournera pas là-bas. Affirma Harry.

— Pour le moment non. Mais à terme il n’y aura pas d’autre options. Nia Dumbledore.

— Il y en a une autre : les reliques de la mort. Avec leur pouvoir combiné vous pourrez envoyer Voldemort de l’autre côté du voile sans avoir à détruire son dernier horcruxe...

— Je ne risquerais pas la survie de toute notre communauté pour sauver la vie d’une seule personne. Je regrette, mais à terme il devra mourir. De toute façon si j’en crois la prophétie aucun de nous deux n’aura son mot à dire sur la question.

— Je crois que vous avez raison sur un point : nous nous ressemblons beaucoup. Et je ne suis pas le genre d’homme à sans remettre aveuglément à une putain de prophétie lorsqu’il s’agit de la protection de ce qui nous tient à cœur. Soit vous faites le serment inviolable de le protéger, soit je ne vous relèverai pas l’emplacement des horcruxes.

— Réfléchis bien. Es-tu vraiment prêt à assumer les conséquences de ton choix si les choses ne se passent pas comme tu l’as prévu ? N’oublie pas que maintenant que Tom sait pour les reliques de la mort notre temps est compté. Es-tu certain que ton double ne préférait pas la mort au destin qui l’attend si ton pari échoue ? D’ailleurs si je ne m’abuse c’est le choix que tu as fini par faire.

Harry Dursley aurait voulu assurer que non, mais la vérité était que la mort était mille fois plus préférable à cette longue agonie constitué d’un kaléidoscope de massacre dont il était responsable et des hurlements impuissants qu’il poussait dans sa propre tête, seul et dans le noir. Il hésita et peut être aurait-il finit par se ranger aux arguments du mage blanc s’il n’avait pas senti son esprit se faire violemment envahir. L’attaque était tout en finesse mais Dumbledore y mit toute sa puissance si bien qu’il eut l’impression que son crane allait exploser. Puis, après ce qui lui sembla une éternité il se retira

— Je reconnais le travail de Severus. Commenta Dumbledore avec une frustration évidente dans la voix pendant qu’Harry récupérait avec difficulté.

Dumbledore se retira pour contempler quelque temps le parc de Poudlard à travers la vitre et Harry en profitât pour reprendre contenance en silence

— Je me suis toujours demandé si mon incapacité à trouver les autres horcruxes durant toutes ses années était dû à la prophétie ou à ce que je serais obligé de faire si je parvenais à tous les détruire avant que Voldemort ne retrouve une forme corporelle. Si seulement nous avions eu un peu plus de temps. Il aurait pu suffisamment grandir pour comprendre et accepter l’horrible vérité. En échange de l’emplacement et de la nature des horcruxes, j’accepte de faire le serment inviolable de ne pas m’en prendre à lui.

Harry Dursley rajoutât :

— Et de ne pas le renvoyer chez les Dursley sans son accord ou le mien.

— S’il n’y retourne pas, alors il ne pourra pas résister à possession

— J’ai passé presque un an à Poudlard sans que cela n’affaiblisse la protection de ma mère. On a du temps pour trouver une solution alternative.

— Ton Voldemort lui aura sans doute parlé de la connexion. Il faut renforcer au maximum la protection avant qu’il tente de l’exploiter. Contra Dumbledore.

— Si Voldemort est au courant pour l’horcruxe qui réside en lui il fera tout pour s’en faire un allié et le contrôler. Du moins s’il pense comme le mien. Le renvoyer chez les Dursley ne ferait que lui faciliter la tâche.

Après un moment de réflexions Dumbledore acquiesça.

— Soite, tu m’as convaincue. Il ne retournera pas chez eux. Pour l’instant, rajoutât-il à la fin pour tempérer l’enthousiasme de son interlocuteur.

— Ne vous inquiétez pas, j’ai bien conscience que rien n’est réglé et qu’il devra peut-être mourir. Répondit sombrement Harry Dursley.

Pour toute réponse Dumbledore accomplit le rituel du serment inviolable et jura de ne pas tuer Dark-Harry.

— À toi maintenant de respecter ta part du marché.

Harry prit une inspiration et pesa le pour et le contre avant de se décider à avouer ce qu’il savait au vieil homme :

— Il y a en tout 6 horcruxe : D’abord il y a son journal intime qu’il a confié aux Malfoy, mais j’ignore où ils l’ont caché.

Dumbledore se dirigea vers un tableau et le poussa révélant un coffre-fort aux armoiries de Poudlard dont les protections magiques était si forte qu’Harry tressaillit lorsqu’elles s’abaissèrent au terme d’une longue psalmodie du directeur. Une fois ouvert il en sortit un cahier noir qu’Harry Dursley aurait reconnu entre mille.

— Est-ce qu’il s’agit de ce journal ?

— Oui, comment avez-vous fait ?

— Beaucoup d’argent et des années de persévérance ouvre toutes les portes. Notamment en politique. Cela m’a couté extrêmement cher mais durant les dernières années j’ai pu suffisamment affaiblir la position de Lucius et des autres mangemort pour les contraindre à accepter des inspections surprises de leur domaine. Et récemment mes efforts ont fini par porter leur fruit.

Le début de l’explication rappela à Harry l’une des raisons pour laquelle, il était en colère contre le directeur :

— Votre argent ? Ou celui que vous avez volé à mon double ? Et à tous les autres ?

— D’après le rapport que j’ai arraché hier soir au gobelin, je ne suis pas le seul ici à avoir profité de ses largesses.

— Il était d’accord. Moi je ne l’ai pas volé. Se défendit Harry en se rappelant tout d’un coup qu’il ne lui avait pas réellement demandé son avis avant de se servir.— Je n’ai également commis aucun larcin. Malgré les insinuations douteuses des gobelins, je n’ai fait qu’utiliser les procurations que m’avaient accordé leurs parents en toute conscience.

— Cet argent ne devait pas servir à financer vos dessins politique mais à s’assurer que leur enfant ne manquerait de rien.

— Parce que tu penses qu’il y a un risque que ce que je leur ai laissé ne soit pas suffisant ? Sache que le coffre de ton double n’est pas le mieux remplit. Les Potter restent une famille mineure de la noblesse sorcière.

— Ne changez pas de sujet.

— Je ne change pas de sujet. Qu’est ce qui est le mieux pour eux ? Avoir une énième montagne de galion qu’ils ne pourront jamais dépenser ou avoir une chance supplémentaire de survivre à cette guerre ? À ton avis, qu’est-ce que leurs parents auraient choisi pour eux s’ils en avaient eu l’occasion Contrairement à ce que tu sembles penser je n’ai pas utilisé cet argent pour mon enrichissement personnel ou obtenir je ne sais qu’elle poste prestigieux. Je l’ai utilisé pour améliorer les chances de survie de ton double et des autres enfants dont j’ai la charge. Parmi tous les choix difficiles que j’ai eus à faire celui-là est celui qui pèse le moins sur la conscience et le seul que je serais prêt à défendre devant leurs parents le jour où je les croiserais de l’autre côté. Argua Dumbledore avec la conviction d’un avocat au discouru bien rodé

Après un moment de silence Harry déclara :

— Je ne suis toujours pas à l’aise avec ça.

— Et moi je ne suis pas à l’aise avec le fait que ta venue coïncide avec celui où j’ai détruit de cet horcruxe que j’espérais sans trop y croire être le seul. Par contre je suis heureux de constater que les Voldemort des deux mondes semblent avoir été assez semblables pour choisir les mêmes objets et les cacher aux même endroit

La coïncidence frappa également Harry, mais comme il se sentait faiblir et qu’il ne savait pas quoi faire de cette information il décida de poursuivre :

— Ensuite il y a : le diadème de Serdaigle qui est caché dans la salle sur demande à Poudlard. Il suffit de lui demander un endroit où cacher un objet et la salle où le diadème est caché apparaîtra. Le seul problème c’est que je ne me souviens plus exactement où il est rangé dans tout ce fatras.

— Je ne peux pas dire que je sois particulièrement surpris qu’il ait été assez arrogant pour cacher un de ses précieux horcruxe en mon domaine. Par contre je suis agacé de constater qu’il soit parvenu à le connaître mieux que moi. Je n’ai jamais entendu parler de cette salle sur demande.

— Je vais vous montrer.

Il tenta de se lever de son lit mais même sans les attaches qui le retenait toujours il se serait effondré. Ses forces le quittaient rapidement et cela l’inquiéta

— Cela ira mieux avec un peu de repos. Contente-toi de finir et de m’indiquer l’emplacement des autres horcruxes. Demanda Dumbledore avec une avidité qui termina de convaincre Harry Dursley de se méfier de se Dumbledore. Cependant il n’avait pas d’autre choix que de collaborer avec lui.

— Elle se trouve au troisième étage, juste en face de la tapisserie représentant un sorcier tentant d’apprendre à danser à des orques. Il faut passer 3 fois devant elle en pensant à ce qu’on veut et elle apparaît. Les elfes de maison connaissent cette salle et pourront vous y conduire. Il ne reste plus qu’un horcruxe simple à atteindre : le collier de Salazar Serpentard. Il se trouve dans une chambre du 12 square Grimmauld, la maison de Sirius Black

— Effectivement, celui-ci ne devrait pas être trop difficile à détruire. Commenta Dumbledore.

— Ensuite il y a la coupe de poufsouffle. Elle se trouve dans le coffre de Bellatrix Lestrange à Gringotts. Mais le plus à se procurer sera la bague des Gaunt. Ou plutôt de la pierre de résurrection qui y est serti. Oui vous avez bien compris : il a transformé l’une des reliques de la mort en horcruxe. Maintenant qu’il connaît son véritable pouvoir il ne s’en séparerait plus, même pour dormir.

— Voilà qui est fâcheux. Mais dorénavant tout ceci ne te concerne plus. Somnius !

Et Harry Dursley retomba dans l’inconscience.

oOoOoOo

Encore sous le choc de ce qu’il venait d’apprendre, Dark-Harry se colla au mur de la petite pièce de l’infirmerie où Harry Dursley était allongé jusqu’à ce que l’horrible vieillard s’en aille continuer ses manigances ailleurs.

Une fois de nouveau seul, il retira sa cape d’invisibilité et en drapa son double d’un autre monde et après ce dernier effort s’effondra sur une chaise à ses côtés puis tenta de mettre de l’ordre dans la tempête d’émotion et de penser qui s’était emparé de lui. Comment les choses avait-elle pu tourner aussi mal en si peu de temps ?

Au début tout s’était bien déroulé. Avec l’aide de ce Queudver que Voldemort lui avait envoyé, il avait pu s’enfuir discrètement de chez les Weasely avant l’aube et se rendre dans une bâtisse abandonnée puant le fauve situé près de Poudlard avec le porto-machinchose. Puis Queudver l’avait escorté dans un passage secret menant à Poudlard jusqu’à ce qu’il heurte violemment un mur invisible et ne chouine que les protections de Poudlard l’empêcherait d’aller plus loin. Harry le quitta en n’oubliant pas d’adresser un regard de mépris à cet homme misérable qui avait joué un rôle important dans la mort de ses parents (même s’il n’avait pas compris ce qu’était un gardien du secret en quoi c’était si important).

Un jour, lui et Voldemort paierait pour ses années qu’il avait passées chez les Dursley à cause d’eux. Mais pour le moment il avait besoin d’eux et les entourloupe de la bande à Dudley lui avait appris une patience et un contrôle de ses émotions très avancées pour son âge. Même si une opportunité se présentait, il n’agirait pas avant d’avoir une vision complète de l’échiquier sur lequel il venait de débarquer. La conversation qu’il venait de surprendre n’avait que confirmer qu’il avait urgemment besoin d’en apprendre plus sur le monde sorcier.

Par contre il n’était plus aussi sûr qu’il pouvait se reposer intégralement sur son double. Certes la conversation qu’il venait de surprendre et la découverte qu’ils étaient d’une certaine façon de la même famille avaient levé ses derniers doutes sur la loyauté de son double. Cependant son manque de combativité l’inquiétait. Il avait cédé tellement facilement les informations que lui demandait leur ennemi. Il s’était contenté d’une vulgaire promesse de ne pas lui faire de mal.

Mais surtout il avait accepté avec beaucoup trop de facilité à son goût la perspective de sa propre mort. Il ne s’était même pas énervé, n’avait cherché aucune solution et avait accepté la perspective avec calme. Comme si au fond il l’avait toujours su ou que la mort n’était pas si horrible. Lui était terrorisé au point d’avoir failli dévoiler sa présence lorsqu’il avait compris que le directeur voulait le voir mort. Il avait tenté de comprendre pourquoi son double semblait se penser condamné et cherché à tout pris une solution. Au lieu de cela son double avait calmement négocié son soutien à une guerre qui ne les concernait pas et à un camp qui voulait le voir mort.

Quoi qu’en penserait son double lui il avait fait son choix : il ne mourrait pas avant d’avoir eu l’opportunité d’exercer sa vengeance. Si vraiment il fallait choisir un camp, alors entre le meurtrier de ses parents voulant juste l’emprisonner (au dire de son double), et le si peu efficace protecteur de ses parents voulant le tuer, alors il n’aurait aucune hésitation. Et à ses yeux le fait qu’il veuille s’en prendre aux moldus n’était qu’un bonus appréciable.

Initialement il avait prévu de trahir Voldemort après qu’il l’eut aidé à accéder à Poudlard. Il pensait utiliser la cape pour enlever son double et l’emmener à l’étranger loin de cette guerre afin de lui permettre de se remettre avec les meilleurs médecins que la montagne d’or qu’il possédait lui permettrait de se payer.

Cependant une fois qu’il se fut assuré que son double respirait de manière régulière, il quitta la pièce en espérant que ce n’était pas une coïncidence s’il s’était senti mieux à l’instant où il l’avait recouvert avec la cape et qu’une fois encore elle le soignerait.

Lui pendant ce temps-là allait remplir la mission que Voldemort lui avait confié en espérant que cela affaiblirait suffisamment le vieillard pour qu’il cesse d’être une menace.

Disgrâce

En cette heure tardive, rien ne bougeait dans le bureau d’Albus Dumbedore. Il était presque minuit et cela faisait longtemps que l’activée frénétique de la journée s’était tarie. Puis quelle chose bougea presque imperceptiblement. Le distributeur d’eau oublié dans un coin depuis des temps immémoriaux pivota relevant un mince tuyau d’évacuation qui s’agrandit lentement.

Une fois que l’ouverture fut assez grande, il pénétra dans la pièce avec tout le calme et le silence d’un prédateur en chasse. Il humecta l’air froids de la pièce silencieuse seulement éclairée par l’éclat de lune qui se reflétait dans les nombreux objets en argent qui surchargeait la pièce de leur cliquetis incessant.

Sa langue lui indiqua la présence de plusieurs proies tentant futilement d’échapper à sa présence. Qu’il était bon d’être de nouveau en chasse après toutes ses années. Il ouvrit la bouche se préparant à fondre sur sa proie.

— Arcanoru, laisse ses araignées. Lui ordonna sèchement le demi deux jambes qui l’accompagnait.

Instinctivement, il se redressa et pointa ses crocs en direction de ce serpenteau qui non-content de lui donner des ordres, s’évertuait à jouer avec la nourriture.

Pourquoi le fils de son bien-aimé père lui avait-il donné mission si infamante que d’obéir aux seules deux jambes aimant les araignées ? Ne l’avait-il pas bien servi ? Qu’avait-il donc faire pour s’attirer le courroux de son frère humain. Peut-être aurait-il davantage insisté pour qu’il renonce à son projet de s’en prendre aux demis deux jambes qui peuplaient dorénavant le nid que son père avait passé tant d’année à construire avec 3 autres humains ?

Néanmoins, Arcanoru ne se plaignait pas. Il y avait tant de temps qu’aucun marcheur n’avait susurré le nom que son père lui avait choisi. Tant de temps qu’il avait cru oubliés les souvenirs de cette époque où il chassait ensemble. Cette époque où il ne connaissait pas la faim.

— Ne t’avise plus jamais de te mettre en travers de ma chasse. Lui répliqua Arcanoru en tendant ses muscles ostensiblement dans une position suggérant qu’il était sur le point de bondir.

Il venait à peine d’arriver et déjà, la vaste pièce était saturée de ses odeurs de peur. Pour autant, c’est avec une arrogance feinte qu’il lui répondit.

— Contente-toi d’exécuter les ordres de ton maître stupide bestiole.

Une telle outrecuidance à un âge si jeune lui donnait envie de soulever ses paupières et de poser son regard pour mieux l’examiner. Mais le message codé que lui avait transmis son frère par l’intermédiaire de cet amateur des araignées était claire : il ne devait sans prendre sous aucune prétextée à l’humain et garder les yeux fermés en sa présence. Il avait d’abord pensé que ce léger handicap ne ferait que rajouter du piment à la chasse que lui avait confié son frère. Mais l’humain se révélait bien plus gênant que la perte de ses deux yeux. En plus d’être outrageusement sensible, il était tellement bruyant qu’il n’avait pas eu l’occasion de se nourrir en chemin de quelques rats qui pullulait dans le réseau d’égout enchanté par son père pour s’agrandir à son arrivée et ainsi lui permette de se rendre dans n’importe quelle partie du château.

— Pourquoi protèges-tu ses créatures ? Qu’espères-tu donc tiré d’une alliance avec d’aussi faibles proies ?

— Tu n’as pas besoin de le savoir. Laisse-les tranquilles, c’est tout.

 Si tu ne choisis pas mieux tes alliées, tu deviendras vite une proie à ton tour.

— Je suis déjà une proie et nous sommes dans l’antre de mon prédateur. Reste concentré. Répondit Dark-Harry en prenant une des araignées et en la mettant définitivement hors d’atteinte du serpent géant. Le serpent avait raison, c’était stupide, mais elle lui rappelait Spider et Spidey (les deux araignées semi-apprivoisées qui lui tenaient compagnie dans le placard sous l’escalier).

Après lui avoir sifflé dessus une dernière fois d'u air menaçant, le serpent lui tourna le dos et s’avança dans la pièce, jusqu’à passer sous l’embrasure d’une porte qu’Harry devinai être la chambre du vieil homme qui avait juré sa perte.

Pendant un instant, Dark-Harry fut tenté de l’arrêter une fois de plus. Ce n’était pas le plan. Du moins pas le plan que lui avait communiqué Lord Voldemort (à chaque fois qu’il y pensait Dark-Harry trouvait ce nom ridicule et se demandait quelle mère avait été assez cruelle pour appeler son fils ainsi). Une fois qu’il lui aurait ouvert la voie du bureau directoriale via la magie qui lui permettait d’agrandir les tuyaux, le serpent géant était censé resté à ses côtés pendant qu’il fouillait le bureau à la recherche de la baguette du directeur, puis le ramener à l’extérieur avant que quiconque ne remarque son intrusion. Cependant, le moment était déjà suffisamment, stressant sans y rajouter la surveillance constante d’un serpent géant affamé.

Dire qu’il avait considéré comme le plus beau de sa vie, ce moment où Voldemort lui avait montré comment parler à son serpent Nagini. C’était son premier acte de magie consciente après tout. Sa joie avait été encore renforcée lorsqu’il lui avait promis que s’il suivait ses ordres, il pourrait bientôt commander son propre serpent. Un serpent bien plus grand et dangereux que Nagini.

Il comprenait maintenant que le mage noir devait se douter qu’il hésitai à lui obéir et n’avait fait que lui mentir pour l’appâter. Comme il l’avait dit un peu plus tôt au basilic, il n’était qu’une proie qui s’était stupidement jetée au milieu de la tanière d’un prédateur.

À partir de l’instant où à son appel, le monstre s’était lentement glissé en dehors de la bouche de l’immense statue caché dans les profondeurs du château, il n’était plus question de douter et encore moins de changer d’avis. S’il s’avisait de vouloir s’enfuir ou de désobéir au véritable maître d’Arcanoru, le serpent l’écraserait entre ses anneaux avant même qu’il n’ait le temps d’appeler à l’aide. Et maintenant qu’il y réfléchissait, il doutait franchement que le mage noir tienne sa promesse de lui donner sa baguette en échange de celle du directeur.

Il aurait dû rester chez les Weasley comme son double l’avait voulu. Les yeux au bord des larmes, il commença le plus silencieusement possible à ouvrir tous les tiroirs en espérant que tout ça serait bientôt fini.

oOoOoOo

À travers la cloison, il entendit le demi deux jambes commencer à fouiller la pièce. Bien ! Malgré les ordres stricts de son frère, s’il avait une fois de plus hésité, Arcanoru ne savait pas s’il aurait pu se retenir de planter ses crocs dans la chair tendre de l’agaçant serviteur de son frère. Heureusement pour se serpenteau, il avait à sa portée une source d’irritation encore plus grande.

Arcanoru sortit sa langue et huma l’air à la recherche de proie. En-dehors de sa cible la pièce semblait vide et lentement, il ouvrit ses paupières et son regard mortelle se posa sur le vieillard qui se tenait assoupis dans son lit faible, fragile et vulnérable. Malgré le temps écoulé, il avait la même odeur que l’homme qui avait contraint son frère à l’abandonner, le condamnant ainsi à retourner dormir seul dans le noir.

Prudemment, il s’avança, redoutant à chaque poussé imprimé par ses puissants muscles de franchir une de ses barrières invisibles ou de déclencher une de ses agaçantes alarmes que les deux jambes aimaient créer avec leur bâton pour se donner une illusion de sécurité. Mais il n’y avait rien. L’homme, semblait-il, faisait aveuglément confiance aux protections du château.

'Les protections de son père', pensa avec douleur Arcanoru en se remémorant les nombreuses soirées que Salazar avait passé à les mettre au point et à se plaindre devant son familier de l’incapacité de ses 3 compères à l’aider à mettre au point une magie aussi subtile que les protections du château.

Arcanoru se mit à avancer plus rapidement confiant dans le fait que jamais la magie de son père ne pourrait le blesser. Très vite, il fut suffisamment proche pour distinguer nettement chaque de son corps qui se soulevait régulièrement au rythme d’une respiration rapide et de quelque gémissement. La Némésis de son frère semblait avoir le sommeil agité, comme s’il se doutait que ce serait peut-être son dernier. Arcanoru se redressa et se prépara à frapper. Cette fois ni Tom, ni ce Harry n’était là pour l’empêcher d’étancher sa soif de sang frais.

oOoOoOo

Pour ce qui lui semblait être la énième fois, Dark-Harry sursauta.

— Il y a quelqu’un ? Murmura-t-il, mais une fois encore seul le silence lui répondit.

Il abandonna le tiroir qu’il était en train de fouiller de toute façon, il était sûr que la baguette ne s’y trouvait pas. À la place se drapa d’un plaid écossais qui traînait dans un coin puis éternua en se rendant compte qu’il était recouvert de poil de chat. Curieux, il ne lui semblait pas que le directeur avait un animal de compagnie, s’étonna-t-il. Néanmoins ce qui l’inquiétait vraiment, c’est que malgré la chaleur étouffante qui s’était exceptionnellement abattue sur le Royaume-Uni depuis quelques semaines, il était frigorifié. Il se frictionna les mains et pour la première fois, il l’entendit clairement.

— Le froid est en toi.

— Arcanoru, c’est toi. Tenta-t-il de répondre à la voix sifflante, mais il se rendit compte une fois que les mots avaient franchi ses lèvres qu’il avait parlées normalement.

— Arcanoru, nous connaissons ce nom.

— Qui êtes-vous ?

— De simples outils, sur le chemin de la grandeur.

Harry poussa un soupir de soulagement en comprenant

— Je dois trouver une baguette. Vous pouvez m’aider ?

— Nous pouvons t’aider à obtenir bien plus qu’une baguette.

— Pour le moment, je veux juste trouver cette putain de baguette et m’en aller d’ici.

— Ton cœur aspire à bien plus. Rejoins-nous et nous t’offrirons le pouvoir.

— Le pouvoir de te venger.

— Le pouvoir de ne plus jamais fuir

Harry n’était pas stupide. De plus à chaque fois qu’il avait pu, il avait volontairement ralenti le rythme de ses corvées du soir afin de pouvoir écouter Pétunia lire son histoire à Dudley (il n’avait jamais compris pourquoi Pétunia ne l’en avait jamais empêché, mais ça l’arrangeait.) et ce n’était jamais une bonne idée pour les héros de ses histoires d’écouter les voix mystérieuses leur promettant le pouvoir. Une fois de plus le vrai pouvoir. Celui qu’il recherchait, se conquière, il ne se donne pas.

Malgré les voix, qui continuât à raisonner dans sa tête, Harry repris donc ses recherches en ouvrant l’un des nombreux tiroirs, mais ne tomba que sur de vieux albums photos représentant majoritairement deux hommes se tenant la main dans la lande anglaise. Il referma violemment le tiroir lorsqu’il tomba par erreur sur quelques photos trop personnelles.

Il n’avait plus le temps, il devait se dépêcher. Pris d’une soudaine panique, il se mit à fouiller frénétiquement un peu partout sans se rendre compte que le froid devenait de plus en plus intense et les voix des plus en plus fortes. Si seulement il arrivait à les faire taire quelques minutes, il pourrait se concentrer et réfléchir. Il tenta de se boucher les oreilles, mais elles raisonnèrent encore plus fort. Puis brusquement tout s’arrêta. Il cligna des yeux et se rendit compte qu’il se tenait devant une grande armoire vitrée la main tendue pour en saisir la poignée. Il ne se souvenait plus de comment il était arrivé là. Il colla son nez à la vitre et aperçu à l’intérieur 3 objets magnifiques qui semblaient l’appelé au plus profond de son âme. Pour une mystérieuse raison, il avait l’impression qu’il lui appartenait. Il tenta de se retenir, mais sa pulsion était trop forte. Il lui fallait cette coupe, ce diadème et ce collier.

Il abaissa la poignée de l'armoire libérant l’enfer sur la pièce autrefois si calme.

oOoOoOo

Arcanoru ferma les yeux pour savourer ce moment et plongea vers la jugulaire de sa proie lorsqu’un bruit atroce retentit. Immédiatement, il sentit le demi deux jambes se réveiller et dégager une violente vague de magie brute qui le repoussa lui et tous les objets aux alentours jusqu’à heurter violemment le mur et passer au travers. Doucement, il se releva au milieu des débris en bois et en béton de ce qui avait été le bureau du directeur. ‘Heureusement que j’avais les yeux fermés ou la violente déflagration m’aurai rendu aveugle’ pensa-t-il en examinant deux pieux pointus qui s’étaient arrêt à moins d’un millimètre de ses précieuses pupilles.

Mais il n’avait pas le temps de davantage s’inquiéter de ses blessures que déjà les deux jambes s’avançaient vers lui en irradiant de pouvoir et d’une aura mortelle. La langue d’Arcanoru frémit d’excitation pendant qu’il regardait le deux-jambe lever la main et attirer à lui un long bâton de bois. Enfin, la chasse devenait intéressante.

Sans s’inquiéter davantage de son environnement, il se précipita sur sa proie.

oOoOoOo

Dark-Harry se releva péniblement en crachant de la poussière et en ne comprenant pas ce qui s’était passé. Une minute, plus tôt, tout était calme et là, il recrachait de la poussière au milieu de débris pendant que des bruits sourds se faisaient entendre à côté de lui. Hagard, il regarda autour de lui et vit que l’intégralité des meubles de la pièce semblait défoncer à l’exception de l’armoire qui contenait toujours les 3 objets qui elle semblait miraculeusement intacte. Il ressentit de nouveau leur appel et tenta de tendre sa main vers eux lorsqu’il sentit une autre force le pousser violemment en arrière. Sans qu’il ne puisse s’y opposer, il fut traîné sur la moitié de la pièce jusqu’à se retrouver collé contre des robes violettes qu’il reconnut immédiatement.

Il déglutit et leva les yeux au ciel et découvrit le visage d’Albus Dumbledore qui le regardait avec sévérité.

— Nous discuterons plus tard. Pour le moment, reste derrière moi.

À peine eut-il fini sa sentence qu’une violente lumière dorée s’échappa de sa baguette et rata de justesse la tête du basilic qui saignait légèrement. La baguette qu’il s’était engagée à rapporter à Voldemort.

Il n’eut pas le temps de davantage l’examiner que le directeur fit un geste étrange de la main et que ses yeux furent recouverts d’une sorte de voile sombre semblable à des lunettes de soleil qui brouillaient sa vision.

— Ça te protégera. Si seulement Fumseck ne m’avait pas quitté.

Dark-Harry se retint de lui hurler qu’il n’était pas aussi naïf que son double et qu’il savait qu’il le tuerait à l’instant où il n’aurait plus besoin de plaire à son double pour obtenir des informations. Il regarda pendant quelques secondes le violent affrontement entre le basilic et le vieux sorcier.

oOoOoOo

Comprenant que son regard était inefficace contre son adversaire, Arcanoru tenta une charge mortelle qu’il dût dévier au dernier moment pour éviter un éclair noir produit par le bâton du vieux deux jambes. Normalement, Arcanoru aurait fait confiance à sa peau épaisse pour dévier le maléfice, mais l’aura de cruauté qui entourait le sort ne lui laissait aucun doute sur la nature du maléfice. Le vieux deux jambes osait utiliser les sombres inventions de son père contre lui.

Il poussa ce qui ressemblait le plus à un cri de rage et se dégagea des débris du seul mur encore intact qu’il avait défoncé en tentant d’éviter le sort bien décidé à faire payer son outrage au vieux deux jambes. Mais à peine eut-il eu cette pensée qu’il dût esquiver précipitamment une autre série de sort plus noire et puissant les uns que les autres, qu’il évita de justesse au prix de blesser son corps déjà égratigné par les nombreux débris qui parsemait cette pièce bien trop étroite pour lui. Arcanoru commençait à se demander qui était réellement la proie.

— Experliarmus. Entendit-il hurler la voix aiguë d’un deux jambes, avant qu’un éclair blanc ne touche son adversaire. Ayant totalement effacé de son esprit la présence d’Harry, Arcanoru ne comprenait pas bien ce qui s’était passé, en revanche, il remarqua le bâton du deux-jambes s’échapper de sa main pour voler à l’autre bout de la pièce. Il ne perdit pas une seconde pour foncer sur le vieil homme maintenant désarmé.

oOoOoOo

Malgré son épuisement, Dark-Harry courait à en perdre haleine, la baguette de sureau dans sa main, en exultant de joie. L’effort avait failli le faire s’évanouir, mais ses heures à s’entraîner sur le premier sort enseigné parle manuel de défenses pour débutant qu’il avait trouvé chez les Weasley avait fini par payer. Il avait lancé son vrai premier sort et il n’avait même pas eu besoin de baguette pour cela.

Une fois remis de sa surprise, en constatant que la baguette tant convoitée était dans sa main, il avait fui dans les escaliers de la tour à moitié défoncée par les chocs provoqués par le combat de titans qui se déroulait au sommet, sans un regard en arriéré pour le vieil homme désormais bien trop en difficulté pour le suivre.

Une fois arrivé en bas, il dut s’arrêter devant une gargouille de pierre qui bloquait l’accès à la sortie. Débordant de confiance suite à sa première réussite, il retenta le seul sort qu’il connaissait. Mais cette fois, ce ne fut pas un faible éclair blanc qui s’échappa, mais une lumière si éclatante qu’il crut brièvement être devenu aveugle. Lorsqu’il recouvrit la vue, il constata que la gargouille gisait brisait à l’autre bout du couloir défoncé. Et contrairement à la première fois, il se sentait en pleine forme. Le sort loin de le vider l’avait rempli d’énergie et il sentait sa magie crépitait autour de lui. Sans qu’il ne puisse s’en empêcher, il poussa un hurlement de joie.

Dorénavant, il n’était plus un petit garçon sans défenses. Puis son cri se transforma en rire, lorsqu’il entendit un hurlement de douleur semblant appartenir aux vieux sorciers qui avait gâché sa vie. Que la vengeance était douce.

En chemin vers la mort

— DEBOUT !

Harry Dursley se réveilla en sursaut. La petite pièce attenante à l’infirmerie où il était censé se trouver était plongé dans les ténèbres, à l’exception de deux yeux injectés de sang qui le fixait avec haine. Il tenta de s’enfuir et constata avec horreur qu’il était paralysé par une énorme pression magique à deux doigts de lui broyer les os.

— Qu’est-ce qui vous prend ? On est dans le même camp. Parvint à murmurer Harry Dursley malgré la pression magique qui l’étouffait.

— Tu espères vraiment obtenir ma confiance une fois de plus ? J’ai été suffisamment patient avec toi. Dis-moi immédiatement où se trouve la baguette de sureau et peut-être consentirais-je à écouter tes élucubrations avant de t’enfermer dans un lieu où je serais sûr que tu ne nuiras plus à personne.

— Mais vous êtes cinglé. Comment voulez-vous que je sache où vous avez foutu votre putain de baguette ? Je suis resté ici toute la journée. Argua Harry en remarquant que les habits du directeur étaient déchirés et qu’une grosse cicatrice barrée maintenant sa jambe.

— Cesse immédiatement ce simulacre où je devrais employer des méthodes bien moins civilisées. Répondit le directeur d’un ton menaçant. De plus en plus paniqué, Harry répondit.

— Puisque je vous dis que je n’en sais rien. Tout ce dont je me souviens, c’est… Vous m’avez ensorcelé ! Accusa Harry Dursley en se souvenant de ses derniers instants de conscience.

— Pas suffisamment apparemment. Endolo…

Mais avant que le directeur ne puisse finir son incantation un éclair rouge illumina la pièce et un oiseau magnifique se posa sur le torse d’Harry Dursley.

— Fumseck ! S’exclama le directeur la larme à l’œil en laissant retomber sa magie.

Aussitôt, Harry ressentit un soulagement immense et se cramponna à l’oiseau comme si sa vie ne dépendait alors que celui-ci se mit à chanter. Peu à peu, le magnifique chant calma Harry Dursley qui se mit à caresser lentement l’oiseau légendaire. Le directeur tenta également de s’approcher de l’oiseau, mais celui-ci cessa alors son chant et le repoussa d’un coup de bec.

— Fumseck, pourquoi es-tu revenu pour ce garçon après m’avoir abandonnée toutes ces années ?

— Vous posez vraiment la question ? Vous êtes aveugle ou quoi ? Vous avez essayé de me torturer. Éructa Harry, mais le directeur l’ignora et continua de s’adresser à l’oiseau.

— Tout ce que j’ai fait était nécessaire. Tu le sais, n’est-ce pas ? J’ai vraiment fait de mon mieux toutes ces années.

L’oiseau répondit en recommençant en produisant un son étrange. Ce n’était pas vraiment un chant, mais c’était indéniablement beau et cela provoqua un mélange d’émotions contradictoire chez Harry Dursley. Un mélange confus de regret, d’attachement et d’autre chose qu’Harry ne put identifier et qui le mit mal à l’aise. Puis le chant les larmes lui montèrent aux yeux lorsqu’il comprit la signification de ce qu’il ressentait : le pardon. Un pardon absolu pour tout ce qu’il avait fait. Mais ce n’est pas ce que le directeur du ressenti, car il se mit de nouveau en colère.

— Pourquoi ne peux-tu pas me pardonner ?

— Je crois que c’est vous qui n’arrivez pas à vous pardonner. Et c’est normal vu que vous n’arrivez même pas à admettre ce que vous avez fait. Ce que vous êtes devenue. Énonça Harry d’une voix apaisée par les pouvoirs du Phénix.

— Comment oses-tu me juger ? Tu ne sais rien de la guerre et des sacrifices qu’elle demande. Hurla Dumbledore.

— Je les connais mieux que quiconque et vous avez raison, je n’ai pas le droit de vous juger. Par contre, je constate que vous n’avez même pas hésité avant de lancer l’endoloris. Depuis quand l’endoloris est-elle devenue une habitude pour vous ?

Dumbledore réagit comme s’il venait de le frapper, puis demanda plus calmement.

— Si tu dis la vérité alors comment t’es-tu procuré la cape de la mort.

— De quoi vous parlez.

Dumbledore sortit alors de sa poche une longue cape argentée qu’Harry Dursley reconnue immédiatement.

— La cape ! C’est Dark-Harry, je veux dire mon double qui l’avait. Où est-il ? Qu’est-ce que vous lui avez fait ?

— J’aurais dû m’en douter. Il s’est échappé de chez les Weasley pour venir te voir. Mais il n’aurait jamais pu réussir seul.

— Il pourrait vous surprendre. Il a de la ressource ce gamin.

— Ou alors il se fait manipuler par Voldemort. C’est ce que je craignais depuis le début, tu…

— Ne vous avisez même pas d’essayer de me mettre ça sur le dos. C’était à vous de vous assurer qu’ils soient bien traités. C’est vous qui avez refusé de demander de l’aide lorsqu’il était devenu évident que vous n’y arriveriez pas.

— Si tu le veux bien, on débâtera plus tard de savoir à qui la faute. Peux-tu te lever ? Il faut qu’on le retrouve.

— Oui, je crois. J’ai l’impression d’avoir retrouvé mes forces. Répondit Harry Dursley en se levant.

— Étrange. Commenta Dumbledore en fixant la cape avant de partir dans les couloirs et Harry Dursley le suivit (en prenant tout de même garde à rester quelque pas en arrière).

— Est-ce que maintenant, vous pourriez m’expliquer ce qui se passe et pourquoi vous avez l’air de sortir d’un passage à tabac

En continuant de marcher Dumbledore lui expliqua :

— Malgré les protections, ton double a réussi, je ne sais comment à introduire un basilic dans mes quartiers. Je ne sais pas comment Voldemort a pu se procurer cette créature ou se faire obéir d’elle. Quoi qu’il en soit le basilic a essayé de me tuer. Heureusement l’alarme que j’ai posée sur les horcruxes s’est déclenché avant qu’il ne me tue dans mon sommeil. Comme tu t’en doutes, ce n’était pas le réveil le plus agréable que j’ai eu à subir au cours de ma vie. Après avoir engagé le combat, j’ai remarqué la présence de ton double que j’ai pris pour toi. J’ai usé de ma magie pour le mettre à l’abri derrière moi, mais il m’a lancé un expelliarmus sans baguette. Une fois, son larcin commis, il s’est enfui en me condamnant à une mort certaine face au basilic. Heureusement comme alerter par ma mort imminente Fumseck est revenue de son exil pour guérir ma morsure et le distraire pendant que je récupérais mon ancienne baguette.

Harry Dursley stoppa net devant le déferlement d’information choquant que Dumbledore venait de lui balancer. Mais la première question qu’il posa fut :

— LES horcruxes ? Vous m’avez endormi combien de temps ? Demanda Harry en recommencent la colère montée en lui maintenant que Fumseck n’était plus là pour le calmer.

Avant de répondre Dumbledore poussa un soupir :

— Juste après l’attaque de Voldemort sur le chemin de traverse, sous prétexte d’une visite d’inspection surprise des mesures de sécurité, je me suis rendu à Azkban pour neutraliser les mangemorts les plus dangereux. Fort opportunément Sirius n’avait pas fait réviser son testament depuis son incarcération, donc Harry en est toujours l’unique bénéficiaire. De plus avec le consentement pas totalement éclairé démon cher amis Lucius, il y a quelques années, j’ai fort opportunément fait modifier les règles de successions en vigueur dans le monde sorcier, notamment dans le cas où une lignée s’éteindrait sans qu’il n’existe d’héritier direct. En conséquence de quoi en tant que chef de la maison Black, Sirius a hérité du coffre des Lestrange de par sa sœur Bellatrix Lestrange née Black et ton double en a héritée à son tour. Bref, je n’ai eu qu’à tirer quelques ficelles pour que mon statut de tuteur me permette d’intervenir dans le déroulement du travail des gobelins sur la succession.

Harry eut peur de comprendre ce qu’il voulait dire par là, mais son expression ne laisser aucun doute.

— Non, mais vous êtes malades ! Sirius était innocent.

— Cela reste à prouver. Tes parents m’ont assuré qu’il l’avait choisi comme gardien du secret.

— Peut-être qu’ils avaient fini par comprendre que l’on ne peut pas vous faire confiance

— Ou plus prosaïquement, peut-être avait-il peur que je révèle par erreur leur secret à l’espion qui avait infiltré nos rangs. Il n’empêche que le choix de confier leur sécurité à un être aussi faible que Pettigrow me semble des plus absurdes. De plus, je ne pense pas qu’il ait eu les talents ou l’intelligence nécessaire pour me tromper aussi longtemps. Sans compter qu’il aurait fallu qu’il parvienne à piéger Sirius black et à mystifier tous les témoins de leur affrontement. Enfin, je ne vois pas comment Sirius se serait retrouvé en possession d’un des horcruxe de Voldemort s’il n’était pas l’un de ses plus fidèles lieutenants. Non, peut-être le Sirius de ton monde était-il innocent, mais le mien était définitivement coupable.

— Qui est-ce que vous essayez de convaincre ? Moi ou votre conscience ? Demanda-t-il en toussant violemment.

— Doucement, tu devrais ménager. Dit Dumbledore avec douceur en lui tendant un mouchoir.

Mais Harry Dursley le repoussa.

— Je ne vais pas m’allier à un meurtrier psychopathe pour en vaincre un autre.

— Et moi, je ferais le nécessaire pour que mon monde ne connaisse pas le même sort que le tient. Même si tu as raison, Sirius, comme tous les autres, a sa part de sang d’innocent sur les mains. Et il avait parfaitement conscience des enjeux et des risques lorsqu’il s’est engagé à devenir un de mes pions. Il n’était en rien un innocent à protéger et savait que je devrais peut-être le sacrifier un jour.

— Vous auriez pu le faire libérer. Rouvrir le procès.

— Cela aurait pris trop de temps. Et encore à condition que j’y arrive. Il y a bien trop de personnalité de premier plan, à commencer par le ministre lui-même qui serait bien trop embarrassé qu’on réouvre le dossier de la gestion de l'après-guerre et des parodies de procès qui l’ont jalonnée. Et je ne parle pas de l'opinion publique terrorisée par ton petit numéro au chemin de traverse et qui sera scandalisé qu’on envisage de libérer un présumé mangemort. Dans un autre contexte, j’aurais sans doute choisi cette voix, mais je ne peux attendre plusieurs années que la procédure arrive à son terme.

— Il y avait forcément un autre moyen.

— Lequel ? De toute façon, on aura tout le temps de se disputer à ce sujet lorsqu’on aura retrouvé ton double. Après son larcin, il va sans doute tenter de quitter le domaine. Est-ce que tu as une idée de comment il compte s’y prendre ?

— Je ne sais même pas comment il a fait pour rentrer. Et même si je le savais, je commence à me demander si je dois vraiment vous le dire.

— Penses-tu qu’il sera davantage en sécurité lorsqu’il sera à la merci de Voldemort ? Réfléchis, est ce que vous avez discuté de Poudlard. Ou d’un lieu, où il pourrait se réfugier ? Bref, est-ce que tu n’aurais pas un moyen de le trouver ?

— Non, je ne lui ai jamais parlé de Poudlard, enfin, je ne crois pas. De toute façon, je ne connais aucun passage secret permettant de quitter Poudlard. S’il n’était pas si jeune, je demanderais à Fred et Ge… Je sais la carte du maraudeur.

— La quoi ?

Mais au lieu de répondre à l’interrogation du directeur, Harry fouilla fébrilement sa poche.

— Ma baguette ou est-elle ?

Dumbledore sortit de sa poche une baguette au bois de houx qu’Harry reconnut entre mille. Harry la prit d’n geste rageur.

— Vous avez de la chance qu’on soit pressée. Acio carte du maraudeur !

— Après quelques secondes d’attente qui furent un supplice un vieux parchemin volant en direction de Harry. Après avoir remercié Merlin que Rusard soit un cracmol et donc incapable de protéger les objets qu’il avait confisqués contre la magie, il jura que ses intentions étaient mauvaises et aussitôt une carte de Poudlard apparus. Il n’eut aucun mal à repérer dans le château complètement vide les seuls points correspondants à des êtres vivant dont un qui courait dans la forêt interdite en direction des limites des protections du domaine.

Sans perdre davantage de temps en palabre, ils se mirent à courir dans sa direction en espérant qu’il n’était pas trop tard. Cependant, même s’il savait que ce n’était pas le moment, Harry ne put s’empêcher de reprocher d’une voix hachée par la course :

— Tout de même, je n’apprécie pas la facilité avec laquelle vous vous débarrassez des gens.

— La guerre est cruelle et ne fait pas la différence entre les innocents et les coupables.

— Mais là, on est en paix.

— Vraiment ? Est-ce que ce qu’il s’est passé il y a 3 jours sur le chemin de traverse ressemble à la paix pour toi ?

— Ça n’a rien à voir.

— Et tu crois que les anciens mangemort encore en liberté ont subitement renoncé à leur idée après la défaite de Voldemort ? Que les centaines de soldats fanatisés sous ses ordres ont tous fini sous les verrous et qu’il ne reste en liberté que les gens raisonnables qui ne l’ont suivi que par peur intérêt ? Qu’après tant d’année de guerre et de violence de tout coté, ils ont simplement décidé de tourner la page, de pardonner à leur adversaire et de renoncer à user de violence ?

— Peut-être n’avez-vous pas vraiment essayé de passer à autre chose, vous non plus ?

— Je pense être mieux placé que toi pour le savoir. Tu ne sais rien de mon monde.

— Ils ne peuvent pas être pires que ceux de mon monde et les miens ont saisi la chance qui leur était offerte de renoncer à la violence. Enfin presque concéda Harry en repensant à l’épisode de la chambre des secrets et de la prise de pouvoir temporaire de Lucius sur Poudlard.

— Crois en mon expérience, il y a toujours pire.

Puis ils s’arrêtèrent de parler, essoufflés par leur course. Il venait d’arriver en bordure de la forêt interdite. Ils pénétrèrent en silence dans la sinistre forêt avançant aussi vite que le leur permettait la végétation dense.

oOoOoOo

Dark-Harry courait le plus vite possible sans se soucier de la direction qu’il empruntait. De toute façon cela faisant longtemps qu’il ne savait plus où il était. Il s’arrête quelques secondes pour reprendre son souffle. Une branche craqua, quelque chose venait. Était-ce son imagination ou des yeux le regardaient fixement dans l’obscurité ? Il sursauta violemment. Quelque chose venait de lui frôler la jambe.

— Harry Calme toi. Ce n’était qu’un animal, prononça-t-il à haute voix pour tenter de se rassurer.

Au début il avait couru tout droit afin de s’éloigner le plus possible du château et de la vielle cabane où le serviteur de Voldemort attendait son retour. Puis il avait dû faire un détour pour contourner une falaise.

Puis encore un autre lorsqu’il avait dû se cacher en catastrophe d’un ogre monstrueux qui chassait dans les fourrées. Enfin, il se répétait qu’il s’agissait d’un ogre pour ne pas se sentir stupide, mais en vérité, il n’avait pas pris le temps de savoir ce qu’était la bête monstrueuse qui faisait tout ce bruit en marchant dans sa direction. Puis de détour en détour, il s’était complètement perdu dans l’immense forêt. Une forêt qui ne tarderait pas à se remplir de policier ou de serviteur du mage noir déterminé à le punir pour ce qu’il avait fait.

Cependant, à cet instant, il espérait presque qu’ils le trouvent. Il était seul, il avait froid et il devait se rendre à l’évidence, il était complètement perdu. Sans qu’ils ne puissent s’en empêcher, il se mit doucement à pleurer en appelant son double à l’aide. Cependant, cela faisait des années qu’il avait acceptées que jamais personne ne viendrait à son secours.

Même si en cet instant elle lui sembla n’être qu’un fragile bout de bois bien inutile, afin de se donner du courage, il raffermît sa prise sur sa baguette et avança.

oOoOoOo

— Pourquoi ne pas avoir détruit les Horcruxes immédiatement après les avoir trouvés ? Ça aurait évité tout ça. Demanda Harry après que Dumbledore lui est raconté plus en détail ce qui s’était passé plus tôt dans son bureau afin de briser le silence pesant et remplis de suspicions qui s’était installée entre eux pendant qu’il fouillait la zone de la forêt interdite en dehors des limites de la carte du maraudeur où les traces de dark-Harry, les avait menées.

— Parce que même si tout le monde semble faire de grands efforts pour l’ignorer, je vieillis. Les trouver et neutraliser leur protection m’a épuisé. Sans compter les milles autres tâches qui m’incombent et que je ne peux reporter, si je veux que ce pays survive un jour de plus. J’ai estimé qu’il était plus sûr de me reposer avant d'entreprendre leur destruction. Je n’ai aucun mal à admettre que ce n’était pas ma plus brillante décision. Mais ne te préoccupez plus d’eux. Avant de quitter mon bureau, j’ai pris le temps de prélever quelques crochets du basilic pour les détruire. Indique-moi plus tôt si tu as remarqué un détail qui m’aurait échappé et qui pourrait nous aider à le retrouver ?

Harry réfléchit quelques secondes avant de répondre.

— Je n’ai toujours aucune idée de ce qu’il fout. D’ailleurs, si j’en crois le chemin tarabiscoté qu’il a décidé d’emprunter il est tout aussi paumé que nous. À moins que ce ne soit votre sort de pistage qui déconne ?

— Je doute qu’il ait les compétences magiques pour brouiller mon sort. Néanmoins, je n’aurais jamais cru qu’il parvienne à un tel niveau de maîtrise de sa magie à un âge aussi jeune.

— Je parie que c’est le plus jeune sorcier de l’histoire à y arriver. Déclara Harry avec fierté.

— Non, il y en a eu un autre. Dit sombrement Dumbledore.

— D’après votre ton, je parie que je ne veux pas savoir, mais c’était qui ?

— Voldemort. D’après les souvenirs que j’ai extorqués aux nones qui s’occupaient de lui, à 8 ans, il a utilisé la magie pour pendre à une poutre le lapin de compagnie d’un des rares enfants de l’orphelinat qui n’avait pas encore peur de lui.

— Je savais que je ne voulais pas savoir. Puisqu’on en est à s’avouer des choses que l’on préférerait ignorer, je sais où il s’est procuré ce basilic : dans la chambre des secrets.

— La chambre des secrets est un mythe.

— Vous avez pensé à fouiller dans les toilettes des filles ? Répondit ironiquement Harry.

— Jamais le grand Salazar…

— C’était surtout un grand pervers.

— Et un grand stratège. En y repensant, instrumentaliser les bonnes mœurs pour arriver à ses fins était bien dans son style. Après tout, c’est bien le dernier endroit où j’aurais cherché l’entrée de son laboratoire secret et de ses secrets les plus dangereux.

— De quoi parlez-vous ?

— Ne t’es-tu jamais demandé pourquoi elle s’appelait la chambre des secrets ? Ou pourquoi Salazar aurait construit un lieu pour menacer l’école qu’il a mis tant de temps à bâtir ?

— Non, mais je sens que vous rêvez de me le dire et on a du temps. Répondit Harry qui sourit en retrouvant enfin dans ce Dumbledore une attitude qui lui rappelait le sien.

— En réalité, comme la plupart des mythes entourant Poudlard, l’histoire de la chambre des secrets a été déformée avec le temps pour coller aux impératifs moraux ou dans notre cas politique du moment. Salazar était un homme de son temps et il ne lui serait jamais venu à l’esprit de différencier les homes selon leur race. Ou plutôt et c’est de là qu’est née la méprise, la notion de race au Moyen Âge désignait avant tout des classes sociales. Lorsque Salazar ou ses contemporains écrivait qu’il souhaitait interdire Poudlard au sang impur, il pensait aux roturiers. Pour cet aristocrate du Moyen Âge, le maniement des armes devait être réservé à la noblesse sous peine de voir leur société tombée dans l’anarchie la plus complète.

— Donc il a créé la chambre pour chasser les roturiers ? Ce n’est pas beaucoup mieux.

— Non, il a démissionné de son poste pour protester contre la décision de ses 3 amis d’ouvrir Poudlard à tous les sorciers sans distinctions de rang ou de richesse. Mais des années avant, il aurait ou plutôt il a si j’en crois ce que tu dis, créer la chambre pour y mener en ses expériences les plus dangereuses puis il y a placé un monstre pour que seul un héritier suffisamment digne y ait accès. Le monstre est un gardien et non l’instrument d’une improbable épuration ethnique. Puis aux 19 iéme, les révolutions industrielle, scientifique et politique ont entraîné une multiplication du nombre de moldu et en conséquence des née-moldu. Des née-moldu emprunte d’idée neuve qui remettait en question les vielles hiérarchie du monde sorcier et notamment la prédominance de sa noblesse. La réaction ne s’est pas fait attendre et très vite s’est répandu des discours de haine et de rejet qui n’ont pas tardé à se concrétiser par des actes de violence barbares aux seins même de Poudlard contre les élèves née-moldu.

Et à cette époque comme à la nôtre pour faire face à ce genre de drame notre société à d’avantage besoin d’une explication que de vérité. Ainsi, c’est répandu dans la société estudiantine toutes sorte de théorie tarabiscoté. Lorsque l’enquête des aurores commença à pointer la responsabilité d’une bande d’élèves appartenant à de puissantes et anciennes familles nobles, la bonne société se mit à user de tous ses moyens pour répandre l’une de ses théories : ses meurtres auraient été commis par le monstre de la chambre des secrets après que les victimes aient offensé la mémoire du grand Salazar.

— Pratique, les mythes ne peuvent pas se défendre.

— Tu te m’éprends. Cette explication n’a pas été choisie pour reporter la responsabilité sur le monstre, mais sur les victimes. Ce sont elles qui par leur mépris des anciens usages auraient provoqué leur fin. Quoi qu’il en soit à partir de cette date, à chaque vague de violence contre les née-moldu à Poudlard, les puristes ont pris l’habitude d’accusé une version modifiée du mythe pour mieux correspondre aux impératifs du moment. Ainsi lorsqu’un siècle plus tard, Tom s’en est pris aux née-moldus, aucun membre du corps professoral, moi compris, n’ont cru à l’existence de la chambre des secrets. Durant toutes ces années, j’ai cru qu’il avait usé d’une magie noire qui m’était inconnue pour donner vie à ce mythe et ainsi convaincre les orgueilleux sangs purs de son année d’admettre comme chef, le pauvre orphelin aux origines douteuses qu’il était alors.

— Qu’est-ce qu’il cachait dans la chambre ? Vous croyez que ça y est encore ?

— J’en doute. Tom aura effacé les secrets de la chambre après les avoir acquis. Dommage, les historiens spécialisés sur l’époque des fondateurs sont persuadés qu’en plus du résultat de ses expériences de magie noir, Salazar y avait caché ses meilleurs sorts de soin. Et notamment une routine de soin si puissante qu’elle pourrait réparer les dommages causés par la magie noire.

— Je n’aurais jamais imaginé Salazar inventer des sorts de soin.

— Cela ne devrait pas t’étonner. Avant que les hériter de Salazar ne pervertisse sa réputation, il était célébré pour les nombreuses potions de soin qu’il a inventé. D’ailleurs, le serpent dont il a fait son emblème est un symbole quasi universel de médecine. Même aujourd’hui, on le retrouve sur la devanture des pharmacies moldu. Le fourchelang n’est pas une malédiction condamnant son propriétaire à plonger dans la magie noire, mais une bénédiction que ses précédents dépositaires utilisaient pour se procurer le venin de serpent indispensable à la concoction de nombreux remède. D’ailleurs, tu ne t’es jamais demandé pourquoi certains sorciers pouvaient parler aux serpents et non à d’autres animaux plus proches de l’homme comme le chien ? Beaucoup pensent que le fourchelang est apparu grâce aux liens étroits que nos ancêtres chaman entretenaient avec ses créatures, afin de pouvoir s’approvisionner en ingrédient utile. Au fil des générations grâce à cette proximité certains auraient naturellement développé se talent et les lois de l’évolution aurait fait le reste.

oOoOoOo

Cette fois Dark-Harry était sûre de ne pas avoir rêvé. Il était sûr que quelque chose avançait dans sa direction. Il se jeta derrière un rocher et pria pour que la chose qui approchait ne le trouve pas. Puis un silence inquiétant tomba sur la forêt interdite. Tout d’un coup, les divers bruits d’animaux qui la peuplaient se stoppèrent. Comme il aimerait encore avoir la cape d’invisibilité en cet instant. Qu’est-ce qu’il lui avait pris de fuir sans même essayer de la récupérer ? Sans même s’inquiéter de ce que deviendrait son double. Mais qu’est-ce qui n’allait pas avec lui ? Pétunia avait raison, il méritait d’être tout seul.

Puis il entendit un bruit régulier venant dans sa direction. Il chassa de ses insécurités de ses pensées et se concentra sur l’écoute de son environnement. Il s’agissait de bruit de pas qui avançait confiant dans la lugubre forêt. Les pas de deux personne qui discutait à bas bruit comme pour mieux le surprendre. Harry se ratatinait un peu plus si c’était possible, mais les pas semblaient venir dans sa direction. Comme s’ils savaient où il était. Il se répéta mentalement que ce n’était pas possible, afin de se forcer à rester immobile malgré ses instincts durement acquis lors des chasses aux Harry organisés par son cousin Dudley et son ami Piers qui lui ordonnait de prendre ses jambes à son cou avant d’être encerclé. Mais quels que soient ses poursuivants, il doutait qu’ils soient aussi lents et dénue de persévérance que la parodie d’être humain qui lui servait de famille.

— Aaaaaahhhhhh! Cria soudainement Harry en se débattant de toutes ses forces.

— Eh bien, eh bien. Il semblerait que tu aies trouvé une drôle de souris ma belle. Mais ce n’est pas bien de jouer avec la nourriture.

— Mais maître vous aviez promis. Et j’ai faim.

— Lâche le Nagini. C’est un ordre. Ne t’inquiète pas, l’heure de ton festin approche à grands pas.

— Seigneur Voldemort, quel plaisir de vous revoir. Répondit Harry d’une voix tremblante dès que le serpent géant eu suffisamment relâché son emprise pour qu’il puisse reprendre son souffle.

— Oh un plaisir vraiment. Puis-je savoir dans ce cas pourquoi tu as tout fait pour éviter notre lieu de rendez-vous ? Ne t’ai-je pourtant pas donné tout ce que tu me demandais ? Ne t’ai-je pas suffisamment prouvé ma sincérité ?

— Je ne voulais pas vous éviter seigneur. Je ne me suis juste perdue. Les choses ne se sont pas passé comme prévu et dans la confusion, je me suis égaré. Mais j’ai votre baguette. Comme vous me l’aviez demandé.

— Ne me mens pas. Lord Voldemort sait toujours lorsqu’on lui ment. Mais je suis également magnanime avec ceux qui me servent bien. Donne-moi la baguette de sureau et comme promis, je t’enseignerais la magie.

Malgré les ordres de son maître, Nagini continuait de tourner autour de lui en lui lançant des regards menaçants. Harry dégluti et lentement tendit la baguette de sureau à Voldemort qui s’en empara avidement et se mit à l’examiner sous toutes les coutures avec un regard avide.

— Maintenant, tenez votre promesse et donnez-moi une baguette. Trouva le courage de demander Harry. Il remarqua alors pour la première fois la présence de Peter qui se tenait en retrait, la main posée sur sa baguette en lui lançant de temps à autre des regards inquiets. Il prit alors le temps d’examiner les lieux et il lui sembla que les ombres qui entouraient la clairière où il se trouvait étaient peuplés de silhouettes encapuchonnées.

— Ne t’inquiète pas, tu auras la récompense que tu mérites. Répondit Voldemort en étirant ses lèvres en un sourire qui lui donna la chair de poule. Mais d’abord dis-moi ce qui est advenu de mon cher Arcanoru. J’ai du mal à croire qu’il t’ait abandonnée.

— Il a tué Dumbledore. Répondit immédiatement Harry afin de faire diversion.

Les paroles d’Harry se répandirent comme une vague d’excitation au sein du cercle de mangemort qui abandonnèrent toute prétention à la discrétion pour échanger entre eux des murmures d’euphorie. Cependant, Voldemort ne sembla pas sensible à la joie ambiante :

— Vraiment ? Dans ce cas, pourquoi ne m’a-t-il pas rejoint ? Pourquoi les protections du chanteau continue-t-elle de m’interdire l’accès à moi l’héritier du grand Salazar Serpentard.

— Je ne sais pas, monsieur.

— C’est fâcheux.

— Je peux le manger maintenant ? Demanda Nagini.

— Encore un peu de patience ma belle. Il doit d’abord me rendre ce qu’il m’a volé.

— Je ne vous ai rien volé. Je vous dis la vérité, je vous le jure. S’insurgea Harry.

— Vraiment ? Pourquoi croirais-je la parole d’un parjure ? N’as-tu pas stupidement essayé de t’enfuir ? Tu voulais que je t'enseigne. Voilà ma première leçon : En plein jour ou dans la nuit noire, nul n’échappe à mon regard. Endoloris !

Harry se mit alors à hurler tellement fort qu’il eut peur que ses cordes vocales ne se brisent. Il n’avait jamais eu aussi mal de sa vie. C’était comme si on lui avait enfoncé une aiguille chauffée au fer-blanc dans chaque millimétré de sa peau. Puis aussi rapidement qu’elle avait commencé la douleur s’arrêtât. Désormais totalement indifférent à son environnement, Harry se roula en boule et se mit à pleurer en sanglotant. Comme lorsqu’il allait vraiment mal, entre deux sanglots, il réclama sa mère, son père et chose nouvelle son double. Mais ses parents étaient morts par sa faute et son double le détestait probablement maintenant qu’il savait ce qu’il avait fait. Au prix d’un grand effort, il se força à se calmer et à être attentif. Le cercle des mangemorts s’était resserré autour de lui et formait dorénavant une muraille infranchissable au centre de laquelle Voldemort semblait parader tout en invectivant ses troupes. Dark-Harry se concentra sur son discours :

— Avez-vous vraiment cru que j’avais pu être vaincu par ce misérable enfant ? Moi le plus grand mage noir de tous les temps. Moi qui ai été plus loin que n’importe qui sur le chemin de l’immortalité. Peut-être avez-vous eu l’audace de croire qu’il possédait quelques pouvoirs exceptionnels. Un pouvoir encore plus grand que le mien.

À ses mots, l’assistance se mit à trembler, mais Voldemort les ignora et continua son discours :

— Je vais vous prouver aujourd’hui même qu’il n’en est rien en réparant l’erreur que j’ai commise, il y a 8 ans.

Voldemort leva alors sa baguette et un pentacle dessiné au sol s’illumina pendant que les mangemorts autour de lui commençait à psalmodier. Il se tourna alors vers Harry avec un sourire carnassier sur le visage. Puis voyant qu’Harry l’observait avec un regard terrifié, il déclara :

— Cette fois, la protection de ta mère ne te sauvera pas. C’est d’ailleurs ma deuxième leçon Harry : le sang donné volontairement est un ingrédient trop puisant pour être utilisé à la légère. Ta très chère tante l’ignorait et a fait l’erreur de me fournir un échantillon de son précieux sang en échange de ma promesse de laisser sa famille tranquille. Cette idiote ignorait que la protection de ta mère était la seule chose qui m’empêchait d’éradiquer sa maudite famille de la surface du globe.

— Ne me tuez pas, je vous en prie. Supplia Dark-Harry.

— Sinon, quoi ? Tu n’as plus rien à m’offrir. Tu possèdes bien deux choses de valeur : La cape de la mort située dans ton coffre à Gringots et l’horcruxe qui s’est réfugié en toi il y a 8 ans. Cependant, quand tu seras mort, tous tes biens reviendront à ton plus proche parent, soit, la femme de mon fidèle Lucius, qui s’empressera de se faire pardonner sa négligence envers les biens que je lui ai confiés, en me donnant la cape. Quant à l’horcruxe, chaque seconde qu’il passe en ta possession est une insulte à ma grandeur. Je vais donc le transférer dans mon fidèle Nagini. Je crains hélas que tu ne survives pas au processus. Que veux-tu, rien de grand ne se fait sans sacrifices.

Puis la psalmodie s’arrêta et Harry sentit une douleur sourde montée du plus profond de lui-même. C’était encore pire que le doloris. C’était comme si son corps se fendait en deux.

— Adieu Harry Potter. Avada Kedavra.

Avant de fermer les yeux Harry n’eut que le temps de voir un éclair vert foncé dans sa direction.

oOoOoOo

Note de l’auteur : ce n’est pas moi qui plagie Green-Lantern, mais Tom. Après tout la plupart des enfants anglo-saxon des années 40 lisaient des comics de super-héros. Et étant donné sa situation financière, Tom ne devait pas avoir accès à d’autres lectures durant ses vacances d’été (les comics étaient à la base imprimée pour pas cher et étaient destinés aux classes populaires). Ce ne serait donc pas surprenant qu’au moins à une époque Voldemort ait été un fan de comics de super-héros. Ça expliquerait d’où il tire son goût pour les mises en scène élaboré et les monologues.

Combat final

— Dumbledore ! On m’avait dit que tu étais mort. Cracha Voldemort.

— Encore une fois, je crains de devoir te décevoir. Répondit calment le mage blanc.

— Au contraire, j’aurais été extrêmement mécontent si tu étais parti avant d’avoir l’occasion d’assister à mon triomphe et à la destruction de tout ce que tu chéris.

Dark-Harry ouvrit les yeux surpris d’être encore en vie. Il se pinça pour vérifier qu’il était toujours là. Et repris ses esprits juste assez rapidement pour voir un intense bouclier de lumière constitué de ce qui semblait être de la magie pure se dissipait. Dumbledore venait de lui sauver la vie au péril de la sienne. Mais il n’eut pas le temps de laisser la culpabilité l’envahir qu’un bras sortit du néant le tira en arrière tout en lui planquant une main conte sa bouche pour l’empêcher de crier. Il fut alors recouvert de la cape d’invisibilité et serré contre son double qui lui fit signe de se taire avant de l’entraîner au loin.

— Ton orgueil est-il à ce point démesuré que tu penses pouvoir nous faire face seul vielle homme. Vociféra Voldemort.

— Les aurores sont en route Tom, je ne serais pas seul bien longtemps. Répondit calmement Dumbledore.

— Et quand ils arriveront, tu seras mort et moi, je triompherais.

Voldemort leva alors la baguette de sureau et les arbres de clairière se transformer en un nuage de pics qui foncèrent à toute vitesse dans la direction de Dumbledore. Celui-ci feint la surprise lorsque des mains squelettiques sortirent de terre pour le saisir et l’empêcher d’esquiver l’attaque mortelle. Ce piège aurait pu marcher si malgré ses bonnes résolutions Dumbledore n’avait pas pu s’empêcher de consacrer une grande partie de son attention à la pierre noire qui ornait l’index du seigneur des ténèbres. Ainsi lorsque sous l’emprise de la pierre de résurrection les morts revinrent à la vie d’un geste nonchalant, il transforma leur corps en une barrière morbide qui le protégea de l’attaque, pendant qu’il soumettait à l’imperium 3 mangemorts qui avaient eu l’audace d’essayer de le contourner afin de l’attaquer dans son dos.

Si Voldemort fut désappointé de son échec, il n’en montra rien et lança un gigantesque éclair noir qui défonça la barrière de squelette et qui aurait touché Dumbledore si celui-ci ne s’était pas brusquement retourné avec une agilité surnaturelle et avait à son tour lancé un éclair rouge qui heurta celui de Voldemort. Pendant que les marionnettes de Dumbledore combattaient leur ancien allé pour les empêcher de déranger leur nouveau maître, Dumbledore et Voldemort se lancèrent dans un duel de puissance pur que Voldemort était sûr de gagner grâce à la baguette de sureau. C’est donc avec effarement qu’il vit Dumbledore prendre soudainement le dessus et qu’il dut en urgence utilisée une invocation compliquée pour transformer l’intense magie qui fonçait vers lui pour le dévorer en un immense serpent de flamme (mais pas suffisamment rapidement pour éviter que la magie noire ne lui brûle une partie de son bras). Fou de colère, il se promit de faire payer au gamin de lui avoir menti en lui confiant une baguette parfaitement ordinaire avant d’envoyer le serpent attaqué Dumbledore qui invoqua alors un gigantesque Phénix composé d’eau. Sous le regard effaré des mangemort qui ne purent qui fuir précipitamment pour éviter d’être carbonisé, les deux créatures s’affrontèrent violemment en dispersant à chacun de leur contact de violentes vagues de vapeur à haute température et de plasma qui réduisirent en grava même le plus solide des rocs et entraînèrent un début d’incendie incontrôlable.

— Comment as-tu fait pour vaincre la protection offerte par l’amour de sa mère ? Demanda précipitamment Dumbledore en indiquant à sa créature de faire un crochet sur la gauche.

— Après tout ce temps. Non, après tout ce que tu as fait, tu crois encore l’amour ? Se corrigea Voldemort ans l’espoir de raviver les blessures de son adversaire. Cela explique pourquoi tu n’as pas pris la peine d’expliquer à cette moldu que sa famille n’avait rien à craindre de moi tant qu’elle resterait fidèle à son neveu. À moins qu’elle ne t’ait pas cru. Elle n’est peut-être pas aussi bête que je le pensais.

Dumbledore fut pendant quelques instants choqués par ce qu’il comprenait et Voldemort en profita pour tenter sans succès de dépasser sa créature par la droite.

— Espèce de vieil imbécile, tu n’aurais jamais dû parier sur l’amour. Surtout l’amour d’une moldu. Ses veracrasses sont incapables d’éprouver des émotions complexes. Repris Voldemort énervé par son échec.

— Après tout ce temps, tu n’as toujours pas passé outre les désagréments de ta jeunesse.

— Les désagréments ! LES DÉSAGRÉMENTS ! Hurla Voldemort soudainement hors de lui.

Les attaques du mage noires redoublèrent alors d’intensité. Non seulement le monstre de flamme se précipita avec acharnement contre son double aqueux comme pour tenter de le traverser sans se soucier de sa propre sécurité, mais en parallèle Voldemort commença à lancer des sorts de magie noire mineur en direction de Dumbledore qui peina à fournir suffisamment de puissance à son monstre pour le protéger de la chaleur des flammes tout en contrat ses attaques aussi faible soit-il. Pour la première fois du combat, il ressentit douloureusement l’absence de la baguette de sureau. Ainsi ne fut-il que partiellement agacé lorsqu’en désobéissance totale des ordres qu’il lui avait donnés, il vit Harry Dursley sortir du néant pour contrer un sort qu’il n’aurait jamais pu contrecarrer à temps pour éviter une belle estafilade.

— Je pensais t’avoir dit de rester caché jusqu’à l’arrivée des renforts. Lui reprocha néanmoins le vieil homme.

— Et moi, je pensais que vous aviez compris que vous deviez arrêter vouloirs faire tout, tous seuls. Répondit le jeune impertinent.

— C’est justement parce que j’ai appris à te faire confiance que je comptais te laisser reprendre mon flambeau.

Harry voulut protester une fois de plus, mais il dut se concentrer sur un duel qui débuta avec Nagini. Le serpent de Voldemort était habitué à esquiver les lents jets de lumière qui sortait des bâtons des deux jambes, ainsi Harry Dursley parvenait-il à peine à le maintenir à distance. Et ce n’était pas son seul sujet de préoccupations. En arrière-plan de leur combat respectif, l’incendie prenait de plus en plus d’ampleur au point qu’il commençait à suer à grosse goutte malgré les puissants sorts de protection dont Dumbledore et Voldemort avait parsemait les lieux pour ne pas être balayé par les conséquences leur affrontement. Au moins lorsqu’arriverait les renforts qu’avait demandés Dumbledore en lançant un patronus avant de se jeter à la rescousse de Dark-Harry, ils n’auront pas à les chercher pendant des heures dans l’immense foret pour les trouver. En parlant de Dark-Harry, il espérait que cela avait tété une bonne idée de le laisser seul sous la cape d’invisibilité. Son double était encore plus doué que lui pour s’attirer des ennuis.

Le combat sembla s’éterniser ainsi pendant un moment, mais en fait, il ne s’écoula qu’une minute ou deux avant qu’un petit groupe de sorcier vêtit de robe en lambeau ne les rejoigne. Harry cru d’abord qu’il s’agissait des renforts tant attendus, mais lorsqu’ils s’avancèrent, il remarqua que leur tête était recouverte du sinistre masque blanc des mangemorts.

— Je crois que vous avez raison. On va mourir. Commentât Harry Dursley avec une sérénité qui le surprit lui-même.

— Mais, j'avais faux sur tout le reste. Je le comprends maintenant. J’espère que ton double trouvera la force de me pardonner.

Dumbledore commença alors un mouvement de baguette extrêmement complexe et 3 immenses éclaires blancs emplirent la forêt. Cela ne durera que quelques secondes, mais l’air fut tellement chargé en magie qu’il sembla se solidifier et Harry du cessé de respirer. Il dut mobiliser toute son énergie pour ne pas s’évanouir devant la forte pression qu’il ressentait. Puis tout cessa aussi brusquement que cela avait commencé. Lorsqu’il rouvrit les yeux un calme inquiétant régnait sur la forêt. À part le bruit désormais lointain du feu, plus rien ne venait troubler le silence qui s’était abattu sur ce qui était maintenant une immense clairière calcinée ou les flammes s’était teintée faute d’oxygène.

— Woh! S’exclama Harry Dursley.

Cependant, il se reprit rapidement. Autour de lui les silhouette gisant par terre d’une vingtaine de mangemort commençait à bouger. Mais ce n’étaient pas eux qui l’inquiétait. Il rechercha fébrilement autour de lui ou était passé Voldemort. Quand il le trouva instinctivement, il poussa un cri.

— Noooooon !

À quelques mètres, se trouvait maintenant un cratère ou ce qui avait été le plus grand mage blanc de tous les temps agonisait par terre le visage ravagé par les flammes. Sans plus penser à ses ennemis ou aux nombreuses rancœurs qu’il avait accumulées contre le vieux sorcier Harry se précipita à ses côtés et commença à réciter la routine de soin sur un ton désespère. Lorsque le directeur ouvrit finalement les yeux une vague d’espoir le submergea qui se brisa immédiatement lorsqu’il entendit le murmure étouffé qu’était désormais la voix du vieil homme.

— Humps. Voilà ce qui arrive lorsque l’on fonce tête baissée dans un combat.

— Ne mourez pas, je vous en prie.

— Pourquoi ? Malgré les peines et les douleurs, j’ai eu une longue et belle vie. Et grâce à toi, je sais maintenant que si je tombe d’autre prendront ma place.

— Non, j’avais tort. Sans vous, on ne pourra pas s’en sortir.

— J’avais prévu de le trahir, tu sais. Mon serment inviolable. Si j’ai attendu le matin pour détruire les horcruxes, c’est parce qu’après je pensais devoir aller chez les Weasley pour récupérer ton protégé et m’en servir pour attirer Voldemort dans un piège dont aucun n’aurait rechapé.

Puis, après cette révélation, il sembla avoir un dernier éclair de lucidité et déclara sur un ton alarmé :

— Dans ma poche. Crochet de basilic. Utilise-le sur la pierre. Vite !

Puis il utilisa ses dernières réserves d’énergie pour montrer un tas de cendre à côté de lui d’où semblait émaner une curieuse lumière verte, avant de s’éteindre subitement. Définitivement cette fois-ci.

Sans perdre un instant Harry à regretter la mort du directeur ou à interroger ses sentiments contradictoires envers le double de son mentor, Harry commence à fouiller les multiples poches de la robe du directeur. À côté de lui, la lumière verte s’était transformée en une aura noire malfaisante.

— aller plus vite. Putain de merde. Jura-t-il en lançant au loin une énième carte de chocogrenouille et une boite de bonbon au citron.

— Pourquoi a-t-il autant de poche.

Puis il arrêta sa main juste avant de se faire piquer lorsqu’il tomba enfin sur un objet long et dur (Note de l’auteur : je sais à quoi vous pensez espèce de dégoûtant). Il ne fit alors la remarque que ce n’était pas très prudent de rechercher un crochet empoisonné à main nue. Mais tous ses scrupules furent balayés lorsque les cendres s’envolèrent et commencèrent à prendre forme humaine. Sans aucune précaution, il arracha le crochet de la poche de Dumbledore et se jeta sur la bague qui flottait désormais dans les airs au centre du phénomène et y enfonça profondément le crochet.

Immédiatement, un cri de douleur terrifiant s’échappa de la bague et la tempête de magie noire se transforme en une explosion magique qui éjecta Harry Dursley au loin.

Péniblement, Harry se releva et vit avec satisfaction que le tas de cendre était redevenu inerte. Il poussa, alors un soupir de soulagement et commença à chercher un moyen de trouver Dark-Harry qui avait intérêt à être resté caché loin des combats sous sa cape d’invisibilité comme il lui avait demandé. Cependant, il comprit que son espoir était vain lorsqu’un cri de douleur bien trop familier à ses oreilles surgit du néant entre lui et les reste de celui, il ne voulait plus prononcer le nom.

Il dut alors regarder impuissant, une ombre surgir du tas de cendre au centre du cratère qui avait été Voldemort. Dès que l’ombre atteignit la source du bruit, la cape d’invisibilité glissa et dévoila son double qui hurlait en se tenant la tête pendant que sa cicatrice rougeoyait comme un bout de métal chauffé à vif.

— Aaaah ! Au secours, aide-moi. Cria Dark-Harry entre deux hurlements.

Harry Dursley était paralysé par la peur et l’indécision. Mais la situation lui était bien trop familier et l’urgence bien trop pressante, pour qu’il continue d’hésiter.

— Harry, pardonne-moi. Pestis Incendium ! Lança Dark-Harry d’une voix suppliante.

Immédiatement, une langue de flamme magique surgit de sa baguette et engloutit Dark-Harry dont les hurlements redoublèrent. Trop absorber par la culpabilité, il ne remarqua pas que la pierre de résurrections et la baguette de sureau gisait maintenant aux pieds du corps fumant qui avait été Dark-Harry juste à côté de la cape d’invisibilité. En conséquence, il ne remarqua même pas lorsque dans sa recherche effrénée de nouvelles victime pour combler sa faim insatiable le Feudeymon consuma intégralement les 3 reliques.

Aussitôt, Harry Dursley s’effondra sur le sol comme privé de toute énergie. Même se traînait au sol pour s’éloigner du démon de feu décornait hors de contrôle lui demandait un effort de volonté surhumain. C’est donc avec résignation et calme qu’il regarda Lucius Malfoy dont le masque blanc avait été fendu s’approcher de lui accompagner de dix autres mangemort.

— Avada Kedavra. Prononça la voix froide et sans émotion de l’aristocrate.

La dernière pensée qui traversa l’esprit embrumé d’Harry Dursley fut que l’image de ce trait vert qui fonçant dans sa direction lui rappelait vaguement quelque chose. Comme un vieux souvenir d’enfance.

oOoOoOo

Ce soir-là, en franchissant les portes de son manoir Lucius Malfoy jubilait. Il était 4 heures du matin et il n’avait pas dormi depuis plus de 24 heures, cependant même s’il avait voulu dormir, il en aurait été incapable. Au loin, il voyait les premiers rayons du soleil commençait à pointer sur son immense domaine. Les premières lueurs d’un jour nouveau pour lui et le monde sorcier, dont Lucius utiliserait chaque minute pour en prendre le contrôle.

— Dobby, apporte-moi une bouteille de Jéroboam de Château Mouton-Rothschild 1945.

Pour bien marquer son ordre, il l’accompagna d’un douloureux sort de brûlure. Mais l’elfe habitué aux mauvais traitements de la part de sa famille broncha à peine.

— Oui maître.

Puis l’elfe disparu dans un léger plop avant de réapparaître avec la précieuse bouteille dont il s’empressa de servir un verre à son maître en tremblant légèrement de peur.

Lucius l’observa faire en silence puis leva son verre en se disant que bientôt tous craindraient son nom.

— Mon bien-aimé. L’heure, n’est-elle pas trop matinale pour de telles jouissances épicuriennes ? Lui susurra Narcissa à l’oreille qui inquiète pour son mari était immédiatement venu à sa rencontre encore vêtue de sa robe de chambre aux liserés bordés d’or, lorsque les protections du manoir l’avaient averti de son retour.

— Au contraire, ma douce fleur, l’heure est bien tardive, mais il ne serait y avoir de meilleurs moments pour savourer ce nectar. 1945, le début d’une ère aussi exceptionnel qu’exécrable. Une ère qui est désormais achevée. Et je présage que vous serez la reine de la suivante.

Lucius expliqua ensuite avec excitation les événements de la veille et sa femme ne tarda pas à être contaminée par son enthousiasme. A-t-elle point qu’il se demanda ce que Narcisa savait réellement de l'état de leur finance. Lucius avait pourtant bien veillé à ce qu’elle ne sache rien de leur situation financière dramatique. Les choses de l'argent ne concernaient pas le sexe faible et il n'était pas tombé assez bas pour devoir réclamer son aide. Néanmoins, il est vrai que sa femme était particulièrement intelligente et qu’elle avait dû se douter qu’ils étaient dans une situation délicate lorsque quelques jours plus tôt, les huissiers accompagnés de Dumbledore étaient venus sonner tôt le matin à leur porte et avait trouvé ce maudit cahier entouré des reliques les plus noires de la maison Malfoy. Les amendes étaient si élevées que même en hypothéquant le manoir, il ne savait pas comment il aurait pu les payer. Bien sûr, cela n’aurait pas été un problème si durant toutes ces années, il n’avait pas dû dépenser autant d’argent pour surenchérir sur les généreux pots-de-vin que Dumbledore offrait aux membres du Magenmagot les plus influent. Cependant, il n’avait pu se résoudre à laisser la direction du monde sorcier à cet amoureux des moldus.

Et maintenant Dumbledore était mort et sa femme allait bientôt hériter des fortunes combinées des Blacks, des Lestrange et des Potter. En effet, les arbres généalogiques étaient formels. Grâce au mariage de Charlus Potter et Dorea Black, sa femme était maintenant le plus proche parent de feux Harry Potter. Et aussi surréaliste que cela puisse paraître avant qu’il ne l’achève, le gamin avait renouvelé l’exploit de vaincre son maître. Même s’il n’avait pas vraiment compris ce qui s’était passé dans la forêt interdite cette nuit, la disparation de sa marque des ténèbres lui indiquait la seule chose qu’il avait besoin de savoir : il était libre et cette fois, c’était définitif.

Avec la disparition de ses deux monstres, Lucius devait juste s’assurer que personne ne le relie aux événements du chemin de traverse et bientôt, il pourrait prendre la direction du monde sorcier.

C’est ainsi que quelques minutes à peine après l’ouverture de Gringotts le chemin de traverse fut secouée d’un cri de rage provenant des profondeurs de la banque. Lucius venait d’apprendre qu’en vertu d’une loi qu’il avait lui-même écrite afin de pouvoir s’arroger une partie de l’héritage des princes, sa femme n’avait aucun droit sur la succession des Potter. À l’époque, il n’avait pas compris pourquoi Dumbledore avait accepté de négocier son approbation d’une loi reniant l’égalité homme-femmes en matière d’héritage.

— Cette espèce de salops. Il m’a bien eu. Même après la mort, il ne peut pas s’empêcher de me pourrir la vie, ce vieux citronné. Dire que j’ai accepté la nomination de ce minable d’Elphias Doge au Magenmagot en échange de son soutien. Si ça se trouve, c’est ce fils de pute qui m’a soufflé l’idée de cette maudite loi.

— Lucius. Une telle vulgarité est indigne de vous. L’admonesta Narcissa Malfoy.

Mais Lucius l’ignora et hurla sur le gobelin :

— Qui !? Qui est l’héritier dans ce cas ?

Avant de répondre le gobelin rangea lentement les papiers éparpillés sur son bureau et tenta de se composer un visage neutre avant de répondre avec un petit sourire :

— Bien que cela ne vous concerne nullement, en vertu de plusieurs décennies de relation fructueuse, je consens à titre exceptionnel à vous révéler que si vos informations venaient à être confirmées sur la regrettable disparation de monsieur Potter, le légitime héritier de tous ses titres, domaines et biens serait : Mr Arthur Weasley.

La légende raconte que son cri de rage fut entendu même à l’autre bout du pays.

C’est ainsi que la paix revint dans le monde sorcier et que les Weasley devinrent subitement la plus grande fortune d’Angleterre. Fortune qu’ils distribuèrent généreusement autour d’eux permettant la récréation d’un tissu associatif fort et de média indépendant du ministère. C’est ainsi qu’après la mort de Cornélius Fudge, Percy se présenta au poste de ministre de la magie et fut le premier candidat à remporter l’élection sans avoir recours à la corruption ou au chantage. Cependant toute médiale à son revers et il fut contrant par le fort mouvement social qui l’avait porté au sommet du pouvoir à user de son mandat pour faire rentrer le monde sorcier dans une ère de liberté, d’égalité et de progrès. Toutes ces années d’étude et de travail pour mettre en œuvre les réforment voulue pas des bouseux qui n’ont même pas eu 3 buses, c’est vexant, c’est comme s’il était leur représentant et non leur dirigeant.

Bon ok, j’arrête la diatribe populiste et je termine l’histoire par un traditionnel : ils vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfants hétéros cisgenre. Statistiquement ils eurent aussi quelques homosexuelles et un trans, mais le monde sorcier n’était pas encore prêt pour mai 68.

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Note de l’auteur : Jéroboam de Château Mouton-Rothschild 1945 est un vin qui existe vraiment et qui est l’un des plus chers au monde. D’après ce que j’ai lu sur les sites spécialisés, vous pouvez en consommer dans certains restaurants de luxe pour la modique somme de 9 000 $ le verre.

Perso, je déteste toute forme d’alcools et la célébration de cette drogue me donne envie de vomir. L’alcool est l’une des pires drogues au monde. Elle est plus addictive que la cocaïne et ses conséquences sur la santé et le comportement n’ont quasiment aucun équivalent.

Si vous tenez à vous droguer, de mon point de vue, il est préférable de se mettre au cannabis, à la cigarette ou aux anxiolytiques qu’à l’alcool. Mais qu’on soit claires, la consommation de drogues, est à mes yeux une saloperie à éviter. Sauf si vous voulez devenir les putes des multinationales sans scrupules ou des mafias qui vendent ses merdes en toute connaissance de cause (je m’excuse auprès des prostitués pour cette comparaison, n’importe quelle esclave sexuelle déportée d’Europe de l’Est par un réseau de trafic d’être humain à plus d’autonomie et de dignité qu’une personne dépendante à l’alcool, au cannabis, aux anxiolytiques ou au tabac).

Cependant lorsque par hasard, j’ai entendu parler de ses bouteilles crée spécialement pour célébrer la fin de la Seconde Guerre mondiale, je me suis dit que c’était un détail qu’il fallait absolu que j’intègre à mon histoire.

Note de l’auteur 2 : Pour être honnête, j’ai hésité à m’arrêter là, mais je me suis promis de faire une histoire de multivers et jusqu’à présent, on n'a vu qu’un univers alternatif. Et puis le but, c’est aussi d’avoir une fin heureuse pour Harry et là celle-là est encore pire que la précédente. On n’a pas un Harry qui est mort, mais deux. Non aussi satisfaisant que soit ce dénouement, je ne peux pas m’arrêter là.

Encore mort. C’est rasant

Lorsqu’il ouvrit les yeux Harry Dursley, fut envahi d’une sensation de bien-être intense qu’il n’avait connu qu’une seule fois dans sa vie. Puis les souvenirs de ce qui s’était passé lui revinrent en mémoire et il se mit à crier.

— Jeune naturiste, je vous prie de respecter les règles de courtoisie élémentaire. C’est un établissement de haut standing ici. Vos hurlements font fuir les clients L’admonesta dans son dos, une voix grave qu’il aurait aimée ne plus jamais entendre de sa vie (d’une certaine manière, son vœu avait été exaucé).

Harry se concentra et comme la dernière fois, il fut rapidement recouvert d’une robe de sorcier douce comme de la soie. Mais il ne prit pas le temps de savourer ce confort et se retourna afin de pouvoir se diriger vers le bar en bois bien trop familier à son goût ou l’attendait un squelette au visage souriant agrémenté d’un nœud papillon rouge qui attirait immanquablement l’attention au milieu de ce lieu si… il n’y avait pas de mot dans le langage humain pour le décrire le décor qui servait d’arrière-plan à cet espace infini.

— Quels clients ? Est-ce que mon double est ici ?

— Ton double ? De quoi est-ce que tu parles ? Je te préviens si c’est une astuce pour diviser ton ardoise par deux, je… Répondit d’un air sincèrement étonné le squelette.

— Non, laissez tomber. J’ai passé une très mauvaise journée.

— Pourquoi est-ce que tout le monde me dit ça ? Je te sers quelque chose ?

— Je n’ai pas d’argent. Refusa poliment Harry, cette fois-ci.

— Tu es la première personne à t’en soucier depuis 753 ans 7 mois et 19 jours. Mais aujourd’hui, pour fêter l’ouverture de mon restaurant les consommations sont offertes.

— Votre restaurant !?

En se penchant Harry vit effectivement que derrière le bar se trouvait maintenant une dizaine de tables au bois usé par les siècles décorés d’en chandelle dont la flamme noire semblait plus morte que vivante. Au-dessus, un vieil écriteau indiquait : ‘croquez la mort à pleines dents’

— Je diversifie mes activités. J’essaye de m’adapter aux nouvelles tendances par un business plan disruptif implémenté rigoureusement en utilisant une composition des méthodes Agiles et Kanban pour renouveler ma clientèle aussi bien qualitativement que quantitativement.

— Hein !?

— Moi non plus je n’ai rien compris, mais mon dernier client était un conférencier qui a fait fortune en vendant des formations sur internet, donc je peux lui faire confiance. S’il dit que ça va me permettre d’enfin fidéliser ma clientèle, c’est que c’est vrai. D’ailleurs, ça marche déjà. Tu n’étais jamais revenu aussi vite. Quel dommage que tu aies dû ramener avec toi cette créature dont l’aspect charmant est gâché par un terrible manque de goût. D’ailleurs qu’est-ce que tu en as fait ?

— De quoi vous parlez ? Demanda Harry Dursley en sentant une brique lui tomber sur l’estomac.

— Décidément la mémoire des humains n’est plus ce qu’elle était. Tu es venue il y a 5 minutes à peine, mais tu as dû partir à cause du cinéma qu’a fait ton ami. Et mais, où vas-tu ? Tu oublies ta consommation gratuite. L’interpella le squelette. Mais cela ne fit que renforcer l’envie d’Harry Dursley de fuir au plus vite.

oOoOoOo

Dark-Harry n’arrivait pas à croire ce qui lui arrivait. Finalement, son double l’avait trahi. Il n’aurait pas dû être surpris. Et puis pouvait-il vraiment lui en vouloir après la manière dont il s’était comporté ? Cela ne l’empêchait pas de sentir la colère montée en lui lorsqu’il repensait à la douleur des flammes. Et les paroles séductrices du jeune homme qui avait remplacé l’immonde créature qui l’accompagnait ne l’aidait pas à y voir clair.

— Tu n’as pas besoin de lui. Tu n’as besoin de personne. Toi et moi sommes des êtres exceptionnels méprisés par ceux qui ne savent pas voire au-delà des apparences

— Non, ce n’est pas bien. Je ne veux plus décevoir Harry.

— Pourquoi ? Tu ne lui dois rien.

— Il m’a sauvé des Dursley.

— Pour mieux te trahir ensuite. C’est un égoïste qui a eu la vie trop facile grâce à tes sacrifices. Son univers si parfait est ta création. S’il n’était pas intervenu, tu serais devenue le plus puissant sorcier de tous les temps et à ta mort, tu aurais usé de tes pouvoirs pour changer le passé et faire en sorte que les Dursley t’aime. Il te doit une enfance heureuse et comment t’a-t-il remercié. Il a détruit ton travail, détruit ton destin. Le peu qu’il a fait n’était qu’un infinitésimal remboursement de ce qu’il t’a volé.

— Pourquoi est-ce que je vous croirais ?

— Regarde dans ton cœur et tu sauras que je dis la vérité.

— Ce n’est pas parce que je suis jeune que je suis idiot. Je ne suis pas assez naïf pour croire des salades à base d’amour et de pouvoir du cœur. Donne-moi des preuves de ce que tu dis où va te faire voir.

— Ah ! Ah ! Ah ! Décidément, nous nous ressemblons beaucoup. Soit, cessons de parler du passé et pensons à l’avenir. Qu’elles sont tes alternatives ? Veux-tu vraiment que tout finisse ici ? Toi et moi ferons de grandes choses ensemble. Si tu acceptes de me faire confiance, même la mort devra s’incliner devant nous. Ensemble, nous pourrions les ramener.

— Comment ?

— Il existe une infinité de mondes, des mondes ou tes parents sont encore en vie.

Mais avant que Dark-Harry ne put répondre la créature une voix hurla son nom dans son dos

— Harry éloigne-toi de lui !

Dark-Harry se retourna et vie son double flottant dans sa direction, mais avant qu’il ne puisse déterminer, s’il était heureux ou non de le revoir, le jeune homme s’interposa entre eux d’eux et déclara en direction de son double :

— Pourquoi, est ce qu’il continuerait à t’écouter ? Tu ne lui as pas déjà fait suffisamment de mal ?

— La ferme Tom, je n’avais pas d’autres choix. Il allait te posséder et t’utiliser pour massacrer tout le monde et si tu l’écoutes, il recommencera.

— J’emmerde le monde. Pourquoi est-ce que je devrais me sacrifier pour les autres ? Qu’est-ce qu’ils ont fait pour moi ? Tu ne comprends pas ? On a une chance de rencontrer nos vrais parents. Il nous adopterait et tu pourrais devenir mon frère pour de vrai.

Dans ses yeux brillait un tel espoir qu’Harry Dursley eu de la peine de le contrarier

— Je ne sais pas exactement ce qu’il t’a dit, mais c’est un mensonge. Rien ne pourra ramener tes parents ou les miens. Et même si c’était possible, Voldemort ne s’intéresse qu’à lui-même.

Dark-Harry s’éloigna subitement du jeune homme et bafouilla :

— Tu ...Tu es Voldemort.

Il remarqua alors qu’il venait tout juste de terminer une incantation et un portail apparu subitement. Celui-ci prit à un air affecté avant de répondre :

— J’étais Lord Voldemort. Mais grâce à toi, j’ai compris à quel point Lord Voldemort était faible. Grâce à toi, je suis de nouveau entier et de nouveau horizon s’offre à moi. Si tu changes d’avis, sache que je serais disposé à les partager avec toi. En attendant, ceci est un avant-goût de ce que nous pourrions faire ensemble. Tu constateras par toi-même que ce que j’ai à t’offrir dépasse de loin tout ce que tu pourrais obtenir en persévérant dans ta quête puérile d’un chimérique amour familiale.

Puis sans attendre de réponse, Tom Jedusor traversa le portail. Les deux Harry échangèrent un regard. Puis lorsque le portail commença à se refermer, Dark-Harry cessa d’hésiter et se jeta dans le portail mystérieux. Faute de pouvoir l’arrêter, Harry Dursley le suivit en espérant sans trop y croire, que le monde où il se rendrait serait moins horrible que le précèdent.

Rencontre avec Lord Harry

— huuuuummmmmpf !

Dark-Harry se réveilla en sursaut prêt à affronter Voldemort. Tellement rapidement qu’il eut un début de vertige. A peine parcouru-t-il quelque mètre qu’il faillit tomber. Il n’avait jamais ressenti ça. Son corps semblait plus agile, moins tassé que d’habitude. Et pourquoi le sol semblait aussi loin ? Et qu’est-ce qu’il avait froid. Attends comment ça, le sol est loin ? Il regarda autour de lui. Il se tenait au milieu d’une rue inconnue dans une grande ville jonchée d’immondices, lors de ce qui ressemblait au début d’une journée d’été (mais qui lui semblait curieusement glaciale).

Il s’approcha d’une vielle voiture garée devant l’allée et incrédule, il la toucha pour s’assurer que tout ceci était bien réel. Le métal froid le fit frissonner. Il se demanda où il était et pourquoi il avait atterri ici, lorsque depuis la porte de la maison devant laquelle il se trouva, il entendit une voix appeler avec amour un certain Ryan pour le petit-déjeuner.

Aussitôt, toutes ses questions disparurent de son esprit et il se précipita aussi vite qu’il le put à l’intérieur de la maison. Il n’avait aucun souvenir de cette voix, mais il savait instinctivement à qui elle appartenait. Son vœu le plus cher était exaucé et pour la première fois de sa vie, il avait enfin un chez lui où retourner. Pour la première fois de sa vie, il rentrait à la maison.

Dark-Harry ouvrit précipitamment la porte et s’engouffra dans le vestibule de la maison inconnue. Il passa en trombe dans le hall somptueux recouvert de peinture sans même remarquer qu’elles bougeaient et se précipita vers la première porte à droite qui donnait sur une vase pièce caverneuse aux murs de pierre brute occupée en grande partie par une grande table éclairée par un lustre en cristal et une vaste cheminée où une drôle de créature faisait cuire du bacon.

Mais ce qui attira réellement son attention fut les 3 personnes attablées autour de la table devant un copieux petit déjeuner. Il y avait une femme d’une grande beauté à la chevelure de feu qui le fixait étrangement de ses grands yeux verts, un homme athlétique aux cheveux bruns indisciplinée semblables aux siens d’une quarantaine d’années qui lui ressemblait beaucoup dont le regard plein de malice était caché par d’épaisses lunettes qui passaient sa main dans les cheveux d’un adolescent de 14 ans qui malgré les années d’écart aurait pu être son jumeaux (à ceci près qu’il n’aurait jamais arboré une expression aussi confiante, ni rejeté les marques d’affection que son père).

Il avait tant rêvé à cette scène qu’il ne réfléchit même pas. Sans un mot, il se précipita vers la femme rousse et l’enlaça de toutes ses forces. Il n’eut même pas le temps de se rendre compte de ce qui se paissait qu’il fut violemment repoussé contre le mur et que sa tête tapa contra un meuble ou était accroché des casseroles qui lui tombèrent dessus sous la violence de l’impact. La douleur qu’il ressentit à l’arrière du crane suite à l’impact lui était familière. Ce n’était pas le cas de celle qui s’empara de son cœur lorsque sans se soucier de s’il allait bien sa mère le houspilla :

— Comment oses-tu voler l’attention dû à Ryan sale serpent ? Après tout ce que mon bébé a vécu.

— Pourquoi n’es-tu pas encore parti chez Remus ? Rajouta James Potter avec une sorte de dégoût avant de retourner son attention sur son autre fils qui semblait gêné de la réaction de ses parents, mais ne s’opposa nullement à eux.

Pour ce qui lui semblait pour la énième fois de la journée, Dark-Harry perdit le contrôle de ses émotions et courut en dehors de la pièce sous le regard indiffèrent de James et Lily Potter qui était bien trop occupé à chouchouter leur fils préfère : Ryan Potter le survivant, qui fixait d’un air inquiet la fuite de son frère jumeau répartit à serpentard: Harry Potter.

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Au début Harry Dursley avait été très content d’être de nouveau en vie (et d’avoir retrouvé son corps de 14 ans), pour faire attention à ce que faisait Dark-Harry. Puis il entendit des cris provenance du superbe manoir devant lui qui malgré plusieurs sorts destinés à le masquer embaumait la magie noire. Il jura en se demandant si son ami Cédric Diggory avait ressenti ce sentiment de lassitude à chaque fois qu’il avait dû le tirer du pétrin. Non, lui n’avait pas été aussi souvent en danger que ça (par-delà les dimensions, il entendit le fantôme de Cédric Diggory s’étrangler d’indignation devant ce manque flagrant de bonne foi).

Sans plus tergiverser Harry Dursley se précipita à l’intérieur du manoir par la porte encore ouverte, juste à temps pour intercepter son double quittant la cuisine telle un boulet de canon.

— Arrête, tu n’iras nulle part. Prononça Harry Dursley en attrapant son double par le bras.

Harry Dursley sentit alors une baguette être pointé contre son cou et une marque le brûla. Il s’apprêtait à user de magie sans baguette pour repousser l’opportun, lorsqu’une voix qui hantait ses cauchemars le menaça :

— C’est justement ce que j’allais dire.

— Jenny ! Hurla Harry Dursley en se retournant pour faire face à la jeune fille bien plus grande que dans son souvenir qui le fixait du regard d‘un air menaçant.

— Stupefix !

Harry Dursley bloque d’un bouclier qu’il invoqua à l’aide d’une seule main.

— Jenny, c’est moi, Harry.

Mais pour seule réponse elle utilisa sa baguette pour lancer un Sonorus et crier :

— À l’aide des mangemorts se sont infiltré.

Immédiatement, la maison sembla raisonner de bruit de course et avant qu’il n’ait eu le temps de réagir, ils furent encerclés d’une petite armée de baguette. Parmi les sorciers qui les menaçaient, la plupart des visages lui étaient inconnus, mais il n’eut pas de mal à identifier les deux sorciers qui avaient rejoint Jenny Nott et l’encadrait maintenant comme pour lui servir de garde du corps. Tout d’abord, il y avait Lucas Cross l’ami d’enfance née-moldu de Jenny Nott (La mère de Jenny avait tenté de fuir sans succès son frère mangemort lorsqu’il a appris que le père de sa fille était un moldu). Tous deux avait été ses meilleurs amis jusqu’à ce qu’ils se fassent tuer par le monstre de serpentard durant sa première année à Poudlard. En conséquence les revoir tous les deux en bonne santé et grandit de quelques années provoqua une vive émotion chez lui.

Le second sorcier qu’il identifiait sans mal n’était autre que son double de ce monde qui le fixait de ses yeux verts d’où émanait une menace de mort silencieuse à son égard. Quoi que le terme double était peut-être exagéré. En effet comme lorsqu’il regardait Dark-harry, il voyait de subtiles différences qui lui sautaient d’autant plus aux yeux que le reste de leur personne semblait être un décalque parfait de lui-même. Contrairement à lui ou à Dark-Harry, ce double arborait l’air hautain et la posture confiante qu’il n’avait vue dans son monde que chez certains sangs purs comme Drago Malfoy. Il remarqua aussi avec jalousie que son visage ne semblait n’être atteint par aucune des affres de l’adolescence comme l’acné et il semblait plus grand, plus musclé et surtout, ses cheveux semblaient presque disciplinés (presque). Si on y rajoutait la puissante magie qui émanait de lui, il dégageait un charisme incroyable. En un mot, il était le parfait héritier d’une grande famille de sang pur aussi bien dans son physique que dans sa manière d’être. Immédiatement, Harry Dursley le surnomma dans sa tête : Lord-Harry.

— Qu’est-ce que c’est que ça ? Encore un de tes tours pour attirer l’attention ? Tu ne trouves pas que l’on n'a pas déjà eu assez de problèmes avec l’enlèvement de Ryan par Pettigrow? Invectiva en direction de Lord-Harry, un homme grand, mince, avec des yeux gris voilés qu’Harry Dursley ne connaissait pas. Il avait une voix semblable à des aboiements et un beau visage à l'apparence aristocratique qui lui rappelait Bellatrix Lestrange.

— Papa arrête. Comment peux-tu croire qu’Harry nous mettrait volontairement en danger ? Tu avais pourtant promis de faire des efforts. Lui répondit sur le même ton une jeune fille de 14 ans accompagnés d’un jeune sorcier au visage rond.

En réponse son double originaire de ce monde déclara d’une voix trainante :

— Ta défense me touche profondément. Je crains néanmoins que nous ayons présentement des priorités plus présente que les lamentables préjugés de ton père. Comme par exemple découvrir l’identité de nos visiteurs et ce qu’ils espéraient accomplir en se faisant passer pour moi.

Il y avait quelque chose chez cette version de lui-même qui agaçait Harry Dursley. Il ne savait pas vraiment quoi. Peut-être que son air arrogant et son ton hautain qui lui rappelait décidément beaucoup Drago Malfoy. Ou alors c’était le fait que contrairement à lui, il semblait ne pas avoir connus le deuil. Cependant, l’autre n’avait pour le moment rien fait de mal, alors il mit de côté son malaise et leva lentement ses mains pour signaler qu’il n’était pas une menace. Puis il répondit avec un sourire ironique :

— Harry Potter et Harry Potter, mais si ça ne te dérange pas numéros 3, là, il faut qu’on voie Dumbledore de toute urgence.

Dark-Harry, qui était resté serré contre lui depuis qu’il l’avait intercepté, le repoussa violemment.

— Pourquoi tu veux retourner chez ce vieux schnock ? Il veut me tuer. Lui reprocha d’un air outré Dark-Harry.

— Mais non, il ne veut pas te tuer. C’est Voldemort qui t’a raconté une bêtise pareille ? Lui répondit Harry Dursley.

— Menteur. J’étais là lorsque vous en avez parlé. Je croyais que tu étais de mon côté. L’accusa Dark-Harry.

— Non mais c’est le monde à l’envers. C’est toi qui me trahis et c’est moi qui ne prends des reproches. Moi, je suis de ton côté au cas où tu l’aurais oublié. Écoute, je ne sais pas ce que tu as cru entendre, mais c’est un malentendu. Là l’urgence, c’est d’arrêter Voldemort. Tenta de le calmer, Harry Dursley.

— De mon côté ? Tu m’as tué ! L’accusa Violemment Dark-harry

— Je n’avais pas d’autre choix. Il te possédait. Et ça ne serait jamais arrivé si tu étais resté chez les Weasley comme je te l’avais demandé. On peut savoir ce qui t’a pris ? Je te pensais plus malin que ça. Répondit Lord Harry en élevant la voix au fur et à mesure. Durant ses dernières heures, la panique et le soulagement de l’avoir retrouvé en un seul morceau s’était succédé à un rythme si frénétique qu’il ne se rendait compte que maintenant qu’il était en colère contre Dark-Harry

— Si je n’avais rien fait, tu serais mort et après ça aurait été mon tour. Se défendit Dark-Harry.

— Résultat, on est mort tous les deux. Hurla Harry Dursley sur son double qui se ratatinait un peu plus sous le reproche.

— Je ne pouvais pas savoir. Pleura, presque Dark-Harry.

— Et tu crois que ça justifie ce que tu as fait ? Comment as-tu pu te rallier à ce monstre ?

— On fait quoi on appelle Snape ? Demanda Jenny Nott d’une voix forte pour interrompre leur dispute.

— Plutôt Saint-Mangouste si tu veux mon avis. Je ne sais pas qui sont ses types, mais… Commenta Lucas. Mais avant qu’il n’ait l’occasion de finir sa phrase l’homme ressemblant à Bellatrix s’emporta subitement :

— Bon, ça suffit avec cette farce. Harry dit à tes amis d’arrêter leur cirque et d’enlever ses déguisements ridicules. Pendant ce temps, je vais aller rassurer tes parents. Je suis très déçue que tu aies participé à ça, Jenny. Pareille pour toi Elizabeth. Ose dire après ça qu’Harry n’a pas une mauvaise influence sur toi.

Avant que la jeune fille furieuse qui était apparemment sa fille ne puisse lui répondre, il s’engouffra dans la cuisine, dont il claqua la porte.

— Mais qui c’est qui cet abruti ? S’exclamèrent en même temps Harry Dursley et Dark-Potter.

— Je vous présente mon père Sirius Black. Répondit Elizabeth Black.

— Sirius black ! C’est mon parrain, c’est ça ? Demanda Dark-Harry.

— Non malheureusement, c’est le mien. Et contrairement à lui, j’ai une capacité d’attention de plus de 3 secondes, alors n’escompter pas m’échapper. Je vais être généreux et vous donnez une chance de me convaincre de ne pas vous livrer aux aurors. Les menaça Lord Harry.

Mais Harry Dursley ne lui prêta aucune attention et se contenta de s’exclamer :

— C’est ça, je reconnais l’endroit maintenant : on est au 12 square Grimmaurd.

— Définitivement Saint-Mangouste. Commenta Jenny Nott.

— Dans le département des cas désespérés. Rajouta Lucas Cross en serrant machinalement la main de Jenny Nott.

— Alors ça y est, vous vous êtes enfin mis ensemble ? Ne put s’empêcher de les taquiner, Harry Dursley, bien qu’ils continuaient à pointer sur lui leur baguette d’un air menaçant.

— On n’est pas ensemble ! S’écrièrent-ils en même temps avant de se lâcher la main rouge de honte.

Même si au fond de lui, il savait que ce n’était pas sa Jenny et son Lucas, Harry Dursley sourit de revoir ses amis en vie.

— Harry, mon père, est un con, mais pour une fois, je crois qu’il a raison : ils ne sont pas une menace. De toute manière, ils n’ont même pas de baguette. Intervint Elizabeth Black.

— Celui-là sait utiliser la magie sans baguette. Il ne faut pas les sous-estimer. Précisa Jenny alors qu’elle et Lords Harry étaient les derniers sorciers présents dans la pièce à les maintenir en joue.

— Vraiment ? Cool ! S’exclama le jeune homme à côté d’Elizabeth Black.

— Et alors ? Moi aussi, je peux user de la magie sans baguette. Je m’en abstiens uniquement, car cela demande un effort harassant. Rouspéta Lord Harry.

— Écoutez tout ce qu’on veut, c’est voir Dumbledore. Il vous confirmera que l’on n’est pas un danger. Expliqua Harry Dursley

— Dumbledore ! Rien que ça ? Et pourquoi pas le ministre de la magie ? De plus l’onction de Dumbledore ne ferait que renforcer mes soupçons à votre égard. Répliqua calmement Lord Harry. Puis, après un moment d’hésitation, il baissa sa baguette et fit signe à Jenny Nott d’en faire de même. Une fois qu’elle eut obéi (en faisant bien savoir son mécontentement), Lords Harry poursuivit :

— Décliner votre véritable identité et la raison de votre venue céans. Si vous vous montrez suffisamment convaincant peut être pardonnerais-je votre piètre tentative d’intrusion

— Heu comment dire, c’est une longue histoire.

— Le temps est justement une ressource dont nous ne manquons pas en ces lieux. Aussi longue que soit votre historie, je crains qu’elle ne soit pas aussi ennuyeuse que l’interminable attente de la venue de mon oncle Remus. Répondit Lords Harry.

—Maintenant que leur précieux survivant a été retrouvé en un seul morceau, il ne devrait plus tarder. Rajouta la fille de Sirius Black en ayant un geste de consolation envers Lord Harry.

— Attends ce n’est pas toi le survivant ? S’étonna Harry Dursley.

— Non, moi, je suis Harry Potter : le frère jumeau du survivant. Ne t’inquiète pas. Tu n’es pas le seul à ignorer mon existence. Expliqua d’un air las Lord Harry.

Cela expliquait sans doute pourquoi ses amis étaient encore en vie pensa amèrement Harry Dursley.

— Dans ce cas, je ne pense pas que ce soit une bonne idée de vous impliquer. De toute façon, je ne vois pas, ce que vous pourriez faire pour nous aider. Dites-moi comment me rendre à Poudlard. Je suis sûr que Dumbledore m’écoutera.

— Bien sûr où avais-je la tête ? Le petit peuple n’a pas à être informé et doit juste suivre aveuglément le grand Ryan Potter. De quel droit exigerais-je la raison de cette effraction ?

— Tu n’aurais pas pris des cours de sarcasme avec Snape ? Tu es presque aussi imbuvable que lui. Commenta Harry Dursley.

— N’insulte pas Snape. C’est le meilleur professeur de Poudlard. Le défendit immédiatement Lord-Harry.

Pendant quelques secondes, Harry Dursley bugua. Lorsqu’il s’était retrouvé face à la mort, il n’avait pas été choqué. Lorsqu’il s’était retrouvé projeté dans un univers parallèle inconnu, il n’avait pas été choqué. Lorsqu’il s’est rendu compte qu’il avait rajeuni à l’âge de 9 ans, il n’avait pas été choqué. Lorsque Dumbledore lui annonça qu’il allait mourir (encore) il n’avait pas été choqué. Néanmoins, l’idée que Snape puisse être sympathique dépassait son entendement. Depuis que la remarque de son double était parvenue à se frayer un chemin jusqu’à sa conscience, son traître de cerveau avait immédiatement généré l’image d’un Snape souriant et cette vision le terrifiait.

Heureusement, au bout d’une longue minute de malaise, Dark-Harry lui secoua par l’épaule et il se réinitialisa.

— Mais où est ce qu’on est tombé !? S’exclama Harry Dursley en reprenant ses esprits.

— Moi ce que j’aimerais savoir, c’est comment. Comment avez-vous pu franchir les protections du manoir ? Depuis l’enlèvement de Ryan, Sirius et Dumbledore ont transformé le 12 square Grimmaurd en une véritable forteresse. Intervint le jeune homme au visage rondouillard.

— Bonne question Neville. Approuva Elizabeth Black.

— Je n’en sais rien. Moi, j’ai juste suivi mon double. Comment t’as fait pour vaincre les protections ? Demanda Harry Dursley à Dark-Harry qui continuait à essayer de se faire tout petit.

— J’ai juste poussé la porte. Répondit Dark-harry avec timidité. Il n’aimait pas du tout être le centre de l’attention. Et il n’était pas aussi à l’aise qu’Harry Dursley, dans ce corps de 14 ans. C’était tellement bizarre. Maintenant, qu’il y prêtait attention, il avait toutes sortent d’émotion et de pensées qu’il n’avait jamais éprouvées et qu’il ne comprenait pas, mais qui était pourtant les siennes. Et puis ce corps était tellement… poilus.

— Notre double de ce monde est autorisé à passer les protections, donc nous aussi. C'est comme à Gringotts. Poursuivit Harry Dursley sans se rendre compte du trouble de Dark-Harry.

— Vous êtes vraiment d’autre moi-même ? Dit Lord-Harry visiblement décontenancé

— En provenance directe d’un univers parallèle. Ou d’un voyage dans le temps. En fait, je ne sais pas bien.

— J’ai un énorme doute tout d’un coup : dites-moi qu’il n’y a pas deux autres Voldemort qui vous ont suivis ? Demanda avec une sagacité étonnante le dénommé Neville.

— Un seul. Celui de mon monde est mort. Et cette fois, j’espère que ce sera définitif. Cette réponse d’Harry Dursley ne les rassura en rien et un silence glacé s’abattit sur le groupe. Il profita du silence qui s’ensuivi pour enchainer :

—  Vous comprenez maintenant pourquoi on doit voir Dumbledore. Je parie que Voldemort va commencer par se mettre à la recherche de la pierre de résurrection. En tout cas, c’est ce que mon Voldemort a fait dans le monde de Dark-harry. Il faut agir avant qu’il n’y parvienne et qu’il ne l’utilise pour ramener le Voldemort de ce monde à la vie et s’allie à lui. Je sais où la pierre se trouve. Ou plutôt où Voldemort compte la trouver. Si on se dépêche, on peut l’intercepter avant qu’il ne devienne trop puisant pour être arrêté. Avec de la chance, on pourrait même s’emparer de la pierre avant lui et utiliser le pouvoir des reliques pour mettre fin à ce cauchemar une fois pour toutes. Réfléchis à haute voix Harry Dursley.

— Si vos paroles contiennent la moindre once de vérité, alors nous n’avons déjà que trop perdu de temps. Dites-nous où se trouve cette pierre. Jenny, Lucas, essayez de contacter Rogue ou Remus et expliquer leur la situation. Neville, Elizabeth, bien que je connaisse la vacuité de la chose, je tiens à vous signaler que rien ne vous oblige à m’accompagner.

— Pourquoi on devrait rester en arrière ? S’offusqua Jenny, avant qu’Elizabeth et Neville ne puissent répondre.

— Parce que vous êtes nos cadets et que nous aurons besoin d’une diversion pour ne pas attirer l’attention des Potter sur notre départ. Répondit Lord Harry en mettant un énorme dédain sur le mot ‘Potter’, comme s’il ne se considérait pas lui-même, comme un Potter.

— Ils sont trop occupés à fêter le retour de Ryan pour remarquer quoi que ce soit. Répondit Jenny.

— D’ailleurs, personne ne trouve que c’est une sacrée coïncidence que ses deux-là débarquent juste à ce moment-là. C’est peut-être un piège de Voldemort. Intervint Neville.

— Si c’était un piège, il serait pour Ryan, pas pour moi. C’est lui le survivant.

À ses mots Neville et Elizabeth, se lancèrent un regard interrogateur.

— Quoi !? Demande Lord-Harry

— He bien, c’est-à-dire… Bafouilla Neville.

— Tu ne t’es jamais dit que c’était peut-être toi le survivant ? Demanda de manière franche Elizabeth Black.

— Vous déraisonner. Ou alors vous aussi, vous venez d’une autre dimension. Évidement que c’est Ryan le survivant. Auriez-vous manqué la cicatrice en forme de cœur qui défigure son noble visage et qu’il passe son temps à arborer à la moindre occasion ?

— Toi aussi, tu as une cicatrice et quand tu y réfléchis bien, depuis le début tout le monde se base sur la parole de Dumbledore. À part ça, on a aucune raison de penser que Ryan est le survivant. Hasarda Elizabeth

— Justement, c’est Dumbledore. Même si je ne l’apprécie guère, je ne le crois pas capable d’affabulé sur un tel sujet. Quelle raison, aurait-il de faire ça ? Demanda Lord Harry.

— Il pourrait s’être trompé. Opposa Elizabeth

— On parle de Dumbledore là. Rappela Lord Harry d’un ton docte

— Et pourtant, c’est toi qui as empêché Voldemort de ressusciter à deux reprises. Contra Neville.

— C’était un heureux hasard, dénué de signification.

— Un coup de chance vraiment ? Tu crois que Ryan en aurait été capable ? Insista Elizabeth.

— S’il étudiait davantage, il serait aussi puissant que moi. Notre gémellité le garantit.

— Franchement, j’en doute. De toute façon, ce n’est pas qu’une question de magie. Tu crois que ce lâche l’aurait affronté ? Argumenta Jenny

— Toi aussi, tu crois à cette théorie fumeuse ? C’est un gryffondor. Bien sûr qu’il aurait eu la bravoure de l’affronter. Répondit Lord-Harry avec surprise en comprenant que ses amis avaient déjà discuté entre eux de cette théorie complètement dingue.

— Écoutez peu importe qu’ils soient le survivant ou non, on n’est pas de taille à lutter seul contre Voldemort. Il nous faut du renfort. Les interrompit Harry Dursley.

— Je pensais vous avoir convaincu qu’ils ne vous croiront jamais. Même moi, j’ai du mal à y croire. Riposta Lord Harry.

— Quand ils se rendront compte qu’ils ont deux fils supplémentaires, ils seront bien forcés de se poser des questions. Insista Harry Dursley

— Encore faut-il qu’ils s’en rendent compte. Un jour, j’ai fugué pendant 3 jours et ils ne s’en sont toujours pas aperçus. Répondit amèrement Lord Harry.

— Tu exagères. D’ailleurs, je ne sais même pas pourquoi je perds du temps à essayer de te convaincre. Je vais leur parler tout de suite. Où sont-ils ?

— Dans la cuisine. Répondit Dark-Harry, dans un murmure.

— A-t-on aise. Commenta Lord Harry en lui faisant une courbette ironique d’une main et en lui indiquant la porte de la cuisine d’une autre.

Ne voulant plus perdre une minute, Harry Dursley se précipita vers la cuisine en entraînant de force Dark-Harry avec lui.

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— Si la connerie avait une masse, ses idiots seraient de véritable trou noir humain. Hurla Harry Dursley en sortant de la cuisine.

— Est-ce que c’est une manière subtile d’avouer que j’avais raison ? Le nargua Lord Harry.

— Pourtant, tu as dit que nos parents se sont sacrifié pour qu’on puisse vivre. L’interrompit, Dark-Harry d’une voix piteuse.

— Ils n’ont rien à voir avec nos parents. C’est juste cet univers qui est sens dessus dessous. Ce chacal de Voldemort a sans doute choisi d’ouvrir un portail spécialement vers le pire univers possible pour te détruire le moral et pouvoir te manipuler. S’écria avec détermination Harry Dursley.

Mais la scène qu’il venait de vivre lui rappelait avec une acuité nouvelle les paroles blessantes que sa mère adoptive avait parfois adressées à sa défunte sœur lorsqu’elle ne savait pas qu’Harry pouvait l’entendre.

— Notre univers va très bien. J’ai mis du temps à le comprendre, mais ce sont mes parents le problème. Ce sont des égoïstes obnubilées par la gloire et la célébrité que leur apporte Ryan. En-dehors de ça rien ne compte. Même pas moi. Expliqua Lord Harry avec amertume.

— Oui bon ça va, ce n’est pas si grave. Pour beaucoup de gens, tu as une vie de rêve. Si tu savais ce que c’est d’être le survivant, tu relativiserais. Rétorqua Harry Dursley sans réfléchir.

— C’est facile de dire ça pour toi. Toi, tu ne sais pas ce que ça fait d’être ignoré et rabaisser par tout le monde. Toi, les Dursley t’ont chouchouté. S’insurgea immédiatement Dark-Harry, avant que Lord Harry ne puisse répondre.

Harry Dursley fut tellement décontenancé que Dark-harry prenne le parti de Lord-Harry qu’il ne sut pas quoi répondre. Avec son passé, comment pouvait-il éprouver de la compassion pour un fils de millionnaire se plaignant que papa et maman ne passaient pas suffisamment de temps avec lui ? Se demanda Harry Dursley.

— Merci de me défendre, mais contrairement à ce que pensent mes parents, je ne recherche pas l’attention et encore moins la pitié. Tout ce qui m’importe, c’est que mes amis soient en sécurité. Et pour cela, j’ai besoin que vous me révéliez ce que vous savez. Dites-nous ce qu’est cette pierre, comment la reconnaître, où elle se trouve et comment votre Voldemort compte l’utiliser pour redonner forme humaine au nôtre ? Répliqua Lord Harry sur un ton impérieux.

Harry Dursley lança un tempus sans baguette et constata que deux heures s’étaient déjà écoulées depuis leur résurrection. Il ne pouvait pas se permettre de perdre deux autres heures à essayer de convaincre les egos surdimensionnés qui lui servait de parent dans cet univers, de le laisser contacter Dumbledore. Et il ne pouvait pas arrêter Voldemort tout seul. Néanmoins, même si son double de cet univers, lui était antipathique, il était un enfant innocent n’ayant rien à voir dans ce conflit. Un enfant qui ne lui serait sans doute d’aucunes aide. Cependant, il n’avait pas d’autre choix et c’est donc à contrecœur qu’il dit :

— La pierre se trouve dans l’ancienne maison des Gaunt, près d’un village nommé Little Hangleton. La dernière fois, mon Dumbledore m’y avait emmené en transplanage d’escorte, cependant, je pense pouvoir retrouver l’endroit. Mais d’abord, il me faut une baguette. Je suppose que c’est Ryan qui a la baguette jumelle de Voldemort. Tu penses qu’on pourrait lui emprunter.

— C’est ma baguette qui contient une plume de Phénix et je la garde. Et je ne vois pas comment on pourrait vous trouver rapidement une baguette qui pourrait vous convenir. Répondit Lord Harry

— Acio baguette des Potter ! Cria la jeune Jenny Nott avec toute sa puissance

Aussitôt, deux baguettes foncèrent dans sa main qu’elle tendit à Harry Dursley et Dark-Harry. Dark-Harry s’empara avec avidité du bout de bois, tandis qu’Harry Dursley fut plus circonspect.

— Puisqu’ils sont assez négligents pour les laisser traîner partout sans protection, vous pouvez utiliser les baguettes de James et Lily Potter. Elle devrait marcher puisque vous prétendez être du même sang. Maintenant, partons d’ici avant que tes regrettables géniteurs ne débarquent pour nous demander des explications. Se justifia Jenny Nott.

— Tu l’as fait exprès pour qu’on soit obligé de t’emmener avec nous. Lui reprocha Lord Harry.

— Comment oses-tu m’accuser d’une telle félonie ? C’est parce que je suis à serpentard, c’est ça !? Tu es tellement rempli de préjugés. Fit semblant de s’indigner Jenny Nott.

— Honnêtement un plan aussi irréfléchi, c’est plutôt digne d’un gryffondor. Lui reprocha Lord-Harry

— Ne m’insulte pas. Rétorqua Jenny en prenant un air outragé.

— Hé, ne dites pas de mal des gryffondors. S’insurgèrent Neville et Lucas.

Puis en entendant des pas courir dans la direction de leur petit groupe, ils s’empressèrent de quitter la maison. Une fois dehors Lord Harry les guida vers la remise où se trouvaient les 3 balais de la famille Black. Il se demanda brièvement comment ils allaient faire pour tenir dessus toutes les sept quant à la stupéfaction de tous (et à la terreur de Dark-Harry), Harry Dursley lança un sort d’allégement et de glu perpétuelle sur Dark-harry avant de s’élever dans les airs sans l’aide du moindre support en emportant Dark-Harry avec lui.

— Oui bon ça va moi aussi, je sais faire des choses impressionne. Rouspéta Lord Harry en réaction à l’air admiratif de ses amis.

oOoOoOo

Note de l’auteur : Cette partie se déroule dans un univers plus que fortement inspiré de la fanfiction :Revenge-is-so-sweet (à ce niveau, c’est du plagiat, mais je l’ai un peu adapté à mes besoins). Plus précisément, elle se passe dans une version alternative du chapitre 32 de cette fanfic.

J’ai demandé par PM l’autorisation de son auteur pour reprendre son univers, mais je n’ai jamais reçu de réponse et le compte est inactif depuis plusieurs années. Donc je suppose que ça ne la dérange pas. J’ai choisi cette fanfic pour y situer la mienne, car le thème me convient (elle est basée comme la mienne et celle de Dark-Harry sur une enfance alternative d’Harry), car je trouve les personnages de Jenny et Lucas particulièrement bien trouvé et pour une raison dont je ne peux pas parler sans spoiler légèrement la suite.

Voyage

Note de l’auteur : Je l’excuse d’avance, mais je crains que les derniers chapitres de cette histoire ne soient pas de la même qualité que ceux qui ont précédé. En effet, cela fait environ 18 mois que j’écris de manière intensive des fanfics Harry Potter et je crois que je commence à me lasser ou à manquer d’inspiration. Ou alors c’est que je me suis fixé un objectif trop difficile en tentant d’écrire une histoire avec autant de personae principaux qui interagissent ensemble dans le même chapitre, là ou auparavant je concentrais mes chapitres sur au maximum deux personnages principaux accompagnés de quelques personnages secondaires peu détaillé.

Quoiqu’il en soit jusqu’à présent les phrases coulaient tout seul et écrire me passionnait au point que j’avais bien du mal à me concentrer sur mon vrai travail (celui qui est inutile voir nuisible à la société, mais me rapporte des tonnes de galions). D’ailleurs si votre collègue de bureaux est en train de taper comme un malade sur son clavier en faisant un gros sourire digne du Joker, rassurez-vous ce n’est pas qu’il prépare votre assassinat dans une sombre ruelle. C’est juste moi, en train d’écrire une scène où le docteur housser martyrise ses patients alors que je devrais être en train de travailler (j’ai vraiment beaucoup aimé écrire les passages avec ce personnage).

Mais à partir de ce chapitre, j’ai commencé à perdre l’envie d’écrire et j’ai dû me forcer pour finir l’histoire. J’ai essayé de faire de mon mieux, mais j’ai l’impression qu’en comparaison du reste de ce que j’ai écrit, c’est un peu bâclé. J’espère que vous apprécierez quand même cette fin.

oOoOoOo

— Donc si je résume, Ryan doit mourir pour qu’on puisse vivre ? Demanda Neville Londubat

Harry Dursley n’avait pas prévu de le leur en raconter autant. Cependant, il n’avait pas non plus prévu de se faire harceler de questions par les 5 adolescents pendant toute la durée du trajet. Ses 5, là avait apparemment l’habitude de tirer les vers du nez de leur interlocuteur

Lorsqu’ils avaient commencé à se faire trop insistants, Harry Dursley avait bien tenté de les semer, mais à son grand désarroi, lord Harry était encore plus doué que lui en vol. Bien sûr, devant l’air suffisant de son double, il avait mis son échec sur le dos de sa préoccupation pour la terreur que ses performances aériennes provoquaient chez Dark-Harry, mais une petite voix au fond de sa tête lui disait qu’il n’en était rien. En même temps, lui avait sans doute eu l’occasion de s’entraîner durant toutes son enfance avec James Potter, pensa-t-il avec jalousie. Ou pas se dit-il en pensant à la manière dont James et Lily Potter l’avaient traité, lorsqu’il avait tenté de leur demander de l’aide.

— Sauf si on arrive à réunir, les reliques de la mort avant Voldemort et qu’on parvient à s’en servir. Répondit-il.

— Pour la première fois de ma vie, je suis transporté d’allégresse à l’idée de ne pas être à la place de Ryan. Au moins, maintenant, je sais pourquoi nos parents et Dumbledore sont si excessivement préoccupé par son bien-être. Ils doivent savoir qu’il va mourir et penser qu’il doit être entourés d’amour pour ne pas être possédé par l’horcruxe. Commenta Lord Harry qui ne savait pas vraiment ce qu’il devait ressentir à cette nouvelle. Au fil du temps, son frère et lui étaient presque devenus des étrangers, mais comme il l’avait découvert lorsque Petigrow avait enlevé son frère, l’idée de sa disparition provoquait comme un vide en lui.

— Ce n’est pas de l’amour ça. Contra Neville.

— Et malgré tous ses défauts, mon père est trop franc pour marcher dans une telle combine. Protesta également Elizabeth.

— Je demanderai à oncle Remus s’il était au courant. Et si oui pourquoi il ne m’a rien dit durant tout ce temps. Insista néanmoins, Lord-Harry.

— Dans mon monde Dumbledore n’en avait parlé à personne. Même pas à moi. Cependant, tout est tellement différent ici. Je n’arrive même pas à comprendre, comment il a pu survivre à l’Avada-Kedavra sans le sacrifice de Lily. Si ça se trouve, il n’est même pas un horcruxe. Expliqua Harry Dursley.

— Comment on peut savoir ? Demanda Neville.

Harry Dursley réfléchit pendant quelques secondes.

— Sa cicatrice. Avant que l’horcruxe ne soit détruit ma cicatrice ma faisant toujours mal lorsque Voldemort était proche. Depuis plus rien. Est-ce que tu sais si la cicatrice de Ryan, lui a déjà fait mal ?

Lord-Harry pâlit, alors que ses amis le regardèrent subitement avec pitié.

— Quoi !? Demanda Harry Dursley.

— Je t’en prie regarde devant toi. Hurla Dark-Harry en pointant d’un doigt tremblant un gigantesque manoir dont ils se rapprochaient à vitesse rapide. Le vol n’était définitivement pas son truc.

— Je descends exprès. Je crois que c’est le manoir Jedusor. Oui, je reconnaîtrais ce cimetière entre mille. Commenta Harry Dursley en frissonnant. La demeure des Gaunt ne doit pas être loin. Il faut qu’on trouve une cabane en ruine au milieu d’une forêt. Rajouta-t-il.

oOoOoOo

Pour plus d’efficacité dans leurs recherches, ils décidèrent de se séparer. En-tout-cas, c’est l’excuse que Lord Harry donna pour s’éloigner rapidement des autres. Mais s’était sans compter sur l’insistance légendaire d’Elizabeth Black.

— Ça ne veut rien dire. Il l’a dit lui-même.

— Est-ce que tu y crois vraiment ? Évidement que je suis un horcruxe. Ça aurait fait tache, si ne serait-ce qu’une fois dans ma vie, j’avais pu avoir un minimum de chance. Une mort jeune, c’est tout ce qui manquait pour clôturer en apothéose une vie aussi pathétique.

— Le désespoir n’est pas dans ton caractère mon chéri. Quel que soit le problème, on trouvera une solution. Ensemble, comme toujours. Dit-elle en se rapprochant de lui pour tenter de l’embraser. Mais il le repoussa.

— Tu n’es pas dégoûté ? Maintenant, que tu connais ma vraie nature? Demanda Lord Harry avec fragilité

— Si tu crois que je vais laisser partir le seul garçon de notre année que mon père a été incapable de chasser, tu te fourres le doigt dans l’œil. Je me fiche d’à qui appartient ton âme, le reste est à moi. Dit-elle en réussissant finalement à capturer ses lèvres

— Je ne comprends toujours pas ce que j’ai fait pour te mériter. Commenta Lord Harry une fois le baiser terminé

— Moi non plus. Et pourtant, ce n’est pas faute de chercher. Répondit Elizabeth avec effronterie, avant de tenter de lui voler un dernier baiser.

Maintenant totalement oublieux de leur mission ou qu’ils étaient suspendant à 200 mètres au-dessus du sol, Lord Harry la laissa volontiers faire. Il ne savait pas comment elle s’y prenait, mais Elizabeth parvenir toujours à chasser tous ses soucis. C’était ainsi depuis ce jour, où à 6 ans, elle l’avait trouvé assis seul dans une pièce éloignée du manoir Potter où ses parents l’avaient consigné (avec des lignes à faire), afin qu’il ne gâche pas la fête d’anniversaire de son frère jumeau (en oubliant totalement que c’était également sa fête d’anniversaire).

— Les Blacks sont trop honnêtes pour leur propre bien.

— J’ai bien pensé à te sortir une banalité rassurant, mais la seule chose qui m’est venu en tête, c’est que je t'aime parce que tu es unique. Continua à se moquer Elizabeth

— Ah ah ah ! Je suis mort de rire. Raya gentiment Lord-Harry, en recommençant à se concentrer sur le paysage qui se trouvait à leur pied.

— Qu’est-ce que tu penses des autres ? Demanda Elizabeth au bout d’un moment.

Lord-Harry n’eut pas besoin que la jeune fille lui précise de qui elle parlait. Cependant, il ne savait pas quoi penser de ses doubles. En fait, il ne savait toujours pas, s’il devait croire cette histoire abracadabrantesque. D’un côté, à chaque fois qu’il y réfléchissait le plus probable, lui semblait qu’il s’agisse d’imposteur déguisé. Ou de n’importe quoi d’autre. Ce n’étaient pas les explications plus crédibles qui manquaient. Mais durant toutes ces années où il avait dû faire face aux complots de Voldemort pour atteindre Ryan, il avait appris à faire confiance à son instinct. Et là, il lui hurlait que les visiteurs lui disaient la vérité. Au moins sur leur origine, car il voyait bien qu’ils lui cachaient des choses. De toute façon, s’il existait des choses pires que les horcruxes il n’était pas sûr de vouloir les connaitre.

— Ce n’est pas parce qu’il me ressemble qu’il faut leur faire confiance. Même si ce sont effectivement mes doubles, ils restent de parfaits inconnus. Il faut rester méfiant.

Avant qu’il ne puisse en dire plus, Lord-Harry dut porter sa main à son front. Sa cicatrice le brûlait comme jamais. Par réflexes, il utilisa ses boucliers occlumantique pour repousser la douleur et rester concentré sur son environnement. C’était peut-être un effet de son imagination, mais il eut l’impression de voir quelque chose s’agiter en lui. Quelque chose qui ne lui appartenait pas. Quelque chose de malsain.

oOoOoOo

Rapidement, le groupe d’adolescent se posa aux abords des bois sinistres. Dès qu’ils eurent posé les pieds par terre Dark-harry poussa un profond soupir de soulagement juste avant de s’éloigner de l’endroit, sans voir qu’Harry Dursley semblait peiné.

— Qu’est-ce qu’il y a ? Tout va bien ? Demanda le garçon de son âge qu’Harry Dursley avait fini par identifier comme Neville Londubat. Encore une personne qui était été tué par Voldemort dans son univers.

— Oui, tout va bien. C’est juste qu’utiliser cette baguette m’épuise. Elle me résiste beaucoup trop. Répondit Harry Dursley en se forçant à se relever.

C’est là que Dark-harry intervint :

— Menteur. C’est comme la dernière fois. Sans la cape, tu vas mourir.

— Mais non ça n’a rien à voir. La dernière fois, j’ai mis deux jours à sentir les effets du voyage dans un autre univers. Tenta-t-il de rassurer Dark-harry en évitant soigneusement de préciser que c’était probablement, car la dernière fois, il avait rapidement mis la main sur la cape.

— Cesse de me mentir. Je ne suis pas un bébé. Moi aussi, je me sens faible. Répondit Dark-Harry

— C’est quoi cette histoire ? Demanda Neville.

— La dernière fois que je me suis retrouvé dans un univers qui n’était pas le mien, j’ai petit à petit perdu mes forces jusqu’à m’évanouir et d’après Dumbledore, j’en serais mort, si me recouvrir de la cape de la mort ne m’avait pas miraculeusement rendu mes forces.

— Vous auriez dû nous le dire. On l’aurait pris avant de partir. S’exclama Lord Harry.

— Et prendre le risque de la livrer sur un plateau d’argent à Voldemort. D’ailleurs, si son Voldemort m’a dit la vérité, alors Voldemort est encore plus affecté que moi et cela pourrait jouer à notre avantage. Répliqua Harry Dursley.

— En attendant, on ne peut pas prendre le risque que vous vous évanouissiez en plein milieu d’une bataille. Vous deux vous rester ici et vous faite le gué. Lancez des étoiles rouges avec votre baguette, si vous voyez quelque chose approcher.

— Hors de question. Je suis le seul à avoir une chance face à lui. Par contre pour toi, c’est une bonne idée. Répondit Harry Dursley en désignant Dark-Harry.

Après un moment d’hésitation, celui-ci répondit :

— Je veux pas rester seul ici.

— Ne fais pas l’enfant. Tu seras plus une sécurité ici.

— Tu ne me fais plus confiance, c’est ça ? Je t’ai expliqué pourtant. S’exclama Dark-harry.

— Ça n’a rien à voir. Et même si ça paraît dingue, alors tu ne te sois toujours pas excusé, je te fais toujours confiance. Quand est-ce que toi, tu me feras confiance ? Demanda Harry-Dursley.

— Pourquoi je te ferais confiance ? Tu es comme tout le monde. Dès que ça a été dans ton intérêt, tu t’es débarrassé de moi.

Harry Dursley soupira et répondit :

— Écoute j’ai merdé, je suis désolé, vraiment. J’aurais dû empêcher que tout ça se produise. Je ne peux pas te reprocher de t’être fait avoir par Voldemort. Des adultes bien plus aguerrit que toi se sont laissé séduire par ses mensonges. C’est moi qui aurais dû mieux te protéger. Mais j’ai été possédé par Voldemort et crois-moi la mort est un bien meilleur sort. Mais là, ce n’est pas le moment d’en parler. Rajouta-t-il devant l’air sceptique de Dark-Harry.

Après un moment Dark-Harry demanda gênée :

— Si tu ne reviens pas, qu’est-ce que je ferais ?

— Je reviendrais, je te le promets. Et si quelqu’un approche, tu pointes ta baguette vers le ciel en faisant ce geste puis tu cours le plus loin possible sans t’arrêter jusqu’au commissariat de police le plus proche. Là, tu demanderas à voir Tom hunter. Dans mon monde, c’était un policier à qui on pouvait faire confiance. Tu as compris.

Dark-harry fit doucement le geste et une gerbe d’étoiles rouge sortit mollement de sa baguette.

— Parfait tu seras un grand sorcier plus tard. Commenta Harry Dursley avec un sourire.

La cabane

Prudemment, ils s’enfoncèrent dans la forêt en silence. Même si la cicatrice de Lord-Harry ne l’avait pas régulièrement brûlé, ils n’auraient eu aucun doute sur le fait qu’ils étaient au bon endroit. L’air était saturé de magie noire au point que la végétation semblait en avoir été affectée. Partout s’élevait des bosquets d’herbes noires à l’aspect inquiétant et les arbres semblait tordu, presque torturé. Cependant, Harry Dursley avait l’impression, d’être moins affecté que la première fois qu’il était venu. Probablement parce qu’il n’était plus un horcruxe se pensa-t-il.

Très rapidement, ils tombèrent sur une vielle cabane en ruine qu’Harry Dursley reconnut immédiatement. Trop rapidement, pensèrent-ils. Lors du trajet Harry Dursley les avait mis en garde. L’endroit serait probablement protégé et dissimulé par de puissants sorts. Or là, c’est comme s’il avait été guidé afin d’y arriver le plus vite possible. Cependant, malgré leur méfiance, ils n’avaient pas d’autre choix que de continuer.

Lords Harry se porta au-devant de leur petit groupe et fit une série de gestes silencieux à ses amis qui rappela à Harry Dursley ceux que les militaires faisaient pour communiquer discrètement entre eux. Immédiatement, les autres se mirent dans une formation de combat permettant à chacun de couvrir les angles morts des autres. Apparemment, ce n’était pas la première aventure de ce type qu’ils vivaient ensemble.

Puis du bout de sa baguette, Lords Harry poussa la porte à moitié défoncée qui s’ouvrit dans un grincement sinistre. L’un après l’autre, ils rentrèrent dans la masure abandonnée. L’intérieur était sombre et remplis de poussière.

— C'est trop calme. J’aime pas trop beaucoup ça. J'préfère quand c'est un peu trop plus moins calme. Déclara Neville en pointant frénétiquement sa baguette dans toutes les directions

— Il n’y a rien ici à part de la poussière. On va se prendre la punition du siècle pour que dalle. Commenta Elizabeth en fixant d’un air dégoutté à un tas de débris d’où venait de s’échapper un rat.

— Peut-être que dans cet univers Voldemort a caché la pierre à un autre endroit. Se défendit Harry Dursley qui sentait une légère accusation dans les propos d’Elizabeth.

— Ou alors on arrive trop tard. Peut-être que Voldemort est déjà passé par là. Proposa Lucas Cross qui avec Jenny était resté sur le seuil de la maison pour en garder l’entrée.

— Silence ! Et restez sûr vos gardes. Il y a quelque chose de dangereux ici, je le sens. Déclara Lord Harry sur un ton autoritaire en frottant nonchalamment sa cicatrice.

— Tu ne crois pas si bien dire. Déclara alors une voix assassine.

Un coup de vent glacial referma la porte et brusquement des ténèbres menaçantes envahir l’unique pièce qui constituait le vieil abri.

Neville se précipita contre la porte et tenta sans succès de l’ouvrir de toutes ses forces.

— Jenny ! Lucas ! Est-ce que vous m’entendez ? Ouvrez-nous, on est coincé. Cria-t-il sans recevoir de réponse en tambourinant contre la porte.

Puis il s’écarta violemment. Avec un bruit sinistre accompagné d’un rire lointain, les murs avaient commencé à se rapprocher.

— Je vous ai déjà dit que j’étais claustrophobe. Commenta Harry Dursley.

— Essayez les fenêtres. Hurla Lord Harry.

— Faudrait déjà savoir où elle se trouve. Répondit sarcastiquement Harry Dursley.

— C’est toi qui nous as amenées ici. Tu n’aurais pas une idée pour nous en sortir ? Demanda Elizabeth avec animosité.

— C’est vous qui avait insisté pour venir. Moi, je ne vous ai rien demandé. Répondit Harry Dursley avec énervement.

— Bon que tout le monde reste calme et se regroupe. Ordonna Lords Harry.

Mais son ordre fut totalement inutile, car très vite, l'avancé des murs fit qu’ils n’eurent d’autres choix que de se serrer les uns contre les autres pour échapper à la marée de déchet et de meubles détruit qui accompagnait le rétrécissement inexorable de la pièce.

D’un geste de lord Harry, ils se mirent en cercle dos à dos (Harry Dursley n’avait pas compris le signal, mais avait imité spontanément la position des 2 autres)

— Maintenant, que l’on est sûr de ne toucher personne que chacune essaye tous les sort qu’il connaisse, pour nous sortir de là.

— Bombarda

— Pestis Incendium

— Reducto

— Bombarda Maxima

— Confringo

— Diffindo

Mais malgré tous les efforts, leur magie fut comme absorbée par les murs qui continuèrent d’avancer. Seul le Feudeymon d’Harry Dursley parvint pendant un temps à ralentir l’avance inexorable des mortelles parois, mais il finit par être absorbé comme les autres sorts avec un rot sonore. Il continua néanmoins jusqu’à ce qu’ils furent tellement serrés contre les autres qu’il lui devint impossible de lancer son sort fétiche sans les brûler vif. La suite ne fut qu’une succession de cris paniqué dont Harry Dursley parvint difficilement à se souvenir. Puis ils furent tellement serrés, qu’il ne parvint plus à respirer convenablement. Alors qu’il s’évanouissait faute d’oxygène, il eut une dernière pensée : « D’habitude mourir n’était pas aussi douloureux. »

oOoOoOo

Cela faisait maintenant plus d’une heure qu’ils étaient rentrés dans la sombre forêt et Dark-Harry n’avait pas la moindre nouvelle de ses doubles ou des autres adolescents. L’endroit était curieusement silencieux. Alors que l’on était en plein été, pas un seul bruit n’émanait de la vieille forêt. Pas un bruit d’oiseau. Pas même le bruissement des feuilles. Même un moldu, aurait compris que quelque chose clochait avec cette forêt.

Pour passer le temps, il tentait de s’entraîner à lancer des sorts avec sa baguette, mais pour une raison qu’il ne comprenait pas, c’était beaucoup plus dur qu’avec la baguette de sureau. Non seulement ses expelliarmus étaient réduits à de faibles lueurs inoffensives, mais surtout le sentiment exaltant de puissance qu’il ressentait lorsqu’il utilisait l’antique baguette avait disparu. À la place, il avait l’impression que quelque chose lui résistait et ça l’épuisait rapidement.

— Tu sais qu’ils ne reviendront pas ? Raisonna une voix suave dans son dos.

Dark-Harry sursauta et se retourna si vite que son cou claqua. Sur le seuil du seul chemin qui reliait ce lieu maudit au monde extérieur, se tenait un jeune homme aux traits aristocratiques. Malgré son air charmant et sa posture négligée, une sueur froide parcourut le dos de Dark-Harry. Dans un geste paniqué, il tenta de l’attaquer, mais sa baguette lui fila entre les doigts et tomba avec un bruit sourd entre le jeune homme et lui.

— Tes moldus ne t’ont donc pas appris la plus élémentaire des règles de politesse : ne jamais attaquer le premier, surtout lorsque l’on fait face à plus fort que soi. Le Nargua Tom en lui adressant un petit sourire séducteur.

— Vous avez essayé de me tuer. S’écria Dark-Harry qui tremblait encore au souvenir de ce moment où s’il s’était cru partir. Dans sa tête une petite voix ressemblant à celle de Vernon lui fit remarquer que quelques instants après, celui qu’il avait appris en peu de temps à considérer comme un grand frère l’avait fait brûler vif (soi-disant pour son propre bien et celui du monde entier).

— Pour ce que ça vaut, j’en suis sincèrement désolé. De ça et de tout ce que tu as dû subir par ma faute. S’excusa Tom Jedusor.

— Quoi !? S’exclama Dark-Harry qui s’attendait à tous sauf à des excuses.

— Bien sûr, je doute que tu me croies, ou que cela fasse une différence, mais sache que l’expérience de la mort m’a… régénéré. Je ne m’étais pas rendu compte de ce que j’avais sacrifié sur le chemin de l’immortalité. Et c’est à toi que je le dois. Expliqua Voldemort en lui tendant la main.

— Qu’est-ce que vous avez fait des autres ? Demanda Dark-harry en se reculant.

— Moi !? Je ne leur rien fait. J’ai bien entendu déplacé mon horcruxe, il y a plusieurs heures. Et que veux-tu que Lord Voldemort ait à faire d’une bande d’adolescents pré-pubère ? Lui répondit Tom Jedusor avec un visage qui transpirait l’honnêteté.

— Pourquoi, avez-vous dit qu’ils ne reviendraient pas, alors ?

— Oh, voyons, tu es assez malin pour le comprendre toi-même. Tu es comme moi : trop diffèrent pour être accepté par le reste de cette masse grouillante et inconséquente.

— Vous mentez. Jamais il ne m’abandonnerait. Et on n’a rien en commun.

— Plus maintenant. Mais quand j’étais jeune toi et moi étions pareils. Comme toi, j’ai grandi orphelin dans le monde moldu. Comme toi, les adultes à qui l’on m’a confié m’ont haï par ignorance pour ce que j’étais, à un âge où je ne savais pas moi-même qui j’étais. Toi et moi, sommes comme des insectes attirés par la lumière. Tellement avide de chaleur que nous sommes prêts à nous détruire pour ne serait-ce que nous en rapprocher. Mais au final, seul la douleur répondra à nos espérances. Au fond de toi, tu le sais déjà. Tu l’as compris quand il a levé sa baguette contre toi. Dès qu’il a compris ce que tu étais, à qu’elle point tu étais marqué par les ténèbres, il a décidé de t’abandonner. Comment lui en vouloir, alors que même tes parents t’ont rejeté, dégoûtés par la souillure qu’ils ont vue en toi ?

— Qu’est-ce que vous me voulez ? Lui répondit Dark-Harry sur un ton dur en masquant ses émotions du mieux qu’il put.

— Tu es pragmatique, Lord Voldemort respecte cela. Je veux que tu m’aides à m’emparer du pouvoir des reliques.

— Trouvez-vous un autre pigeon. J’ai déjà donné.

— Je crains malheureusement que tu n’aies guère le choix. Tu es seul désormais. Seul dans un monde qui n’est pas le nôtre. Combien de temps avant que tu ne succombes aux effets du voyage ? Tu as besoin des reliques autant que moi et seul, tu ne parviendras jamais à te les procurer.

Dark-harry Hésita longuement. Malgré Voldemort qui s’impatientait à côté de lui, il resta silencieux en jetant des coups d’œil régulier et inquiet en direction de l’orée de la forêt désespérément immobile. Puis ne voyant rien venir, il hocha la tête avec une réluctance visible.

— Bien. La première urgence et que tu te procures la cape. Commentât Tom Jedusor avec satisfaction.

Révélation

Dumbledore tournait frénétiquement en rond dans le salon du 12 square Grimmaurd, sans se soucier des dégâts que sa marche anxieuse causait au précieux tapis persan de Sirius.

— Il faut immédiatement partir à leur recherche.

— Voyons Albus. Après toutes ses nuits sans sommeil à rechercher Ryan, on a tous besoin d’un peu de repos. Et puis je ne devrais pas dire cela, mais c’est peut-être pour le mieux. Mon Ryanouchet a besoin de repos, après ses événements traumatisant et vous savez comment l’ambiance est pesante lorsqu’il est là. Et puis je me sens plus tranquille sans cette bande de serpents dans les pattes. S’opposa Lily.

— Non mais qu’est ce qui te prend. Je te rappelle qu’ils ont enlevé ma fille. S’époumona Sirius Black.

— Sirius, je doute qu’il ait vraiment eu besoin de l’enlever. Intervint son épouse : Evana Black.

— Pardon ? S’offusqua Sirius.

— Oh allons, Sirius. C’est pourtant évident. Même Servilus l’a compris. Le taquina gentiment James avec bonne humeur en lui donnant un coup amical dans l’épaule.

— Qu’est-ce que tu veux dire ? Qu’est-ce que ce serpent de Servilus a fait à ma fille ? Se scandalisa Sirius. Comme d’habitude, lorsqu’il était question de sa précieuse fille, il démarrait au quart de tour.

Ils se regardèrent tous gênés.

— Tu sais ta fille est à un âge où on commence à faire des expériences…. Commença James

— Tu crois qu’elle sort avec Neville. Voyons, c’est n’importe quoi. Neville est un gentil garçon, mais ils ne sont pas du tout compatibles. Ma pâquerette a un caractère bien trop affirmé pour lui.

Tous se firent un facepalm.

— Mon chéri, tu sais que je t’aime. Mais parfois, je me demande comment tu as fait pour comprendre que l’on sortait ensemble. Plaisanta Evana Black.

Pendant qu’ils tentaient de faire admettre à Sirius l’inconvenante vérité, Albus Dumbledore pris l’excuse de l’âge pour soupirer quelques instants et refréner le mélange de colère et de culpabilité qui lui étreignait le cœur en contemplant la légèreté avec laquelle ils traitaient la disparition d’Harry. Cependant, en public, il savait devoir contenir ses sentiments. Il ne pouvait pas se permettre de se brouiller avec les Potter et les Blacks. Cela arriverait bien assez tôt lorsqu’il devrait révéler à tous la vérité sur Harry. Il aperçut alors qu’à côté d’eux Ryan continuait comme si de rien n’était à savourer un gigantesque cornet de glace en lisant un livre sur le Quidditch, alors que son frère jumeau était peut-être en danger.

Cette attitude, de la part du seul membre de la famille qui n’avait pas l’excuse de la présence de toile du phénix le scandalisa. Bien sur l’extraordinaire égocentrisme de Ryan était une conséquence aussi délétère qu’imprévus du sort de puissant sort de contrôle mental nommé la toile du phénix, qu’il avait dû appliquer aux Potter et aux Blacks afin qu’il n’empêche pas Harry d’accomplir sa destinée par une attitude trop protectrice. Ou plutôt de l’éducation que ses parents lui avaient délivrée sous son influence. Cependant, en ce moment, elle l’exaspérait plus que jamais. Était-ce parce que la situation actuelle le rendait moins indulgent ou est-ce que son récent enlèvement l’avait rendu encore plus égoïste qu’auparavant ? Mais il fut violemment sorti de ses réflexions avant d’avoir pu le déterminer, par un violent cri de Sirius.

— Non !!!! Jamais je ne tolérerais qu’un sale serpent comme lui touche à ma rose des sables.

— Je doute qu’elle sollicite ta permission. Ricana à moitié James.

— Quoi !!! James, je te préviens, avec tout le respecte que je te dois s’il n’a ne serait-ce que penser à la déshonorer, je le prive de descendance.

— Non mais tu t’entends !? On croirait entendre mon père. Intervint Evana Black

— Ça n’a rien à voir. Se défendit Sirius avec véhémence.

— Sirius ne t’inquiète pas. La plupart des filles ont leur période Bad-boy. Tu te souviens lorsque je sortais avec Snape. Ce n’est qu’une passade. Tenta de le calmer, Lily.

— Oui, Elizabeth est intelligente. Fais-lui confiance. Appuya James.

— Et puis tu sais comment sont les adolescents. Si tu lui interdis de le voir, tu ne feras que l’encourager. Rajouta Evana.

Puis au grand soulagement d’Albus, la cheminé s’alluma et Remus Lupin en sortit précipitamment. Immédiatement l’ambiance bonne enfant se tendit.

— Remus. Le salua Sirius avec gène, pendant que James osait à peine le regarder.

Mais le loup-garou les ignora et se précipita immédiatement sur Albus.

— Je suis venue dès que j’ai pu. Vous avez dit qu’il y a un problème avec Harry. Qu’est-ce qu’ils lui ont encore fait ?

— Comment oses-tu insinuer que nous maltraitions l’un de nos enfants ? Comment peux-tu croire ce sale serpent plutôt que nous ? Nous sommes tes amis pourtant. S’insurgea Lily.

Pour toute réponse, elle reçut un regard noir du loup-garou. Qui continua à invectiver en direction d’Albus :

— J’exige de le voir immédiatement et de pouvoir l’emmener chez moi. Plus rien ne justifie sa présence ici.

— Remus, se serait avec plaisir que j’accéderais à vos exigences, si je savais où il se trouvait. Répondit calmement, Albus Dumbledore heureux d’avoir enfin un interlocuteur capable de comprendre la gravité de la situation. Pour la première fois, il était content que la nature de Remus l’immunise contre les effets de la toile du phenix. Cependant, avant que Remus n’ait pu se remettre du choc d’apprendre la disparation de son quasiment fils adoptif, l’alarme de la maison retenti pour la troisième fois aujourd’hui. Malgré les protections renforcées, quelqu’un était parvenu à pénétrer dans la demeure familiale des blacks.

Tous sortirent précipitamment leur baguette. Tous sauf Sirius qui grâce aux protections connaissait déjà l’identité de l’intrus. Rouge de colère, il ignora ses amis qui s’étaient retranché dans une position défensive et se précipita dans l’entrée et devant un Dark-Harry terrorisé, il cria à pleins poumons :

— UNBSDRLFKJN !

— Heu quoi !

Des idées toutes plus indécentes les unes que les autres se précipitèrent dans l’esprit de Sirius au point qu’il ne put rien sortir d’autre que :

— DES CAPOTES ? EST-CE QUE TU AS MIS DES CAPOTES ?

oOoOoOo

Après que le jeune et presque innocent Dark-Harry se fût remis de cet accueil particulièrement énergique, il se précipita vers Dumbledore et lui expliqua la situation en détail, sans rien omettre (y compris la proposition que lui avait faite Voldemort). Contrairement à ce que tous semblaient penser, il n’était pas assez bête pour tomber deux fois dans le même piège.

Il n’était pas sûr qu’il soit bien plus malin de faire confiance au vieil homme (surtout qu’il ne savait rien du Dumbledore de cette version). Cependant, il n’avait pas le luxe d’être exigeant dans le choix de ses alliées. Sans compter que malgré tous leurs différents, au final, le Dumbledore de son monde s’était sacrifié pour tenter de le sauver.

— C’est n’importe quoi. Albus, vous n’allez quand même pas croire cette histoire abracadabrantesque de voyage dimensionnelle et de mort qui ressuscite. L’interrompit immédiatement James Potter à la fin de son récit.

— Je sais que tu es jaloux de la célébrité de Ryan, mais cette fois, tu dépasses les bornes. Inventer une telle histoire, juste pour faire croire que tu es le survivant. Renchérie Lily.

— Dis-nous immédiatement ce que tu as fait de ma fille. Hurla Black.

Seules plusieurs années d’entraînement à se maîtriser empêchèrent Remus Lupin de se mettre à hurler sur ses anciens meilleurs amis. Pour la énième fois, il se demanda comment ce garçon, si ouvert d’esprit et généreux qui lui avait offert son amitié, avait pu devenir aussi dogmatique et haineux en grandissant. Malgré les remarques insistantes de Snape à ce sujet, il refusait de croire que pendant tout ce temps, il s’était illusionné sur ses meilleurs amis. Seul quelqu’un de profondément bon aurait pu passer outre le monstre qui vivait en lui.

À cette époque où la potion tue-loup n’était encore qu’un fantasme, même ses parents le regardaient avec crainte. Néanmoins, il ne pouvait pas leur en vouloir. N’importe qui de censé aurait eu peur après avoir assisté mois après mois à ses transformations en une bête avide de sang dont les hurlements meurtriers les poursuivaient quelle que soit l’épaisseur de l’isolation dont ils entouraient leur cave. Mais il revint au présent et se prépara à prendre une fois de plus le parti d’Harry, contre ses meilleurs amis. Cela le déchirait à chaque fois mais son seul regret après coup était de ne pas avoir pu le faire plus souvent et plus vigoureusement sous peine de se voir réduire encore d’avantage le temps qu’on l’autorisait à passer avec l’enfant qui avait désespérément besoin de chaque seconde qu’il pouvait passer avec un adulte qui ne le dénigrait pas en permanence. Mais pour une fois ce n’est pas à lui que revint cette tache ingrate.

— Harry n’est pas un menteur. S’il est en danger, il faut aller l’aider. Et de toute façon, je vois bien que ce n’est pas mon frère. Il n’est pas du tout comme lui. Intervint Ryan en surprenant tout le monde.

— Mon Ryanouchet, comme tu as le cœur tendre, mais ce n’est pas la peine de mentir pour le défendre,… S’exclama Lily en étreignant Ryan.

— Maman arrête. Répondit Ryan en repoussant sa mère. Harry n’est pas du tout comme lui. Comment fais-tu pour ne pas le voir ? Le vrai Harry est rempli d’assurance et sa puissance magique est telle que lorsqu’il est en colère, j’ai la gorge qui se bloque.

— Quoi !? Qu’est ce sale serpent t’as fait. S’il t’a fait le moindre mal, je vais le… Menaça James

— Tu ne vas rien du tout. Le bloqua Remus par réflexe en se mettant entre lui et Dark-Harry en remarquant que ce dernier était mal à l’aise (l’attitude de James lui rappelait celle de son oncle)

Dumbledore intervint alors sur un ton autoritaire :

— Je pense que Ryan à raison. La priorité doit être de s’assurer qu’Harry et ce qui l’ont accompagné dans cette déraisonnable expédition soient sains et sauf. Dumbledore espérait que son intervention les convaincrait d’enfin mettre de côté leurs petites dissensions pour se concentrer sur le bien commun. En fois qu’il se fut assurée qu’il avait leur pleine attention, il ordonna :

— James allez me chercher cette cape d’invisibilité, voulez-vous.

— Albus, vous n’y pensez pas, c’est un héritage familial.

— Harry fait partie de ta famille. Intervint Remus.

— Je la destine à Ryan. Rétorqua James.

— C’est Harry qui a la cape d’invisibilité. Enfin notre Harry. Je sais qu’il l'a utilisé pour se rendre à pré-au-lard, alors que vous ne lui aviez pas donné l’autorisation. Elle doit être quelque part dans sa chambre. Le dénonça Ryan.

— Comment a-t-il osé fouiller dans mes affaires ? Et pourquoi tu ne nous as rien dit ? Ne me dis pas que c’est pour ça que tu n’étais pas en sécurité dans la tour de Gryffondor lorsque Peter t’a enlevé ? Demanda James en élevant la voix pour la première fois depuis 12 ans contre son fils préféré.

— Euh et bien. Hésita Ryan soudain mal à l’aise.

— Je suis fière de toi mon fils. L’étreignant soudainement James Potter en oubliant toutes notion de responsabilité parentale

— James ! Le houspilla faussement Lily avec un sourire complice.

Mais Ryan repoussa avec agacement l’énième tentative de ses parents de l’étouffer sous leur affection depuis qu’il s’était réveillé ce matin devant le 12 square Grimmaurd sans le moindre souvenir du mois écoulé, qu’il avait apparent passé sous la captivité de Petter Pettigrow (et de Voldemort si on en croyait les craintes infondées de Dumbledore). Une fois délivré des bras de sa mère, il se retourna vers Dumbledore qui sortait tout juste de la chambre d’Harry avec une étoffe argentée qui ondulait de manière surnaturelle malgré l’absence de vent.

En effet sans que personne ne le remarque dès la révélation de Ryan, Dumbledore s’était précipité dans la chambre de l’aînée des Potter avec une avidité qui n’aurait pas manqué de soulever de nombreuses questions, si comme d’habitude toute l’attention n’avait pas été concentré sur Ryan.

— Bien James et Lily restés ici avec le survivant. Veuillez contacter le plus de membre de l’ordre possible et dite leur de se rendre le plus vite possible à Little Hangleton. Remus, vous venez avec moi.

— Je viens avec vous ! Les arrêta Ryan.

Avant que Dumbledore ne puisse signifier son agacement devant l’énième caprice de Ryan. Lily se jeta sur lui.

— Mon trésor, c’est tellement héroïque de ta part ? Mais tu es trop important pour que l’on risque de te perdre.

— Si la prophétie dit vrai, alors il n’y a que moi qui puisse arrêter Voldemort. Et même si Harry et moi, on ne s’entend pas, je ne peux pas rester sans rien faire, alors qu’il est en danger. C’est mon frère.

Pour une fois, Dumbledore n’eut pas à faire semblant pour être touché par ce plaidoyer. Pour la première fois, depuis longtemps, il se remit à croire que les dégâts qu’il avait causés sûr la famille Potter n’étaient pas totalement irréversibles. Il voulait tellement y croire qu’il ne s’interrogea pas sur les causes de ce brusque revirement dans le caractère de Ryan. À la place, il ordonna sur un ton qui ne souffrait d’aucune réplique.

— Non. Ton heure viendra, mais pour le moment, tu dois rester en sécurité avec tes parents.

Dumbledore lança ensuite un sort compliqué et créa une réplique parfaite de la cape d’invisibilité avant de déposer l’original sur le premier meuble à portée de main et d’adresser à Dark-Harry :

— Jusqu’à nouvel ordre reste sous cette cape. Je te promets de tout faire pour récupérer ton double sain et sauf et vous renvoyer chez vous.

— Excusez-moi Albus, mais si cette cape doit protéger quelqu’un, c’est Ryan. Intervint James Potter. Mon fils, ta mère voulait attendre que tu sois plus vieux, mais je pense qu’il est temps que tu reçoives ton héritage. Et puis j’ai l’impression que tu n’as pas attendu notre permission pour l’utiliser. Rajoutât-il en adressant un clin d’œil à son fils. Sans demander la permission, James arracha la cape des mains d’Albus et avec un ton solennel, leva sa baguette en déclarant solennellement:

— Moi James Potter pris notre ligné de reporter leur protection sur la nouvelle génération. Mon fils prend cette cape et qu’à travers elle, tu sois protégé de tout même de la mort, afin que tu puisses grandir et atteindre la sagesse nécessaire pour l’accepter comme une vielle amie.

Puis une magie étrange enroula James et Ryan Potter pendant quelques secondes. Une fois qu’elle eut disparu, James donna la cape à Ryan qui l’accepta en affichant sur son visage un mélange d’émotion difficile à décrypter. Ryan semblait étrangement satisfait et cela donnait un air désagréable à son visage. Cependant, James ne fit pas plus attention à l’air étrange de son fils qu’à celui pensif qu’affichait Dumbledore et expliqua à son fils :

— Notre grand-père était persuadé que ce rituel permettait à la cape d’accorder à son bénéficiaire une protection particulière. Que c’était nécessaire pour que la cape reconnaisse son porteur comme son vrai propriétaire et lui accorde tous ses pouvoirs. Je pensais que c’était une énième superstition absurde de sang pur et que cette cape était juste une cape d’invisibilité de meilleur qualité que celle que l’on peut acheter dans le commerce. Mais apparemment, j’avais tort. Afin de perpétuer cette tradition immémoriale des Potter, lorsque nous étions la cible de Voldemort, j’avais préventivement fait le rituel pour donner la cape à Harry, mais même s’il est l’aîné de quelques secondes, je pense que tu la mérites plus que lui. Surtout, maintenant, que je sais qu’elle a peut-être réellement des pouvoirs cachés et potentiellement dangereux.

Dumbledore s’éclaircit alors la gorge et demanda d’une voix humble :

— James je comprends vos préoccupations et je sais que je n’ai aucun droit de vous dire quoi faire d’un objet si précieux, cependant si son récit est exact, je crains que notre invité ait besoin de la cape pour conserver ses forces.

Sans attendre de réponse, il retira la cape de la main de Ryan (qui sembla très mécontent de cela) et la remit à disposition de Dark-Harry sur un meuble à côté de lui.

Puis sans d’avantage tergiverser, Dumbledore se rendit sur le perron du 12 square Grimmaurd et transplana pendant que Lily jetait une gerbe de poudre verte dans l’âtre de la cuisine.

Pendant ce temps, Dark-Harry se dirigea vers la cape en se demandant s’il pouvait vraiment faire confiance au vieil homme, avant de se faire intercepter par ce frère dont il ne savait pas quoi penser. La seule expérience qu’il avait eue de la fraternité était ses interactions plus que douloureuses avec Dudley. Ainsi de prime abord, il n’avait eu aucune envie de se rapprocher de lui. Cependant, il s’agissait d’un vrai frère et ce qu’il venait de se passer lui avait donner un faible espoir qu’il soit moins décevant que ses parents. Ainsi ne se méfia-t-il pas lorsqu’il le traîna dans une des nombreuses pièces du manoir des Blacks, loin des regards indiscrets des adultes.

oOoOoOo

Note de l’auteur : J’ai piqué sans vergogne l’idée de Sirius aveugle aux histoires d’amour qui l’entoure à l’excellentissime fic : Le-Dernier-Secret de Ellana-san . Je sais que le plagiat s’est pas bien, mais c’est beaucoup trop drôle pour ne pas être repompé.

Lecteur : Un peu comme les répliques de docteur House dan Harry Dursley ?

Serpenfou lance une boule fumigène par terre, passe 10 minute par terre à cracher ses poumons à cause de la fumée puis s’enfuit en courant.

Contre-attaques

— Je suis mort ? Balbutia faiblement Harry Dursley.

— Oui, mais ce n’est pas ton plus gros problème. Répondit une voix suave qu’il ne connaissait que trop bien.

Harry Dursley sursauta et se rendit compte qu’il était immobilisé par des liens. Par réflexe, il essaya d’user de sa magie pour les briser, mais il eut pour seul résultat, des cris de douleur provenant de derrière lui.

— Bien que ce spectacle soit très distrayant, il est parfaitement inutile. Vos liens sont magiquement enchantés pour rediriger tout sort qui leur serait appliqué sur tes compagnons. Mais qui sait, si tu y mets suffisamment de pouvoir peut-être finiront-ils par mourir de douleur privant ainsi tes liens d’une cible pour se décharger de tes attaques.

— Putain de sadiques. Ça vous amuse ? Cria Harry Dursley.

— Pas vraiment. Je préférerais nettement pouvoir te convaincre de rejoindre le rang de mes alliées. Malheureusement, ton obstination passée m’empêche d’accorder le moindre crédit à cette possibilité. Heureusement, ton double est moins dogmatique. Répondit Tom Jedusor.

Harry Dursley pensa à Dark-Harry et pour la première fois jeta un rapide coup d’œil à son environnement. Ils étaient enfermés dans une cave sombre et poussiéreuse qui, s’il se fiait à la magie noire qui embaumait les lieux, se situait à côté de la masure des Gaunt. Probablement, était-il dans son sous-sol. Autour de lui, était attaché à une poutre par une longe corde ensorcelé ressemblant à un serpent : Lord-Harry et ses compagnons qui reprenait doucement conscience après le douloureux réveille qu’il leur avait infligé. Mais nulle trace de Dark-Harry.

— Qu’est-ce que vous lui avez fait ? Demanda Harry Dursley.

— Mais rien. Je n’ai pas suffisamment de serviteur pour me permettre le luxe de maltraiter ceux qu’il me reste. Surtout qu’il ne m’a pas été difficile de le convaincre de m’aider à vous capturer. Contrairement à vous, il sait où est son intérêt.

— On s’occupera de ce traître plus tard. Qu’est-ce que Voldemort compte faire de nous sale mangemort ? L’interrompit Lord Harry qui avait récupéré plus rapidement que ses compagnons de l’attaque involontaire d’Harry Dursley et de son évanouissement par étouffement.

— Ce n’est pas un traître. Tentât de le défendre, Harry Dursley alors que Tom Jedusor se lança dans un rire froid et cruel. Mais tous l’ignorèrent.

— Assurance est sœur d’ignorance. Je suis celui que tu as si maladroitement décidé de défier. Je suis Lord Voldemort.

Une vague d’incrédulité frappa la bande de jeunes adolescents.

— Vous ne ressemblez pas vraiment à Voldemort. Osa commenter Jenny Nott qui avait apparemment était également capturé après leur évanouissement.

— Intéressant ? Puis-je avoir davantage de détail, jeune héritière de noble lignée ?

— Déjà il est beaucoup plus vieux que vous. Répondit immédiatement Jenny Nott qui feignait de ne pas être sensible à son impuissance actuelle.

— Et puis vous avez vu sa gueule ? Comment est-ce que quelqu’un d’aussi laid a fait pour obtenir la confiance des gens ? Sérieux, j’ai vu des gargouilles avec un visage qui criait moins fort : ‘je suis une créature démoniaque’. Rajouta Lucas

— Et puis ...

— Assez ! Les interrompit, Voldemort en envoyant une vague de magie sur la corde qui en retour leur infligea à chacun une bonne dose de douleur. À bien y réfléchir, je n’ai pas besoin de tous vous garder en vie. Si mon plan initial échoue, ta présence suffira à contraindre mes ennemies à me céder la cape. Poursuivit-il d’un air dangereux en désignant Lord Harry du doigt.

Mais se fut à son tour d’éclater de rire :

— Si vous croyez que mes parents vont vous céder ne serait qu’un mouchoir en papier en échange de ma vie.

— C’est toi qui es bien naïf si tu crois que Lord Voldemort parie son avenir sur l’existence de faribole telle que l’amour maternel. Tes parents ne sont que des pions insignifiants. Dumbledore en revanche sacrifiera tout pour son précieux survivant.

Lord-Potter se retint de justesse de le contredire. Il avait trop peur de ce que cette version jeune et séduisante du seigneur des ténèbres leur ferait lorsqu’il comprendrait que dans ce monde, il n’était pas le survivant.

— Et puis je dois dire que j’étais curieux de rencontrer mon créateur.

— Qu’est-ce que c’est que cette nouvelle lubie ? Demanda Lord Harry interdit.

— La stricte vérité. Ce monde est celui qui a précédé le mien. Que ce soit à cause du peu de force d’âme que nous possédions encore après avoir scindé notre âme en sept morceaux ou parce que seule la baguette de sureau nous laissait accéder à l’ensemble de son pouvoir, mais jusqu’à présent, nous n’avions pas la possibilité de remonter au-delà de la précédente itération. Ta malhabile utilisation des reliques dans le futur ont résulté en la création d’un monde sans ce frère jumeau qui jusqu’au bout t’auras trahi. Un monde où je n’ai pas la mansuétude d’épargner tes parents. Expliqua le Voldemort de Dark-Harry en carrassent doucement la joue de Lord Harry afin de profiter du frisson de douleur et de dégoût qu’il ressentit à ce contact.

— Tu vois, je vous avais dit que vous devriez essayer de vous réconcilier avec Ryan. Il n’est pas si méchant lorsqu’on le connaît bien. Intervint Neville.

— Tu rigoles. On vient d’avoir la preuve que c’est plus facile de modifier la structure, même de l’univers que de s’entendre avec lui. Contra Elizabeth Black.

Une alarme retentit alors, faisant s’étirer les traits du jeune Voldemort en un sourire mauvais qui défigura ses traits.

— Même la pire des inconsciences ne saurait expliquer votre désinvolture. Quel dommage que vous ne viviez pas suffisamment longtemps pour que l’expérience vous apprenne à me craindre. Néanmoins, ce cher Petter fera ce qu’il peut dans les maigres délais dont il dispose.

Un rat s’avança et devant leur regard dégoutté se changea en un homme petit au crâne dégarni.

— Oui maître.

— N’oublie pas, pour le moment, il me les faut vivants. Dès que ce faible de Dumbledore aura cédé à mes exigences, je t’enverrais le signal convenu et tu pourras te venger de tes vieux amis.

— Je vous remercie maître pour l’opportunité que vous m’offrez. Se répandit Pettigrow avec servilité.

Voldemort l’ignora et se retourna vers les Harry Dursley :

— Ne t’inquiète pas. Nous savons tous les deux que la mort n’est qu’un mauvais moment à passer.

Puis il se lança dans un rire mauvais et s’éleva dans les airs jusqu’au plafond de la cave, qu’il traversa comme s’il était fait de brume.

oOoOoOo

Lord Harry désespérait de pouvoir se libérer. Après plusieurs essais infructueux, il se convainquit qu’il ne pourrait jamais briser le sort d’entrave de Voldemort. Malgré tous ses efforts, malgré tous ses entraînements, il était encore trop faible pour protéger sa famille d’adoption, pensa-t-il en regardant les visages inquiets et désespérés de ses amis. Mais il y avait encore une chose qu’il pouvait faire. Il se tourna vers Pettigrow qui tournait nerveusement sa baguette entre ses doigts désignant tour à tour chacun des enfants en face de lui avant de subitement se rétracter. Harry se souvenait qu’avant de partir le seigneur des ténèbres lui avait ordonnée de les torturer. Il décida de feindre la colère et de crier :

— Alors le rat, tu es content ? Je suis sûr que tu te crois très malin d’avoir réussi à tromper mon père pendant autant de temps. Mais en vérité tu n’es qu’un lâche qui passé sa vie à se cacher derrière plus fort que lui. Le nargua Lord-Harry.

Ce n’était sans doute pas très malin de le provoquer, mais si quelqu’un devait souffrir de ce fiasco se serait lui et non ceux qui l’avaient suivi. Mais Pettigrow ne sembla pas affecter par ses paroles et répondit d’un ton calme teinté de nostalgie :

— Tu ressembles vraiment à ton père. Sans le savoir Peter venait de lui adresser la pire insulte possible et cette fois, c’est avec une sincère émotion qu’il s’exclama avec virulence :

— On n’a rien en commun.

— Pour un Serpentard, tu fais peu de cas de ton héritage. Tu es le portrait craché de ton père au même âge. Dans les qualités comme dans les défauts. La même proportion à tous sacrifier pour ses amis, la même arrogance dans sa certitude d’être du bon côté, la même confiance excessive dans ses facultés à faire face à tous les dangers et à s’en sortir sans la moindre égratignure. Si tu ne veux pas lui ressembler, au lieu de t’enfoncer dans le déni, tu ferais mieux de te demander où te mène le chemin que tu as choisi.

— Et vous vous devriez vous demander si vous ne vous êtes pas autant illusionné sur mon père, que lui s’est trompé sur vous. Tout comme vous, il ne se préoccupe que de ses intérêts et ne recule devant aucune trahison ou mensonge pour arriver à ses fins.

Mais à sa grande surprise, c’est son double qui répondit.

— C’est facile pour toi de juger les autres. Tu n’as jamais eu à subir aucune contrainte. Jamais eu à faire le moindre choix difficile. Tu as raison, tu es comme James. Tu juges sans savoir et tu es trop borné pour écouter ceux qui ont un avis contraire au tien.

— Toi aussi, tu veux rejoindre le seigneur des ténèbres. L’accusa alors Lord-Harry sans réfléchir.

— Le monde n’est pas aussi binaire. Répondit Harry Dursley.

— Dans une guerre si. Affirma Lord-Harry

— Silence ! Ordonna Petter, avant de leur jeter un sort de silence à tous les deux. Soyons clairs, je me moque de ce que vous pensez de moi. Vous êtes maintenant entre les mains du seigneur des ténèbres et il est bien décidé à en finir. La seule aide que je peux encore vous accorder est une mort rapide et sans douleur.

— Votre seigneurie est trop bonne. Nous vous en remercions à genoux. Ironisa Elizabeth Black.

— Si vous n’aviez pas grandi dans une bulle surprotégée de tout, c’est ce que vous feriez. Prenez ses derniers instants comme un privilège et utiliser les pour faire la paix avec vous-même. La plupart des ennemis du seigneur noir n’ont pas eu cette chance.

Puis sans attendre leur réponse Petter leur tourna le dos, leur laissant un peu d’intimité (même s’il restait présent). Après quelques instants de silence angoissé, Lord-Harry demanda à Harry Dursley :

— Qu’est-ce, tu as contre moi ?

— Je n’ai rien contre toi. Je ne te connais même pas. Répondit Harry Dursley.

— Vraiment ? C’est difficile à croire vu comment tu te comportes.

— Bon, je suis jaloux, voilà t’es content.

— Jaloux !? Mais de quoi ? Demanda Lord-Harry

— Oh, je pourrais passer la journée à en faire la liste, mais au final ça se résume à une seule chose : tu n’es pas le survivant.

— C’est bien la première fois que quelqu’un voit ça comme un avantage.

— Dans ce cas, les gens sont idiots. Être le survivant, c’est être seul, c’est perdre tous ses amis, sa famille, tout le monde.

Un silence suivit cette déclaration. Après un temps, Peter murmura si faiblement qu’il n’était pas sûr d’avoir entendu.

— Harry est le vrai survivant. Et ce n’est ni de ta faute ni de la tienne si des innocents meurent au cours des luttes de pouvoir entre Dumbledore et Voldemort.

Lord Harry s’emporta immédiatement :

— N’essaye pas de me mentir sale rat. C’est Ryan le vrai survivant.

— J’ai été sévèrement puni pour l’avoir cru. Indiqua Peter en enlevant un gant qui cachait un sinistre moignon prolongé par une fausse main dans une matière inconnue qui ressemblait à du cristal blanc. Mais le sang ne ment pas. Et celui de Ryan s’est révélé trop faible pour ressusciter mon maître. Lorsque nous avons essayé, le rituel à générer un corps trop faible pour contenir sa puissance plus de quelques minutes. Désespère et au bord de disparaître mon maître a dû admettre sa défaite et chercher un nouvel hôte. À cet instant, j’ai cru que ma dernière heure était venue. Être possédé par le seigneur des ténèbres doit être un sort pire que la mort. Rien que d’y penser… Mais ce n'est pas sur moi qu’il a jeté son dévolu, mais sur Ryan.

— Ryan ! Qu’est-ce que vous avez fait à mon frère ? S’exclama Lord-Harry.

— Tu devrais plutôt me reprocher, ce que je ne lui ai pas fait. Le seigneur des ténèbres était faible. Il m’aurait suffi d’achever Ryan avant qu’il ne finisse d’en prendre possession. Mais j’étais paralysé par la peur et l’indécision. Pour un gryffondor je n’ai jamais été très courageux. Mais ce qui est fait est fait. De toute façon, c’est à ce moment-là que le double de Voldemort est apparu. Apparemment, les portails ne s’ouvrent que vers des moments où l’utilisateur des reliques est mort. Ou dans le cas du seigneur des ténèbres un ersatz de mort. En-tout-cas même si j’avais décidé d’agir, il m’en aurait sans doute empêché. Quoi qu’il en soit, il ne leur a pas fallu longtemps pour comprendre la cause de notre échec et me reprocher de m’être laissé abusé par la propagande de Dumbledore. Ce jour d’Halloween il y a 13 ans ce n’est pas contre Ryan que Voldemort a tourné sa baguette, mais vers toi : tu es le vrai survivant, l’élu censé tous nous sauver. Ou plutôt tu l’étais. Quoi qu’en dise la prophétie, tu n’es plus en état de sauver qui que ce soit.

— Sauf si vous nous y aider. Proposa Harry Dursley.

Peter éclata d’un rire sombre.

— À quel moment as-tu posé les yeux sur moi et y a tu vu un héros ? Comme je l’ai déjà dit, je suis bien trop lâche pour être un Gryffondor. D’ailleurs, si je n’avais pas supplié le chapeau de m’envoyer dans la même maison que James, jamais le Choixpeau n’aurait fait le choix de m’envoyer chez les lions.

— Ses histoires de maison, c’est des fariboles. Je suis à serpentard et pourtant, je suis plus courageux que la plupart des gryffondors. Et quoi qu’en disent les adorateurs de Ryan, Neville fait preuve de plus de jugeote que les Serpentard qui n’ont pour seule ambition que de se prosterner devant ce monstre que vous osez appeler un maître. S’il vous reste une seule trace d’honneur, si à un seul instant vous avez vraiment été amis avec mon père, alors aidez-nous. L’apostropha Lord-Harry.

Ce fut extrêmement furtif, mais pendant quelques secondes Peter sembla hésiter. Mais finalement, il poussa un soupir exaspéré et répondit :

— Puisqu’il semble que vous ne soyez pas décidés à abandonner peut-être que pour avoir la paix, je devrais appliquer les méthodes préconisées par mon maître.

Afin de rendre sa diatribe plus crédible, Peter leva sa baguette de manière menaçante. C’est alors que raisonna un cri dans son dos :

— EXPERLIARMUS !

Avant même que son mystérieux ennemi ait fini son incantation, il avait par réflexe incarné un bouclier sur lequel vint s’écraser le faible sort de son adversaire, puis en même temps qu’il se retournait, il commença à incanter le sort de mort :

— Avada Kedavr

Mais avant de prononcer la dernière syllabe, il hésita quelques secondes. À moitié cachés derrière un vieux tonneau, deux yeux verts emplis de terreur le fixaient. Pendant quelques instants, il se rappela des jours qui avaient suivi la naissance des jumeaux Potter. Des heures, qu’il avait passé avec les 3 autres maraudeurs à s’extasier sur les nouveaux nés et à se moquer des cernes de plus en plus visibles sur le visage de leur père. Ça avait été leurs derniers moments ensemble. Leurs derniers moments de complicité non feinte avant que le soupçon puis la trahison ne vienne empoisonner leur amitié que tous avaient cru invincible.

Pendant quelques secondes, il suspendit son geste et hésita. Face à un adversaire aussi faible, cela n’aurait pas dû avoir de conséquence. Même s’il était un des plus faibles, il restait, un mangemort entraîné par presque une décennie de combat. Cependant, lorsqu’il chassa ses pensées parasites de sa tête et se décida à éliminer l’intrus, la prothèse magique qui remplaçait dorénavant sa main gauche se souleva de sa propre volonté et l’étrangla. Pendant plusieurs minutes, il lutta de toutes ses forces. Repoussant, griffant et mordant cet appendice maudit, fruit de la générosité du seigneur des ténèbres. Lorsqu’à bout de souffle, il s’effondra sur le parquet poussiéreux, il pria des yeux l’intrus qui doucement s’avançait vers lui :

— James aide-moi. Essaya-t-il de supplier, mais seul un mince filet de voix s’échappa de sa gorge.

De toute façon, l’intrus ne lui accorda pas la moindre attention et se contenta de l’enjamber sans la moindre compassion pour s’approcher de la bande d’adolescents. Avant de rendre son dernier souffle, il ne sut pas vraiment pourquoi, mais au lieu d’utiliser ce qu’il restait d’air dans ses poumons pour tenter de se libérer une dernière fois, il murmura le contre sort. Au moment où il fermait les yeux, les liens qui retenaient les adolescents se brisèrent, sans qu’ils n’aient conscience d’à qui ils devaient leur libération. Sa dernière pensée avant de s’éteindre fut que finalement sa forme animagus lui correspondait : quoi qu’il fasse, il ne suscitait qu’indifférence et dégoût.

oOoOoOo

Dès que ses liens disparurent, Harry Dursley se précipita vers Petter, mais il comprit vite qu’il ne pouvait plus rien pour lui. Il ne savait pas vraiment ce qu’il ressentait vis-à-vis de Petter. Traître à la solde de Voldemort responsable de la mort de ses parents, animal de compagnie fidèle qui lui as sauvé la mise à plusieurs reprises durant ses deux années à Poudlard, serviteur zélé de Voldemort et acteur au rôle indéterminé dans la chute finale du Voldemort de son monde et la fin de sa possession par celui-ci. Il était tout ça à la fois et il ne savait pas qui de la haine, de la pitié ou de la reconnaissance l’emportait lorsqu’il s’avisait de penser à lui. Finalement, il lui ferma les yeux et se retourna pour constater qu’il avait d'autres problèmes plus urgents à régler :

— Qu’est-ce que vous faites !? Libérez-le tout de suite. Ordonna-t-il en voyant que Lord Harry et sa bande avait commencé à malmener Dark-Harry pendant qu’il avait le dos tourné.

— Hors de question de laisser ce traître en liberté. D’abord, il va nous révéler tout ce qu’il sait et ensuite, on verra si on l’épargne. Répondit Lord-Potter pendant que d’un sortilège informulé, il fit s’élever dans les airs, par la cheville, le corps de Dark-Harry qui se débattait silencieusement. Apparemment, il lui avait appliqué un sortilège de mutisme pour l’empêcher d’appeler à l’aide et d’alerter d’éventuelles autres complices de Voldemort. Ce qui l’empêchait également d’utiliser les rares sorts qu’il connaissait pour se défendre.

— Non, mais ça va pas la tête ? Il est venu nous aider. Contra Harry Dursley

— Ça, ça reste à prouver. Tu as entendu Voldemort. Ces deux-là travaillent ensemble.

— Si tu avais un peu d’expérience, tu saurais qu’il ne faut rien croire de ce qui sort de la bouche de Voldemort. Sans lui, on serait encore prisonnier. Et de toute façon, j’ai confiance en lui. Relâche-le et laisse-le s’expliquer. À moins que tu n’aies peur d’un enfant de 9 ans.

Après un coup d’œil aux autres adolescents qui acquiescèrent. De mauvaise grâce, Lord Harry baissa la baguette de Petter Petigrow qu’il avait récupéré alors qu’elle avait roulé jusqu’à lui. Étonnamment, elle marchait plutôt bien pour lui. Immédiatement, Dark-Harry chuta lourdement au sol et Harry Dursley l’aida à se relever.

— Qu’est-ce que tu fais là ? Je t’avais dit de rester à l’abri. Ne put s’empêcher de lui reprocher Harry Dursley une fois qu’il se fut assuré qu’il n’avait rien.

— Vous devriez plutôt me remercier de vous avoir sauvé la mise. Le repoussa Dark-harry avec colère.

— D’accord. Excuse-moi, qu’est ce qui s’est passé le dehors ? Comment t’as fait pour nous retrouver ?

— Si ça ne vous dérange pas, j’aimerais d’abord savoir par où il est rentré. Ça va vous sembler égoïste, mais j’ai un besoin urgent de ne plus être enfermé dans la cave d’un psychopathe sanguinaire. Les interrompit, Neville en désignant l’absence de sortie évidente.

Que ce soit à cause du cadavre de Peter qui commençait à se décomposer, de la magie noire qui embaumait les lieux ou du fait que Voldemort pouvait revenir à tout instant pour les achever, tous s’accordèrent immédiatement que connaître les détails des aventures de Dark-harry pouvait attendre. Malheureusement, celui-ci fut bien incapable de leur indiquer la sortie.

— J’ai juste descendu un escalier, j’ai senti comme un courant d’air froid m’englober et je me suis retrouvé ici. Déclara Dark-Harry en désignant un mur désespérément solide.

Lord Harry essaya tous les sort qu’il connaissait pour ouvrir une porte ou révéler un passage secret, mais rien ne fonctionna. En désespoir de cause, il lança un bombarda, mais le sort fut comme absorbé par le mur. Apparemment, les murs de cette cave disposaient des mêmes protections que ceux qui avaient failli les écraser plus tôt dans la journée. Malgré les apparences, ils étaient toujours prisonniers. À se demander pourquoi Voldemort avait pris la peine de laisser Peter pour les garder.

Après un moment de réflexion, Lord Harry tendit la seule baguette qu’il leur restait à Jenny et Lucas.

— À vous de jouer les deux terreurs.

— T’es dingue ? Tu veux que l’on se retrouve ensevelis sous des tonnes de gravats ? Protesta Lucas.

— Le fait que l’on se soit tous volontairement jeté dans ce guêpier prouve que l’on a depuis longtemps dépassé les limites de la folie. Mais aussi fou que ça puisse paraître, c’est notre seul espoir. Essayez de contrôler la déflagration autant que possible. Répondit Lord Harry avant de fuir rapidement à l’autre bout de la pièce avec ses autres amis.

Harry Dursley et Dark-harry ne comprirent pas ce qui se passait, mais ils les imitèrent.

— Tu crois que ça va marcher ? Demanda tout doucement Elizabeth.

— D’après Dumbledore l’amour est la plus puissante des magies. Répondit Lord Harry en haussant les épaules.

— L’amour, c’est choisi. C’est pour ça que c’est aussi puissant. Ce qui les lie ça n’a rien à voir avec de l’amour. Répondit Elizabeth

— Hé bien, espérons que l’amour imposé est aussi puissant que le consentit, car sinon on est mal.

— Est-ce que quelqu’un peut m’expliquer ? Demanda Harry Dursley à haute voix

Mais avant qu’il n’ait sa réponse Jenny et Lucas se prient la main, ils furent immédiatement enveloppés d’une intense lumière blanche.

— Bombarda ! Crièrent Jenny et Lucas de manière synchronisée avant que ‘un immense choc ne retentisse et ne les mettent à terre. Lorsqu’ils rouvrirent les yeux, ils durent immédiatement les fermer tant, les rayons du soleil étaient insupportables à leurs yeux maintenant habitué à l’obscurité.

Une fois qu’il eut repris ses esprits Harry Dursley commentât :

— Whoua ! Qu’est-ce que c’était que ça ?

— On n'en a pas la moindre idée. Tout ce que l’on sait, c’est que depuis quelques mois lorsque l’on se tient la main nos sorts sont comme amplifié. Répondit Lucas.

— Ton Jenny et ton Lucas n’ont pas ce problème ? Demanda Jenny.

— Non. À si une fois, je crois qu’un truc similaire, c’est produit et puis… et puis...

— Qu’est-ce qui s’est passé ensuite. Ça pourrait nous aider à comprendre ce qui nous arrive.

— Après ils sont morts, tué par mon Voldemort alors qu’il possédait Ginny.

— Je ne sais pas ce qui est le pire à imaginer. Que je sois morte ou que cette peste de Ginny m’ait battue. Commenta Jenny.

— Elle n’est pas si désagréable lorsque l’on la connaît bien. La défendit Harry Dursley.

— Ah, tu vois, je n’arrête pas de le dire. Rebondis immédiatement Lucas.

— Si elle est si bien que ça qu’est-ce que tu attends pour rejoindre son fan-club de Ryan. Comme ça, elle pourrait devenir ta nouvelle meilleure amie.

— Peut-être qu’elle au moins, elle ne m’attaquerait pas sans raison dès que je ne vais pas dans son sens.

— Et mais qu’est-ce qui vous prend tous les deux ? Demanda Harry Dursley choqué de cette dispute soudaine et sans raison apparente entre les deux inséparables amis.

Mais ceux-ci l’ignorèrent et commencèrent à se crier dessus, sans se préoccuper d’être discret. En fait, on aurait dit qu’à part crier sur l’autre plus rien n’importait à leurs yeux.

— Laisse-les. C’est le contrecoup de la malédiction. Dans quelques minutes, ils se seront réconciliés. Lui expliqua doucement dans l’oreille Lord Harry en l’éloignant discrètement.

— C’est quoi cette histoire de malédiction ?

— Chut, ils ne doivent rien savoir. Répondit Lord-Harry.

— S’ils sont maudits, ils ont le droit de le savoir. Quel genre d’amis es-tu ? Contra Harry Dursley

— Le genre prêt à tout pour que ses amis survivent. Je crois que c’est quelque chose que nous partageons.. Expliqua Lord-Harry à Harry Dursley et à Dark-Harry (ce dernier s’était rapproché intéressés de connaître la source d’un tel pouvoir et dégoutté de savoir qu’il lui était hors de portée). Jenny et Lucas sont ce que l’on appelle des âmes-sœurs.

— Ils ne sont pas ensemble. Et depuis quand c’est une malédiction ? Répondit Harry Dursley

— C’est un phénomène magique très rare qui a inspiré l’histoire de Roméo et Juliette et sur laquelle on a très peu d’information. Tellement peu d’information que l’on n’est même pas sûr que ce soit ça qu’ils aient, mais les symptômes collent parfaitement. En résumé pour une raison obscure à leur naissance, aux lieux de rejoindre chacun leur corps respectif, leur âme s’est scindé deux et chacun a reçu une moitié de l’âme de l’autre. De telle sorte qu’ils forment en faites une seule et même personne séparé dans deux corps différents. Plus le temps va passer plus ils vont être contraints de passer du temps ensemble et à se rapprocher jusqu’à… Enfin bref, qu’il le veuille ou non ils sont destinés à finir ensemble. Si tout se passe bien, ils vivront une relation de plus en plus symbiotique jusqu’à ce que leur esprit fusionne et que leur magie rentre en raisonnance. Par contre si on interfère en les forçant à se séparer ou au contraire à se rapprocher précocement, ils en souffriront énormément. Durant ma seconde année Jenny et Lucas ont failli mourir. Et après ça a été Elizabeth et Draco. Depuis, je me suis promis de tout faire pour ne plus jamais revivre ça, alors tu n’as pas intérêt d’essayer d’interférer.

— Ok, je ne dirais rien,… Attendu, tu es ami avec Drago Malfoy ?

— Oui et alors ? Toi aussi, tu as des préjugés ?

— Oui, j’ai toujours considéré que les nazis étaient des ordures.

— C’est quoi un NAZI ? Une créature magique de ton monde ?

— C’est l’équivalent moldu des mangemort. Intervint Jenny Nott, qui venait apparemment de finir sa dispute avec Lucas.

— Drago n’est pas un mangemort !

— Celui de mon monde n’en avait pas besoin pour être aussi odieux qu’eux. Et de toute façon son père et le bras droit de Voldemort et tu es le survivant. Tu ne peux pas lui faire confiance.

— Pour la dernière fois, je ne suis pas le survivant.

— Mais tu as entendu ce que Peter a dit ?

— Si tu avais un peu d’expérience, tu saurais qu’il ne faut rien croire de ce qui sort de la bouche d’un mangemort.

— Tu es encore plus buté que mon père. Peter a raison, tu lui ressembles vraiment. Intervint Elizabeth Black avec fouge avant de s’éloigner de lui à grande enjambée.

— Je n’ai rien à voir avec cette pathétique excuse d’être humain.

— Mais pourquoi est-ce que tu refuses d’admettre l’évidence ?

— Et toi pourquoi est-ce que tu veux à ce point que je sois le survivant ? Si c’est la gloire que tu veux, tu t’es trompé de frère.

— Tu as raison, je raconte n’importe quoi. Tu es encore plus odieux et borné que mon père. Lui hurla Elizabeth avant de s’éloigner autant que possible.

— Ah les femmes ! Soupira Lord-Harry

— Et encore ne te plains pas, les mecs, c’est pire. Rajouta Jenny, suffisamment haut et fort pour que Lucas l’entende. Ce dernier dans une intense démonstration de maturité lui tira la langue et demanda :

— Bon alors qu’est-ce qu’on fait maintenant ?

— Déjà, Harry va aller s’excuser auprès d’Elizabeth.

— Quoi !? Mais je n’ai aucune raison de m’excuser. S’offusqua Lord Harry.

— Il faut revernir à mon plan initial et prévenir Dumbledore. Les interrompit Harry Dursley qui n’avait que peu d’intérêts pour les histoires de couple de son double.

— Non, il y a plus urgent. Il faut immédiatement retourner au 12 square Grimmaurd pour aller libérer Ryan de l’emprise de notre Voldemort.

— Il n’est plus au 12 square Grimmaurd. Dit Dark-Harry d’une petite voix.

— Ça, ça m’étonnerait. Jamais nos parents ne l’auraient laissé quitter la sécurité du manoir des Blacks après ce qui s’est passé. Contra Lord-Potter.

— C’est-à-dire que …. Je n’avais pas le choix …. Je devais vous sauver…. Comment je pouvais savoir. Balbutia alors, Dark-Harry.

— Qu’as-tu fait ?

oOoOoOo

Une heure, plus tôt. Juste après que Voldemort n’ait laissé la bande d’adolescents aux soins de Peter Petigrow. Dumbledore et Remus venaient d’apparaître sur le seuil de la forêt.

À peine eurent-ils commencé à s’y enfoncer avec prudence, qu’une vague de magie noire leur coupa le souffle. Le ciel s’assombrit et une trouée apparut au milieu des arbres enchevêtrés revenue à l’état sauvage d’où descendit lentement sans le moindre support un jeune homme qui aurait pu être séduisant sans le sourire mauvais qui barrait ses traits :

— Mon cher vieux professeur. Je ne vous avais pas invité à venir assister à mon triomphe. Cependant, soyez certain que j’apprécie votre présence. Les accueillit le Voldemort de Dark-Harry.

— Bonjour Tom. Tu as l’air plus (…) entier. J’aurais espéré qu’un tel miracle te permette de remettre en question tes objectifs. Répondit calmement le directeur, alors que Remus se tenait tétanisait par la peur à ses côtés.

— C’est le cas. J’ai compris mon erreur. Divisée, mon âme m’a privé d’un accès à une forme d’immortalité bien plus grande. Seul un être dont l’âme est entière peut prétendre à pleinement utiliser le pouvoir des reliques à leur plein potentiel. Répondit Tom comme s’il s’agissait d’une conversation banale avec une vielle connaissance.

— Je commence à croire que tu es réellement un autre Voldemort. Tu n’essayes même pas de me convaincre de te rejoindre ou de douter de mes alliées. D’habitude le soupons et le fiel sont tes armes favorites.

— Tu me connais bien, vieil homme. Malheureusement, je ne connais pas assez cette itération de toi pour me livrer à de tels jeux. De toute façon le vrai divertissement ne commencera qu’après ta mort.

— Dans ce cas, je crains que tu ne doives patienter encore longtemps. Quels que soient tes plans, je te conjure d’y renoncer. Une nouvelle chance s’offre à toi Tom. Ne la gâche pas en te replongeant dans une nouvelle quête effrénée de pouvoir. Quelque part au fond de toi, il doit bien y avoir une part qui regrette. Qui aspire à autre chose qu’a cette vie.

— Ton double s’est assuré il y a bien longtemps de lui ôter tout espoir. Ça fait partie des nombreuses choses que je corrigerais lorsque je me serais emparé des reliques.

— Les reliques !? Le Harry de ton monde m’a tout raconté Tom. J’avais espéré jusqu’au bout qu’il m’ait menti. Que sais-tu d’elles ? Qu’elle est leur pouvoir ? Que comptes-tu en faire ?

— Je suis ravi d’apprendre que ce lâche t’ait tout raconté. Cela m’évite de fastidieuse explication et je veux qu’une personne au moins comprenne ce que je vais faire au monde.

— Tu parles trop. Lança Dumbledore en levant sa baguette au moment de lancer le sort qu’il avait discrètement préparé durant le monologue de cette version de Tom. Mais à sa grande incompréhension au lieu de voir le Voldemort de Dark-Harry et les alentours se faire déchirer par un afflux de magie pure, sa baguette lui échappa des mains pour être rattrapé par celle de Ryan Potter qui venait de sortir du néant avec un sourire mauvais

— Au contraire, je crois que c’est le début d’un beau spectacle vieux fou. Répondit Ryan d’un ton sarcastique.

— Avada Kedavra hurlèrent simultanément Voldemort et Ryan en direction de Dumbledore qui prit par surprise ne put réagir à temps. Un éclair de feu claqua et un gigantesque phenics apparut dans toutes sa gloire et intercepta l’Avada de Ryan, alors que Remus d’un ample mouvement de sa baguette souleva un immense rocher pour intercepter l’Avada de Voldemort.

— Qu’est-ce qui te prend Ryan ? Et qu’est-ce que tu fais ici ? Demanda Remus

— Ce n’est pas Ryan. J’aurais dû le comprendre dès son retour. Ou du moins l’envisager. S’exclama Dumbledore.

Ryan la raya alors d’une voix méchante :

— Tu es perspicace vieux fou, mais ne sois pas trop dur avec toi-même. Même moi, je n’avais pas envisagé de le posséder. J’ai été contraint à cette humiliante nécessité après que cette incapable de Pettigrow ait utilisé le sang de ce faux survivant pour me ressusciter. Il était tellement faible que le corps produit par son sang n’a pas survécu plus de quelques secondes à mon incroyable puissance. Sans l’intervention de mon double, ce morceau de mon âme aurait été détruit dans l’opération. Annonça Ryan d’une voix froide avant de transplaner à côté du jeune Voldemort

— Tu n’as pas touché à ma version de Potter comme je te l’avais demandé. Lui demanda le Voldemort de Dark-Harry.

— Oui, mais ça n’a pas été facile. Cet idiot a insisté pour venir avec moi. Il était persuadé que je voulais voler au secours du vraie survivant. Enfin, grâce à lui, j’ai pu m’emparer de la cape et m’enfuir sans donner l’alerte. Je les laisser partir au secours de ses amis. Peter devrait n’avoir aucun mal à s’occuper de lui.

Après cette réponse qui sembla à moitié le satisfaire, le Voldemort de Dark-Harry fit mine de se saisir de la cape et de la baguette.

Cependant, Ryan eut un mouvement de recul instinctif dont profitèrent Remus et Dumbledore pour les attaquer. Malgré l’absence de baguette, Remus fut stupéfait de constater que les sorts de Dumbledore restaient plus puissants que les siens. Même affaiblit le pouvoir du directeur terrifiait la bête à l’intérieur de lui au point de se demander comment il avait pu avoir l’inconscience de le défier pour quelque chose d’aussi futile qu’officialiser son adoption d’Harry. Cependant, c’est presque machinalement que Ryan renvoya leurs attaques.

— Cette baguette est stupéfiante. Je sais maintenant comment tu parvenais à faire jeu égal avec moi malgré toutes les limitations que ta stupide morale t’imposait. Mais c’est moi désormais qui détiens le pouvoir ultime. Nargua Ryan à l’intention de Dumbledore.

— Idiot ! Ce pouvoir n’est qu’un pâle reflet de celui qui pourrait être le nôtre. Affirma le Voldemort du monde de Dark-Harry.

— Le tiens-tu veux dire ? Crois-tu Voldemort suffisamment bête ? Contra le Voldemort de ce monde.

— Oui, car je suis toi. Mais nous en reparlerons une autre fois. La barrière anti-transplanage que je viens d’invoquer ne les retiendra pas éternellement. Rappela le Voldemort du monde de Dark-Harry.

— Avada Kedavra !

— Endoloris !

Hurlèrent-ils simultanément alors que leur adversaire se retranchèrent derrière une série de boucliers extrêmement élaborés. Remus pesta alors qu’il sentait sa magie se déliter sous les assauts à la puissance insensée des deux mages noirs. La bête en lui, hurlait de fuir à travers les bois et il aurait effectivement eu plus de chance de survie en tentant d’esquiver les tirs plutôt que de les bloquer, mais malgré toutes la rancœur qu’il avait accumulée au fil des ans envers la manière dont il traitait les Potter (et les conséquences que cela avait eues sur Harry), il ne pouvait abandonner le vieil homme dont la condition physique ne lui permettrait jamais de suivre le rythme de course du loup.

Dumbledore s’excusa alors avec une voix piteuse :

— Il semblerait que je vous doive des excuses. Vous aviez raison de dire que j’étais aveuglé par mon arrogance. Si j’avais un peu plus douter de moi-même jamais je n’aurais été au-devant du danger sans de solides renforts.

— J’espère que cela veut dire que lorsqu’on s’en sera sorti, vous allez reconsidérer votre obstination à maintenir Harry sous la garde des Potter. Prononça péniblement Lupin alors que de grosses gouttes de sueur perlaient contre son front.

— Je vais utiliser ce qui me reste de pouvoir pour vous permettre de vous échapper (…) . Répondit Dumbledore en ignorant sa dernière remarque.

— C’est hors de question. Si quelqu’un doit y laisser sa peau, c’est moi. Sans vous, nous n’avons aucune chance de faire face à ses monstres. S’offusqua Lupin en oubliant toute faiblesse.

— Croyez bien que je n’envisage pas cette possibilité de bon cœur, mais je crains que nous n’ayons pas d’autres choix. Notre seule chance de victoire est que l’un de nous survive pour apprendre la vérité à Harry.

— Harry apprendra bien assez tôt, ce qui est arrivé à son frère. Et il est hors de question que l’on fuit, sans avoir découvert ce qui lui est arrivé.

— Je ne parle pas de ça, ce que je voulais dire, c’est que (…)

— Qu’il est le vrai survivant. Sans vouloir vous vexer même Neville avait compris. Ne croyez pas qu’on vous laissera si facilement échapper à quelque explication sur votre comportement de ses dernières années.

— J’ai libéré les Potter et les Blacks du sort de contrôle mental qui les restreignait. Ils auront besoin de vous pour s’en remettre. Et il faut que quelqu’un leur explique ce qui s’est passé ici afin qu’il soit en mesure de sauver Harry sans tomber à leur tour dans un piège de Voldemort. À cause de moi personne d’autre qu’eux ne voudra sacrifier sa vie pour le sauver et Harry représente notre seul espoir désormais.

— Quoi ?!!!

Mais le loup fut tout d’un coup pris d’une telle panique qu’il ne put pas d’avantage réfléchir à ce que Dumbledore venait d’avouer. Avec ses sens d’humains, il ne remarqua pas la différence, mais la bête en lui avait un sixième sens pour tout ce qui concerna la chasse. Ils étaient dorénavant encerclés. Mais miraculeusement la violence des sorts qui tentait de percer leur bouclier diminua de moitié.

— Qu’est-ce qu’ils font ici ? Je t’avais dit que le moins de monde possible devait être impliqué. S’écria la voix du Voldemort de Dark-Harry.

— Si tu dis la vérité quelle différence la présence de mes fidèles mangemorts fera-t-elle ? À moins que depuis le début tu n’es eu l’intention de me tromper. Je serais curieux de savoir pourquoi tu ne m’as toujours pas rendu un corps digne de moi. Répondit Ryan.

Puis le visage de Ryan se couvrit de stupéfaction et de colère lorsqu’un des hommes en noir qui venait de transplaner dans la forte l’ignora superbement pour s’agenouiller au pied de son double aux traits non-marqués par les années et la création des horcruxes.

— Maîtres, nous n’osions à peine croire à votre retour. Nous sommes heureux de vous revoir plus jeune et plus fort qu’au moment de votre disparition.

— Imbéciles ! S’écria Ryan.

— Silence gamin, à moins que tu souhaites découvrir ce qu’il en coûte de dégrader le prestige de Voldemort devant ses fidèles. Le réprimanda le Voldemort de Dark-Harry avec beaucoup de morgue. Sa réponse agaça d’autant plus Ryan/Voldemort qu’en bon serpentard, il savait ne pas pouvoir affronter son rival et alliée frontalement. Il décida de se taire pour le moment. Voyant cela le Voldemort de Dark-Harry repris :

— Quant à vous, si vous tenait vraiment à ce que je pardonne votre trahison de ses 13 dernières années, sachez que Voldemort préfère les actes aux flatteries.

Voldemort et Ryan agitèrent leur baguette en une arabesque compliquée et une magie défiant l’entendement jaillit du sol et vient frapper de plein fouet les protections des assiégés qui se brisèrent en un son terrible capable d’assourdir de terreur le mangemort le plus endurci. Cependant, les mangemorts se ressaisirent vite et commencèrent à attaquer Dumbledore et Lupin avant qu’ils n’aient le temps de reformer leur protection.

— Remus à 3, courez sans vous retourner et revenez sauver Harry avec du renfort. C’est un ordre. Précisa Dumbledore avant que le loup ne puisse une nouvelle fois contester l’évidence : seul l’un d’entre eux avait l’énergie nécessaire pour échapper.

Voyant que le loup avait finalement capitulé, Dumbledore contra rapidement trois sorts qui lui fonçaient dessus et lui adressa comme dernier message d’adieux

— Dites au Potter que je les supplie de me pardonner, pour ce que j’ai fait il y a 13 ans.

— Et vous croyez que cela va suffire. Raisonna la voie pleine de colère de James Potter. Aussitôt, une vingtaine de membres de l’ordre du Phénix comprenant les époux Potter et Black débarquèrent en courant depuis les limites de la barrière anti-tranplanage crée par Voldemort.

Si on s’en sort vivant, je vous tuerai moi-même. Hurla Lily Potter tellement hors d’elle que sa magie faisant se dressait ses cheveux sur sa tête et que l’éclat meurtrier dans son regard fit reculer le mangemort qu’elle engagea avant même qu’un sort ne fut échangé. En cet instant, elle ressemblait énormément à Bellatrix.

— Comment avez-vous fait pour venir aussi vite ? Vous n’auriez pas dû pouvoir vous remettre aussi vite de la destruction de la toile du phenics. Demanda Dumbledore.

— J’ai eu des cuites bien plus douloureuses que le mal de crâne provoqué votre sort de contrôle mental et ce n’est pas ça qui m’empêchera de sauver mon filleul. De toute façon, on était déjà en route pour venir sauver Ryan lorsque le sort, c’est rompu. Hurla Sirius, black alors qu’il était aux prises avec deux mangemort.

— Je ne comprends rien à ce qui se passe, mais puisque vous avez subitement réussi à retrouver quelques neurones, l’un de vous pourrait-il donner une baguette à Dumbledore ? Les interrompit Lupin.

— Plutôt crever que ne serait que lui donner l’heure. D’ailleurs, toi aussi, j’ai deux mots à te dire, Remus. On peut savoir pourquoi ce que tu as foutu pendant toutes ces années ? Pourquoi as-tu attendu 10 ans pour me mettre un poing dans la gueule en voyant la manière dont je traitais Harry ? Lui reprocha James après avoir lancé un sort pas tout à fait blanc sur un mangemort qui s’effondra sous l’impact.

— Hein !? S’exclama Remus qui se demanda s’il ne s’était pas fait toucher quelques secondes plus tôt et ne rêvez pas cette scène surréaliste. En-tout-cas sous l’assaut surpris des membres de l’ordre, les mangemorts reculèrent et Remus en profita pour s’accorder quelques secondes de repos et reprendre son souffle. Mais ce furent des secondes de trop. Soudain, une immense lumière verte recouvrit le champ de bataille et aveugla toutes les personnes présentes forçant les combats à s’interrompre momentanément. Puis la lumière disparut aussi vite qu’elle était arrivée et en son centre à côtés du jeune Voldemort du monde de Dark-Harry se tenait un deuxième Voldemort en tout point semblable à celui dont tous se souvenaient qui riait à gorge déployée déformant dans un rictus macabre ses traits semblables à un serpent. À part Dumbledore, tous ployèrent de peur devant cette vision cauchemardesque et la perspective de devoir faire face à deux Voldemort. Puis le vieux Voldemort s’interrompit et pris quelques secondes pour contempler ses mains aux longs doigts à l’aspect squelettique. À part, les époux Potter nulle ne remarqua le corps de Ryan qui gisait inconscient à ses pieds.

— Incroyable, quel immense pouvoir.

— Et tu n’as encore rien vu. Maintenant, que tu es satisfait, réunissons les reliques et mettons un terme à tout ceci. Déclara d’une voix froide le Voldemort de Dark-Harry en baissa sa main ou luisait encore la pierre de résurrections d’une lumière verte malsaine.

Puis le vieux Voldemort se tourna vers les hommes présents qui reprenaient peu à peu leurs esprits.

— Vous tous ici réunis, amis comme ennemis représentaient la fine fleur de notre communauté. Les sangs les plus purs, les esprits les plus affûtés, les baguettes les plus habille, réunis pour assister à la naissance d’un monde nouveau débarrassé de ses imperfections. Je crains malheureusement qu’aucun de vous ne soit digne d’en faire partie.

Le jeune et le vieux Voldemort se prirent la main et les trois reliques qu’il détenait à eux deux se mirent à luire et une magie aussi étrange que suffocante se mit à en émaner. Une magie ni noire ni blanche. Dumbledore fut le premier à se ressaisir. Il commença à incanter et un puissant rayon blanc se dirigea vers les deux mages noirs, mais disparut avant même de les atteindre. Sans sa baguette et après avoir été épuisé par son précédent combat Dumbledore n’avait plus la puissance de s’opposer à ce qui se passait. Lentement, comme s’il s’était s’agit d’un signal, les combats reprirent entre les membres de l’ordre du Phénix et les mangemorts.

Dumbledore se tourna alors vers un mangemort aux yeux gris qui se tenaient à la lisière des combats comme s’il hésitait sur la conduite à tenir.

— Lucius, nous devons l’arrêter ou il détruira tout. Pense à ton fils. Le supplia-t-il.

En réponses, les deux petits yeux qui étaient la seule partie visible du visage de Lucius, se remplirent de colères.

— Et que restera-t-il de notre monde et de nos traditions, si vous ne ressortiez victorieux une fois de plus ? C’est justement parce que je pense à lui que je n’ai pas d’autres choix.

Puis il commença à envoyer une série de sorts vers Dumbledore qui les paras tous même si sans sa baguette, il commençait à peiner. Tout en lançant ses attaques visiblement inutiles Lucius énonça plus calmement à Dumbledore :

— Vous devez être sacrément désespérée pour tenter de me convaincre. Qu’espérez-vous donc pouvoir me proposer ? Si vous parvenez à vos fins égalitaristes, Drago n’aura plus aucune chance d’obtenir une position digne de son rang. Et si vous perdez que Merlin nous protège des conséquences si le seigneur des ténèbres ait le moindre doute sur ma loyauté.

— Oui, je suis désespéré. Ne comprenez-vous donc pas que les plans du seigneur des ténèbres viennent de changer de nature ? Vous le sentez comme moi n’est-ce pas ? Le seigneur des ténèbres joue avec des forces qui ne devraient pas être réveillées. Des forces qu’aucun humain n’est digne de maîtriser.

— Je comprends surtout que sa puissance magique dépasse maintenant très largement la vôtre. Êtes-vous si obstinément accroché au pouvoir, pour ne pas comprendre que votre ère est désormais révolue ? Quels que soient ses noirs desseins dorénavant plus personne ne peut y faire obstacle. Même pas vous et votre maudit ordre.

Comprenant qu’il ne pourrait jamais le faire changer d’avis et voyant que la magie déployée par Voldemort commençait à prendre forme. Dumbledore se résolut à franchir la seule barrière morale qu’il s’était juré de ne plus jamais briser.

— Avada Kedavra ! Acio baguette de Lucius ! Endoloris ! Avada Kedavra ! Inferiarme !

En utilisant ainsi la magie noire, Dumbledore se débarrassa de ses adversaires les plus proches et transforma leur dépouille en inferi afin de s’ouvrir un passage jusqu’au centre de la plaine où se déployait maintenant une magie qui glaça le sang du vieux mage blanc. Cependant, malgré sa détermination, il fut bloqué à quelques mètres de l’endroit où les mages noirs psalmodiaient. L’air était si chargé en magie qu’elle s’amoncelait en minuscule particule où se reflétaient les rares rayons de soleil qui parvenait à franchir les nuages de fumée et de suie résultant des incendies provoqués par les combats. Dumbledore aurait trouvé ce phénomène magnifique si l’heure n’était pas aussi grave et s’il ne donnait pas à l’air une consistance de mélasse dans laquelle le vieux sorcier parvenait à peine à respirer et qui l’empêchait de continuer plus avant. Il déploya alors toute sa puissance et usa de tout son gigantesque savoir, fruit de plus d’un siècle d’études et d’échanges avec les esprits les plus brillant de son temps. Cependant, ses tentatives furent toutes repoussées et absorbées avec une élégante grâce. Contre l’étrange puissance qui se déployait dans la forêt ses efforts semblaient avoir autant d’effet que des coups d’épée dans l’océan. Néanmoins, elles attirèrent l’attention des Voldemorts qui tout en continuant leurs psalmodies lui adressèrent un sourire moqueur.

— Tom, tu joues avec des forces qui te dépassent. Arrête immédiatement avant d’être blessé. Hurla Dumbledore en espérant que d’une façon ou d’une autre ses paroles leur parviendraient. Heureusement, il n’eut pas longtemps à attendre avant que les Voldemort décident de cesser leur incantation pour le narguer. Même si ce ne faut qu’intérieur, cette fois se fut à son tour de sourire. Tom avait toujours été incapable de supporter qu’on lui interdise quoi que ce soit et encore moins pour son propre bien.

Dumbledore ne savait pas s’il devait être soulagé ou inquiet que les dépositaires d’un tel pouvoir ait conservé de telle faiblesse, mais présentement, il ne se priverait pas d’utiliser leur orgueil pour gagner tout le temps qu’il pourrait.

— Tu es juste jaloux que nous ayons eu le courage d’avancer là où tu as toujours reculé. Que ce soit dans ce monde ou dans les autres, tu as eu maintes fois l’occasion d’utiliser les reliques pour corriger tes nombreuses erreurs. Mais était-ce bien des erreurs. Devant tes fidèles, tu joues les saints, mais nous savons tous les deux que tu n’accordes que peu d’importance aux fourmis qui se dresse sur ton chemin. Cracha le vieux Voldemort.

Après ses mots, le Voldemort de Dark-Harry leva sa bague et à la stupéfaction de Dumbledore certaines des particules magiques qui surchargeait l’atmosphère prirent la forme fantomatique d’Arianna Dumbledore. Ou du moins une copie lisse de toutes d’émotions du souvenir qu’il avait du visage de sa sœur au moment où l’éclair vert avait frappé sa poitrine alors qu’elle essayait d’empêcher le combat entre Grindelwald et les frères Dumbledores. Le Voldemort de Dark-Harry prit alors la parole.

— Avant de disparaître, mon double originaire du monde de cet Harry Dursley, m’a raconté certaines choses très intéressantes sur ton passé. Je savais que ton âme était noire, mais je n’imaginais pas à quel point. Dire que dans certaine circonstance tu aurais été jusqu’à tuer ta propre sœur parce qu’elle se mettait entre toi et le chemin menant à la grandeur. Dis-moi est-ce aussi le cas de cette version de toi ? Je suis sûr que oui. Jamais cet enfant, corrompu par tous tes discours hypocrites, n’aurait su pousser le pouvoir des reliques jusqu’à leur dernier retranchement et retrouver un moyen d’influencer une époque antérieure à sa naissance.

L’autre Voldemort qui avait précédemment possédé Ryan rajouta.

— N’aie pas de regret Dumbledore. Même si tu avais eu le courage d’user de leur pouvoir, tu n’aurais jamais pu débloquer leur véritable potentiel. La baguette se soumet, certes, à celui qui a vaincu son précédent propriétaire, mais ce n’est pas le cas des deux autres. La cape ne se soumet que s’il a été légitimement hérité de son propriétaire précédent, tandis que pour la pierre, il faut réussir à accepter la mort de ses proches. Les frères Peverell ou quel que soit le créateur de ses reliques s’est ainsi assuré que seul un sorcier de leur lignée aussi puissant que sage pourrait s’emparer de se pouvoir. Tu n’aurais jamais pu être assez sage et sans le lavage de cerveau que tu as fait subir aux Potter, jamais James Potter ne m’aurait donnée la cape alors que je possédais Ryan Potter. Grâce à toi, pour la première fois, j’ai pu m’emparer du pouvoir complet des reliques. Grâce à toi, je vais pouvoir ouvrir un portail vers n’importe quel univers et non pas seulement vers la dernière version de celui-ci.

— Ça ne change rien Tom. Ou que tu ailles, tu trouveras toujours une armée de juste prêt à se soulever contre la tyrannie. Tu comprendras vite que même dans un univers ou je ne saurais pas présent pour te faire obstacle tes projets de domination sont voués à l’échec.

Le Voldemort originaire de l’univers de Dark-Harry repris :

— Au contraire, cela change tout. Lorsque nous aurons concentré suffisamment de puissance, nous pourrons ouvrir un portail vers la première version de cet univers. Vers la première fois où ton pathétique élu s’est emparé des reliques et les a utilisés pour créer la première timeline alternative. Vers ce moment où le premier Potter a vaincu la première version de moi-même. Ainsi, nous pourrons empêcher cet acte sacrilège de se produire et nous emparer avant lui des reliques. Ainsi toutes ses versions alternatives disparaîtront pour ne laisser place qu’à un seul univers que je remodèlerais selon ma volonté. Cette fois, aucun ennemi venant d’un autre univers ne viendra menacer ma victoire et je modifierai l’histoire jusqu’à ce qu’à annuler la naissance de toute opposition. Quoi que je ferais peut-être une exemption pour toi. Je te garderai en vie et ferais en sorte que tu deviennes mon plus fidèle serviteur. Tu seras la pièce maîtresse protégeant mon règne, le dernier as que je garderai dans ma manche pour les situations les plus critiques ou les missions les plus compliquées.

Sûres de sa réussite, les Voldemort se désintéressèrent de leur environnement pour se concentrer sur la dernière phase du processus. Ainsi, ils ne remarquèrent pas la bande d’adolescents qui durant le discours de Voldemort avait émergé de ce qu’il restait de l’ancienne demeure des Gaunt et c'était avec difficulté dégagée un passage à travers les combats pour tenter sans succès d’approcher des Voldemort.

oOoOoOo

Après que Dark-harry leur eût expliqué qu’avec son aide Ryan/Voldemort avait faussé compagnie aux Potter et s’était emparé de la cape, ils avaient été profondément abattus. En effet ils étaient persuadés qu’après-avoir poussé Dark-Harry dans cette cave, Ryan/Voldemort avait rejoint l’autre Voldemort. Ensemble, il possédait dorénavant deux reliques de la mort et Dumbledore était en route pour les rencontrer avec la troisième sans savoir à quoi il devrait faire face. C’est donc sans surprise que quelques minutes après s’être mise en route pour sortir de cette forêt, ils eurent l’impression que la fin du monde avait commencé. Ils se précipitèrent vers les lieux d’où provenaient les fumés d’incendie et le déferlement de magie insensé qu’il ressentait tout et constatèrent qu’un combat faisait rage entre les membres de l’ordre du phenics et les mangemort. Mais surtout, ils remarquèrent le grand cercle vide ou deux Voldemort accomplissaient un rituel inconnu, mais dont rien de bon ne pouvait sortir.

Les adolescents s’approchèrent le plus discrètement possible jusqu’à tomber aux milieux des combats. Dark-Harry regretta beaucoup de s’être laissé subtilisé la cape par Ryan/Dumbledore, lorsque sans même se consulter, ils décidèrent d’essayer de se faufiler au milieu de combat. La seule chose qui l’empêcha de se révolter violemment contre cette décision, outre que ça risquait d’attirer l’attention sur eux, était sa peur de ce qu’ils lui feraient s’ils prenaient ses réticences pour la preuve définitive qu’il était un traître. Au début, tout se passa bien et ils progressaient rapidement ramassant au passage les baguettes des combattants qui gisaient inconscient au sol jusqu’à tous disposé de leur propre baguette.

Puis alors qu’il n’était qu’à quelques mètres du centre de la plaine où les deux Voldemort incantez. Un mangemort au nez difforme parvint à atteindre d’un Avada Kedavra son adversaire de l’ordre puis jeta un regard sur le champ de bataille à la recherche d’un nouvel adversaire. C’est là qu’il décida de fixer son regard sur Jenny Nott.

— Eh bien. Il semblerait que mon maître m’ait apporté un cadeau. Déclara-t-il en s’avançant tranquillement vers le groupe d’adolescent. Immédiatement, les adolescents lancèrent avec colère une pluie de sorts dans sa direction, mais il disparut bien avant qu’ils eussent une chance de l’atteindre. Quelques secondes, plus tard, il réapparut dans le dos de Jenny et la désarma en la soulevant du sol. Jenny cria de toutes ses forces et les autres adolescents s’apprêtaient à lui venir en aide, lorsqu’il pressa contre son cou la lame d’un couteau noire d’obsidienne à l’apparence malsaine qui semblait absorber la lumière.

— Il me suffit d’une goutte de son sang pour la condamnée à une mort lente et douloureuse. Rendez-vous immédiatement et peut-être, convaincrais-je le seigneur des ténèbres d’épargner certain d’entre vous.

— Il me tuera de toute façon.

— Si tu ne te tais pas maintenant vermine indigne, tu apprendras qu’il existe des sorts bien pires que la mort. Tes parents ne méritent que la mort pour avoir souillé notre noble lignée. Toi en revanche, si tes amis baissent immédiatement leurs baguettes, tu serais un ajout de valeur aux possessions de mon domaine. Si tu te montres suffisamment gentille, je pourrai même accepter de t’intégrer à notre illustre famille. Dit-il d’un air lubrique en descendant lentement sa main gauche en direction de ses seins.

En voyant l’air horrifié de Jenny, une haine sans nom s’empara de Lucas et de Lord Harry, mais lorsque Nott fit mine d’entailler la peau de son cou, ils n’eurent d’autres choix que de jeter leur baguette au sol. Mais avant que Nott ne puissent se réjouir un gigantesque chien noir se précipita contre lui et lui mordit la main jusqu’au sang, le forçant à lâcher son couteau en poussant un hurlement de douleur. Puis le chien se transformant en un homme aux cheveux bruns et au regard fou.

— Ne touche pas à ma meilleure élève, vieux tarés.

— Black ! Je n’arrive toujours pas à croire que Poudlard soit tombé assez bas pour te confier le poste de professeur contre les forces du mal. Je vais immédiatement corriger cette aberration. Menaça Nott en attaquant Black.

— Moi non plus, mais les temps changent. Rétorqua Black en contrant avec difficulté, les attaques de Nott

— Ça, c’est sûr. Et les traîtres à leur sang comme toi n’y ont plus leur place. Harangua Nott en intensifiant ses attaques jusqu’à ce que Sirius ploie sous leur poids.

Sirius jura. Normalement, il aurait usé de sa forme d’animagus pour esquiver facilement ses tirs jusqu’à ce que l’énervement provoqué par la fatigue et quelques provocations bien sentit ne le pousse à la faute et lui offre une ouverture. Cependant, cela voulait dire laisser libres une ligne de tir entre lui et les enfants et il était hors de question qu’il prenne ce risque. Il les aurait bien maudits de s’être mis en danger inutilement, mais il ne savait que trop bien que son attitude, lorsqu’il avait été sous la toile, ne leurs avaient pas laissé d’autre choix. Lorsque Nott réussi à percer son dernier bouclier, il crut que sa dernière heure était venue lorsqu’une barrière magique d’une magie plus que familière se mit entre lui et le sort noir qui lui fonçait dessus. À ses côtés, se tenait un sorcier aux cheveux en bataille noir de jais qui lui tendait la main pour l’aider à se relever. Rapidement, il s’en saisit sereins quant à la suite des événements. Maintenant que son frère d’adoption l’avait rejoint plus rien ne pourrait les arrêter. Sauf que ce n’était pas James, réalisa-t-il rapidement, lorsqu’il lança un sort qui n’avait rien de blanc en direction de Nott.

— Allez, bouge sale cabot. Si tu meurs ici, Elizabeth ne me le pardonnera jamais.

Lorsque la toile qui enserrait son esprit depuis maintenant 13 ans s’était brisé, il s’était promis que lorsqu’il se retrouverait en face de son filleul, il le supplierait à genou de lui pardonner son attitude. Mais lorsqu’il mentionna sa précieuse file, son sang ne fit qu’un tour.

— Je ne serais pas en danger, si tu t’étais tenu à distance d’elle, comme je te l’ai demandé. Répondit Sirius en attaquants Nott sur le côté le contraignant à reculer.

— Je me doute que quoique te dise le serpent sournois que je suis, tu n’envisageras jamais que ta rose des sables puisse avoir son libre-arbitre, mais je crains que sur ce sujet comme sur beaucoup d’autre elle n’ait jamais envisagé de nous demander notre avis.

Cette réplique prononcée alors qu’il esquivait un sort vicieux envoyé par Nott lui donna comme un coup au cœur et lui rappela ses manquements en tant que parrain. Il vit aussi que les amis d’Harry en avaient profité pour s’enfuir et qu’il était resté seul pour l’aider à faire face à Nott alors qu’il ne lui avait jamais montré autre chose que de la haine. Finalement, les insinuations de ses amis au sujet de leur couple supposé ne lui parurent plus si abominables. Enfin, disons qu’elles étaient rentrées dans le domaine de l’acceptable, s’il n’y pensait pas trop.

— Harry, va temps. Je m’occupe de lui. Hurla Sirius.

— Est-ce que tu as définitivement perdu la tête, vieux débris ?

— Une fois rentré à la maison, je te montrerai que le vieux débris à de beaux restes. En attendant, va protéger Elizabeth. Je te la confie. Et je suis désolé pour tout ce qui s’est passé. Pour tout ce que je t’ai dit. Même si tu es à Serpentard, tu es un meilleur sorcier que je ne l’ai jamais été. Avoua Sirius.

Estomaqué, par cette réplique qu’il avait toujours rêvé d’entendre lorsqu’il était plus petit, Lord-Harry faillit ne pas contrer le dernier sort que lui envoya Nott. Jusqu’à ce qu’une femme à la chevelure rousse ne se jette sur lui et ne le force à se baisser.

— Maman.

— Oh mon chéri, je suis tellement désolé. Tout va bien aller maintenant, je te le promets. Prononça Lilly en le serrant dans ses bras.

— Je suis mort et je suis en train de rêver. Déclara Lord-Harry en la repoussant violemment et en pointant sa baguette de manière menaçante contre elle. Prouvez-moi que vous êtes bien Lily Potter. Ordonna t’il.

Mais à ce moment un autre mangemort les attaqua, les forçant à remettre les explications à plus tard.

— Je n'ai pas le temps de t’expliquer, mais dorénavant, les choses vont changer, je te le promets. En attendant, retourne te réfugier au 12 square Grimmaurd. On s’occupe de sauver les autres. Répondit Lilly Potter.

— Non merci. C’est à cause de moi s’ils sont ici. Je ne partirais pas tant qu’ils ne seront pas en sécurité. Contra Lord-Harry.

— Tu es le portrait craché de ton père, répondit Lily. Comment ai-je fait pour ne pas le remarquer avant. Dit-elle avec un air tendre tout en condamnant à mort le mangemort qu’avait osé s’en prendre à son fils. À cet instant Lord Harry compris pourquoi tout le monde comparait sa mère à une lionne féroce. Mais lorsqu’elle poursuivit la colère l’envahis : mais tu dois partir maintenant. C’est toi qu’il veut. Dumbledore nous a menti. Tu es le vrai survivant.

— Alors c’est pour ça que vous vous souciez moi tout d’un coup ! Vous avez peur que la célébrité vous passe sous le nez. Eh bien, j’ai une mauvaise nouvelle pour vous : je vous emmerde vous et votre putain de prophétie. Je ne serais jamais votre élu. Et votre affection factice, Ryan peut la garder. Hurla Lord Harry l’esprit embrumé par la colère.

Profitant que Lily Potter était occupée par son combat, il s’enfuit rejoindre sa vraie famille. Celle qu’il s’était construite au fil des ans.

Il les rejoignit assez rapidement et prit discrètement la main d’Elizabeth. Comme à chaque fois qu’il était confronté à ses parents biologiques, il ressentait le besoin de la savoir à côtés de lui. Elle était l’une des rares personnes avoir toujours vu autre chose en lui que le frère jaloux du survivant. La seule personne avec Remus qui durant son enfance avait toujours pensé qu’il avait de la valeur. Il ne lui dit rien des raisons de son trouble et elle ne lui demanda rien, se contentant comme à son habitude d’être là. Finalement, il se ressaisit et la remercia d’un bref baiser qu’il espérait ne pas être un baiser d’adieu. Puis il se reconcentra sur la bataille et constata qu’ils avaient dépassé la zone où se concentrait l’essentiel des combats. Dorénavant, ils avancèrent assez rapidement jusqu’à bloquer sur le même obstacle que Dumbledore. Il le voyait d’ailleurs à quelques mètres accaparer l’attention des Voldemorts. Il fallait en profiter pendant qu’ils étaient distraits.

— Laissez-nous faire. Dirent Jenny et Lucas. Ils se prirent la main et lancèrent les plus puissants sorts qu’il connaissait afin de leur dégager un passage dans l’étrange barrière qui les empêchait de progresser.

Cependant, leurs tentatives ne donnèrent rien. Lucas et Jenny rejoignirent alors les autres qui s’étaient regroupées en cercle, afin d'intercepter les quelques sorts perdus qui fonçait dans leur direction de temps à autre et se tenir prêt à repousser tout mangemort qui tenterait de venir en aide à leurs maîtres, laissant les Potter seuls pour tenter de résoudre ces problèmes. Après quelques essais infructueux, Lord Harry s’énerva :

— Je ne comprends pas pourquoi Lucas et Jenny n’ont pas pu faire une brèche. La magie d’amour est censée être plus puissante que tout.

— Si j’ai bien compris ce que tu m’as dit, d’après les livres de la bibliothèque plus ils se rapprocheront plus leur magie rentrera en raisonnante et s’amplifie. Peut-être que s’ils se rapprochaient davantage... proposa avec Harry Dursley avec gêne, mais Lord Harry.

— Ils disent aussi que si on force la réunion précoce de deux âmes-sœurs cela pourrait les tuer. Rétorqua Lord Harry.

— Et alors c’est le sort du monde qui est en jeu. Contra Dark-Harry.

— Ha toi aussi. S’exclama immédiatement Harry Dursley.

— Moi quoi ? Lui répondit-il avec hostilité.

— Toi aussi, tu es prêt à sacrifier une vie pour en sauver des millions. Expliqua Harry Dursley.

— Ça n’a rien à voir. Retoqua Dark-harry.

— Ah oui en quoi ? C’est différents justes parce que c’est toi ?

— Non, parce que c’est toi. Mais je suppose que c’est trop demandé qu’il existe une seule personne qui vous aime suffisamment pour faire passer votre intérêt avant celui des autres. Lâcha Dark-harry, avant d’avoir pu réfléchir

— Je,... heu… Balbutia Harry Dursley.

— Non, c’est moi le problème. Lança immédiatement Dark-harry en baissant les yeux

— Non, je réagirai sans doute pareil à ta place.

— Vous trouvez vraiment que c’est le moment de résoudre vos problèmes de couple. Lucas et Jenny sont mes amis et il est hors de question de les sacrifier. Les interrompit Lord Harry.

— Ce sont mes amis aussi. Enfin, leurs doubles étaient mes amis. Mais il a raison. Tu n’as aucune idée de ce que ce monstre fera à ton monde si on ne l’arrête pas. Aussi cruel que ce soit, c’est notre seule chance et il faut la saisir.

— C’est hors question. Je croyais que les poufsouffle étaient censés être loyaux ? S’opposa Lord-Harry

— Et moi les serpentards rusés. Qu’est-ce que tu proposes d’autres ? Répondit Harry-Dursley.

— Qu’est-ce que vous manigancer tous les trois ? Cria Jenny qui malgré leurs effrois pour être discret, les avait entendus prononcer son nom à plusieurs reprises.

— On préparait ton mariage avec Lucas. Répondit Harry Dursley.

— ON EST PAS ENSEMBLE

— Et personne ne dira le contraire. Appuya Lord Harry ne lançant un regard noir à ses deux doubles.

— Pourquoi est-ce que vous vous sentez autorisé à décider pour les autres vous deux ? Énonça Dark-Harry avec un doigt accusateur en direction de Lord Harry et Harry. Vous ne croyez pas qu’ils méritent qu’on leur dise la vérité et de décider eux-mêmes de ce qu’ils veulent faire.

— Te fous pas de moi. Tu t’en fiches d’eux. Tout ce que tu veux, c’est qu’il se sacrifie pour sauver ton cul. S’écria Lord-Harry.

— Une telle vulgarité dans une bouche si noble, je suis choqué

— Si Harry se met à jurer, c’est qu’on est vraiment dans la merde.

— Qu’est-ce que tu nous caches Potter. Demanda Jenny en menaçant son ami Lord Harry de sa baguette.

— Je….heu… heu

— Il existe un seul pouvoir plus puissant que tous ceux que Voldemort pourrait déployer. Un seul pouvoir qui a une chance de contrecarrer celui des reliques et d’atteindre les Voldemort. La bonne nouvelle, c’est que toi et Lucas êtes capable de l’invoquer. La mauvaise nouvelle, c’est que ça risque de vous tuer. Expliqua Harry Dursley.

— De toute façon, si on ne fait rien, on va crever. Affirma Lucas qui s’était rapproché en comprenant qu’on parlait de lui

— Quelle chance de survie a la sang-mêlé des Nott et un née-moldu dans le monde de Voldemort. Approuva Jenny. Qu’est-ce que l’on doit faire ?

— Embrassez-vous. Dit simplement Harry Dursley avec gène

— PARDON !? S’écrièrent les deux de manière synchronisée. Puis ils se regardèrent brièvement avant de détourner les yeux en rougissant.

— Ne posez pas de question et faites ce que je vous dis. Plus vous en saurez, plus vous risquez de mourir.

— Et plus vous perdez du temps, plus on risque de tous mourir. Allez, dépêchez-vous. Ce n'est qu’un bisou. Se sentit obligé d’insister Dark-Harry qui ne cachait pas sa peur en voyant que le sortilège des deux Voldemort était presque achevé et que ce qui ressemblait au portail qu’ils avaient franchi pour venir dans ce monde venait de se former devant eux. Sans compter que du haut de ses neuf ans d’âge mental, il avait du mal à comprendre pourquoi une telle réticence (surtout étant donné les enjeux).

Lucas et Jenny hésitèrent quelques secondes en se déhanchant nerveusement.

— Je te préviens quoi que tu aies en tête ça a intérêt à marcher ou c’est toi qui risques d’en mourir.

Puis ils avancèrent leurs lèvres l’un de l’autre. D’abord maladroitement et avec ce qui semblait être une forte réluctance puis dès que leurs lèvres se touchèrent, ce fut l’explosion. D’abord une explosion de plaisir qui leur fit oublier toutes pudeur et à se fondre dans une étreinte quasi-fusionnelle. Leur chaste baiser se transforma bien vite en un combat pour obtenir le plus de cette sensation délicieuse qui se répandant dans tout leur corps au fur et à mesure qu’ils approfondissaient ce qui avait commencé comme un chaste baiser. Leurs vêtements commencèrent alors à les gêner.

Au grand dam des lecteurs les plus prudes, ils commencèrent alors à se dénuder, mais les bonnes mœurs et le rating de cette fanfic furent sauvées, car au même moment, leur corps furent caché par une gigantesque décharge de magie qui s’échappa d’eux et illumina la forêt. Les combattants tous aveuglés furent obligés de cesser le feu et d’observer l’invraisemblable confrontation entre la magie qui émanait des deux adolescents et celle bien plus obscure qui émanait des reliques. Cependant, cette dernière se dissipa bien vite. Quelle que soit la nature de la magie qui s’échappait des reliques elle ne pouvait rien face au concentré d’amour pur et de désir de vivre qui émanait des deux adolescents.

C’est alors que le chemin vers les deux Voldemort se dégagea clairement et que tous les virent avec horreur franchir le portail. Refusant d’abandonner. Refusant même d’y réfléchir, ils se mirent tous à courir en direction du portail qui commençait déjà à se refermer. Ils sautèrent alors à l’intérieur, mais alors que les Potter passèrent sans problème et disparurent avec le portail dans une dernière émanation de la magie terrifiante les autres adolescents, Dumbledore et ce qu’il restait des maraudeurs traversèrent le portail comme s’il s’agissait d’une simple illusion d’optique.

Bonus : Seconde prophétie

Note de l’auteur : En bonus voici une partie de l’histoire que j’avais écrite en avance et que je n’ai finalement jamais intégré. En effet dans la fic dont je me suis inspiré pour créer l’universel de Lord Harry, il y a une deuxième prophétie que Dumbledore à interpréter comme : si Harry n’est pas maltraité par ses parents alors le monde sera détruit. En conséquence, il a fait en sorte que James et Lily rejettent, Harry. Mais malgré toutes les manipulations et mensonges de Dumbledore, ils aimaient toujours leur fils et continuai à en prendre soin. Alors il a été contraint de les mettre sous un sort de contrôle mental.

J’avais voulu reprendre cette idée et donc intégrer une seconde prophétie de mon cru dont l’interprétation la plus logique semble donnée raison à Dumbledore, mais qui avec ce que l’on sait des univers parallèles à une interprétation bien différente. Mais au final, je n’ai trouvé aucun endroit où il aurait été logique de faire cette révélation, alors je m’en suis abstenu. Je me contenterais donc de le rajouter dans un bonus non-canon.

oOoOoOo

Quand l'espoir aura presque disparu

Porté par la génération des cœurs les plus purs

Le salut par-delà le voile surviendra.

Marqué par Salazar, le Sauveur naîtra.

Contraint à la trahison, il demandera le pardon

Honni par ses tuteurs, il rechercha la grandeur.

Rejeté de ses géniteurs, de l’amitié, il trouvera la chaleur.

Suscitant l’adulation, il donnera une destination.

Le prix le plus grand, il payera

Sinon les ténèbres le monde engloutira

Une fois que Dumbledore eut fini de réciter la deuxième prophétie Harry s’énerva :

— Comment ça une deuxième prophétie ? Comme si une seule n’était pas suffisante.

— Calme-toi Harry.

— Non mais sérieux, c’est quoi cette connerie : première prophétie, vous devez tuer un mage noir, deuxième prophétie : si en passant, vous pouviez aussi sauver le monde. Ce sera quoi après ? Sauver le multivers et passer à la boulangerie.

— Puisque c’est demandé si gentiment, j’apprécierai une boite de bonbons au citron de chez Honeydukes. Dans cet univers, cela fait 10 ans qu’ils les ont retirés de la vente et mon stock est bientôt vide.

— Le pire, c’est que ça ne m’étonnerait pas que vous soyez sérieux.

— Je suis toujours sérieux lorsqu’il s’agit de bonbon au citron. Puis en reprenant un air grave, il rajouta : J’ai conscience que ce que j’ai fait est impardonnable et d’ailleurs, je ne te demande pas de me pardonner. Sache juste que même si pour le moment cela te parait difficile à croire, il y a une lumière au bout du tunnel : une vie où tes proches seront heureux et en sécurité.

— Mais pas moi.

— Je ne peux pas l’exclure.

— Et encore moins le garantir.

— Je connais mieux que quinconces le fardeau de naître avec un devoir qui vous condamne à renoncer au bonheur. Je ne vais pas prétendre que ce sera agréable, ou sans douleur. Juste que d’après mon expérience si on tente d’y échapper ou de lutter contre, ce sera encore pire. Mais je n’ai pas le pouvoir et encore moins le droit d’interférer davantage dans ta vie, alors quoi que tu décides dorénavant, je te soutiendrais.

— Ne croyez pas que vous vous en sortirez avec de belles paroles. Quand tout ça sera fini, je reviendrais vous demander des comptes.

— J’espère bien. J’espère bien. Déclara Dumbledore d’un air triste. Harry compris qu’il ne croyait pas vraiment qu’il reviendrait un jour.

Rencontre avec Potter original

« Dumbledore a essayé d’empêcher que je m’empare de la Baguette de Sureau ! Il voulait que Rogue devienne le vrai maître de la baguette ! Mais je suis arrivé avant toi, petit bonhomme… Je me suis procuré la baguette avant que tu ne puisses mettre la main dessus. J’ai compris la vérité avant que tu ne me rattrapes. J’ai tué Rogue il y a trois heures et la Baguette de Sureau, le Bâton de la Mort, la Baguette de la Destinée, m’appartient véritablement, désormais ! Le dernier plan de Dumbledore a échoué, Harry Potter !

— En effet, reconnut Harry. Vous avez raison. Mais avant que vous ne tentiez de me tuer, je vous conseillerais de réfléchir à ce que vous avez fait… Réfléchissez et essayez d’éprouver un peu de remords, Jedusor…

— Qu’est-ce que c’est que ça, encore ?

Rien dans tout ce que Harry lui avait dit, ni les révélations, ni les railleries, n’avait causé à Voldemort un tel choc. Harry vit ses pupilles se contracter jusqu’à n’être plus que deux fentes et la peau blanchir autour de ses yeux.

— C’est votre unique et dernière chance, reprit Harry. C’est tout ce qui vous reste… Sinon, j’ai vu ce que vous deviendrez… Soyez un homme… Essayez… Essayez d’éprouver du remords…

— Tu oses…, répéta Voldemort.

— Oui, j’ose, répliqua Harry, parce qu’il est vrai que le dernier plan de Dumbledore a échoué, mais ce n’est pas moi qui en ai subi les conséquences, c’est vous, Jedusor…

La main de Voldemort qui tenait la Baguette de Sureau tremblait et Harry serra étroitement entre ses doigts celle de Drago. Le moment décisif, il le savait, allait arriver dans quelques secondes.

— Cette baguette continue à ne pas marcher pleinement pour vous, parce que vous n’avez pas assassiné la bonne personne. Severus Rogue n’a jamais été le véritable maître de la Baguette de Sureau. Il n’a jamais vaincu Dumbledore.

— Il l’a tué…

— Vous ne m’écoutez donc pas ? Rogue n’a jamais vaincu Dumbledore ! La mort de Dumbledore avait été planifiée par eux deux ! Dumbledore voulait mourir sans avoir été vaincu, il voulait rester le dernier vrai maître de la baguette ! Si tout s’était passé comme prévu, le pouvoir de la Baguette de Sureau serait mort avec lui, car elle n’aurait jamais été conquise !

— Dans ce cas, Potter, c’est comme si Dumbledore m’avait donné la baguette ! La voix de Voldemort frémissait d’une délectation cruelle.

— J’ai volé la baguette dans la tombe de son dernier maître ! Je l’ai prise contre la volonté de son dernier propriétaire ! Son pouvoir m’appartient !

— Vous ne comprenez toujours pas, Jedusor ? Posséder la baguette ne suffit pas ! La tenir entre vos mains, vous en servir, ne vous en donne pas réellement la maîtrise. N’avez-vous pas écouté Ollivander ? C’est la baguette qui choisit son sorcier… Or, la Baguette de Sureau s’est reconnu un nouveau maître avant que Dumbledore ne meure, quelqu’un qui n’avait jamais posé la main dessus. Ce nouveau maître a enlevé la baguette à Dumbledore contre la volonté de celui-ci, sans jamais très bien comprendre ce qu’il avait fait, sans comprendre que la baguette magique la plus dangereuse du monde s’était soumise à lui…

La respiration de Voldemort s’était accélérée, on voyait sa poitrine se soulever rapidement et Harry devinait que le maléfice était proche, il le sentait naître dans la baguette pointée sur son visage.

— Le véritable maître de la Baguette de Sureau était Drago Malefoy.

Pendant un instant, une expression de totale stupeur passa sur le visage de Voldemort mais disparut aussitôt.

— Qu’est-ce que ça change ? dit-il d’une voix douce. Même si tu as raison, Potter, cela ne fait aucune différence, ni pour toi ni pour moi. Tu n’as plus la baguette à la plume de phénix. Notre duel reposera sur la seule habileté… Et quand je t’aurai tué, je m’occuperai de Drago Malefoy…

— Mais il est trop tard pour vous, répliqua Harry. Vous avez laissé passer votre chance. Je suis arrivé le premier. J’ai vaincu Drago, il y a quelques semaines. Je lui ai pris sa baguette. D’un petit geste sec, Harry montra la baguette d’aubépine et sentit tous les regards se concentrer sur elle.

— Tout revient donc à cela, n’est-ce pas ? murmura Harry. La baguette que vous tenez dans votre main sait-elle que son dernier maître a subi un sortilège de Désarmement ? Si c’est le cas… je suis le vrai maître de la Baguette de Sureau.

Une lueur rouge et or jaillit soudain au-dessus d’eux, dans le ciel ensorcelé, en même temps qu’un soleil éclatant dessinait ses premiers contours à la fenêtre la plus proche. La lumière éclaira leurs visages au même instant et Voldemort se transforma brusquement en une tache flamboyante. Harry entendit la voix suraiguë lancer un hurlement au moment où lui-même criait son espoir vers les cieux, en brandissant la baguette de Drago !

— Avada Kedavra !

— Expelliarmus !

La détonation retentit comme un coup de canon et les flammes dorées qui explosèrent entre eux, au centre précis du cercle qu’ils avaient dessiné de leurs pas, marquèrent le point où les deux sortilèges se frappèrent de plein fouet. Harry vit le jet de lumière verte de Voldemort heurter son propre sort, il vit la Baguette de Sureau s’envoler très haut, sombre dans le soleil levant, tournoyant sous le plafond enchanté telle la tête de Nagini, virevoltant dans les airs en direction du maître qu’elle ne voulait pas tuer, celui qui avait fini par prendre pleinement possession d’elle.

De sa main libre, Harry, avec l’habileté infaillible de l’attrapeur, saisit la baguette au vol, tandis que Voldemort basculait en arrière, les bras en croix, les pupilles fendues de ses yeux écarlates se révulsant. Tom Jedusor s’abattit sur le sol dans une fin triviale, le corps faible, ratatiné, les mains blanches et vides, son visage de serpent dépourvu d’expression, inconscient. Voldemort était mort, tué par son propre maléfice qui avait rebondi sur lui. Harry, les deux baguettes à la main, regarda la dépouille de son ennemi. Pendant un instant de silence frémissant, le choc du moment fut comme suspendu.

— C’est donc ainsi que ça s’est passé. Raisonna subitement une voix froide et sifflante comme un serpent dans le silence de ce qu’il restait de la grande salle au moment où tous s’apprêtaient à laisser éclater leur joie.

Le visage remplit d’horreur et de surprise tous se retournèrent, en direction de l’entrée à moitié obstruée par les décombres de la grande salle où se tenait dans une expression presque nonchalante deux Voldemorts dont l’une brandissait une copie de la baguette de sureau alors que l’autre ayant les traits du jeune Jedusor tenait la pierre et la baguette. Mais avant qu’Harry, ne put comprendre ce qui se passait l’enfer se déchaîna sous ses yeux et ce qu’il restait de Poudlard s’effondra dans un torrent de poussière en remplissant l’espace d’un bruit sourd qui évoquait l’agonie d’une bête immense. Harry n’eut que le temps de se jeter à terre et d’espérer survivre une fois de plus avant qu’un large nuage de fumée et de débris ne s’abatte sur lui. Lorsque la poussière retomba suffisamment pour qu’il puisse voir autour de lui, il essuya ses lunettes croyant que sa myopie lui jouait des tours. Mais les cris de terreur que poussèrent les survivants de l’ordre en se dégageant des gravats de ce qui avait été la grande salle lui prouvèrent que tout ceci était bien réel. Alors que les reliques de la mort luisaient d’une intense lumière sous l’effet de la magie invoquée conjointement par les deux Voldemorts : Bellatrix Lestrange, Fenrir Greyback, Théodore Nott et tous les autres mangemort qui avait été vaincu au prix, d’innombrables sacrifices durant la bataille revenaient à la vie. Le visage des mangemorts ressuscités affichait tous un mélange de surprise, d'adoration pour leur maître.

— Voilà qui devrait rendre ce combat un plus intéressant. Mes fidèles mangemort, je vous offre une seconde chance de me prouver votre valeur. Ne me décevez pas cette fois.

Un jeune mangemort qui devait tout juste avoir 18 ans se lança à l’assaut des résistants exténué sans se coordonner avec ses collègues (probablement dans le but de se faire remarquer par Voldemort). Malgré leur fatigue et le coup au moral qu’il venait de subir, les défenseurs se remirent immédiatement en formation de combat et le cueillir par une volée de sorts qui le renvoyèrent au cimetière dont il n’aurait jamais dû sortir.

Avec un sourire cruel Voldemort leva alors son doigt orné de la bague de sureau et les reliques se mirent à luire d’une lueur verte surnaturelle et quelques secondes plus tard, le mangemort se releva de nouveau.

— Imbécile. Tu as de la chance que le bon sang soit si rare. Mais je te préviens à la prochaine erreur, tu subiras mon courroux éternel. Bien où en étions-nous. Ah oui. Nous devions arracher quelques mauvaises herbes.

La suite fut confuse dans la mémoire d’Harry. Harry avait vaguement le souvenir qu’après ce coup d’éclat une partie des défenseurs perdit tout espoir et tentèrent de fuir, abandonnant le combat et toute formation. Le reste n’était qu’une bouillie d’image non ordonnée qui surgissait parfois dans ses cauchemars. Molly Weasley hurlant de douleur jusqu’à faire un arrêt cardiaque sous les sorts d’une Bellatrix ayant décidé de prendre sa revanche, alors qu’elle était restée en arrière pour tenter de protéger la fuite des plus jeunes. Hermione qui le forçait à courir. Le sang, tout ce sang. Tellement que le lac de Poudlard vira au rouge.

Puis Ron lui donna une claque. Harry se força alors à concentrer son attention sur le visage baigné de larme de son meilleur ami qui lui hurlait des phrases inintelligibles. Il reprit ses esprits et constata qu’ils étaient seuls au milieu de la forêt interdite. Il se demanda quelques secondes combien de personne s’était encore sacrifié pour qu’il puisse s’enfuir, mais s’il voulait vraiment leur rendre hommage, il devait avant tout chercher une solution.

C’est là qu’il prit conscience de la baguette de sureau qui était toujours entre ses mains depuis ce qu’il avait pensé être son ultime victoire et de la cape d’invisibilité que tenait Ron. Quelque part au moment de leur fuite ses amis avait dû la ramasser et l’utiliser pour faciliter leur retraite. D’ailleurs, c'était sans doute grâce à elle et à l’incroyable protection qu’elle offrait qu’il avait pu s’échapper si facilement alors qu’ils étaient des cibles prioritaires.

— Il faut qu’on trouve la pierre. Notre seule chance, c’est d’avoir nos propres reliques. Déclara Harry d’une voix qu’il espérait plus assurer qu’il ne l’était en réalité.

— Ce n’est, qu’une légende. Opposa Hermione d’une voix hachée, alors qu’elle tentait de reprendre son souffle après la course effrénée qu’elle avait dû faire pour échapper aux mangemorts.

— Comment peux-tu encore être sceptique après ce que l’on vient de voir ?

— Justement, je ne sais pas ce que j’ai vu. Répondit Hermione au bord de l’hystérie.

Ron s’approcha alors d’Hermione et la serra dans ses bras. Après quelques secondes, elle se reprit.

— D’abord, il faut que l’on trouve un endroit sûr et qu’on se repose. Décréta Hermione

— Non ! On ne peut pas abandonner. Fuyez si vous voulez, moi, je reste.

— Harry ! Tu ne trouves pas qu’on s’est assez battue ? Qu’il n’y a pas déjà eu assez de morts ? Appuya Ron d’une voix faible.

— Que veux-tu que l’on fasse sans plan et tout seul ? Si on veut avoir une chance de le vaincre un jour, il faut fuir. L’appuya Hermione.

L’adrénaline pulsait encore dans les veines d’Harry et l’empêchait de réfléchir correctement. Il n’avait aucun argument logique à opposer à ses amis et il ne rêvait que d’une seule chose : s’allonger dans un lit avec et ne plus se réveiller avant plusieurs jours. Cependant, il était persuadé que s’il partait maintenant, ils ne reviendraient jamais.

Abandonnant l’idée de convaincre ses amis et sourds aux protestations, il s’enfonça dans la forêt interdite en espérant trouver la troisième et dernière relique. Il était persuadé que s’il l’a trouvé tout s’arrangerait. Si Voldemort avait pu ressusciter ses mangemorts, alors lui pourrait… Mieux valait ne pas y penser. Le conte des 3 frères m’était clairement en garde contre ce genre d’espoir.

Il enjamba des racines traites et avança, attentif aux moindres bruits, prêts à défendre chèrement sa vie essayant de reconnaître le chemin. Il lui semblait avoir abandonné la pierre à une dizaine de mettre au sud de l’ancien repaire d’Aragog. Mais comment retrouver une pierre au milieu de centaine d’autres et d’une forêt dense ? Pourquoi avait-il abandonné la pierre ? Si au moins il avait fait un point de repère pour pourvoir la récupérer au cas où. Mais à ce moment-là, il était persuadé d’aller vers sa mort. Et maintenant il parcourait de nouveau ce même sentier, s’attendant à voir surgir à tout moment un éclair vert ou le visage serpentin de sa Némésis. Cependant, pour l’avoir expérimenté, il savait qu’il y avait pire que la mort et malgré les protestations de ses amis décida de continuer. S’il devait mourir, ce serait après avoir tout tenté pour sauver ses amis et annuler les scènes horribles qu’il venait de vivre. Oui, il y avait bien plus difficile que d’accepter sa mort : contempler celle de ses proches.

Au moment où ses pensées lui vinrent en tête, il ressentit comme un appel. Immédiatement, il pensa à un piège de Voldemort et renforça ses boucliers occlumentiques, mais le lien entre eux avait été détruit par la mort de l’horcruxe qui avait trouvé refuge en lui. Et de toute façon, l’appel n’avait rien à voir avec ce que Voldemort aurait été capable de produire. Lorsque l’esprit de Voldemort et le sien se chevauchaient ou que ses émotions lui parvenaient, il ressentait douloureusement toute la violence de leur propriétaire. Là, il s’agissait de quelque chose de plus doux et plus neutre. Comme attiré par un aimant, il se dirigea vers la direction d’où il provenait et après une dizaine de minutes de marche, il la remarqua immédiatement : la pierre de résurrection gisait au pied des racines d’un arbre centenaire. Mais il n’eut pas le temps de se saisir de la pierre qu’un portail magique s’ouvrit. Il s’arrêta et sortit sa baguette.

Dans son dos, il ressentit avec une certaine chaleur, ses amis en faire de même. Il prit conscience que durant les derniers instants, il n’avait pas été un très bon ami, fonçant comme à son habitude vers le danger sans tenir compte de personne. Malgré tout, ils étaient quand même restés pour le soutenir.

Le portail s’illumina soudainement et il dut plisser les yeux pour ne pas être aveuglé. Il distingua 3 silhouettes un peu plus petites que lui, en sortirent. Harry ne perdit pas de temps à essayer de les identifier :

— Stupefix ! Hurla-t-il en même temps que ses amis

— Protegeo ! Répliquèrent les inconnus d’une voix qui sembla curieusement familière à Harry. Ça ne l’empêcha pas de se jeter immédiatement à terre pour esquiver une contre-attaque qui ne vint jamais. Mais il eut la surprise de voir que ses amis ne l’avaient pas suivi. À la place, ils contemplaient immobile et d’un air bouche bée les 3 inconnus.

— Et bien qu’elle accueille. Tu as de la chance d’avoir un visage particulièrement agréable. Bon, on recommence. Bonjour, Harry, je suis Harry et lui, c’est Harry et là, tu ne vas pas le croire, mais lui, c’est Bob. Non, je déconne, il s’appelle Harry.

— Aussi horripilant que soit mon confrère, je te saurais également gré de faire preuve de moins d’hostilité.

— Comment ça horripilant ? Je suis la gentillesse incarnée. Et puis tu n’as pas été beaucoup plus accueillant quand on a débarqué chez toi. Répliqua Harry Dursley

— Vous croyez vraiment que c’est le moment de s’envoyer des fions au visage tous les deux. Au cas où vous l’oublieriez, on n’est pas venue en touristes. Et sans les reliques de la mort, notre temps est compté. Surtout le tient. Contrairement à moi, tu n’as pas pu utiliser la cape depuis longtemps. Les engueula presque Dark-harry.

— Mais c’est qu’il grandit et devient un vrai petit adolescent. Répondit Harry Dursley en passant sa main d’un air condescendant dans les cheveux de Dark-Harry avant de poursuivre en direction de Ron et Hermione qui se remettait doucement de leur choc et commençait à baisser leur baguette :

— Et vous vous êtes qui ?

Devant leur silence stupéfait, Lord Harry expliqua :

— Elle s'est Hermione Weasley et si elle est à moitié aussi intelligente que la mienne, nous pouvons nous estimer heureux que le destine l’ait placé sur notre chemin. Lui par contre, c’est Ron Weasley. Même s’il était deux fois plus intelligent que le mien sa présence ne nous sera d’aucun secours.

— Hé ! S’exclama Ron.

— Tu vois, c’est exactement à cause de ça que l’on est si mal accueillit quand on débarque quelque part. Excuse-moi de ne pas t’avoir reconnu Ron, mais la dernière fois que je t’ai vu tu n’avais que 9 ans. Ravis qu’ici, tu ne te sois pas fait écrabouiller par un troll. On a perdu deux mages noirs psychopathe à poil court, vous ne les auriez pas vus par hasard ? Signe distinctif : une forte propension à vouloir conquérir le monde.

— Non mais qu’est ce qui ne va pas chez vous ! Est-ce que vous avez la moindre idée de combien de morts que vos vous-savez-qui ont fait Et vous vous êtes là à plaisanter comme si de rien n’était. Cria classic-Harry après s’être relevé.

— Hé calmos. On y est pour rien si Volde

— NOOOOON. Hurlèrent immédiatement Classic-harry, Hermione et Ron.

— mort… Quoi ? C’est juste un nom.

Mais il était déjà trop tard et le tabou se déclencha et immédiatement plusieurs pops de transplanage se produisirent dans leur dos et une voix décharnée à leur glacer le sang raisonna.

— Un nom que je t’apprendrais à ne pas prononcer impunément petit impertinent.

Autour d’eux, une marée de mangemort s’avança de toutes les directions et les encerclèrent pendant que doucement, les deux Voldemort descendirent depuis les airs en arborant fièrement leur exemplaire des reliques de la mort.

— Plusieurs sorts anti-transplanage ont été disposés tout autour des lieux. Cette fois, vous ne vous échapperez pas. Les menaça le Voldemort de Lord-Potter.

— Aujourd’hui par la seule force de sa volonté Voldemort récrit son destin. Un destin où vous n’aurez pas votre place. Compléta le Voldemort de Dark-Harry.

— Pourquoi nous échapperions nous ? Si ce que tu nous as expliqué est vrai, tu ne peux pas nous tuer. Bluffa Harry Dursley sur une inspiration soudaine.

— Vraiment ! S’exclamèrent en même temps (mais sûr dès ton différent), les deux Voldemort.

Classic-Harry, Hermione, Ron, et Lord Harry, c’était spontanément mis en formation dos à dos et se préparer à défendre chèrement leur vie. Le Voldemort de Lord-Harry repris :

— Voilà une amusante assertion. À moins que tu ne veuilles que nous mettions ta théorie à l’épreuve, je te conseille de rapidement t’expliquer.

— Voyons, c’est pourtant évident. Si c’est vraiment le Harry originel, alors c’est lui qui a engendré la naissance de nos mondes respectifs. Si tu le tues, tu annules ta propre naissance.

— Je crains que tu ne sous-estimes grandement les pouvoirs de Lord Voldemort. Le pouvoir de la cape nous protégera de ce genre de désagrément. Répondit le Voldemort de Lord-Harry.

— À toi à quel point je suis déterminé à t’arrêter. Répliqua Harry Dursley. Pestis Incendium !

Les Voldemort incantèrent immédiatement un bouclier ou un autre sort à même de repousser les flammes démoniaques, mais jamais elles ne vinrent. À la place elles se dirigèrent vers classic-Harry qui ressentit pour la énième fois ce jour-là, sa dernière heure arrivée.

— Un geste de ma part et il ne restera rien à ressusciter. Je te connais Tom. J’ai eu une version de toi dans la tête pendant plusieurs mois. Si tu ne nous as pas déjà tués, c’est que tu as besoin de nous. Ou de l’un d’entre nous. Dis à tes esclaves d’aller voir au pôle Nord si j’y suis. À moins que tu ne te sentes, pas capable de nous faire face seule. Déclara Harry Durlsey en s’efforçant de ne pas tourner son regard vers celui de ses alliées qu’il venait en quelque sorte de trahir à nouveau.

— Tu oses me menacer. Sache que Lord Voldemort ne négocie jamais. Mangemort, apprenez le respect à ce misérable avorton. Ordonna le Voldemort de Lord Harry.

— Idiot ! Aurais-tu oublié que les reliques de ce monde lui sont encore soumises. Mangemort reculé, ou il vous en cuira. S’opposa le Voldemort de Dark-Harry

— Mais voyons, il bluffe. Jamais les toutous de Dumbledore n’oseraient se salir les mains.

— Pas celui-là, il l’a déjà fait.

— Et bien, nous nous contenterons de celles que nous possédons déjà. Mangemort, passez immédiatement à l’attaque. Nous avons déjà perdu bien trop de temps. Répliqua le Voldemort de Lord-Harry

— ARRÊTEZ ! Ordonna Le Voldemort de Dark Harry en lançant un stupéfix informulée à un mangemort un peu trop presser d’en découdre avec les adolescents. Si nous continuons à nous partager la cape sur le long terme, nous nous effriterons. Il nous faut absolument le convaincre de nous donner la sienne.

— Tu as sans doute raison. Avada Kedavra ! Hurla le Voldemort de Lord-Harry en attaquant le Voldemort de Dark-Harry.

— Serpensortia maxima ! Idiots, nous devons rester unis. Se défendit le Voldemort de Dark-Harry en invoquant un serpent gigantesque qui intercepta le sort mortel.

— Jusqu’à ce que tu aies les moyens de me trahir. Il ne m’a pas échappé que c’est moi que la cape et la baguette reconnaissent comme unique propriétaire. Toi, tu ne possèdes que cette pierre inutile.

— Mais les autres reliques me sont acquise. Sans elles, tu vivras dans la crainte perpétuelle de la venue d’un rival plus puissant qui lui n’aura pas eu la stupidité de renoncer au pouvoir des trois. Répondit le Voldemort de Dark-Harry.

— Quand je t’aurais tué, il me restera l’éternité pour résoudre ce problème.

— Je n’avais jamais réalisé à quel point les horcruxe avait perverti notre jugement. Ton orgueil causera ta perte. Il suffit de l’examiner quelque minute pour comprendre qu’une tel magie est hors de portée de n’importe quel humain. Jamais tu ne pourras la recréer.

— Qui a dit que c’étaient les seules reliques de la mort. Ce voile, conservé au département des mystères, est probablement une autre porte vers les autres mondes. Je saurais l’utiliser et je récupérerais les reliques. Rétorqua le Voldemort de Lord-Harry.

— Tu n’es même pas un huitième de ce que j’aurais dû être. Mais je sais comment corriger cela.

Le Voldemort de Dark Harry leva dans les airs sa pierre de résurrections qui s’illumina immédiatement d’une intense lumière verte. Aussitôt, un cri de douleur inhumain s’échappa des lèvres du Voldemort de Lord Harry et un sourire cruelle apparu sur le visage fin du Voldemort de Dark-Harry qui commença à narguer son double :

— Cela fait mal, n’est-ce pas ! La réunification forcée de son âme. Toutes les douleurs. Il parait que le processus de réunification nous oblige à revivre toute la douleur que l’on a causée au cours de sa vie jusqu’à ce que l’on éprouve un regret sincère pour celle-ci. Honnêtement, je ne sais pas comment je suis parvenue à y survivre. Ah oui, je me souviens maintenant : j’étais déjà mort à ce moment.

Le Voldemort de Lord Harry s’écrasa alors à terre visiblement trop affaiblis pour maintenir son altitude et s’écrasa dans un bruit sec qui raisonna dans le silence qui avait envahi la forêt. C’était comme si chaque animal, chaque arbre, chaque brin d’herbe avait saisi l’importance des événements et avait cessé de respirer en attendant leur dénouement.

Le Voldemort de Dark-Harry, avec un regard satisfait, atterrit légèrement à côté du corps sanguinolent de son double qui continuait de hurler de douleur. Dans un ultime effort, le Voldemort de Lord-Harry s’accrocha à sa cape et murmura :

— pssss ppssss ;

— Comment qu’est-ce que tu dis, je n’entends rien ?

— Pitié. Supplia le Voldemort de Lord-Harry à la grande surprise de tous.

— Tu as de la chance, cette expérience m’a appris qu’il y avait pire que la mort. Donne-moi la pleine possession de la cape et peut-être me montrerais-je magnanime. Répondit le Voldemort de Dark-Harry.

Avec des gestes lents qui lui demandaient visiblement toute sa volonté, le Voldemort de Lord Harry, tendit la cape à son homologue qui en réponse lui adressa un regard dédaigneux avant de se saisir presque aussi lentement de la cape et de lancer :

— Experliarmus ! Avada kedavra.

Sous le regard désespéré, des adolescents la baguette de sureau que le Voldemort de Lord Harry était parvenu à arracher des mains de son Dumbledore vola dans ce qui sembla un long ralenti vers le Voldemort survivant. Il était maintenant l’unique propriétaire des 3 reliques de la mort du monde de Lord Harry.

— Bien. Où en étions-nous ? Ah oui, ma douce vengeance et l’extermination des dernières personnes à encore s’opposer à ma toute-puissance. Puis il se tourna vers Harry Dursley : Il me semble qu’une fois de plus tu veuilles faire goûter à tes doubles un avant-goût des flammes de l’enfer. Voilà une excellente idée.

Voldemort leva sa baguette de Sureau et le Feudeymon d’Harry Dursley enfla et gagna en puissance jusqu’à carboniser tout ce qui se trouvait à proximité. Avant même que Dark-Harry ne réalise ce qui venait de se passer, tous ses compagnons avaient brûlé dans les flammes démoniaques de son propre sort. Mais il n’eut pas le temps de le regretter qu’il se fît faucher à son tour par un sort de couleur verte.

Devant l’air ébahis de ses mangemorts qui ne savait pas encore s’il devait crier de joie ou d’horreur, Voldemort avança jusqu’à l’endroit où s’était tenue ses adversaires et se pencha sur le corps d’Harry Dursley et le fouilla jusqu’à en extraire ce qu’il cherchait.

— Petit futé. Je savais que tu aurais profité de notre dispute pour récupérer discrètement la pierre. Tu pensais probablement les réunir par-delà mort pour obtenir une nouvelle chance de nous arrêter. Où peut-être as-tu fini par prendre tout ceci à la légère persuadée que quel que soit le vainqueur, nous finirions tous les deux par mourir puis ressusciter pour mener inlassablement un même duel du bien contre le mal, vidé d’enjeux, faute de conséquence définitive de la victoire de l’un ou de l’autre. Mais cette fois-ci la pierre de ce monde est à moi. Tant que je serais en vie, tu devras affronter l’ultime ennemi sans la totalité des reliques. Bonne chance Harry Potter et estime-toi heureux d’avoir passé la voile avant que je ne condamne au néant toutes les autres versions de nous-mêmes que ton double de ce monde a engendrées par mégarde. Dorénavant il n’y aura plus qu’un seul univers et depuis l’autre côté du voile, tu pourras m’observer y régner en maître pour l’éternité. Muhahahahaha ! Muhahahahaha !

oOoOoOo

— Ah dégueu ! Pourquoi t’es tout nu ? Se scandalisa la voix de Dark-Harry

— Hein heu. Balbutia Harry Dursley en ouvrant les yeux, avant de couvrir ses parties intimes avec ses mains. Qu’est-ce qui s’est passé ?

— Tu nous as tués. Encore ! Moi, je commence à avoir l’habitude, mais je te conseille de préparer ta défense pour quand tu verras les deux autres. Répondit Dark-Harry

Il remarqua que Dark-harry avait repris l’apparence d’un enfant de 9 ans et portait une robe de sorcier noire extrêmement simple qui lui donnait un air de ressemblance avec le Tom Jedusor enfant qu’il avait vu dans la pensine de Voldemort.

— Où sont-ils ? Il faut que l’on se réunisse et qu’on trouve un moyen d’arrêter Voldemort. Il y a forcément une solution ensemble, on trouvera. Demanda Harry Dursley après avoir invoqué suffisamment de vêtement pour arrêter de rougir comme une écrevisse.

— En train de vomir leurs boyaux. Je leur ai dit de ne rien boire pourtant, mais ils n’ont pas voulu m’écouter. Pourquoi les grands boivent-ils de l’alcool ? Ça n’apporte que des problèmes.

— Je ne sais pas. Je crois que l’on est mort tous les deux avant de pouvoir le savoir. Et c’est à cause de moi.

Dark-Harry haussa les épaules.

— Tu as fait de ton mieux. Et je ne suis pas sûr d’avoir loupé grand-chose. Au moins, on sera ensemble.

— Ça n’est pas fini. On doit pouvoir y retourner. On l’a toujours pu jusqu’à présent.

Dark-Harry se mura dans le silence et baissa les yeux. Harry Dursley, qui commençait à bien le connaître, insista :

— Vas-y dit ce que tu as sur le cœur. Quoi que ce soit je te promets de ne pas me fâcher ou de te juger. Comme tu l’as dit, on est ensemble dans cette galère, alors autant être honnête.

— Je ne suis pas sûr de le vouloir y retourner. Prononça-t-il avec une petite voix presque honteuse.

Harry Dursley posa un genou à terre et le força à relever la tête et à le regarder dans les yeux.

— Il n'y a pas de malaise bonhomme. Moi aussi à ta place, j’aurais peur. En fait, j’ai été à ta place. Moi aussi, un jour des sorciers ont débarqué chez moi et m’ont entraîné dans un monde étrange ou la moitié des gens semblait vouloir ma peau et l’autre moitié attendait de moi que je sauve le monde à leur place. Et ce jour-là, j’ai été beaucoup moi courageux que toi. J’ai tenté de fuir les responsabilités que l’on voulait m’imposer. Et cela a entraîné la mort de mon cousin Dudley. Je sais que ça doit être difficile à croire pour toi, mais lui et moi, on était comme des frères. Alors, non, je ne t’en veux pas d’avoir peur et de vouloir fuir. Si je pouvais, je ferais comme toi. C’est juste que j’ai appris à la dure que ce n’est pas une solution. Tôt ou tard, nous sommes condamnées à être rattrapées par nos problèmes et à devoir y faire face.

— Tu parles comme le vieux fou.

— Je vais prendre ça pour un compliment. Mais si je me mets aux bonbons au citron s’il te plaît, assomme-moi.

Un sourire effleura les lèvres de dark-Harry qui tendit doucement sa main. Harry Dursley la saisit et se laissa guider par le plus jeune.

— Ça veut dire que tu me pardonnes de t’avoir tué ? Deux fois ?

— Non ? Ça veut dire que j’ai décidé d’attendre d’avoir quelque chose de particulier à te demander pour te le reprocher.

— Serpentard.

— Je vais prendre ça, pour un compliment.

Ils marchèrent (ou plutôt glissèrent) en silence et au bout d’une minute tombèrent sur deux adolescents de 14 et 17 ans qui gémissaient.

— Ah !!! Putain. Si c’est notre dernier verre, pourquoi est-il aussi dégueulasse ?

— La jeunesse n’a plus aucune manière. C’est un cru qui a 2 milliards, 357 millions et 18 années d’âge. En fait, il s’agit des restes de la première plante à avoir eu un taux de glucose suffisamment important pour fermenter. Vous n’imaginez pas tous les efforts que j’ai dû faire pour mettre la main sur un millésime aussi rare. S’offusqua le squelette qui était dorénavant familier à Harry-Dursley derrière son bar vermoulu par les âges.

Harry Dursley s’apprêta à faire connaître sa présence lorsque son regard fut attiré par les hurlements de plusieurs bébés immondes qui provenait du coin opposé du bar.

— Qu’est-ce que c’est que ça ? S’exclama-t-il par réflexe en pointant la chose hideuse du doigt

— Ni touche, surtout pas. S’alarma dark-Harry en s’interposant entre lui et les odieux couffins.

— C’est ce qu’il reste de Voldemort. On ne peut rien pour eux. Expliqua Classic-Harry en remarquant enfin sa présence.

— Seul un esprit dérangé pourrait voir naître l’idée de porter une quelconque assistance au rebut de sa Némésis. Quoique c’est exactement ce que tu es. Dis-moi qu’avant de périr, ton plan insensé t’as au moins permis de t’emparer de la pierre originale. Demanda Lord-Harry.

— Oui. Répondit Harry avec gène et hésitation, alors qu’il s’attendait à un accueil plus virulent de la part de ses doubles.

— L’espoir est donc encore permis. Nous avons la cape et la baguette. Il ne nous manque plus que ta pierre. Expliqua Lord Harry en désignant les reliques que tenait classic-Harry. En voyant la perplexité d’Harry Durlsey, il poursuivit : en attendant ta venue, nous avons convenu que les reliques originales devaient être en mesure de vaincre ses copies. Ou en tout cas que c’est une hypothèse qui méritait d’être soumise à l’expérience.

— Heu, je crois qu’elle ne m’a pas suivi. Voldemort a utilisé l’avada sur moi. Après ma mort, il a dû s’emparer de la pierre originale.

Aussitôt le visage des autres deux Harry s’assombrit

— Vous ne m’en voulez pas ?

— Mortellement. Lança d’un air sardonique Lord Harry.

— Ce qui est fait est fait. J’aurais préféré que tu me consultes, mais c’était un bon plan. Et d’ailleurs, il a failli marcher. Quand ils ont commencé à s’entre-tuer, j’ai cru que l’on était sauvé. Expliqua Classic-Harry.

— Tiens, tu vois. Ça, c’est un vrai ami. Prends-en de la graine. Dit Harry Dursley à Dark-Harry qui se contenta de lever les yeux au ciel.

— C’est surtout un vrai Gryffondor. Ne t’attends pas à la même magnanimité de ma part. Intervint Lord Harry en se retenant de vomir.

— Tu pourras me houspiller autant que tu veux quand on sera sorti d’ici. Retoqua Harry Dursley.

— Ne me dites pas que vous voulez déjà partit. Vous n’avez même pas goûté le plat du jour. Il s’agit d’un magnifique ragoût que j’ai mis à mijoter depuis que j’ai ouvert le restaurant. C’est marrant, mais au bout d’une semaine des croûtes noires se sont formé sur le dessus. Protesta doucement la mort.

Les Harry frissonnèrent et d’un commun accord firent comme s’il n’avait rien entendu.

— Sans vouloir te vexer. Je crois que personne ne soit parvenue à faire le chemin en sens inverse. En-tout-cas pas sans les reliques. Contra Lord-potter

— Et bien, on sera les premiers. Affirma Harry-Dursley.

— Je l’ai déjà fait. Lança alors classic-Harry.

— Pardon !? S’exclamèrent de manière simultanée Lord-Potter et Harry-Durlsey.

— Juste avant que vous n’arriviez, j'ai été à la rencontre de Vous-savez-qui et il m’a tué. Je me suis alors retrouvé dans les limbes où j'ai rencontré Dumbledore qui m’a laissé le choix : je pouvais soit continuer vers l'au-delà, soit revenir dans le monde des vivants. À l’époque, j’ai su d'instinct où se trouvait la sortie. Ce doit être pareil ici. Il doit y avoir une sortie. Il faut juste la trouver ; on a assez perdu de temps, il faut que l’on s’y mette. En se dispersant tous les quatre, je suis sûr que l’on y a arrivera. Expliqua classic-Harry.

— Mais tu es aveugle. Il n’y a rien ici. Quelle que soit la direction vers laquelle on se dirige il n’y a que le vide. Nous sommes bien au-delà des limbes. Nous sommes de l’autre côté du voile. S’énerva Lord-Potter.

— Qu’est-ce que tu en sais ? Demanda classic-Harry.

— Je le sais, c’est tout.

— Je crois qu’il a raison. Les Voldemort l’ont mentionné à plusieurs reprises. Et je ne pense pas qu’ils mentaient à ce moment-là. Intervint Harry-Dursley.

Puis ils se retirèrent dans un silence pesant. Harry Dursley malgré toutes ses résolutions, il ne voyait pas d’issue à leur situation et commença petit à petit à se résigner à l’accepter et à se demander qu’elle serait la suite, jusqu’à ce que classic-Harry demande à la mort :

— Attendez, vous avez dit que ça venait de la terre. Cela veut dire que vous n’êtes pas cantonnés ici ? Vous pouvez sortir ?

— Bien sûr. Le travail est important, mais il n’y a pas que ça dans la vie. Répondit la mort en essuyant un verre.

— Alors la légende est vraie. Vous êtes rendu dans notre monde et… Est-ce que c’est vous le créateur des reliques ? Poursuivit avec un espoir naissant classic-Harry.

— De quelles reliques parlez-vous ? Demanda la mort.

— Mais des reliques de la mort voyons.

— Ha non, il y a erreur. Je n’ai jamais rencontré la mort. D’ailleurs, ce n’est pas faute de l’avoir cherché. L’éternité, vous savez, c’est long.

— Surtout, vers la fin, oui, on sait. L’interrompit Harry Dursley, en se souvenant des émissions sur les vielles célébrité de la musique qu’affectionnait Pétunia.

— Justement non. C’est le début qui est compliqué. Avez-vous la moindre idée de ce que cela fait de déambuler seul et sans but pendant des milliards d’années ? Mais depuis que vous êtes apparus vous les humains, j’ai enfin de la compagnie. Enfin durant les quelques minutes qu’une âme passe ici. C’est pour ça que j’essaye tant de développer mon business. Vu votre ardoise, je ne devrais sans doute pas vous le dire, mais en vraie l’argent m’intéresse peu. Si je râle sur les mauvais payeurs, c’est juste pour la forme.

— Je ne sais pas pourquoi je m’en doutais un peu. Commenta Harry Dursley. Dark-Harry pour sa part demanda :

— Si vous n’êtes pas la mort alors qu’est-ce que vous êtes ?

— C’est une excellente question que je me pose depuis plusieurs éternités. Je crois que le concept humain qui s’en rapproche le plus est l’entropie.

— On s’en fiche de ça. L’important, c’est que vous pouvez intervenir. Vous pourriez nous fournir un autre exemplaire des reliques,... Enfin de la pierre, de la baguette et de la cape. Ou détruire celles de Voldemort. S’écria classic-Potter.

L’espace infini qui les entourait raisonna alors d’un rire d’un rire franc et chaleureux qui néanmoins leur glaça le sang. C’était une peur viscérale. Comme si, ce son si anodin avait éveillé en eux une peur primaire inscrit au plus profond de leur gène

— AH ah ah ! Intéressant. Que seriez-vous prêt à abandonner en échange ? Demanda l’entropie.

— Je ne sais pas moi. Ce que vous voulez. Déclara classic-Harry mal à l’aise.

— Qu’elle forme ont pris vos émoluments la première fois ? Demanda Lord-Potter.

— Mes émoluments. Et qui les aurait payés ? Non, je l’ai fait gratuitement. Je voulais juste rendre les choses plus intéressantes. Vous comprenez à l’époque, il n’y avait qu’une seule timeline et votre espèce dépassait à peine le million d’individus. J’avais beaucoup de temps libre et je pensais avoir tout vu de votre espèce. Guerre, paix, amour et trahison se succédaient comme une éternelle variation d’une seule et même ennuyeuse histoire. Ses trois sorciers ont changé cela. Ils ont su insufflé un souffle de nouveauté sur votre histoire. Pour les récompenser que jamais leur œuvre ne cesse de me distraire, je leur ai offert les 3 reliques. Oh, excusez-moi. À force de côtoyer vos grabataires défunts, je crains d’avoir acquis le défaut de radoter de vielles historie qui n’intéresse pas les jeunes.

— Si ce que vous voulez, c’est de la distraction alors vous devez nous aider. Si on n’y retourne pas Voldemort, va instaurer un règne de terreur pour l’éternité. Il ne se passera plus rien.

— Vous plaisantez. Il est le meilleur rebondissement qui ne soit survenu dans votre morne existence depuis le mariage d’intérêt de Grindelwald et d’Hitler. À chaque seconde de nouvelle vie tranquille et sans histoire sont bouleversé par son arrivée. Des existences routinières sublimé en une lutte éthique pour la survie saupoudrée de drame, de choix douloureux, mais aussi de petite victoire quotidienne qui enchante l’existence.

— Vous êtes immonde. S’exclama classic-Harry dont l’esprit raisonnait encore des hurlements de ses proches en train de mourir sous les coups des mangemort.

— En quoi ? S’étonna l’entropie avec sincérité.

— Vous réjouissez du malheur des humains. Répondit Harry Dursley.

— Et alors, quel mal y a-t-il à cela ? Ce n’est pas moi qui les commets. Et puis je vous trouve bien hypocrite. Je n’ai pas souvenir que les histoires que vous racontez pour vous distraire narre les évènements d’utopies parfaites et heureuses. Vous aimez tout autant vous distraire des malheurs des autres que moi. C’est juste que vous pensez le faire sur des êtres n’ayant aucune existence.

— Mais vous pourriez les empêcher. Affirma Harry Dursley.

— Vraiment ? Je crains que vous vous soyez trompés de divinité. Je ne sais que rajouter de la mort au chaos de l’univers. La paix et l’harmonie sont des arcanes qui échappent à ma compréhension.

— Vous pourriez au moins arrêter Voldemort.

— Je ne suis pas le seul dans ce cas. Il y a 6 milliards d’individus de l’autre côté du voile qui pourrait facilement en venir à bout s’il s’unissait. Malgré tout son pouvoir se Voldemort n’est qu’un homme seul et triste. Pourquoi serait-ce à moi de décider de l’issue de ce conflit ? Quelle raison ai-je de croire qu’une mort de plus, fut celle d’un tyran, améliorera le destin des survivants ?

— Vous plaisantez, qu’est ce qui pourrait être pire que Voldemort ?

— Cher enfant, si tu avais vu autant de chose que moi, tu ne poserais pas la question. L’humain n’a pas besoin d’un seigneur des ténèbres pour s’infliger les pires tourments. Il se pourrait même que sa soif d’éternité vous oblige à faire les sacrifices nécessaires pour assurer la survie de votre espèce. J’ai vu le devenir de bon nombre de timeline où il était vaincu. Dans très peu d’entre elle l’humanité survivais plus d’un siècle ou deux à sa propre avidité. Non, crois-en mon expérience, ce sont les humains qui savent le mieux choisir l’existence qui leur convient le mieux. Votre espèce a décidé de tourner le dos à une vie de sécurité et de liberté, pour vivre dans la peur et la tyrannie. Le mieux que je puisse faire est de respecter ce choix.

— C’est du grand n’importe quoi. L’humanité n’a rien choisi du tout. C’est vous qui lui avez donné le pouvoir et maintenant un seul s’en sert pour imposer son chemin à l’humanité. Si vraiment vous voulez être neutre, vous devez au moins le lui retirer. Argumenta Harry Dursley.

— Vous ne teniez pas le même discours quand elles étaient entre vos mains. Si je poursuivais votre logique jusqu’au bout, je devrais reprendre mes bienfaits bien avant le début de ce conflit. Or, je crains que sans elle, le camp de la lumière se serait effondré depuis longtemps. Durant la première phase de ce conflit, l’humain que vous appelez Dumbledore n’a pu qu’au prix d’une utilisation intensive de la baguette maintenir à distance du pouvoir suprême celui qui se fait appeler le seigneur des ténèbres. Et toi, dans la timeline originelle, tu n’aurais jamais pu le vaincre si ce même Dumbledore n’avait pas manigancé pour que la baguette se retourne contre lui lors du combat final. Même si je vous écoutais votre monde finirait par se réduire à une seule timeline dominé pour l’éternité par cet être maléfique. Ou pas d’ailleurs. Pour les humains, l’éternité est souvent bien plus courte qu’il se l’imagine. Un jour, vos semblables en auront-ils peut être suffisamment marre de vivre sous sa coupe pour s’unir et sacrifier leur vie pour l’avènement d’un monde qui ne serait pas sous son règne. Quoi qu’il en soit, ce sera une histoire passionnante à suivre.

— Tout ça, c’est de la connerie. Ce n’est pas du divertissement que vous voulez. C’est de la compagnie. Dit classic-Harry

— Quoi !? S’exclamèrent les autres Harry.

— Je te demande pardon jeune humain. Demanda l’entropie.

— Je sais ce que cela fait d’être seul depuis toujours et de se retrouver subitement entouré. Si vous ne pouvez pas vous empêcher de revenir vers nous, ce n’est pas parce que notre monde vous émerveille. Vous avez demandé ce que nous serions prêts à payer en échange de votre aide. La réponse est simple, nous ne possédons qu’une seule chose de valeur : notre âme. Sauvez mes amis et renvoyer mes doubles dans leur monde et je resterais vous tenir compagnie pour l’éternité si nécessaire.

Après un long moment angoissant, l’entropie lâcha dans un souffle un simple :

— D’accord.

— Non, ce n’est pas à toi de faire ça. Déclara tranquillement Lord-Harry.

— Et pourquoi pas ? Si j’ai bien compris, tout ceci est de ma faute. C’est moi qui ai engendré l’existence de tous ses univers et donc de ses Voldemorts.

— Je ne considère pas que mon existence soit un péché qui mérite punition. Si tu restes ici, tu ne pourras jamais engendrer la création de nos mondes. Expliqua Lord-Harry avec gène.

— Non ! S’écrira Dark-Harry en comprenant les implications de ce qu’il venait de soulever.

— C’est à moi de rester. Déclara Harry Dursley. Je suis le seul dont la disparition ne privera aucune timeline de son créateur. Le seul qui n’est attendu par personne. Vous, vous avez tous des amis ou de la famille qui attende impatientent votre retour. Une vie perturbée par mon arrivée que vous avez laissée en suspens.

— Je reste ici, avec toi. La seule timeline que j’ai engendré, c’est la tienne. Ce n'est pas grave, si je reste ici.

— Même si l’on pouvait faire abstraction des milliards de personnes peuplant mon monde, tu as encore une vie à vivre.

— Je m’en fiche. Qu’est-ce que la vie a de si génial ? Supplia Dark-Harry en commençant à pleurer.

Harry Dursley se mit à genoux et le regarda dans les yeux.

— Plein de chose, tu verras. Tu n’as expérimenté que les mauvais côtés. Il te reste tous les bons à découvrir. Et ce n’est que pour un temps. On se reverra. Mais pas trop vite. SI je te revois avant 80 an, je te préviens que je te ferais la gueule pendant les 80 000 suivant.

Puis ne trouvant rien d’autre à se dire, ils se firent une longue étreinte, qu’il bisa difficilement lorsque des portails s’ouvrir sur ce que Harry reconnaissant comme étant les différents mondes qu’il avait traversés.

— Ses portails vous ramèneront dans vos timeline juste avant que mes dons n’en perturbent le déroulement. De plus en les passant vous oublierez tout de ce qui vient de se passer. Au pire, ce ne sera plus que le souvenir d’un rêve lointain.

— Je ne veux pas oublier. Protesta Dark-Harry

— Et je ne veux pas qu’il retourne chez les Durlsey. J’ai promis qu’il ne retournera jamais chez eux. Rajouta Harry Dursley.

— Tu as conscience que cela pourrait entraîner l’annulation de la création de ta timeline ? Demanda l’entropie.

— Si j’ai bien compris mon monde est le sien après qu’il soit intervenu pour que les Dursley m’aiment. Si vous m’ouvrez le portail nécessaire, j’irai moi-même apaiser la haine de Pétunia.

Après un instant, l’entropie lâcha :

— D’accord. Mais c’est la dernière faveur que tu m’arraches.

L’entropie claqua des doigts et le portail de Dark-Harry au lieu de mener au placard sous l’escalier se déplaça jusqu’à une plaine de la forêt interdite baignée du clair de lune, où l’on voyait encore les traces du combat qu’ils y avaient menée.

Après ce dernier échange, ils firent silencieusement ses adieux à ses doubles puis il les regarda envieux traverser les portails leur correspondant.

— Tu sais, tu ne t’es pas sacrifié pour l’éternité. Dès qu’une autre espèce intelligente émergera, je te libérerais. Déclara l’entropie.

— Vous voulez dire qu’on est les seuls dans l’univers ? Demanda Harry Dursley vaguement curieux.

— Disons plutôt que vous êtes les premiers. Mais revenons aux choses sérieuses maintenant que tu es là, je vais pouvoir construire un hôtel. S’exclama l'entropie joyeusement en se frottant les mains.

Ça allait être sacrément long pensa Harry Dursley, puis à travers les portails qui se refermait, il vit les différentes versions de lui-même être, accueilli par leur proche qui les serrait dans leurs bras. Même Dark-Harry eu à subir le câlin d’une Molly Weasley qui avait décidé de définitivement l’adopter. Il se consola en se disant que ça valait le coup et qu’à deux l’éternité passerait vite.

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Note de l’auteur : Et voilà, c’est la fin. J’espère que malgré mon manque de motivations à la fin et le survol de l’arc avec classic-Harry, vous avez apprécié cette fin (à ce niveau, on peut même dire qu’on l’a sauté).

Moi de mon côté, même si j’ai eu du mal à terminer cette fanfic, je suis heureux d’avoir pu offrir une fin heureuse à Harry Dursley et à ses doubles. Ils le méritent bien après tout ce que je leur ai fait subir.

Vous l’aurez sans doute deviné, mais durant les prochains mois, je vais faire une pause dans l’écriture et me concentrer sur d’autres projets. D’abord, je voudrais fignoler un programme que j’ai fait durant mes études afin d’apprendre le JAVA et le mettre à disposition sur mon site : www %%%. %%%serpenfou %%%.%%%.fr. C’est un programme pour gérer son budget et son patrimoine que j’utilise depuis des années, mais il est tellement dégueulasse qu’il est inmontrable en l’état.

Ça fait longtemps que je souhaite trouver le temps de le rendre un peu plus propre et de le publier avec un mode d’emploi.

Et aussi de publier son code et un descriptif permettant de le modifier facilement pour l’adapter à d’autres usages.

Vous me direz qu’il y a déjà des tonnes d’application pour gérer son budget et son patrimoine et vous vous demandez sans doute pourquoi je me suis emmerdé à créer mon propre programme. Eh bien, c’est parcequ’à ma connaissance aucune de ses applis n’est à la fois : open sources, gratuites, respectueuses de vos données personnelles, fonctionnant sur Linux et simple d’utilisation.

En effet les seules applications de gestion gratuite, open source et fonctionnant sur Linux que j’ai trouvé sont faites pour faire de la comptabilité quasi-professionnelle (voir professionnel) et sont donc beaucoup trop compliqué d’utilisation pour un particulier qui veut juste voir ses différents postes de dépense, agrégé en un seul chiffre l’argent qu’il possède dans différentes banques et comparer le rendement de son portefeuille boursier à celui d’un ETF monde une fois tous les 3 mois.

J’ai donc voulu créer une application en Java qui réponde à ses critères (j’ai choisi Java afin que le programme puisse tourner sur n’importe quelle machine et parce que professionnellement, j’ai jugé qu’il serait utile que j’apprenne ce langage).

J’ai partiellement réussi. En effet, je trouve que mon appli répond parfaitement à mon besoin cependant elle est un peu moins pratique à utiliser que les applis professionnelles, car en tant que particulier radin, je ne peux pas accéder aux API des banques qui permette aux applis professionnelles de récupérer vos transactions automatiquement. Il y aurait bien sûr eu des solutions de contournement, mais j’ai estimé qu’elle représentait un risque de sécurité trop grand pour les données bancaires de l’utilisateur.

En conséquence mon appli ne récupère pas automatiquement les transactions. Vous devez les télécharger sur le site de votre banque dans un fichier CSV et le fournir au programme (qui le lira automatiquement). Et elle ne fonctionne que pour les fichiers de transactions fournit par Fortuneo. Si votre banque utilise un format différent, alors pour utiliser mon programme, vous devrez soit rentrer manuellement les transactions soit modifiée le programme (ce n’est pas compliqué, mais il faut le faire).

Une fois cela terminé, je pense que je vais traduire quelque fanfic anglaise qui ont servi d’inspiration aux mondes de dark-Harry et Lord-Potter. Cela améliorera mon anglais (qui en a bien besoin) et donnera l’illusion que j’ai écrit une fanfic expliquant ce qu’aurait été leur historie sans l’intervention d’Harry Dursley.

Et puis, après qui sait. Me connaissant, je vais sans doute m’ennuyer et vouloir écrire une suite à ma fanfic d’animorph ou me lancer dans un projet qui n’a rien à voir. On verra.